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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 08:53

 

 

 

M. KLAUS SCHWAB - Monsieur le Président, c'est à la fois un plaisir et un privilège pour nous de vous accueillir à Davos pour la deuxième année consécutive. J'avais souligné l'année dernière votre dynamisme et votre capacité d'innovation. Ces deux qualités sont plus que jamais nécessaires pour résoudre les problèmes et relever les défis du monde contemporain. Je pourrais ajouter une troisième qualité, une volonté sans faille de faire entendre la voix de la France dans le concert des nations, de la voir s'impliquer davantage dans les enceintes multilatérales dont le World Economic Forum est un exemple.

 

Vous avez dit l'année dernière que vous reviendriez à Davos. Monsieur le Président, vous avez tenu parole. Mais c'est aussi et surtout en président du G8 et du G20 que nous vous accueillons aujourd'hui. C'est une tâche immense qui vous attend et comme vous l'avez souligné lundi à Paris, lors de votre conférence de presse, les défis ne manquent pas. Vous avez cependant choisi -- et vous nous l'expliquerez dans un instant -- de vous concentrer sur quelques sujets qui nous préoccupent beaucoup ici, par exemple les déséquilibres monétaires, la question de la volatilité des matières premières, la question de la réforme de la gouvernance mondiale. Sachez que vous pouvez compter sur l'ensemble des participants à ce sommet à Davos et l'ensemble des communautés du World Economic Forum pour alimenter votre réflexion et les débats afin de trouver des solutions concrètes et innovantes. Et c'est dans cet esprit que le World Economic Forum, avec la Chambre du Commerce International et en coopération avec les organisations patronales, est à votre disposition.

 

Monsieur le Président, cette séance sera divisée en deux. Vous allez d'abord nous expliquer, vous allez introduire votre politique et en deuxième partie, on va introduire un vrai dialogue, comme c'est la tradition à Davos, un vrai dialogue modéré par M. Maurice LEVY qui est un membre du conseil de fondation du World Economic Forum avec certaines personnalités de l'audience et le Président. Ce dialogue sera lié aux priorités que vous, Monsieur le Président, avez décrites lors de votre présentation lundi dernier pour la Présidence française du G8 et du G20.

Encore une fois, merci d'avoir aussi spontanément répondu à notre invitation. C'est un plaisir de vous avoir parmi nous aujourd'hui, Monsieur le Président de la République.

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE-- Cher Professeur SCHWAB, merci de m'avoir fait l'honneur de m'inviter, cher Maurice LEVY, merci de donner de la France une image si internationale.

 

Mesdames et Messieurs, j'avais promis de revenir, franchement, ce n'est pas la promesse la plus difficile à tenir, spécialement par ce ciel magnifique et ce soleil exceptionnel.

 

C'est surtout pour moi extrêmement important parce qu'il y a ici des intervenants économiques et financiers du monde entier et j'ai un message à leur faire passer. Les problèmes que nous avons à résoudre sont si difficiles, si complexes, si multiples que nous devons absolument nous abstenir de tout malentendu ou de toute réaction idéologique. Je dirais même que nous devons nous abstenir de réagir, les uns et les autres, en fonction des grilles de lecture idéologiques du siècle précédent. Les choses ont changé. Essayons de nous concentrer de façon pragmatique sur les faits. Essayons d'apporter des idées nouvelles face à des problèmes d'une ampleur et d'une complexité jamais égalées. Essayons, ces solutions, de les imaginer ensemble car nul, ici ou à la table du G20, ne peut penser résoudre seul les questions qui se trouvent posées. Pardon de le dire, ce n'est pas une formule de politesse, c'est une vraie conviction.

 

J'ai lu dans la presse du monde entier, comme c'est mon devoir, les positions des uns et des autres. Je les comprends, mais laissons de côté les réactions épidermiques, par exemple entre l'Europe et le monde anglo-saxon, entre les pays du Sud et les pays du Nord, entre les pays dits pauvres et les pays dits riches. Essayons de regarder les choses différemment.

 

La deuxième remarque liminaire que je voudrais me permettre de présenter, c'est que l'année dernière, j'avais parlé très librement puisque je parlais en tant que président de la République française. Et naturellement, ma parole en tant que président du G8 et président du G20 sera tout aussi libre, mais elle doit tenir compte, cette parole, des lignes rouges, des intérêts des uns et des autres. L'objectif de la présidence française, c'est d'essayer de faire converger des intervenants mondiaux qui doivent apprendre à se parler et à se comprendre. Donc tout ce que je dois dire et tout ce que je dois mettre en œuvre doit être mis en œuvre au service de cet intérêt collectif.

 

Troisième remarque, l'année dernière nous sortions d'une crise sans précédents et les prévisions étaient extrêmement pessimistes pour l'année 2010. Essayons calmement de regarder la comparaison entre les prévisions et ce qui s'est passé. Ce n'est pas pour être cruel pour les prévisionnistes, ils ont un travail difficile à faire et ils ont mis d'ailleurs quelque chose d'assez fantastique, hommage soit rendu à leur habileté, ils révisent leurs prévisions. J'aimerais tellement pouvoir réviser nos engagements. C'est-à-dire que pour l'année 2010, les prévisionnistes révisent leurs prévisions jusqu'au mois de novembre 2010. Ouf ! On a eu chaud, parce que si c'était pour les réviser au mois de décembre, ce n'est pas la peine, on a les résultats.

 

En 2010, on nous annonçait le pire : un scénario économique en W. Le résultat, c'est une croissance mondiale aux alentours de 5%. Je regardais les chiffres, sur les dix dernières années, la moyenne de la croissance mondiale a été à 3,5%. Loin de moi l'idée de dire qu'on en est sorti, il y a trop de chômage, beaucoup trop de chômage, les jeunes, les quinquagénaires. Il y a encore des risques considérables, mais quand même, presque 5% de croissance dans le monde entier ; certes, une croissance inégalement répartie, mais enfin quand même. Les organismes les plus sérieux imaginaient une année 2010 mauvaise et pour les plus optimistes, maussade. La réalité n'est pas celle-ci.

 

Et dans le fond, je ne peux m'empêcher de me dire que la coordination des politiques économiques, financières mises en place par le G20, qui n'existait pas il y a deux ans, aujourd'hui, tout le monde parle du G20, c'est l'instance internationale la plus neuve. Cette coordination a fait que 20 pays -- en vérité 25 puisqu'il y a 5 invités -- coordonnant leur politique et représentant 85% du PIB mondial, cette coordination, elle était vitale. C'est cette coordination qui a permis d'éviter que la crise se prolonge. Et donc c'est cette coordination qu'il faut approfondir, qu'il faut protéger, qu'il faut préserver et sur laquelle il convient de travailler.

 

Quatrième remarque, sur les deux dernières années, enfin disons un an et demi, les travaux du G20 -- je vais peut-être prendre une expression qui va vous choquer -- mais ils étaient assez faciles. On n'avait pas le choix, on n'avait pas le choix parce qu'on était au bord du précipice. Soit on prenait des décisions, soit tout s'écroulait. C'est maintenant que ça devient plus difficile parce que certains peuvent s'imaginer qu'on a le choix. Ce n'est pas mon opinion, je m'en expliquerai avec vous si vous le voulez bien, mais c'est là où il y a les risques car la légitimité du G20 dépend exclusivement de la capacité du même G20 à prendre des décisions. Un G20 qui ne prendrait pas de décision, c'est un G20 qui deviendrait illégitime. Et certains, de bonne foi, peuvent s'imaginer que le plus gros de la crise est passé et que ça peut continuer comme avant. Je m'inscris en opposition totale avec cette vision qui me semble très dangereuse pour le monde.

 

Mais le souffle de la crise étant moins chaud aux oreilles de certains, ils peuvent être tentés d'aller moins vite, de prendre moins de décisions et de penser que les choses s'arrangeront naturellement.

 

Enfin, dernière remarque, nous identifions trois grands risques pour l'année 2011, même si nous sommes beaucoup plus optimistes.

Le premier risque, c'est la question des dettes souveraines. Il faut réduire les déficits et faire les réformes. Le monde ne peut pas continuer à aligner une addition de dettes abyssales sans se préoccuper des déséquilibres que cela engendre et j'y reviendrai si vous avez des questions à me poser.

Le deuxième risque, ce sont les déséquilibres monétaires et financiers qui ont été multipliés par cinq ces dernières années et qui, un jour, seront sanctionnés d'une manière ou d'une autre si on n'y porte pas une attention très forte. Pour faire simple, le contexte des puissances économiques a considérablement changé et le système monétaire international fait comme s'il n'avait pas besoin de s'adapter à une nouvelle réalité économique. En vérité, depuis 1971, nous vivons sans système monétaire international. Est-ce que c'est bon pour les chefs d'entreprises ? Est-ce que c'est bon pour la croissance ? Est-ce que c'est un risque ? La France le pense et nous en débattrons.

 

Enfin, troisième sujet sur lequel, bien-sûr, je souhaite m'expliquer, ce sont les risques, pour l'inflation et pour la croissance, de l'explosion du prix des matières premières, de la volatilité extrême du prix des matières premières. On avait déjà vu, il y a un an, le pétrole passer en 6 mois de 140 dollars le baril à 40. Et ce n'est l'intérêt de personne que de voir dans le monde de nouveau des émeutes de la faim parce que les gens les plus pauvres ne pourront pas se nourrir. Et ce n'est même pas l'intérêt des pays producteurs de matières premières, qu'elles soient agricoles ou fossiles.

 

C'est donc l'agenda que nous avons déterminé et je vois bien les risques, mais pour moi il y a moins de risques à parler de vrais sujets qu'à passer un an à dialoguer de tout sauf de ce qui est important. Et je ne fais, en disant cela, qu'appliquer les règles que dans vos entreprises, vous appliquez au quotidien. Nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer les vraies questions qui posent problèmes pour l'avenir économique du monde. Nous ne pouvons pas le faire. Et c'est avec cette conviction que la France essayera d'organiser une présidence utile du G8 comme du G20. Je ne veux pas être trop long donc je répondrai à vos questions avec le plus de franchise qu'il m'est permis.

 

Nicolas Sarkozy

 

 

PS: Réponse à une première question:

 

  

QUESTION -- Monsieur le Président, merci pour cet exposé. Si je peux suivre tout de suite avec une question, vous avez mentionné qu'il y a maintenant une croissance mondiale autour de 5%, on remarque beaucoup d'optimisme de nouveau. Est-ce que ça ne rend pas votre tâche beaucoup plus difficile parce que vous avez-vous-même mentionné que si on est dos au mur, il est facile d'agir et de coordonner mais maintenant, il faut vraiment construire l'avenir, pas seulement combattre la crise mais construire l'avenir. Dans ces circonstances, est-ce que vous voyez vraiment la volonté de vos partenaires d'être associé à cette tâche énorme que vous allez entreprendre ?

 

LE PRESIDENT -- Écoutez, nous sommes au XXIe siècle depuis bientôt 11 années et nous continuons à décliner une organisation du XXe siècle. Je peux multiplier les exemples. J'ai toujours considéré comme profondément déraisonnable qu'il n'y ait pas un seul pays africain membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Un milliard d'habitants. Dans 30 ans, 2 milliards d'habitants. C'est l'organisation du XXe siècle, pas du XXIe. Je considère comme profondément déraisonnable que le continent sud-américain, à l'explosion économique et démographique salutaire, près de 500 millions d'habitants, n'ait pas un membre permanent du Conseil de sécurité. Et que dire de l'Inde ? Dans 20 ou dans 30 ans, le premier pays du monde par la démographie qui n'est pas non plus membre permanent du Conseil de sécurité, comme le Brésil, comme l'Afrique du Sud, comme le Mexique. Tout ceci n'a pas de sens.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Bretton Woods près de New York, une année de réunions, une année de réunions pour mettre en place un système monétaire. Il y avait à l'époque une seule économie, ce n'est faire injure à personne, l'économie américaine. Et donc, une seule monnaie, le dollar. Qui, ici, peut se lever pour dire que la situation du monde en 2011 a quelques rapports avec la situation du monde en 1945 ? Qui peut le dire ? Qui osera le dire ?

Je le dis pour nos amis d'outre-Atlantique et vous savez combien je suis attaché au partenariat et à l'amitié avec les Etats-Unis d'Amérique : personne ne veut affaiblir le dollar et le monde a besoin du dollar, le dollar est, le dollar restera la première monnaie du monde. 62% des réserves mondiales sont libellées en dollar, 82% des échanges commerciaux sont libellés en dollar. Mais je voudrais poser une question : monnaie prédominante signifie t-il monnaie unique ? Considérez-vous, vous qui êtes tellement ouverts sur le monde, que le yuan n'a pas d'importance ? Que le yuan n'existe pas ? Et n'est t-il pas normal que chacun -- je pense aux Japonais, je pense aux Chinois, je pense aux Américains -- agisse en matière monétaire de façon souvent unilatérale ? Qui peut leur reprocher qu'il n'y a pas de système multilatéral ? Qui peut leur reprocher ?

Il n'y a même pas un endroit, figurez-vous, où l'on parle monnaie. Le seul endroit où l'on parlait de monnaie -- je ne parle pas des banquiers centraux, mais la monnaie n'est pas simplement un enjeu économique, il est aussi au vrai sens du terme un enjeu politique, un enjeu commercial --, le seul endroit où l'on parlait de monnaie depuis 1975, c'est le G7 devenu G8. Il se trouve que je conteste la légitimité du G7 devenu G8 à parler monnaie pour une raison simple : c'est qu'au G8, il n'y a pas Chine. Comment peut-on dire à la Chine : « attention à vos excédents, attention à la valeur de votre monnaie », alors même qu'ils ne sont pas présents dans la seule enceinte où on discute de monnaie. Je parle sous le contrôle de Christine LAGARDE, qui participe aux travaux G8 des ministres des Finances, avec le talent qu'on lui connait. Ca n'a pas des sens. Les DTS, je crois, ont été crées il y a quelques décennies -- je pense que ça doit faire 40 ans ou 42 ans, je ne veux pas dire de bêtises, mais à mon avis c'est 42 ans -, les DTS sont un panier de monnaies. Y a-t-il le yuan dans ce panier de monnaies ? Non. Est-ce que l'on doit continuer comme cela ?

Depuis 1990, le monde a connu 42 crises de fuites de capitaux, c'est-à-dire qu'à 42 reprises depuis1990, des pays se sont littéralement vidés de leurs capitaux. On ne fait rien ? Ca ne nous intéresse pas ? Tout va bien ? Pour faire face à ce risque, les mêmes pays accumulent des réserves à des coûts faramineux. On ne fait rien ? On continue comme ça ? Et regardez Séoul, où nous amis Coréens qui ont très remarquablement présidé le G20, dans un terme d'image, l'incompréhension médiatique, en tout cas, entre les deux géants que sont les Etats-Unis et la Chine. C'était bon pour le climat des affaires dans le monde ou c'était mauvais ? Il faut continuer comme ça ? On va continuer à se reprocher les excédents des uns, les déficits des autres ? Et à l'arrivée, qu'est-ce que cela donne en termes de solutions ? J'ajoute d'ailleurs que comment reprocher à un pays de vouloir tellement exporter alors que tous nous voulons le faire ?

Donc, Professeur SCHWAB, moi, je parie sur la bonne volonté et sur l'intelligence de mes collègues qui comprennent parfaitement que les déséquilibres et leur poursuite pénaliseront chacun. Et que chacun doit faire un pas l'un vers l'autre pour définir l'architecture mondiale du XXIe siècle. Je suis calme, je sais bien que l'on ne va pas définir un nouveau système monétaire international en un an, mais posons les bases. Personne ne veut revenir aux taux de change fixe, cela va de soi, mais discutons de ces questions, apportons des réponses à ces questions, arrêtons avec l'instabilité. Vous avez besoin de stabilité. Comment pouvez-vous avoir de la stabilité s'il n'y a pas un cadre ?

Donc, Professeur, c'est plus difficile, c'est vrai, mais c'est tout aussi indispensable. Et je crois qu'en prenant les sujets de cette façon, on mettra chacun en situation de construire pour l'avenir. Si chacun d'entre nous se reproche ce qu'il a à reprocher à l'autre, on restera immobiles et tout le monde s'en trouvera pénalisé. Il faut voir -- et je termine par cela -- ce que c'est qu'un G20. Un G20, c'est entre 8 000 et 10 000 journalistes sur deux jours. Est-ce que c'est raisonnable de se retrouver deux jours avec 10 000, journalistes pour discuter de sujets périphériques et apporter des réponses, elles aussi, périphériques ? Cela fait bien longtemps que je sais que c'est dans l'œil du cyclone que la situation est la plus calme.

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Published by Nicolas Sarkozy - dans MONDIALISATION
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Marc d'Here 19/02/2011 16:16


Les ministres des Finances des pays du G20 se sont mis d'accord samedi à Paris sur une liste d'indicateurs destinés à mesurer les déséquilibres mondiaux, après d'âpres discussions avec la Chine,
longtemps réticente, a annoncé la présidence française de ce forum.

"On a un accord, tout le monde y a mis du sien", a-t-elle déclaré. La liste d'indicateurs entérinée ne prend pas en compte les réserves de change, l'une des mesures les plus controversées. La Chine
s'y opposait notamment car elle est accusée d'accumuler d'énormes réserves de change. Les indicateurs retenus concernent les déséquilibres internes à un pays (dette et déficits publics, épargne
privée) et les "déséquilibres externes", ainsi que le taux de change, a précisé la présidence du G20.


Marc d'Here 12/02/2011 15:26


En ligne avec les principes définis par le G20 sous présidence coréenne et après consultations avec l'ensemble de ses partenaires, la présidence française du G20 invitera les 5 pays suivants au
Sommet de Cannes les 3 et 4 novembre 2011 :


- Émirats Arabes Unis, Président du Conseil de Coopération des États du Golfe (CCG) ;
- Espagne
- Éthiopie, Président du Comité d'Orientation du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) ;
- Singapour, représentant le groupe « 3G » (Global Governance Group, qui regroupe 27 pays) ;
- La Présidence de l'Union Africaine (Guinée Équatoriale).


Marc d'Here 11/02/2011 09:51


DSK apporte son soutien aux propositions de réforme du système monétaire international formulées par Nicolas Sarkozy, ( sans le citer!) dans un discours prononcé à Ne-York.Il soutient aussi le
projet français d'accorder un rôle plus important aux DTS, l'unité de copte du FMI.


Marc d'Here 30/01/2011 09:30


Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé ce matin à Addis Abeba où il doit présenter, au sommet de l'Union africaine, ses priorités pour les G8 et G20.

Le séjour de Nicolas Sarkozy est le premier d'un chef de l'État français sur le sol éthiopien depuis celui de Georges Pompidou en 1973.

Le président français devait s'entretenir rapidement avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, avant d'assister à l'ouverture du 16e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de
l'UA.


Marc d'Here 29/01/2011 22:16


Egypte: déclaration conjointe de Sarkozy, Merkel et Cameron.


Nous sommes vivement préoccupés par les événements que nous observons en Egypte. Nous reconnaissons le rôle modérateur que le Président Moubarak a joué depuis de nombreuses années au Moyen Orient.
Nous lui demandons désormais de faire preuve de la même modération pour traiter la situation actuelle en Egypte.

Nous appelons le Président Moubarak à éviter à tout prix l'usage de la violence contre des civils sans armes et appelons les manifestants à exercer leur droit pacifiquement.

Il est essentiel que les réformes politiques, économiques et sociales à venir que le Président Moubarak a promises soient mises en œuvre pleinement et rapidement et qu'elles répondent aux
aspirations du peuple égyptien.

Les droits de l'homme et les libertés démocratiques doivent être pleinement respectés, y compris la liberté d'expression et de communication, notamment l'usage du téléphone et de l'Internet, ainsi
que le droit de réunion et de manifestation pacifiques.

Le peuple égyptien a des revendications légitimes et aspire à un avenir meilleur et plus juste. Nous appelons le Président Moubarak à engager un processus de changement qui se traduise à travers un
gouvernement à représentation élargie et des élections libres et justes. |