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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:39
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Alain Juppé, après son triomphe à Bordeaux, conserve logiquement la tête du classement de notre baromètre Ipsos-Le Point avec 56 % d'opinions favorables (+ 4 points). Curieusement, il accuse une baisse de 4 points chez les sympathisants UMP où il demeure, avec 72 % de bonnes opinions, le deuxième derrière un Nicolas Sarkozy au pinacle (89 %, + 10 points). Mais c'est toute la droite qui profite, dans son ensemble, de sa victoire aux municipales.

 

Au classement général, Sarkozy se hausse à 46 % de popularité (+ 6 points), comme François Fillon (42 %, + 3 points). François Bayrou, élu à Pau, connaît une embellie exceptionnelle : 48 % de bonnes opinions, en hausse de 10 points ! Voilà qui permet au leader du MoDem de se hisser à la cinquième place du classement général. Son partenaire, Jean-Louis Borloo, bénéficie quant à lui d'un mouvement de sympathie à la suite de son retrait de la vie politique pour raisons de santé : 52 % de bonnes opinions (+ 11 points). Nous retirerons Jean-Louis Borloo de notre baromètre le mois prochain.

Même Jean-François Copé fait partie des belles hausses. Le président de l'UMP sort de la nuit dans laquelle l'avaient plongé les derniers remous sur les comptes du parti : 27 % de popularité, un bond de 9 points. Ce regain provient de ceux qui avaient une mauvaise opinion de lui (61 %, en recul de 9 points). Chez les sympathisants UMP, Copé reste cependant loin du peloton de tête : sa 11e place, avec 51 % de soutien, fait toujours de lui un leader fragile de l'opposition.

François Hollande humilié

Le grand perdant demeure le chef de l'État. François Hollande se doutait-il, en prenant ses fonctions en mai 2012, qu'il tomberait à des niveaux d'impopularité humiliants : 18 % d'opinions favorables (en recul de 4 points) près de deux ans après son élection. Du jamais-vu !

François Hollande apparaît, aux yeux des sondés, comme le seul coupable de l'échec gouvernemental et de l'échec électoral aux municipales. Les sondés sympathisants de la gauche lui en veulent, comme en témoigne son recul de 7 points (37 % de bonnes opinions) sur cette frange de l'électorat. Il connaît désormais plus de détracteurs chez les sympathisants PS (48 %) que de soutiens (46 %, en recul de 6 points). Chez les employés, qui devraient être le coeur de son électorat, le président est tombé à 14 % de bonnes opinions.

Heureusement, la solidité des institutions le protège encore, ainsi que la popularité, toujours robuste, de son nouveau Premier ministre. Manuel Valls, en effet, entame son mandat avec 44 % d'opinions favorables et 34 % de défiance. Chez les sondés, 22 % ne se prononcent pas. Pour l'instant, on voit bien ici qu'une partie de l'opinion attend de voir. Lors du précédent baromètre, Manuel Valls, encore ministre de l'Intérieur, bénéficiait de 46 % d'opinions favorables et de 42 % de mauvaises opinions. Donc, il perd deux points - que l'on peut mettre sur le compte du scepticisme -, et une partie des mauvaises opinions a basculé dans la neutralité. Quand on détaille les scores, on relève que le Premier ministre compte 63 % de soutiens au PS, 44 % au Front de gauche et 42 % chez les écologistes.

Le remaniement redonne de l'oxygène aux ministres

Un mot de l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, que nous avons, pour l'instant, maintenu dans ce baromètre. Il est amusant de constater que, du jour où il n'est plus aux affaires, sa popularité remonte en flèche à 28 % (+ 6 points). Il pointe tout de même assez loin dans notre classement et se trouve devancé par bon nombre de ses ministres qui, à la faveur du remaniement, retrouvent des couleurs.

 

Et c'est ainsi que Benoît Hamon, désormais ministre de l'Éducation nationale et au 4e rang protocolaire, atteint 34 % de bonnes opinions, bondissant de 8 points. À la faveur de son retour, Ségolène Royal (46 %, + 8 points) retrouve un niveau de popularité qu'elle n'avait plus effleuré depuis sa défaite à la présidentielle de 2007. Chez les sympathisants PS, c'est un plébiscite : 71 % de bonnes opinions, un bond de 10 points. Stéphane Le Foll, devenu porte-parole, est sorti de l'ombre et convertit en bonnes opinions ceux qui jusqu'ici ne se prononçaient pas sur son cas. Il gagne donc 8 points (28 %). Même Michel Sapin, pourtant affublé de l'étiquette "ministre du chômage", bénéficie d'une bouffée d'oxygène en passant du ministère du Travail à Bercy (30 %, + 7). En revanche, les sondés n'ont pas apprécié la "promotion-sanction" d'Harlem Désir, exfiltré du PS pour entrer au gouvernement : 19 % (- 2 points).

Hidalgo a le vent en poupe

Toujours à gauche, Anne Hidalgo engrange les bénéfices de sa victoire à Paris : 38 % de bonnes opinions, un sursaut de 9 points. C'est son record. Au PS, elle obtient 64 % de soutiens (+ 14 points), ce qui en fait la 6e personnalité politique dans le coeur des sympathisants socialistes. De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet, bien que perdante, s'en tire plutôt bien : 33 % de bonnes opinions, en hausse de deux points. Les sympathisants UMP lui font une sorte d'ovation finale avec 64 % de bonnes opinions, en hausse de 8 points.

 

La vague Bleu Marine observée lors des municipales se traduit également par un bon score de la leader du Front national : 32 % de bonnes opinions (+ 4 %). Cependant, Marine Le Pen est encore loin de ses records dans notre baromètre. Enfin, la stratégie de Cécile Duflot semble lui profiter : une hausse de 4 % (27 %) et surtout une place confortée chez les sympathisants écologistes : + 16 points avec 54 % de bonnes opinions. N'était-ce pas le but recherché de sa sortie du gouvernement en attendant les européennes ?

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Published by Emmanuel Beretta - dans Vie Politique
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