Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 08:28


Jean-François Copé, dans le JDD du  24 10 09

 

 JDD. Taxe professionnelle, banques, budget de la Sécu... Les députés s’opposent au gouvernement sur un nombre inégalé de sujets. Que se passe-t-il?

Jean-François Copé. Nous avons lancé beaucoup de réformes, souvent très difficiles, que personne n’avait osé faire avant. Ensuite, il est normal qu’il y ait des débats entre nous car nous avons de nouveaux pouvoirs dans le contrôle et l’élaboration des lois. C’est ce que nous avons fait avec la taxe professionnelle. L’exécutif et le Parlement ont coproduit, c’est aussi simple que cela. On discute, on débat, on négocie.

Il y a aussi les cafouillages. Contre l’avis du gouvernement, les députés ont adopté vendredi l’amendement de Didier Migaud (PS) qui surtaxe les banques, à cause d’une "erreur" de vote de Jean-François Lamour. Que lui avez-vous dit?
Qu’il a été très fair play, en grand sportif, puisqu’il a reconnu son erreur. Nous procéderons à un nouveau vote demain pour supprimer cet amendement inutile. Nous sommes en période de reprise, nous n’allons pas taxer les banques au moment où elles vont mieux.

Plusieurs dossiers sensibles arrivent, sur la réforme des collectivités ou les impôts locaux et le bouclier fiscal reste débattu... Les débats vont-ils reprendre de plus belle?
Les réformes ne sont pas toujours bien ficelées, nous avons parfois besoin d’améliorer le ficelage. Par exemple, pour la future révision des bases des impôts locaux, j’ai dit au président de la République que nous voulions un dossier complet avec les simulations de Bercy montrant les effets dans chaque collectivité. J’ajoute que nous avons une grave crise économique et une majorité qui n’a pas d’opposition. Nos débats n’en sont que plus audibles. Remarquez que ce sont des débats de fond, sur des sérieux sérieux, et que nous évitons les conflits de personnes.

On a pourtant entendu des élus UMP critiquer des décisions ou déclarations du président de la République, sur le procès Clearstream, Frédéric Mitterrand, l’Epad...
Il peut y avoir des agacements mais ne réduisons pas les débats à cela!

Le grand emprunt suscite aussi des agacements, car la dette de la France explose. Etes-vous dans le camp de la dépense ou de la rigueur?
Je respecte les experts nommés par le président de la République mais à la fin c’est nous qui voterons les priorités. Je suis très enthousiaste à l’idée de définir ce que seront les dépenses pour la croissance des années à venir. Le groupe UMP a travaillé sur ce sujet et transmettra demain son rapport à la commission Juppé-Rocard. Nous devons investir dans le secteur de l’e-santé pour les seniors, la robotique pour l’aide à domicile, les batteries électriques pour les voitures sans essence... Mais avant d’emprunter de l’argent il faudrait d’abord identifier les autres sources de financement possibles et aussi savoir comment nous allons réduire les déficits. L’emprunt doit venir en dernier ressort.

Le président a-t-il tort de le proposer ?
Fixons clairement la stratégie. Les Français s’inquiètent de savoir qui va rembourser la dette. Les Allemands, eux, ont décidé de mettre un plafond à leur endettement et d’inscrire ce principe dans leur constitution. Le cadre est clair. Pourquoi ne pas s’en inspirer? Ensuite, nous devons nous assurer que toutes les dépenses que nous faisons déjà servent à quelque chose. Or, ce n’est pas le cas!

Le gouvernement a pourtant engagé la Révision générale des politiques publiques...
Mais les résultats ne sont pas à la hauteur de l’enjeu! Je vous donne deux pistes. D’abord le financement des pôles de compétitivité. Ils sont beaucoup trop nombreux alors que deux ou trois seulement ont une vocation mondiale. Ensuite, les aides aux entreprises. On en compte 6.000 qui sont mal utilisées et nous y consacrons sans grande visibilité 65 milliards d’euros par an, ce qui est énorme. Il y a sans doute matière à réaliser de substancielles économies.

La crise ne prive-t-elle pas l’Etat de moyens financiers pour agir?
Il faut regarder plus loin. Nous allons progressivement sortir de la crise, la question est de conduire notre pays vers une situation meilleure pour tout le monde, et pas seulement d’un point de vue économique. J’appelle à ouvrir davantage le dialogue avec les Français pour parler de notre identité. Je m’interroge beaucoup sur notre façon de vivre ensemble, en tenant compte de la ruralité, de la situation des femmes...

L’égalité hommes-femmes?
Oui, je suis indigné de voir que nous stagnons dans ce combat. Les salaires, les déroulement de carrières, la conciliation de la vie familiale et professionnelle... Tout cela avance trop peu. Il faut accélérer et agir comme nous l’avons fait pour les conseils municipaux. Nous allons déposer une proposition de loi prévoyant que 40%, puis à terme 50%, des sièges aux conseils d’administration des entreprises soient réservés à des femmes. L’exemple viendra d’en haut. Ce sont ces conseils qui déterminent les politiques de rémunération. le texte pourrait venir devant les députés au premier semestre 2010 et la France s’honorerait d’être en pointe sur ce sujet, à l'égal de la Norvège.

 

Jean-François Copé, dans le JDD

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-François Copé, dans le JDD - dans Vie Politique
commenter cet article

commentaires