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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 10:27

 

Editorial de Pierre Rousselin dans Le Figaro du 23 août.

La chute du régime Kadhafi marque la fin d’une ère, celle où un dictateur pouvait régner sans fin, en pillant les richesses du pays pendant quatre décennies  pour déstabiliser ses voisins et  alimenter le terrorisme international. Le triomphe des insurgés libyens est aussi une victoire pour l’OTAN, sans laquelle leur entreprise avait peu de chances de réussir.

C’est, en particulier, un succès indiscutable pour la diplomatie française. Elle s’est battue en première ligne pour que la communauté internationale se mobilise à l’ONU en faveur de la liberté en Libye et se donne ensuite les moyens militaires d’être fidèle à ses engagements. Bien sûr, tout reste à faire pour construire un pays moderne sur les ruines du système archaïque mis en place par Kadhafi. Mais la fin du tyran doit être saluée et doit être l’occasion de mesurer combien il était justifié de prendre des risques pour défendre les valeurs qui sont les nôtres.

En quelques mois, la France a joué un rôle décisif pour débarrasser le monde de Laurent Gbagbo et du colonel Kadhafi. Dans les deux cas, la « responsabilité de protéger » les populations civiles contre leurs dirigeants a servi de base juridique à une action efficace mandatée par les Nations unies. C’est un principe qui est en train de rendre à l’ONU sa crédibilité dont l’application récurrente fera réfléchir d’autres dictateurs.

D’un point de vue militaire, la stratégie fondée sur l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne, accompagnée de frappes ciblées, s’avère justifiée, en dépit des sarcasmes de ceux qui dénonçaient ou bien « l’enlisement », ou bien au contraire le dépassement du mandat de l’ONU. Le fait que Paris et Londres aient, pour la première fois, supplanté Washington dans la conduite d’une opération de l’OTAN ne peut rester sans conséquences pour l’avenir de l’Alliance atlantique. Malgré les réticences allemandes et grâce à la détermination franco-britannique, l’Europe est bien capable d’agir dans son environnement immédiat.

Après avoir gagné la guerre, il reste à organiser la paix. Débarrassée de Kadhafi, la nouvelle Libye aura valeur d’exemple pour l’avenir du « printemps arabe ». Les précédents de l’Irak et de l’Afghanistan ont montré combien la tâche peut être délicate. Le soutien que la France a apporté aux rebelles libyens dès le premier jour lui donne une responsabilité particulière.

Pierre Rousselin

Le Figaro

  Voir aussi: http://marcdhere.over-blog.com/article-portrait-de-candidats-nicolas-sarkozy-82238396.html

 

 

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Published by Pierre Rousselin, Le Figaro - dans Relations internationales
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GP 25/08/2011 17:18


Absolument d’accord avec Marc. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles cette guerre avait été engagée, n’est-il pas préférable aujourd’hui, de se trouver débarrassé d’un dictateur
encore plus exécrable qu’un BACHAR EL ASSAD, qui aurait certainement compromis de façon significative les révolutions arabes ? Pour justifier de leur état d’incapacité à agir, certains hommes
politiques se sont réfugiés dans l’anti américanisme, le syndrome munichois faisant le reste. Nicolas SARKOZY a rehaussé le prestige de la France, Martine AUBRY s’est même trouvée obligée de lui
rendre hommage. GP


Marc d'Here 25/08/2011 15:37


Cette victoire en Libye amène à s'interroger sur le bien fondé de la position prise à l'époque par le tandem Chirac/ Villepin, lors de la préparation de la guerre en Irak: Refus d'y participer de
quelque manière que ce soit, volonté de contrer les Etats-Unis et défense jusqu'au bout du dictateur...Ce choix qui a échoué, (la guerre a eu lieu) n'a-t- Saddam Hussein. N'a-t-il,pas eu comme
résultat direct de rendre Saddam Hussein plus intransigeant, de rendre la guerre plus difficile et de laisser les américains seuls à même de décider de la suite...La présence de la France à leur
côté aurait sans doute évité quelques erreurs...
C'est sans doute en politique étrangère que la rupture sarkozyste a été la plus importante et la plus justifiée.