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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 11:29

 

 Elie Arié, donne son avis sur mon livre " La déclaration du Président" ...

 

Le genre du livre de politique-fiction  est un des plus difficiles qui soient ; si les livres politiques se vendent mal, ceux-ci se vendent encore plus mal, car les ficelles y sont souvent trop grosses, les personnages à peine masqués par des pseudos y sont trop facilement reconnaissables et trop  grossièrement caricaturés, et leurs auteurs n’y font, en général, que régler des comptes personnels qui n’intéressent qu’eux-mêmes.

 

Ils prennent parfois la forme de romans policiers (un meurtre à l’ Elysée, un meurtre rue de Solférino, etc.), qui ont le grand inconvénient d’être écrits par des gens qui ne maîtrisent pas les lois du genre, ce qui fait qu’on a deviné toute la suite dès la troisième page.

 

Je tiens donc à saluer une réussite qui tranche particulièrement avec le genre ; et je le fais d’autant plus volontiers que son auteur est un adversaire politique dont j’ai renoncé à fréquenter le blog, car mes capacités à m’y faire injurier et censurer par l’auteur lui-même ont des limites.

 

L’auteur est Marc d’Héré, un « social-libéral » dont les idées sont aux antipodes des miennes, que j’ai connu du temps où nous étions tous deux au Parti Socialiste, et avec lequel j’entretiens maintenant des rapports qu’on peut qualifier d’exécrables et des échanges qui se limitent à ceux de noms d’oiseaux.

 

Je n’en suis donc que plus particulièrement à l’aise pour faire ici l’éloge (qui ne me vaudra aucune reconnaissance...) d’un livre qui tranche agréablement avec les lois du genre.

 

L’ouvrage débute par un coup de théâtre : la démission-surprise de Sarkozy, au moment où on s’attendait au contraire  à ce qu’il officialise sa candidature pour la présidentielle de 2012 ; je ne vous en dirai évidemment pas davantage sur le remue-ménage que cela entraîne dans les rangs de la majorité comme dans ceux de l’opposition, toutes deux prises totalement à contre-pied.

 

Je crois que sa réussite tient à plusieurs facteurs :

 

-l’ auteur a traîné ses guêtres, pendant près d’un demi-siècle, dans plusieurs partis politiques, à des postes de responsabilité ; il connaît donc tous les secrets sur la façon dont fonctionne tout ce monde-là (à droite comme à gauche), et sur les automatismes avec lesquels les hommes politiques fabriquent mécaniquement des discours qui n’ont que peu de rapports avec leurs idées, sur leurs ambitions personnelles qu’ils cherchent à masquer (de plus en plus mal) derrière des soi-disant différents idéologiques, sur l’importance méconnue des affaires sexuelles dans ce petit monde-là (le livre a été écrit avant les mésaventures de DSK), etc.  ;

 

-il a eu l’habileté de composer des personnages qui ne sont pas le simple décalque de ceux qui s’agitent sur la scène politique, mais qui mêlent, chacun, des caractères empruntés à plusieurs d’entre eux, ce qui les rend encore plus vrais que ceux que nous connaissons ; ainsi y voit-on une Ségolène Royal élue de la région parisienne, un Jean-Marie Bockel qui ne doit son poste ministériel qu’au fait d’appartenir au quota de la  « minorité visible » de peau noire, etc. ;

 

-il a trouvé le ton juste et si rare, celui d’un humour un peu (pas trop) distancié qui ne peut être que le fruit d’une longue pratique de cet univers très particulier auquel il appartient toujours, sans verser, pour autant, dans l’acrimonie des espoirs déçus : c’est la bonne distance, celle de celui à qui « on ne la  fait pas », mais qui n’a pas, pour autant, de comptes personnels à régler ;

 

-enfin, il a su le terminer par un coup de théâtre très habile, parce qu’on croit l’avoir deviné...mais ce n’est justement pas celui qu’on attendait (et que je ne vous révélerai évidemment pas) parce qu’il est aussi impossible que parfaitement vraisemblable.

 

Cet ouvrage « La déclaration du Président. Une fiction politique ? », par Marc d’ Héré, ne sera en librairie qu’en Août, au prix de 20 €, mais l’auteur l’adresse dès à présent pour un prix très préférentiel à ceux qui le lui demanderont à l’adresse mail : ies1@hotmail.fr

 

Elie Arié

 

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Published by Elie Arié - dans Réflexion politique
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commentaires

Elie Arié 01/07/2011 15:17


D'après moi, Marc d'Héré est bien plus "visionnaire" dans cet ouvrage de fiction politique que dans ses commentaires "sérieux" de son blog.

L'avenir est toujours mieux prévu par ceux qui font confiance à leur imagination qu'à leurs "analyses politiques": Marc d'Héré dans son livre, Orwell dans son "1984", Huxley dans son "Meilleur des
mondes", Jules Verne dans ses romans de science-fiction... et, bon, disons-le franchement, moi-même dans:

http://www.marianne2.fr/DSK-la-fiction-devient-realite_a207978.html


Marc d'Here 30/06/2011 00:02


Je précise, qu'aucun personnage du livre n'est nommé ministre en fonction de quota. La réflexion faite à propos du personnage auquel Jean- Marie Bockel aurait pu servir de modèle n'a aucune
réalité.


GP 29/06/2011 19:12


Excellent livre, excellente critique.