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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 14:55

 

Jean-Marie Bockel interrogé par Jean-Baptiste Carat, Le Figaro du 17 septembre 2010

 

Pour le secrétaire d'État à la Justice, Nicolas Sarkozy aura besoin d'électeurs de gauche.

 

Le président de Gauche moderne organise aujourd'hui les Rencontres de son parti à Mulhouse, à l'occasion desquelles il recevra son collègue Jean-Louis Borloo.

 

LE FIGARO. - Comment vivez-vous les tensions entre majorité et opposition ?

Jean-Marie BOCKEL. - Tout cela me conforte encore dans mon choix d'avoir rejoint la majorité et d'en représenter l'aile gauche. Il est très difficile pour moi de voir mes anciens camarades du PS se fourvoyer dans cette fuite en avant virulente. Les mises en cause personnelles et quotidiennes à l'encontre d'Éric Woerth, pour qui j'ai la plus grande estime, sont scandaleuses. J'ai connu bien des débats houleux par le passé où l'invective servait d'argument. Et même venant de la droite. Mais rien qui ne ressemble à ce que nous vivons.

 

Qu'en est-il des accusations du Monde et de l'opposition dans l'affaire Woerth-Bettencourt ?

Je ne veux pas préjuger des enquêtes en cours. Néanmoins, je considère légitime que l'État prenne les dispositions nécessaires dès lors que des documents couverts par le secret de l'enquête sont régulièrement rendus publics. Et cela n'a rien à voir avec la liberté de la presse : il est normal que la presse essaye d'avoir un maximum d'informations dans le respect de la déontologie. Et en France, elle est très protégée dans cette démarche.

 

Partagez-vous les doutes de certains ministres d'ouverture sur la question sécuritaire ?

Absolument pas. Après l'avoir accompagné à Grenoble, Nicolas Sarkozy m'a reçu en tant que président de la Gauche moderne et m'a confirmé que dans son esprit une politique de sécurité ne pouvait réussir qu'à la condition d'être étroitement articulée avec une politique de prévention. Du temps de Lionel Jospin, la gauche parlait beaucoup de prévention sans rien mettre en œuvre. Sécuritaire de gauche depuis toujours, j'ai vécu avec une très grande sérénité ces échanges. Et ce d'autant plus que depuis le 3 août, je suis dans l'action avec la mission sur la prévention de la délinquance juvénile que le président m'a confiée.

 

À l'approche du remaniement, l'ouverture a-t-elle un avenir ?

Je fais partie de la grande famille de la majorité et à ce titre je suis fier d'appartenir au gouvernement de François Fillon qui a toute mon admiration. En 2007, le président avait souhaité faire bouger les lignes, rassembler le plus grand nombre autour de l'impérieuse modernisation du pays. Depuis les régionales, une nouvelle phase conduit le président à rassembler son camp autour de certains fondamentaux dans la perspective du premier tour de 2012. Mais pour gagner le second tour, nous devrons être rejoints par des électeurs venant du centre et de gauche. Pour cet électorat, la Gauche moderne est un signal, un marqueur : on peut être de gauche, ne pas se renier, et se retrouver avec la droite et le centre autour d'un programme auquel on aura contribué. C'est pourquoi notre présence au gouvernement reste d'actualité.

 

L'arrivée de Jean-Louis Borloo à Matignon aurait-elle aussi valeur de marqueur ?

La participation de Jean-Louis à nos Rencontres n'est pas tout à fait un hasard : l'aile gauche de la majorité que je représente se sent proche de ce qu'il symbolise et incarne. Par son expérience, par sa réussite en tant que maire de Valenciennes, par sa ténacité dans des dossiers aussi délicats que celui du Grenelle de l'environnement, par sa sensibilité radicale, par sa stature d'homme d'État acquise au fil des années, Jean-Louis Borloo a toutes qualités et capacités pour exercer une responsabilité de premier plan. Au delà, c'est le choix du président de la République et de lui seul.

 

 

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Published by Jean-Marie Bockel dans Le Figaro - dans La Gauche Moderne
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commentaires

Marc d'Here 21/09/2010 19:13


Ouverture et unité de la majorité.

François Fillon appelle les centristes à bien réfléchir avant de désigner un candidat pour 2012..."Le moment venu, en fonction du paysage politique, il faudra que la majorité présidentielle, dans
toutes ses composantes, examine ensemble quelles sont les conditions de son succès", a-t-il déclaré.

"Il ne sert à rien de vouloir faire vivre à tout prix le centre, si c'est pour nous voir au bout du compte échouer collectivement", un message qui s'adressait à ses "amis de l'UMP, aux radicaux, à
la Gauche Moderne.

Il a raison d'insister sur la nécessaire union de la majorité.


Marc d'Here 20/09/2010 08:58


Le ministre d'Etat et président du Parti radical (PR) Jean-Louis Borloo était samedi l'invité de La Gauche moderne (LGM) à Mulhouse (Haut-Rhin), une manière pour les deux courants d'"approfondir
(le) dialogue" entre les centres entamé il y a quinze jours à Lyon.

"Jean-Marie Bockel (le président de La Gauche moderne, NDLR) était à Lyon. Nous avons approfondi ce dialogue, donc nous allons monter ça d'ici une quinzaine de jours, cette coordination (...) qui
avait été décidée à Lyon avec l'ensemble des centres", a affirmé M. Borloo après avoir prononcé un discours devant quelque 300 partisans de La Gauche moderne.

Le ministre avait posé à Lyon le 4 septembre les bases d'un rassemblement des centristes de la majorité, les appelant à travailler désormais "sur dix grands chantier stratégiques".

Le secrétaire d'Etat à la Justice et ancien socialiste Jean-Marie Bockel a dit à la tribune son approbation de la "démarche fédérative" engagée par M. Borloo, "et cela quel que soit le rôle" que le
ministre "jouera demain d'abord au gouvernement puis dans la campagne".

Il a aussi réaffirmé sa fidélité à Nicolas Sarkozy, "et cela quel que soit (son) sort gouvernemental lors du prochain remaniement". Il a notamment apporté un soutien appuyé au président de la
République sur la question des Roms.

La Croix


Elie Arié 19/09/2010 17:34


"Après avoir fait le parallélisme avec le Parti radical qui « s’inscrit également dans une vieille famille de pensée »,

Franchement, pour un parti qui s'appelle "la Gauche Moderne", la référence au parti radical n'est pas des plus heureuses.

"il est plus que jamais persuadé de la nécessité de « faire bouger les lignes et pour faire accepter les réformes justes »"

C'est mot pour mot le discours de Ségolène Royal, que je trouve si creux.(c'est la même personne qui les rédige pour les deux?).


Marc d'Here 19/09/2010 17:27


Jean-Louis Borloo, ministre d’État et président du Parti radical, invité par Jean-Marie Bockel, a été chaleureusement applaudi, lui qui a proposé, comme il l’avait fait à Lyon, de « rassembler
toutes les familles historiques du centrisme français ». S’adressant aux militants, il leur a expliqué : « Vous êtes un parti jeune, mais vous représentez une famille politique ancienne et très
importante, la social-démocratie ». Après avoir fait le parallélisme avec le Parti radical qui « s’inscrit également dans une vieille famille de pensée », il a souhaité élargir son rassemblement
aux démocrates-chrétiens et aux libéraux. « Ces familles éparpillées, qui ensemble ont bâti la République, la décentralisation et l’Europe, doivent bâtir un projet ensemble », a-t-il plaidé, en
souhaitant ancrer ce projet dans le XXIe siècle. En conclusion, tout en répétant qu’il y a « toujours eu deux gauches françaises », Jean-Louis Borloo a observé : « Nous sommes dans la même
situation. Les radicaux ne peuvent peser qu’en acceptant de grandir et on ne grandit pas tout seul… » En partant, il évoquera la création d’ « un comité de liaison » pour rassembler le pôle
centriste.

Jean-Marie Bockel — qui avait accueilli les grands élus alsaciens, de la majorité, les présidents Philippe Richert et Charles Buttner, les députés Arlette Grosskost et Francis Hillmeyer, la
sénatrice Fabienne Keller — s’est félicité de ce « cousinage avec les radicaux », prônant « une France rassemblée, riche de sa diversité, forte de son unité retrouvée, qui sait adapter le modèle
républicain qui est le bien le plus précieux ».

Faire bouger les lignes
Le président de La Gauche moderne a « assuré aussi le président de la République de son soutien, quelle que soit sa situation au gouvernement », affirmant qu’il est plus que jamais persuadé de la
nécessité de « faire bouger les lignes et pour faire accepter les réformes justes ».


L'Alsace.fr


Marc d'Here 19/09/2010 17:24


Le ministre d'Etat et président du Parti radical (PR) Jean-Louis Borloo était hier l'invité de La Gauche moderne (LGM) et de son président Jean-Marie Bockel à Mulhouse (Haut-Rhin), une manière pour
les deux courants d'« approfondir (le) dialogue » entre les centres entamé il y a quinze jours à Lyon.

Le Progrès.fr