Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 17:40

 

Suite de la publication du livre "La déclaration du Président"...

 

 Personnages principaux

 

LA PRESIDENCE

 

Le Président,

 

Hervé Tallec, 39 ans, premier conseiller

Michel Cervoz, 47 ans, directeur de cabinet

Catherine Liancourt, secrétaire particulière

                        

PERSONNALITES DE LA MAJORITE

Charles Forneray, 56 ans, Premier ministre

Noël Sermiand, 55 ans, ancien ministre de l’Intérieur, président du « Mouvement Républicain », principal parti de la majorité

Nicole Hougret, 49 ans, ministre de l’Emploi, vice-présidente du Mouvement Républicain (MR)

Emmanuel Romano, 40 ans, ministre des Universités et de la Recherche

André Sertanoff, 57 ans, ministre de l’Economie et des Finances

Jacques Durand-Wilème, 62 ans, sénateur, président du « Centre Réformateur », parti allié du « Mouvement Républicain »

Jean-Marie Ferneville, 71 ans, président du Sénat, MR

Irénée Gavinel, 45 ans, président des «   Sociaux Libéraux »,  petit parti de centre gauche qui a rejoint la majorité lors de l‘ élection présidentielle.

Claire Germaniaud, 48 ans, directrice de cabinet du Premier ministre

Nessim Tarik, 37 ans, conseiller politique du Premier ministre et son porte-parole

 

PERSONNALITES DE L’OPPOSITION

Henri Schmidt-Vercel, 60 ans, député, secrétaire général du « Parti Démocrate Socialiste », principal parti d’opposition de gauche

Hélène Rossio, 58 ans, députée, chargée des questions internationales du PDS

Jean-Louis Frey,  69 ans, sénateur,

Louise Fanchinelle, 49 ans, députée européenne, animatrice du courant « Toujours A Gauche » (TAG),  du PDS

Nicolas Brochet, 58 ans, député, centriste d’opposition, président du « Parti Humaniste de la Réforme »

Chantal Morellot, 39 ans, porte-parole des « Ecologistes Radicaux »

Henri Beringer, 68 ans, président du « Front Patriotique », extrême droite

 

AUTRES PERSONNALITES

François Lachise, 65 ans, industriel

Lucien Drivet, 42 ans, avocat, secrétaire général du club de réflexion « Les Modernes Causeries du Lundi »

 

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Résumé des pages précédentes : Le Président a démissionné…Réactions de surprise des acteurs politiques à sa déclaration télévisée. Les candidatures commencent à fleurir : le socialiste Schmidt-Vercel, concurrencé par sa « camarade » Hélène Rossio, à gauche. A droite, le Président du parti  majoritaire Noël Sermiand annonce officiellement qu’il est candidat…Le Premier ministre, décide  d’ annoncer le lendemain sa candidature, comme Nicole Hougret, ministre de l’emploi et très proche du Président démissionnaire…Le lundi soir, un débat au sein du club « les nouvelles causeries du lundi » permet un rapprochement entre le social libéral Irénée Gavinel et les deux ministres Nicole Hougret et Emmanuel Romano. Les candidatures se multiplient: après le candidat d’extrême droite et  le centriste de la majorité  Jacques Durand-Wilème, se présentent encore : le social libéral Irénée Gavinel, le centriste d’opposition Nicolas Brochet, la candidate écologiste. Le  Premier ministre Charles Forneray fait une intervention sans éclat à  la télévision puis, la ministre Nicole Hougret – qui a dit-on ne liaison avec son collègue Emmanuel Romano- officialise sa candidature. La campagne s’anime et un premier sondage montre – coup de tonnerre-  que le candidat d’extrême droite et le socialiste sont à égalité, en tête …

 

XXXXXXXXXXXXX

SUITE

 

Chapitre VIII, 3

 

 

Noël Sermiand, le président du Mouvement Républicain,  ne se laissa pas longtemps abattre par sa quatrième place et la relative faiblesse de son score et remobilisa vite son équipe. Son objectif était de passer devant, puis de distancer Charles Forneray. Pour y parvenir, il allait insister sur la nécessité de la croissance pour pouvoir réaliser une politique sociale et sur l’évidence qu’il était le seul  à s’en donner les moyens. Il  allait accélérer encore une campagne qu’il menait au  rythme qui avait  été celui de la campagne du Président, quatre ans auparavant et à laquelle il avait pris une grande part en tant que porte-parole aux côtés de Nicole Hougret. Etait-ce le bon choix, ne risquait-il pas, en rappelant par trop le style du Président, dont, au demeurant il s’éloignait par ses propositions –il venait notamment de déclarer qu’il  reviendrait sur la suppression de la double peine -  bousculer un électorat rendu fragile et craintif ?  Peu importait, il  lui fallait aller de l’avant.

 

Il était, le soir même, invité à un journal télévisé. Il n’hésita pas à s’affirmer défenseur du  libéralisme économique, condition du développement et qui n’avait rien à voir avec l’ultra libéralisme dérégulateur qui avait provoqué la crise financière. Il s’appliqua à se présenter comme le candidat  qui, en redonnant plus de dynamisme à l’économie, en libérant la créativité, en favorisant l’initiative, permettrait le retour de la croissance.  C’est bien beau, disait-il, de vouloir le social, et je le veux aussi, mais il faut s’en donner les moyens. Il faut produire des richesses avant de pouvoir les redistribuer, et c’est ce qu’oublie la gauche. Ce n’est certainement pas une politique d’augmentation des dépenses publiques de fonctionnement, avec comme conséquence l’augmentation des impôts, qui peut relancer la croissance. C’est même le meilleur moyen de l’étouffer. Or, c’est  la croissance qui permettra de retrouver des marges de manœuvre y compris sociales, c’est elle qui permettra une progression du pouvoir d’achat,  et tout ce que je propose va dans ce sens.  Aucun autre candidat, ne  présente  une réelle  stratégie de croissance. Ceux qui sont obnubilés par les déficits, étoufferont toute possibilité de  croissance, et  ceux qui promettent d’augmenter le pouvoir d’achat sans s’en donner les moyens sont des imposteurs.

-                    Vous voulez une politique totalement nouvelle, une rupture finalement.

-                    Ce n’est pas ce que je propose. Il  ne faut  pas révolutionner les choses, mais les changer, et revoir  les méthodes. Mais il faut le faire  dans l’esprit de ce qu’avait fait le Président, en donnant à ce changement une inflexion, une nouvelle orientation, que je suis seul à proposer.

-                    Le changement dans la continuité, pourrait-on dire ?

-                    Non, certainement pas.  Cette formule vieillotte fait une trop grande place à la continuité, qui reste l’essentiel, le changement n’étant que de forme, on l’a bien vu avec l’action de celui qui en était l’inventeur. Ce n’est pas du  tout ce que je souhaite.  Je dirais plutôt « renouveler le changement », c'est-à-dire donner une nouvelle impulsion et un dynamisme nouveau au changement qui a commencé il y a  4 ans.

-                    Vous êtes toujours en mauvais terme avec l’ancien Président.

-                    Où avez-vous vu cela ?  Il est vrai que je me sens totalement libre vis-à-vis de lui, mais nous nous téléphonons, et nous ne sommes pas si éloignés l’un de l’autre  que ça. Je n’ai pas le sentiment qu’il ne me soutient pas.

-                    C’est pourtant en grande partie parce que vous vous êtes opposé à ses projets de réforme qu’il a démissionné. Vous en êtes responsable, ça ne doit tout de même pas resserrer les liens.

-                     Il a cru, quand je lui ai fait part de l’opposition des parlementaires à ses projets que j’avais suscité cette fronde, que je l’encourageais, quand je me contentais de faire remonter un sentiment de ras le bol existant dans la majorité. Il m’en a voulu, bien sûr, je crois qu’il a admis aujourd’hui que je n’étais pas à l’origine de ce mouvement. Je n’ai jamais été d’accord avec tout ce qu’il proposait ou décidait, mais je lui en ai toujours parlé loyalement et je n’ai jamais joué contre lui.

-                    Mais aujourd’hui vous êtes candidat à la Présidence de la République, sur une autre ligne que la sienne

-                    Dans l’esprit, je suis dans le prolongement de ce qu’il a commencé à faire,  même si, dans les propositions que je fais, certaines sont differentes – parfois nettement- de ce qu’il avançait lui-même. Quand je propose de sortir du carcan des 35 heures et  de revenir aux 39 heures, ou plutôt d’en ouvrir la possibilité pour les entreprises qui le souhaitent, je suis dans l’esprit de ce que voulait le Président, mais je vais plus loin. Je vais au bout de ce qu’il n’a pas pu ou voulu réaliser. Comme je vous le disais tout à l’heure, je veux « renouveler le changement ».  

 

***

 

Au sein du Parti Démocrate Socialiste, il paraissait évident à tous, qu’Hélène Rossio, prenant conscience de ce que signifiaient les sondages, allait enfin se retirer. Tous ceux qui l’avaient approchée en étaient maintenant persuadés et rassurèrent Henri Schmidt-Vercel. Celui-ci, sentait que sa victoire était à portée de main. Il ne fallait pas faire d’erreurs, conserver ce ton sérieux et ces propositions raisonnables, même si cela  agaçait, parfois indignait  les militants et les responsables de  la gauche du parti. Il avait, profitant de l’urgence, avancé ses analyses personnelles et ses  propositions, oubliant les aspects les plus archaïques du projet  des socialistes, comme le retour à la retraite à 60 ans, l’augmentation des charges sur les grandes entreprises,   ou les importantes prises de participation de l’Etat dans les banques, correspondant à une quasi nationalisation,  et parvenait à passer sous silence les augmentations d’impôt, que la politique de moyens supplémentaires  dans tous les secteurs et les hausses de salaire dans la fonction publique, qu’il préconisait, rendaient inéluctables. Mais personne, dans le parti ne protestait vraiment sachant que c’était la condition pour arriver au pouvoir,  donner une autre direction à la politique du pays et, incidemment, pour quelques-uns,  devenir ministre.

Il aurait bien voulu qu’Hélène se presse tout de même et ne se contente pas de se taire et  de ne pas déposer sa candidature, ce qui laisserait perdurer encore plusieurs jours cette situation trouble qui ne lui était pas favorable.

 

Emmanuel Romano, le jeune ministre des Universités et de la Recherche, qui avait créé la surprise en présentant sa candidature, déclara que ce sondage qui le créditait de 3% était une excellente base de départ,  et qu’il continuerait à défendre et à prolonger, seul dans cette campagne, la politique de réforme voulue et mise en œuvre par le Président démissionnaire.   Et il rappelait que si aucun candidat ne reprenait la dernière réforme qu’avait voulue le Président, celle de l’insertion de jeunes par le travail et la prise de responsabilité, il voulait la reprendre lui, et rappeler aux jeunes, notamment ceux des cités qui en seraient les premiers bénéficiaires, que seul l’ancien Président avait eu pour objectif concret de les faire sortir progressivement de la précarité dont ils étaient si souvent les victimes. Les  deux discours passionnés qu’il avait prononcé sur ce thème, dans la maison des associations de deux grandes villes de banlieue, avait eu un écho et un succès qui l’avaient surpris lui-même. Il était même parvenu, le deuxième soir, à faire applaudir le nom du Président.  Il avait l’intention de multiplier ces réunions dans les banlieues des  plus grandes villes, au cours desquelles il faisait appel à leur responsabilité, et les poussait à la prise d’initiative. Ce discours mobilisateur, qu’ils appréciaient finalement davantage que celui de l’assistanat que tenait la gauche., il n’omettait jamais de préciser que c’est celui que le Président aurait voulu leur tenir, et que c’était le cœur de la réforme qu’il aurait voulu mener à bien.  Sa fidélité était appréciée, sa détermination et son charme impressionnaient favorablement et son argumentation s’avérait très convaincante, sa candidature s’imposait.

 

...A SUIVRE...

 

Marc d'Héré

 

 

Par Marc d'Here - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

 

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 

J'ai quitté le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalisme et la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion.  Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle et j'ai adhéré à  La  Gauche Moderne. Aujourd'hui je suis animateur du  club politique le "Cercle des Libertés Egales" qui soutient la politique de réformes et la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. 

 

J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant.

En février 2010, "Plus belle la gauche" avec Gilles Casanova aux éditions de Passy

En  mai 2011 "La déclaration du Président",  encore aux éditions de Passy

 

 

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Concours

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés