Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:35

 

Propos recueillis par Caroline  DERRIEN, STEPHANE DUPONT ET LUCIE ROBEQUAIN,
pour Les Echos, du 11 03

Le secrétaire général de l'UMP se dit, dans un entretien aux Echos, 'profondément convaincu' qu'avec Nicolas Sarkozy son camp va l'emporter en 2012. Il estime qu'il « est nécessaire de maintenir un plafonnement de l'ISF en fonction des revenus ».

  

Avec le départ de Jean-Louis Borloo, l'UMP est-t-elle en train se fragmenter ?

Jean-Louis Borloo a fait un choix personnel. Ne comptez pas sur moi pour jeter quelque anathème sur qui que ce soit. Jamais je ne dirai de mal de Jean-Louis Borloo. J'ai dit combien je regrettais ce choix car j'ai avec lui des relations anciennes et amicales. Je vais proposer à mes amis du Parti radical de continuer à travailler au sein de l'UMP dont les fonctions stratégiques sont déjà co-animées par les représentants de toutes les sensibilités.

Ne faut-il pas voir dans cette défection une conséquence de la « droitisation » de l'UMP?

Je n'ai pas compris les arguments de fond même si je peux comprendre le choix personnel de Jean-Louis Borloo. Comment peut-on nous accuser de droitisation parce qu'on parle de laïcité ? Nous avons fait l'objet sur ce débat de procès d'intention immondes. Il y a aujourd'hui une unanimité pour saluer les propositions que j'ai formulées ! Je n'ai pas lu une seule critique sur le fond de la convention. Le 31 mai prochain nous discuterons à l'Assemblée nationale de la proposition de résolution sur la laïcité que je vais déposer, avec mes amis députés, dans les jours à venir. Chacun devra se déterminer y compris à gauche.

Nicolas Sarkozy est-il encore le bon candidat de la majorité pour 2012 ?

Nicolas Sarkozy est notre meilleur candidat. Je suis profondément convaincu qu'avec lui nous allons l'emporter. Maintenant, la route est longue. Les sondages un an avant, cela ne veut rien dire : nous l'avons bien vu avec Jacques Chirac. J'appelle au calme, au sang-froid et à la solidité. L' UMP a gagné deux présidentielles et deux législatives de suite. Elle a de ce point de vue réalisé un exploit que jamais l'ex-UDF et l'ex-RPR n'ont réussi lorsqu'ils étaient divisés. En vertu d'un principe simple : l'union fait la force. Jusqu'au bout, je plaiderai pour l'union la plus large au sein de l'Ump. Avec en contrepartie l'expression de toutes les sensibilités.

Comment enrayer l'ascension du Front national ?

D'un côté, vous avez un Parti socialiste, dans le déni de réalité, qui avance un projet hors du temps. De l'autre, vous avez la démagogie du FN qui ne fait aucune proposition crédible, qui surfe sur les inquiétudes d'une partie de la population et dont le programme économique entraîne la ruine immédiate des petits épargnants, des retraités et des salariés avec la sortie de l'euro. Entre les deux, nous incarnons la responsabilité et la crédibilité.

Etes-vous favorable à une réduction de l'immigration légale comme le propose le ministre de l'intérieur ?

J'ai toujours dit qu'il fallait que nous ayons une position claire en matière d'immigration. Elle passe d'abord par un " non " à l'immigration illégale. Ensuite, il faut dire " non " à une immigration légale incontrôlée qui aurait des conséquences budgétaires et sociales que nous ne pourrions pas assumer. Tous les grands pays européens sont actuellement en train de réfléchir à des mesures restrictives. Enfin, il faut dire " oui " à une immigration choisie sur des critères économiques pour que des offres d'emplois aujourd'hui insatisfaites puissent être pourvues. Mais les besoins doivent, selon moi, être appréciés secteur par secteur.

La convention du 3 mai sur l'emploi traduit-elle un recentrage de l'UMP sur les questions économiques?

Le rapport entre les Français et le travail est souvent présenté très négativement. C'est une priorité de l'UMP que de proposer des solutions pour l'améliorer. Nous voulons mettre en oeuvre un partenariat entre les entreprises et leurs salariés, qui valorise une véritable gestion humaine des ressources. Nous voulons que l'entreprise redevienne l'un des moteurs de l'ascenseur social. A titre d'exemple, nous voulons faire en sorte que les primes perçues par les managers tiennent compte de leurs qualités en ressources humaines (évaluation des salariés, niveau de turnover, etc). Cette convention sera, surtout, l'occasion de réfléchir aux moyens de renforcer la compétitivité de nos PME. Le prochain quinquennat doit être celui des PME conquérantes. C'est un enjeu majeur de convergence avec l'Allemagne, qui dispose d'un tissu industriel beaucoup plus dense que le nôtre.

Que préconisez-vous concrètement ?

Notre première priorité est d'améliorer l'accès au crédit des PME encore très insuffisant. Nous devons continuer de développer le financement non-bancaire et oeuvrer pour la création de fonds stratégiques d'investissement régionaux. Nous devons soutenir les secteurs dans lesquelles les PME portent l'excellence française : le développement durable, les technologies de l'information, les nanotechnologies... Il faut également reposer la question des effets de seuils (NDLR : déclenchement de nombreuses obligations à partir de 50 salariés) qui freinent la croissance de certaines entreprises. La deuxième priorité, c'est de développer les compétences des salariés travaillant dans les PME et de lever les freins culturels qui font que les diplômés privilégient encore les grandes entreprises. Je soutiens la proposition de Christian Jacob, permettant la possibilité d'entrer dans l'apprentissage dès 14 ans. Derrière l'enjeu des PME, c'est aussi toute la question de la formation qui doit être revue. Je propose la création d'un compte formation individuel, dont le capital de départ serait inversement proportionnel au niveau de formation initiale.

L'ISF PME pourrait être remis en cause. Qu'en pensez-vous ?

Ce ne serait pas la bonne direction. Il faut au contraire renforcer ce dispositif qui a fait ses preuves (1 milliard de capitaux vers les PME).

François Baroin précisera demain les contours de la réforme de l'ISF. Quelle est la meilleure option ?

L'ISF reste un impôt totalement décalé par rapport à la réalité économique de l'Europe d'aujourd'hui et de demain. Mais nous n'avons malheureusement pas les marges de manoeuvre budgétaires suffisantes pour le supprimer totalement aujourd'hui. A ce stade, je reste donc favorable à un allégement du barème de l'impôt, tout en relevant l'abattement de 30% proposé sur la résidence principale. Je pense qu'il est nécessaire de maintenir un plafonnement en fonction des revenus comme l'avait fait Michel Rocard afin de compenser la suppression du bouclier fiscal. Je reste totalement hostile à la taxation des plus-values latentes.

La plupart des mesures Tepa sont remises en cause. La stratégie fiscale de Nicolas Sarkozy était-elle opportune ?

Entre-temps, nous avons subi cinq crises : financière, sociale, économique, environnementale et géopolitique. Les priorités demeurent l'emploi, la compétitivité, mais les moyens pour atteindre l'objectif ne sont plus les mêmes.

 
Propos recueillis par caroline derrien, STEPHANE DUPONT ET LUCIE ROBEQUAIN

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-François Copé dans Les Echos - dans Vie Politique
commenter cet article

commentaires

plus que 390 jours 13/04/2011 17:12


Pourquoi ces pseudo-journalistes ne lui ont pas demandé combien avait coûté sa niche fiscale qui porte son nom, la fameuse niche Copé de triste mémoire. Plus de 20 milliards d'euros, c'est bien ça
?


Marc d'Here 13/04/2011 16:00


Une déclaration de Nicolas Sarkozy à propos de Jean-Louis Borloo...C'est plutôt gentil.

"Jean-Louis Borloo, je l'aime beaucoup, je ne dirai aucun mot contre lui, mais la stratégie qui consiste à diviser est perdante. Il y a une ligne rouge, c'est l'unité de notre famille !" a lancé le
président de la République. "Il y a les émissions et les lendemains d'emissions, il y a les fêtes et les lendemains de fête", a ironisé le chef de l'État, selon des participants.


"Les cimetières sont innombrables" où reposent "ceux qui avaient un projet présidentiel", a-t-il ajouté, en citant nommément Charles Pasqua, Philippe Séguin, Alain Madelin, Jean-Pierre Chevènement
ou encore François Bayrou. Jean-Louis Borloo, député apparenté UMP, était absent mercredi de la rencontre à l'Élysée.


Marc d'Here 13/04/2011 10:05


Le ministre français du Budget François Baroin a évoqué aujourd'hui la création prochaine d'un mécanisme pour pousser les entreprises à lier le versement de dividendes à celui d'une prime
exceptionnelle pour leurs salariés d'un montant d'"au moins 1000 euros".

Le ministre, interviewé sur Europe 1, n'a pas précisé comment sa proposition pourrait être concrètement mise en oeuvre. Il a indiqué qu'elle serait incluse dans un collectif budgétaire en juin. "On
souhaite pouvoir mettre en place ce dispositif, (qui est) au fond (un dispositif) de justice et d'équité", a-t-il relevé.

Cela reprend l'idée, intéressante, développée par Nicolas Sarkozy.