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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 06:51

 

Eric Seydoux clot sa série de portraits de candidats, par cet interview imaginaire du Président de la République

 

 

 

L’INTERVEW imaginaire de NICOLAS SARKOZY

 

Par Eric Seydoux

 

 

 

E.S. Monsieur le Président, à un an de l’élection présidentielle, comment vous portez vous ?

 

N.S. Je ne me suis jamais senti aussi bien. Pourtant la pression est déjà très forte. Président sortant, je suis le candidat naturel de la droite, et selon ce que je lis et ce que j’entends, les augures ne me sont pas favorables. Mais  plus l’on me dira que ce sera difficile, et plus j’aurais tendance à vouloir y aller.

 

E.S. Pourquoi attendre pour faire connaître votre décision ?

 

N.S. Dès que le président se déclare, la campagne est lancée. Il ne faut pas que cette période soit trop longue, pour ne pas perturber trop longtemps la vie publique.  

 

E.S. Une  candidature de Jean-Louis BORLOO,  changerait-t- elle la donne ? 

 

N.S.  Oui, du tout au tout ! Si Jean-Louis BORLOO ou d’autres à droite, sont candidats, les électeurs de la majorité présidentielle, qui auraient voulu au premier tour voter pour eux ou « marquer le coup » en votant Marine LE PEN, n’en feront rien pour la plupart. C’est l’effet 21 avril. Cet évènement a profondément chamboulé le scrutin de l’élection présidentielle, en le réduisant désormais, de fait, à un seul tour. Il en sera ainsi tant que le Front National demeurera à un niveau élevé d’intentions de vote. Ce comportement s’est d’ailleurs vérifié lors de mon élection en 2007, la presse l’avait traduit en disant que j’avais « siphonné » les voix du Front National. 

 

Ma deuxième observation est que, si tout le monde aime bien le style « copain sympa » de Jean-Louis BORLOO ou cette façon qu’il a, comme l’on dit au tennis, de « jouer facile »,  chacun sait bien que s’il venait à s’engager véritablement dans la course à la présidentielle -ce que je ne crois pas- il devra alors clarifier son positionnement. Il ne pourra pas se contenter de reprendre à son compte, l’indigent slogan de la « droitisation » de la politique gouvernementale. On ne peut pas à la fois se dire dans la majorité et faire siennes les invectives de l’opposition. L’identité nationale, la laïcité, sont des débats qui aujourd’hui sont au  cœur de notre vie en société et qui vont le demeurer longtemps, quelle que soit la majorité au pouvoir. Le nier c’est prendre le risque de remettre en cause l’harmonie sociale constituée autour de nos valeurs républicaines.

 

Je rappelle que Jean-Louis BORLOO a quitté le gouvernement car ses ambitions ont été déçues et non à la suite d’un désaccord politique. Il n’avait jusqu’alors jamais manifesté une quelconque divergence, bien au contraire. J’ajoute que lorsque l’on n’est plus en responsabilité, il est beaucoup plus facile d’avoir un positionnement adapté au public que l’on a face à soi. Dire le lundi que l’on est dans la majorité, et recevoir le mardi avec enthousiasme un leader de l’opposition pour parler de la laïcité, sujet tabou de la veille, pose un problème de crédibilité

 

E.S. Pensez vous que cela préfigure un renversement d’alliance ?

 

Certains le disent, et  même qu’il s’agit de gesticulations, dans l’attente  de pouvoir rejoindre,  « quand le temps sera venu », le camp du vainqueur. Je ne pense pas que l’on en soit là.

 

E.S Comment trouvez- vous les candidats potentiels de l’opposition ?

 

N.S. Hésitants dans leur détermination ! Ce n’est jamais bon signe lorsque l’on commence à peser, à soupeser, à calculer…L’élection présidentielle ce n’est pas une denrée  que l’on négocie au mieux de ses intérêts personnels, c’est un combat pour un destin. Si l’on se sent investi il faut y aller ou au moins montrer que l’on est prêt à y aller !  Le reste suivra ou ne suivra pas, peu importe, on fera les comptes ensuite. Craindre pour des avantages acquis c’est déjà avoir perdu.

 

E.S. A qui pensez- vous ?

 

N.S. Celle qui montre le plus son manque de motivation, c’est Martine AUBRY. Regardez comme elle fuit la presse, alors qu’elle devrait lui courir après, regardez la encore lors de ses interventions, on a l’impression qu’elle vit cet exercice comme une punition, alors que la prise de parole est un moment majeur de la vie politique.

 

E.S. Et  Dominique STRAUSS KAHN

 

N.S. Dominique STRAUSS KAHN, aurait préféré couler des jours tranquilles au FMI. Mais des sondages et  un entourage familial survolté, l’ont mis, par presse interposée,  dans le jeu de la précampagne. Les primaires pourraient lui fournir le prétexte de son renoncement. « Soit je suis votre candidat, soit vous vous débrouillez sans moi » leur a-t-il dit. A ce jour il n’a convaincu que Martine AUBRY qui s’effacerait volontiers derrière lui.   

 

Pourra-t-il, après avoir été au firmament des plus grands de ce monde, abandonner New York et le prestigieux FMI, pour revenir à SOLFERINO, en robe de bure, sous les quolibets de ses petits copains, trop amusés de revoir ce Dieu vivant, quémandant,  repentant, distribuant  courbettes, sourires et amabilités, jusqu’alors réservées à sa personne…    

 

Il sait bien qu’au Parti Socialiste, ses opposants sont nombreux. Qu’à l’extrême gauche il y trouvera des adversaires déterminés, qui n’en veulent à aucun prix, et chez les écologistes une Eva JOLY goguenarde, qui répète  ne pas avoir gardé de lui un trop mauvais souvenir…

 

Son retour fera remonter à la surface,  tout ce qu’il a voulu fuir, tout ce qu’il a voulu oublier.  

 

La nomination de DSK au FMI que l’on m’a beaucoup reprochée dans mon camp, et que j’ai voulu en signe d’ouverture, a complètement déstabilisé les socialistes. Je pense que c’est François HOLLANDE, l’outsider, qui va  tirer les marrons du feu.      

 

François HOLLANDE est un bon, il en veut. D’ailleurs non seulement il n’hésite, pas mais il fonce. C’est le genre de personnage qui sait se faire oublier et qui surgit là où on l’attend le moins. C’est un fils de  MITTERRAND, capable de n’importe quel coup fourré. Regardez  le parler ! Il reprend ses gestes, ses intonations. Mais pour lui c’est pareil, FABIUS et SEGOLENE ROYAL sont en embuscade, le contentieux est trop lourd entre eux.

 

E.S. Pensez vous qu’un jour  l’UMP pourra s’inspirer du Parti Socialiste pour désigner son candidat selon la procédure des primaires ?

 

N.S. Le Président de la République qui sollicite le renouvellement de son mandat et le chef du parti principal d’opposition, sont les candidats naturels, de leur parti respectif, à la présidence de la République. Toute autre solution n’est envisageable que s’il existe un consensus sincère.

 

Les primaires élargies, sont contraires à cette règle et affaiblissent considérablement celui qui en sortira vainqueur, par les attaques et le discrédit qui viennent  de son propre parti. Une circonstance vient aggraver la situation des socialistes : dire tous les jours que l’Elysée est à prendre, que les jeux sont faits, que ce sera le candidat socialiste, quel qui soit, qui sera élu Président de la République, aiguise de nombreux appétits. Il y a bien au Parti Socialiste une demi-douzaine de stratèges qui pensent que leur heure est venue.

 

La situation sera vite explosive, les primaires ne feront que jeter de l’huile sur le feu et je ne pense pas que la Secrétaire Générale ait l’autorité suffisante pour y faire face, si elle n’est pas elle-même désignée pour représenter son parti.

 

E.S. Dans quel camp classez-vous Dominique de VILLEPIN ?

 

N.S. Dans celui d’un opposant de premier tour. Sous réserve de la jurisprudence du 21 avril, il peut arriver à convaincre, pour un vote de témoignage, une marge d’électeurs séduits par son éloquence, son physique de peintre romantique, sa pensée incontestablement brillante même si elle manque de réalisme. Mais ses électeurs reviendront au second tour, avec sa bénédiction, soutenir le candidat de droite le mieux placé. Toute autre attitude de sa part serait suicidaire pour lui-même, mais aussi pour les titulaires de mandats électifs, dont je pense sincèrement, qu’ils ne se hasarderont pas dans une telle aventure.

 

E.S.BAYROU, constitue-t-il toujours un danger de premier tour ?  

 

N.S. Il risque d’être victime du phénomène d’usure qui touche les candidats sans troupe et sans élu, passée leur heure de gloire. Trop isolé il aura beaucoup de mal à relancer une campagne après 5 ans d’inaction.

 

E.S.  Estimez vous qu’il y a plus qu’un prénom entre le Front National de Jean-Marie LE PEN et le Front National de Marine LE PEN.

 

N.S. Je pense que le Front National constitue un danger, en ce qu’il rompt avec l’équilibre social patiemment édifié depuis la seconde guerre mondiale. Quant à Marine LE PEN, c’est une femme qui a un incontestable talent, elle a réussi à déculpabiliser les français qui hésitent de moins en moins à se revendiquer d’elle. C’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à aborder les thèmes de société qui sont le fondement de sa politique, car ils sont aussi ceux qui préoccupent   une grande partie du peuple français.   

 

E.S Et les écologistes dans tout ça ?

 

N.S.Les jeux d’influence, les rapports de force, les chausses trappes, qui existent au Parti Socialiste, sont chez les écologistes à multiplier par cent. Avec un leader charismatique comme Daniel COHN BENDIT, les écologistes peuvent prendre des voix à droite comme à gauche et peser sur l’élection. N’étant pas candidat, Daniel COHN BENDIT leur avait suggéré de capitaliser, pour les législatives, le succès des européennes. Mais les écolos  veulent leur candidat aux présidentielles. Et c’est là que les choses vont se compliquer. L’appareil entre en jeux. On veut un candidat, mais à condition qu’il ne soit pas trop performant. En gros, tout le monde est d’accord pour trouver un candidat qui ne fera d’ombre à personne et à condition que les  leaders du mouvement, conservent la haute main sur l’appareil. Ainsi tout le monde s’est mis d’accord sur le P.P.C.M, Eva JOLY. Nicolas HULOT paraît moins compatible à raison de sa forte personnalité et de son indépendance d’esprit. C’est pour cette raison qu’il souhaite des primaires élargies.

 

E.S. Votre cote de popularité par rapport à Dominique Strauss Kahn est presque de moitié, vous êtes derrière vos concurrents principaux quant aux intentions de vote, aucune enquête ne vous donne gagnant, cela ne vous inquiète pas ?

 

N.S. Chez les hommes politiques, c’est Jacques CHIRAC qui a actuellement la cote de popularité la plus importante. Or s’il se  présentait à l’élection présidentielle, il ne ferait pas 1%.

 

Celui qui est en situation est toujours moins populaire que ceux qui critiquent. Il y en a un qui a le mauvais rôle et les autres le bon. C’est comme en sport, c’est beaucoup plus facile d’être dans les tribunes que sur le terrain.

 

Tous les observateurs reconnaissent que l’on ne peut accorder  aucune fiabilité, à des sondages réalisés un an avant le scrutin. Ils peuvent seulement donner les grandes tendances, et souvent avec une marge d’erreur importante.

 

Jusqu’à l’ouverture de la campagne, les enquêtes se font sur des bases de données théoriques, sans pouvoir connaître  les rapports de force en présence, l’état d’esprit qui animera les candidats, leur capacité à faire campagne, ce que sera leur réaction dans les moments difficiles, et il manquera surtout une donnée essentielle, l’état comparatif entre les candidats, qui s’établira au fur et à mesure du déroulement de la campagne, et qui est le critère essentiel de choix des électeurs.

 

La présidentielle se joue dans les trois semaines qui précédent le scrutin. A plusieurs reprises, la décision s’est faite entre les deux tours, lors du fameux duel télévisé. Je pense avoir battu Ségolène ROYAL parce que ma prestation télévisée dans le face à face avait été meilleure. Rien n’était acquis d’avance rappelez vous. Et pourtant les choses m’avaient été facilitées, par le fait que le Parti Socialiste ne s’était pas vraiment investi pour sa candidate, pas plus que ses leaders qu’elle avait battus lors des primaires ou écartés avant, et qui ne souhaitaient qu’une chose, qu’elle le soit à son tour. Actuellement, elle s’est laissée « caramélisée » par le Parti. Elle s’est alanguie en son sein. Elle va avoir le plus grand mal à repartir, je ne pense pas qu’elle y parvienne.       

 

E.S. Evènementiel, Comportement inadéquat, vie privée exposée… vous avez par la suite rectifié. Pensez- vous avoir commis ces erreurs ?  

 

N.S. Le monde est un immense théâtre. Nous sommes dans la société du spectacle. Chacun doit jouer le rôle qui lui est assigné, c'est-à-dire celui que les gens ont envie de lui voir jouer.

 

Ceux qui informent et qui parfois forment l’opinion publique, selon la formule consacrée, ceux qui disent s’exprimer en leur nom,  et qui commencent toujours leurs phrases  par « les gens veulent…» ou bien par : « tout le monde vous dira… » ou par « chacun sait bien … », exigent que  le président soit une chose et son contraire, distant et proche du peuple, distingué et simple, précieux et commun, mystérieux et  transparent, froid et chaleureux, réservé et ouvert, qu’il s’exprime avec un langage direct mais  châtié … Je n’ai pas voulu jouer ce personnage compliqué. J’ai voulu rester moi-même.

 

Lorsque j’ai quelque chose à dire à quelqu’un je le lui dis. Le « casse-toi pauvre con » ou « descends si tu es un homme » est une forme de respect envers des personnes qui manifestaient leur hostilité à mon endroit,  de façon certes outrancière, mais qui ne m’autorisait pas pour autant à les traiter avec dédain.  Je leur ai parlé d’homme à homme avec leurs mots, dans leur langage, et non avec toute la hauteur de l’excellence présidentielle.

 

Ce sont d’ailleurs ceux qui fustigent le plus, le mépris avec lequel les hommes de pouvoir se distancient des gens, qui ont été le plus choqués. Rappelez-vous le scandale lorsque je me suis rendu à Disneyland avec Carla et les enfants ! Populaire, populisme, popularité, sont pour eux des termes qui ont un contenu péjoratif.     

 

Ce qui ne veut pas dire pour autant que je vais me sentir obligé de me rendre à Barbès, manger un « kebab frites » dans une gargote, après avoir convoqué la presse. Le peuple  n’aime pas ce genre de  mascarade, il aurait l’impression que je me moque de lui en le singeant. Il n’est pas choqué que j’aille au FOUQUET’S ou sur le bateau d’un ami, si cela fait partie de ma vie de toujours. Il y a là encore beaucoup de fantasme.

 

E.S. Regrettez- vous l’affaire de l’EPAD

 

N.S.N’imaginez pas que les choses soient aussi simples qu’il paraît. La vie politique est à tous les niveaux, et même à celui d’un conseil général, traversée par des rapports de force aussi bien dans la majorité que dans l’opposition, et ils ont souvent des origines anciennes. Ces rapports sont multiples et complexes. Il est sûr que le fils du Président est l’objet d’enjeux qui parfois peuvent le dépasser lui-même, mais cela a le mérite de résoudre des situations conflictuelles. C’est comme cela et nous n’y pouvons rien. Le statut de président de l’EPAD qui ne donne droit à aucune rémunération et qui ne résulte pas d’une nomination mais d’une élection, faisait partie de cet ordre de choses. Cela à pris des proportions démesurées, et c’est pour cela que j’ai demandé à Jean de retirer sa candidature.

 

Pour le reste, rares sont les hommes ou les femmes politiques dont certains de leurs enfants ne suivent pas les traces. Vous noterez que cela existe dans toutes les professions ou corporations. Je ne peux pas interdire à Jean de faire de la politique, je ne peux pas interdire aux électeurs de voter pour lui, y compris parce qu’il est mon fils.  

 

E.S. Comment expliquez-vous les attaques parfois haineuses d’une certaine presse à votre endroit ?

 

N.S. Je n’ai pas été nourri dans le sérail, même si en connaissant les détours, j’ai fini par m’y imposer avec mon style et avec mes manières Cela n’a pas plu à ces grands contempteurs de notre temps, petits bourgeois donneurs de leçons, sans envergure, qui se disent de gauche, mais qui ne connaissent rien au peuple, qui ont comme seul mérite d’avoir un jour été embauchés dans un grand média, ce qui leur donne le pouvoir et la légitimité  de dire à peu près ce qu’ils veulent sur autrui, de décider seuls et à la  place de son auteur de ce qu’il a voulu dire ou ne pas dire, d’interpréter un lapsus, de décider des intentions des uns ou des autres, de déclarer « l’état de dérapage », de juger en dernier ressort, de condamner, tout ceci au nom de la démocratie et de la liberté.

 

Or si pendant mon quinquennat vous trouverez de grands professionnels de cet ordre mystérieux aux pouvoirs si étendus, s’investir dans de « nobles » actions comme le calcul de la superficie de l’appartement de fonction d’un ministre, la surveillance de sa fréquentation par les membres de sa famille, le nombre de litres d’essence consommés par sa voiture de fonction, ses lieux de vacances, les moyens de transport utilisés à cette occasion,  vous ne trouverez ni affaire de corruption, ni visiteurs du soir à l’Elysée, ni écoutes téléphoniques, ni irlandais de Vincennes ou d’ailleurs, ni emplois fictifs, ni cadeaux... ni rien de tout ce qui avait fait leurs délices, du temps de mes prédécesseurs. 

 

Au contraire la Cour des Comptes contrôle désormais les comptes de l’Elysée et j’ai nommé comme  1er Président, un socialiste, j’ai voulu que la commission des finances de l’Assemblée Nationale soit échue à un membre de l’opposition, un autre socialiste, j’ai nommé au Conseil Constitutionnel un des plus proches collaborateur de François MITTERAND, sauf problème de dernière minute, l’un des ministres les plus emblématiques de la gauche est sur le point d’accéder à la fonction éminente de Défenseur des droits, les responsables des chaines publiques de radio et de télévision sont nommés par le président, mais après une procédure la plus transparente qui soit et à l’assemblée Nationale comme au Sénat, désormais,  les temps de parole de la majorité et de l’opposition sont répartis à égalité et je pourrais continuer ainsi pendant longtemps.

 

Si je réfléchis bien, en définitive le gros reproche que l’on me fait est d’avoir joué cartes sur table, sans faux semblants ni chausses trappes.

 

E.S. La politique de la France en matière d’immigration est très critiquée, y compris au niveau de l’Union Européenne. On dit que votre souci est de capter le vote Lepéniste.

 

N.S. C’est François MITTERAND qui a permis au Front National de devenir un grand parti, alors qu’il n’était qu’un groupuscule, tout simplement pour pouvoir poser à la droite le même problème qu’il avait eu lui-même avec les communistes. La gauche a toujours pour cette raison ménagé le Front National, alors que nous, nous le combattons non seulement pour ses idées, mais parce qu’électoralement il constitue pour nous un vrai problème.

 

Nul ne peut nier que l’immigration doit être contrôlée, que l’on ne peut laisser entrer sur le sol français des gens démunis qui vont aller s’entasser dans des ghettos, dans des conditions les plus précaires, alourdissant encore la charge de ceux qui y vivent, que l’on ne peut laisser dans le propre intérêt des musulmans, l’Islam déborder sur la sphère publique, sauf à créer tôt ou tard des situations conflictuelles toujours très difficiles ensuite à maîtriser. .

 

La gauche nie aujourd’hui cette situation comme elle a nié en 2002 avec JOSPIN qu’il y avait un problème d’insécurité. On sait ce qu’il advint. Si en 2002 et en 2007, l’élection s’est faite  en grande partie sur l’insécurité, en 2012 et en 2017 elle se fera sur l’immigration. 

 

Vous voyez, les jeux sont loin d’être faits.

 

E .S. Si je vous comprends bien vous êtes plutôt optimiste ?

 

N.S. Très.

 

 

 Voir sur le même blog: Quatre ans d'action Mai 2007- Mai 2011:  http://marcdhere.over-blog.com/article-quatre-ans-d-action-mai-2007--mai-2011-72304956.html

 

 

 

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Published by Eric Seydoux - dans Vie Politique
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Marc d'Here 30/05/2011 15:12


Nicolas Sarkozy rendra hommage mardi aux jeunes résistants fusillés par les Allemands en 1944 sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, un pèlerinage qu'il effectue chaque année depuis 2007.

Le président de la République ira se recueillir à la Nécropole de Morette, où les 105 fusillés sont inhumés. Il sera accompagné de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale et élu de
Haute-Savoie.


Marc d'Here 12/05/2011 17:50


Nicolas Sarkozy s'est une nouvelle fois catégoriquement opposé jeudi à la réduction du budget de la politique agricole commune (Pac) européenne et exigé son maintien "à l'euro près" sous peine de
blocage des discussions, lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais.

"La France veut le maintien du budget de la politique agricole commune à l'euro près. Qu'on discute à l'intérieur des conditions de allocations, je suis d'accord (...) nous pensons qu'une politique
agricole commune est plus facile à défendre qu'une politique agricole commune injuste, mais nous voulons le maintien du budget à l'euro près", a martelé Nicolas Sarkozy. "Et si on ne veut pas
comprendre ça, la France bloquera", a poursuivi le chef de l'Etat lors d'une table ronde à Arras.


plus que 363 jours 10/05/2011 14:01


Je pensais que Marc d'Here allait prendre sa carte à l'UMP, mais il est possible qu'il rejoigne très prochainement le Modem. Nous en saurons sans doute plus dans les prochains jours !


Marc d'Here 10/05/2011 14:55



Ni l'un ni l'autre soyez-en certain...Merci de vous intéresser à mon sort  à mon avenir politique.



Marc d'Here 10/05/2011 10:39


"«Qu'est-ce que ça veut dire d'avoir été hier empli jusqu'au-delà du bord de louanges, d'admiration pour Nicolas Sarkozy (…) et puis après, le lendemain, parce que les sondages baissent ou parce
qu'il vous a viré, de se retourner contre lui en disant que jamais il y a eu quelqu'un d'aussi méprisable dans la vie politique ?» a demandé François Bayrou "

Cette phrase visait Morin, elle pourrait, tristement, s'adapter à un autre...


Marc d'Here 10/05/2011 10:36


La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré mardi sur RMC/BFM-TV que l'octroi de permis d'exploration de gaz de schiste, par son prédécesseur Jean-Louis Borloo, avait été une
"erreur".

Cinq mois après le début de la contestation, les députés débattent mardi de l'interdiction de l'exploration et de l'exploitation des gaz et huiles de schiste par la méthode décriée de la
fracturation hydraulique.

"C'était une erreur, je l'ai dit tout de suite dès que j'ai eu connaissance du sujet. Ce sont des autorisations qui ont été données en mars 2010, qui, de mon point de vue, n'auraient pas dû être
données", a déclaré Mme Kosciusko-Morizet.


Marc d'Here 09/05/2011 15:44


A la question: "parmi les personnalités suivantes, laquelle selon vous incarne le plus les idées et les valeurs du centre?", 37% des sondés répondent Bayrou, en hausse d'un point par rapport à la
précédente vague effectuée les 7 et 8 avril, et 33% Borloo, en baisse de 4 points.

Borloo baisse déjà!


Marc d'Here 09/05/2011 15:50



Attention, amis de LGM, la branche n'est peut-être pas aussi solide qu'espérée!



Elie Arié 09/05/2011 01:52


Le Figaro, extraits de http://tinyurl.com/3lyteou

"Morin, Borloo, Charette et Bockel ont décidé de lier leurs destins et lancent un feu nourri contre le parti présidentiel et le bilan de Sarkozy. " (...)

"Jean-Marie Bockel, au nom de Gauche moderne, fustige pêle-mêle «le repli, la frilosité, le discours de Grenoble, la fin de l'ouverture et la stratégie du clivage». " (...)

"«Si pour passer le premier tour, le candidat de l'UMP doit être le seul à représenter la majorité, c'est soit que nous avons déjà perdu, soit que le candidat n'est pas le bon», lance enfin Morin."
(...)

"«Qu'est-ce que ça veut dire d'avoir été hier empli jusqu'au-delà du bord de louanges, d'admiration pour Nicolas Sarkozy (…) et puis après, le lendemain, parce que les sondages baissent ou parce
qu'il vous a viré, de se retourner contre lui en disant que jamais il y a eu quelqu'un d'aussi méprisable dans la vie politique ?» a demandé François Bayrou "


Marc d'Here 09/05/2011 07:57



Bayrou a raison...C'est une tristesse de voir l'évolution de Bockel...qui entame un nouveau virage...Il devient le slalomeur de la politique!



Elie Arié 08/05/2011 16:21


Où en es-tu, de ton bouquin "Pourquoi Sarkozy m'a déçu"? Il serait plus utile de le sortir avant la Présidentielle.


Marc d'Here 08/05/2011 17:50



J'en sors un très bientôt



Elie Arié 07/05/2011 15:10


Contrairement à une idée très répandue et qu'on retrouve dans cet article, les débats entre les deux candidats avant le deuxième tour -c'est un fait établi- n'ont jamais modifié les résultats
indiqués par les sondages opérés juste avant (et malheureusement confidentiels): chacun trouve que c'est le candidat qu'il a choisi qui a été le meilleur, et les indécis se répartissent entre les
deux de façon identique (ou restent indécis jusqu'à la dernière minute).