Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 13:19

 

Suite de la publication du livre "La déclaration du Président"...

 

 Personnages principaux

 

LA PRESIDENCE

 

Le Président,

 

Hervé Tallec, 39 ans, premier conseiller

Michel Cervoz, 47 ans, directeur de cabinet

Catherine Liancourt, secrétaire particulière

                        

PERSONNALITES DE LA MAJORITE

Charles Forneray, 56 ans, Premier ministre

Noël Sermiand, 55 ans, ancien ministre de l’Intérieur, président du « Mouvement Républicain », principal parti de la majorité

Nicole Hougret, 49 ans, ministre de l’Emploi, vice-présidente du Mouvement Républicain (MR)

Emmanuel Romano, 40 ans, ministre des Universités et de la Recherche

André Sertanoff, 57 ans, ministre de l’Economie et des Finances

Jacques Durand-Wilème, 62 ans, sénateur, président du « Centre Réformateur », parti allié du « Mouvement Républicain »

Jean-Marie Ferneville, 71 ans, président du Sénat, MR

Irénée Gavinel, 45 ans, président des «   Sociaux Libéraux »,  petit parti de centre gauche qui a rejoint la majorité lors de l‘ élection présidentielle.

Claire Germaniaud, 48 ans, directrice de cabinet du Premier ministre

Nessim Tarik, 37 ans, conseiller politique du Premier ministre et son porte-parole

 

PERSONNALITES DE L’OPPOSITION

Henri Schmidt-Vercel, 60 ans, député, secrétaire général du « Parti Démocrate Socialiste », principal parti d’opposition de gauche

Hélène Rossio, 58 ans, députée, chargée des questions internationales du PDS

Jean-Louis Frey,  69 ans, sénateur,

Louise Fanchinelle, 49 ans, députée européenne, animatrice du courant « Toujours A Gauche » (TAG),  du PDS

Nicolas Brochet, 58 ans, député, centriste d’opposition, président du « Parti Humaniste de la Réforme »

Chantal Morellot, 39 ans, porte-parole des « Ecologistes Radicaux »

Henri Beringer, 68 ans, président du « Front Patriotique », extrême droite

 

AUTRES PERSONNALITES

François Lachise, 65 ans, industriel

Lucien Drivet, 42 ans, avocat, secrétaire général du club de réflexion « Les Modernes Causeries du Lundi »

 

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Résumé des pages précédentes : Le Président a démissionné…Réactions de surprise des acteurs politiques à sa déclaration télévisée. Le lendemain matin, il reçoit le Premier ministre, Charles Forneray, pour lui expliquer les raisons de sa décision. Les candidatures commencent à fleurir : le socialiste Schmidt-Vercel, concurrencé par sa « camarade » Hélène Rossio, à gauche. A droite, le Président du parti  majoritaire Noël Sermiand annonce officiellement qu’il est candidat…Le Premier ministre, décide  d’ annoncer le lendemain sa candidature, comme Nicole Hougret, ministre de l’emploi et très proche du Président démissionnaire…Le lundi soir, un débat au sein du club « les nouvelles causeries du lundi » voit un rapprochement entre le social libéral Irénée Gavinel et les ministres Nicole Hougret et Emmanuel Romano. Les candidatures se multiplient: après le candidat d’extrême droite et  le centriste de la majorité  Jacques Durand-Wilème, se présentent ce jour-là : le social libéral Irénée Gavinel, le centriste d’opposition Nicolas Brochet, la candidate écologiste, et le Premier ministre Charles Forneray dont l’intervention à la télévision n’est pas réussie. Le lendemain la ministre Nicole Hougret – qui a dit-on ne liaison avec son collègue Emmanuel Romano- officialise sa candidature. A gauche, ce n’est pas simple non plus …

 

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SUITE

 

Chapitre VIII, 2

 

 

Le Président, justement,  se délassait quelques jours en Toscane et  observait la situation « avec consternation» rapporta sa femme à un journaliste qui l’interrogeait sur le Campo de Sienne, alors qu’ils sortaient, bras dessus bras dessous,  du Museo civico qu’ils venaient de visiter   et se faisaient photographier au milieu de touristes réjouis. Le Président, qui semblait pour sa part fort peu consterné mais  tout à fait  détendu et souriant, n’avait pas voulu répondre, sinon pour préciser qu’il avait été particulièrement intéressé par l’émouvante et minutieuse allégorie du bon gouvernement de Lorenzetti, « j’en ai même acheté une reproduction », ajouta-t-il en montrant un rouleau de carton rouge qu’il avait à la main, « elle pourrait en inspirer quelques-uns ». Peut-être parlerait-il dans quelques jours confia sa femme avant de s’éloigner à son bras.

 

Hélène Rossio, entourée de jeunes militants enthousiastes, poursuivait sa  campagne de proximité. Elle  ne se ménageait pas, répétant sans se lasser  ses thèmes  favoris : revenir sur les réformes injustes du Président démissionnaire, en premier lieu celle de la retraite à 67 ans, interdire les licenciements économiques, réaliser la régularisation de la majorité des sans-papiers., bloquer ou encadrer strictement les loyers, faire une politique étrangère toute entière dédiée au respect des droits de l’homme. Y croyait-elle encore vraiment ?  Sans doute jouait-elle son va-tout, attendant de voir le score que les prochains sondages lui accorderaient, pour décider de la suite de son action.

 

Justement en fin de journée était annoncé le premier sondage prenant en compte tous les candidats déclarés. Il fit l’effet d’une bombe, car le candidat d’extrême droite arrivait en tête. Loin   d’éclaircir la situation,  il ne fit qu’ajouter à la confusion, aucun candidat ne se détachant, et, cinq ou six d’entre eux pouvant encore prétendre disputer le second tour.

 

Henri Beringer le candidat d’extrême droite et le socialiste Henri Schmidt-Vercel, étaient tous les deux crédités de  14%,  le Premier ministre Charles Forneray suivait à 12%, Noël Sermiand et le centriste d’opposition Nicolas Brochet à 11%, Hélène Rossio à 10% et la ministre de l’emploi Nicole Hougret à 6%...Les autres candidats se partageant les 22 % restant avec notamment 5% pour la candidate écologiste et 3% pour le centriste de la majorité Jacques Durand-Wilème,  et le ministre des Universités et de la Recherche, Emmanuel Romano.

 

Comme d’autres, au même moment, l’équipe de campagne de Charles Forneray était réunie et analysait ces premiers chiffres.

 

-                    C’est très mauvais dit Claire Germaniaud, on court à la catastrophe. Beringer en tête et nous troisième !  Ça  veut dire Schmidt-Vercel dans un fauteuil au second tour. Si nous ne nous regroupons pas, pour présenter un seul candidat, c’est la défaite assurée, dès le premier tour ou au second si nous parvenons à passer le premier.

-                    C’est vrai, mais essayons tout de même de voir calmement les points positifs dit Nessim Tourik, qui avait été désigné comme porte-parole pour la campagne du Premier ministre. Le total des voix des cinq candidats de la majorité atteint les 35%. La gauche de gouvernement, PDS plus écolo, plus le candidat communiste, fait autour de 30%, avec l’extrême gauche ils nous dépassent à peine. Or au second tour, les voix de Beringer et celles de Nicolas Brochet devraient logiquement se reporter davantage sur nous que sur le socialiste. Ce n’est donc pas si catastrophique, à condition bien sûr que nous soyons au 2ème tour.

-                    Nessim a raison, reprit Agnès Maussinoit, l’autre porte- parole, si on est au deuxième tour, on a toutes chances de l’emporter, mais on ne le sera pas si la majorité conserve cinq candidats, d’autant qu’Hélène Rossio va sans doute finir par se retirer, maintenant qu’elle est nettement dépassée par Schmidt-Vercel,  et que traditionnellement le candidat du Front Patriotique, fait toujours plus en fin de campagne qu’au début. Même si Emmanuel Romano abandonne, ce ne sera pas suffisant. Et pas suffisant non plus si Nicole Hougret  faisait la même chose, ce qui d’ailleurs m’étonnerait, elle a l’entêtement de celles qui sont persuadées avoir toujours raison et qui pensent que céder, quand on est une femme, est une trahison de la cause.

-                    Bien, dit Charles Forneray.  C’est très clair. Je dois absolument obtenir le retrait des  autres, sachant que pour ma part je serai candidat de toute façon Ce n’est pas gagné d’avance, mais il est vrai que c’est nécessaire.

-                    Il y a une autre question à régler, continua-t-il, doit-on, compte tenu du danger  d’extrême droite, donner une autre orientation à notre campagne ? Autrement dit, dois-je aborder davantage et de manière plus « marquée », les thèmes de l’immigration et de la sécurité ? Celui de la Nation et de la question identitaire peut-être aussi, qui est un vrai thème de campagne présidentielle, et que le Président m’avait d’ailleurs conseillé de prendre davantage à mon compte.

-                    Non Charles, reprit Claire Germaniaud, surtout pas. D’abord il est toujours mauvais de changer l’axe d’une campagne si près du but, ensuite, vous devez continuer à être vous-même. Votre image est bonne, elle est faite de raison, d’équilibre, d’humanisme…N’en changez pas, c’est votre meilleure arme.

-                    Oui, mais le thème de la Nation, de son identité et de sa cohésion me semble fort, dit Nessim, c’est un thème présidentiel par excellence et il n’y a aucune raison de le laisser au Front ou à Sermiand.. C’est un thème porteur si on le traite  avec doigté, et le Premier ministre a toute légitimité pour s’en faire le héraut.

-                    D’accord pour l’aborder, mais attention à ne pas déraper, ce qui profiterait à l’extrême droite et, incidemment à Noël  Sermiand, qui a construit en partie son image sur l’indépendance nationale.

 

Tous approuvèrent cette dernière remarque et  furent d’avis que la nouvelle situation rendait nécessaire ce subtil rééquilibrage. Il faudrait aussi mieux  se distinguer du Président démissionnaire  – l’insistance mise par Charles, lors de sa déclaration de candidature, sur la continuité qu’il représentait n’était pas forcément productive -  et souligner davantage encore l’aspect protecteur du projet, ce qui ne pouvait qu’être en cohérence avec son image. Ils précisaient certaines propositions permettant d’insister sur cet aspect, faisaient davantage référence à l’Union européenne et cherchèrent ensemble quelques éléments de langage à fournir aux deux rédacteurs des discours de campagne. Avant la fin de la réunion, Charles Forneray les laissa pour se rendre au Palais présidentiel où le Président intérimaire lui avait demandé de passer le voir.

 

...A SUIVRE...

 

Marc d'Héré

 

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PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

 

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 

J'ai quitté le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalisme et la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion.  Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle et j'ai adhéré à  La  Gauche Moderne. Aujourd'hui je suis animateur du  club politique le "Cercle des Libertés Egales" qui soutient la politique de réformes et la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. 

 

J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant.

En février 2010, "Plus belle la gauche" avec Gilles Casanova aux éditions de Passy

En  mai 2011 "La déclaration du Président",  encore aux éditions de Passy

 

 

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