Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 07:31

 

Par

LePoint.fr

 

              

Tant que la vérité ne sera pas faite sur l'affaire qui oppose François Fillon et Jean-Pierre Jouyet, nous nous garderons de désigner le coupable et l'innocent, ou même de livrer notre propre présomption. Ce jugement ne serait que d'intime conviction.

L'enjeu est trop grave pour que l'on joue à ce jeu. Certes, le mensonge commis par Jouyet, qu'il a reconnu dimanche et que ses amis appellent benoîtement une maladresse, est une faute suffisante pour que l'on mette en doute son honneur et l'obliger à une démission immédiate.

Mais cet aveu n'est pas une preuve suffisante pour accréditer le démenti de François Fillon, pas plus que n'est une preuve suffisante l'enregistrement de la conversation entre deux journalistes du Monde et Jouyet, au cours de laquelle le secrétaire général de l'Élysée aurait révélé les propos tenus devant lui par l'ancien Premier ministre de Sarkozy le 24 juin.

Le mensonge de Jouyet autorise la suspicion sur le personnage mais n'en fait pas un coupable tant qu'un fait matériel ne viendra pas donner consistance à la présomption. Par exemple, le témoignage d'un tiers. Or, ce tiers existe : il participait au déjeuner du 24 juin. On peut s'étonner qu'il reste étrangement silencieux. Seule la justice fera donc la vérité.

Long déclin des moeurs de nos dirigeants

Quoi qu'il en soit, le mal est fait, dont les conséquences sont dramatiques. Personne ne sortira intact de ce nouvel épisode du long déclin des moeurs de nos dirigeants. Ni les hommes ni les institutions. Ni la République ni la politique.

On observera que, dans toutes les hypothèses, le ressort des agissements de l'ensemble des acteurs de cette misérable affaire est la haine envers Sarkozy. Que celui-ci soit pur ou impur n'est pas le problème majeur.

L'élimination de Sarkozy est depuis deux ans et demi le point central vers lequel convergent les préoccupations et les ambitions du cheptel politique français, le destin du pays passant au second plan. Sarkozy est l'enjeu de deux guerres civiles, l'une fratricide, l'autre nationale, dont le vainqueur risque d'être un jour la famille Le Pen, qui fut pendant longtemps l'objet obsessionnel d'une haine unanime.

C'est dire l'inconséquence de la classe politique française.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Philippe Tesson, Lepoint.fr - dans Vie Politique
commenter cet article

commentaires

Elie Arié 13/11/2014 22:58

Je crains qu'ave ce qui semble être le thème central de la campagne de Sarkozy ( la République contre les communautarismes ) vous ne voyez bientôt revenir vos ex-chevènementistes de la Gauche
Moderne...

Elie Arié 12/11/2014 23:20

Mais que devient Jean-Marie Bockel , pendant ce temps ?