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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 08:07

 

Samedi 18 septembre avaient lieu à Mulhouse les 3èmes journées nationales de La Gauche Moderne.

 

Je vous propose le texte de mon ntervention... 

 

 

Dans les premières pages des Mémoires de Tony Blair, je relève deux phrases, dans lesquelles il évoque  ses adversaires: « Ils dénaturent vos intentions, ils se moquent de votre sincérité, de vos protestations de bonne foi, et du bien public. …Vos adversaires transforment vos envies de changement en atteintes aux libertés fondamentales… » 

 

Comme on le voit, c’est partout la même chose…Le problème c’est quand nos adversaires parviennent à convaincre l’opinion, à lui faire croire que c’est leur interprétation biaisée et trompeuse  de la politique menée  qui est la vraie.    Et aujourd’hui j’ai peur qu’on soit dans cette situation.   

 

En cette fin d’été, la  situation économique est en phase d'amélioration, comme le démontrent les chiffres de la croissance et de l’emploi,   les déclarations sur l'insécurité ont été plutôt bien accueillies par les Français, et pourtant Nicolas Sarkozy ne progresse pas dans les sondages d’opinion. Il stagne à un niveau très bas.  

 

Quelles sont les  raisons de cette désaffection prolongée …de cette « cassure » entre le Président et les Français ?  Elles sont multiples bien sûr :

-         la politique de réforme qui dérange et bouscule des intérêts corporatistes, des habitudes, des privilèges

-         la crise avec les difficultés sur l’emploi et le pouvoir d’achat

-         le comportement du Président qui surprend ou choque…

 

Tout cela joue, mais ce n’est pas l’essentiel, à mon sens.

 

La crise a fait évoluer l’électorat qui n’a plus les mêmes préoccupations qu’en 2007. Déçu, inquiet, désorienté, il  a une préoccupation prioritaire: la justice sociale, ou ce qu'il considère comme tel.

 

Il sait que des réformes sont nécessaires, mais il ne les accepte que s’il a le sentiment qu’elles sont justes et que tous y participent.   

Il sait qu’il y a des difficultés dues à la crise, mais il n’accepte d’en payer une partie du prix que s’il a le sentiment que tous prennent leur part de l’effort indispensable.

 

Or il y a dans l’opinion le sentiment très fort que Sarkozy agit « en faveur de riches », qu’il en est  proche, que sa politique est foncièrement injuste et que seuls les « petits », les faibles,  sont mis à contribution.   C’est faux, ou c’est en tous cas terriblement exagéré, caricatural.

Mais ce sentiment est installé, incrusté habilement dans l’esprit des gens, par l’opposition (politiques et journalistes  mêlés).

 

Aidée, il faut le dire,  par des erreurs de comportement du pouvoir, l’opposition  est parvenue à imposer cette idée de « tout pour les riches, rien pour les gens comme nous ». Et le symbole de cette politique c’est, bien sûr, le bouclier fiscal et l’application concrète, actuelle,  de cette injustice c’est le financement des retraites qui reposerait essentiellement sur les salariés les plus faibles.  

 

Voilà ce dont les électeurs (y compris une partie de  ceux qui votent pour la majorité) sont persuadés.

 

Quelle que soit la  politique économique et sociale du gouvernement, rien ne les  fera changer d’avis, tant que le bouclier fiscal demeurera en l’état. Toutes les  déclarations, tous les efforts, toutes les mesures, ne serviront à rien tant que ce bouclier demeurera et que, subsidiairement, le financement des retraites n’aura pas été revu. C'est la condition d'un retour à la crédibilité du pouvoir. 

 

Alors la politique à suivre est simple :

 

Il faut, compte tenu de la crise, suspendre, pour quelques années, le bouclier fiscal,

 

Il faut faire participer davantage financièrement les hauts revenus et les revenus du capital à la réforme des retraites.

 

La victoire en 2012 s’avèrerait très incertaine si ces deux  mesures n’étaient pas prises. Et n’en prendre qu’une ne serait que de peu d’utilité.  

 

Voilà ce que « La Gauche Moderne » devrait dire publiquement. Parce qu’elle représente le pilier gauche, l’aile sociale de la majorité c’est à elle de faire ces  propositions.

 

Si je comprends que Jean-Marie Bockel soit tenu à un certain devoir de réserve,  un devoir de solidarité gouvernementale, nous pouvons, nous,  parler plus librement et je souhaite que notre Parti puisse faire publiquement ces propositions, puisse   dire cela et le dire avec force.

 

Marc d’Héré

 

 

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

cellobello 26/09/2010 18:57


@ Elie Arié

Merci pour la précision.

Il me semble important que les acteurs économiques aient leur place aux côtés des dirigeants élus.

Ce qui me choque, c'est la diabolisation de ces acteurs.
Par exemple, le jeu qui consiste à faire croire que "homme d'affaires"= homme qui fait des affaires malhonnêtes, est un jeu destructeur: les grandes entreprises qui ont les moyens d'établir leurs
activités, voire leur siège, hors de France, le feront de plus en plus. La haine et les calomnies quotidiennes (qui font la fortune des médias) n'attirent personne.
De plus, c'est cracher sur les millions de gens qui travaillent dans ces entreprises.

Ce qui me révulse, c'est d'entendre les propos de Royal, d'Hamon et de la plupart de leurs amis.
Grâce à des astuces juridiques, la campagne du PS a été financée par un chef d'entreprise, symbole du luxe, qui en 30 ans s'est enrichi de façon extrême. En limitant les impôts versés grâce aux
fondations, à l'art et au Maroc.
Pire, c'est une équipe de publicistes qui a orchestré la campagne. En se moquant de ce qui était possible et en cédant au populisme.
Le double discours est à son comble.


Marc d'Here 21/09/2010 15:01


Dans le cadre des 3èmes journées nationales de La Gauche Moderne, quelques déclarations de Jean-Marie Bockel aux DNA:

"Dans le contexte du torrent de haine déversé à l'encontre du président de la République et de la crispation d'une opposition radicale mais dénuée de toute proposition, ma solidarité est d'autant
plus forte que ça tangue. -

"Ma position dans Gauche Moderne est dans la continuité de ma tentative de redressement du Parti socialiste. On me dit que j'étais dans l'aile droite du PS et que j'ai rejoint mon camp. Pas du tout
! C'est là un discours franco-français qui montre bien l'état dramatique dans lequel est le PS. En France, la gauche ne retrouvera pas sa place si elle n'évolue pas en profondeur.

....Moi, je suis resté comme il y a dix ans en phase avec la gauche européenne, qui me reconnaît comme l'un des siens. Elle continue à m'inviter et je poursuis la réflexion avec elle. J'incarne
cette gauche de demain. Est-ce Bockel qui a renié son idéal ? Ne serait-ce pas plutôt le PS qui s'est complètement fourvoyé par manque d'audace ?


Avant que la controverse sur les questions de sécurité ne naisse, j'ai rencontré le président de la République et il m'a confirmé très clairement qu'il ne peut y avoir de politique sécuritaire
durablement efficace que si elle est étroitement articulée avec une politique de prévention très large.

C'est lui qui m'a confié spontanément ma mission sur la prévention de la délinquance des jeunes. J'ai compris d'emblée qu'on ne serait pas dans le tout sécuritaire ni dans la surenchère. Je n'avais
pas de raison d'avoir des états d'âme puisque cette politique est en phase avec mes convictions.

Mon engagement dans la majorité est celui d'une formation politique, pas seulement d'un individu. Mon soutien à la majorité n'est pas lié aux aléas d'un remaniement ministériel, mais à la place
qu'aura Gauche Moderne dans la dernière période avant la présidentielle.


Marc d'Here 21/09/2010 14:55


Les 3èmes journées nationales de La Gauche Moderne tenues à Mulhouse ont connu un grand succès et ont marqué un pas de plus dans l'affirmation de La Gauche Moderne et de son Président. Si des
propositions ont été faites (dont l'article ci-dessus) pour rendre plus juste cet plus efficace la politique du gouvernement, le soutien sans faille de La Gauche Moderne au Président et au
gouvernement a été confirmé sans la moindre ambiguïté.

La Gauche Moderne s'afirme comme le pilier gauche de la majorité, son aile sociale.


Elie Arié 21/09/2010 14:24


@ celobello

Il ne s'agit pas, bien sûr, du choix du Fouquet's, mais du choix des invités; tous les politiques ont des relations avec les milieux d'affaires, mais la plupart cherchent à les dissimuler, et non à
les étaler.

On peut y rajouter le choix du yacht de Bolloré pour "se recueillir avant d'entamer sa fonction" (le mot "recueillement" évoque plutôt une retraite dans une abbaye trappiste...).

L'immaturité de Sarkozy ("je suis l'un d'entre vous!") est vraiment étonnante.


cellobello 20/09/2010 22:50


C'est une stratégie.
D'autant que le bouclier fiscal n'a de sens que s'il est perçu comme durable.
Or aujourd'hui, face au déchaînement médiatico-politique à l'égard des riches, nul "émigré" fiscal ne va prendre le risque de revenir.
Il me paraît toutefois souhaitable, politiquement, de garder quelques mesures du bouclier fiscal qui concernent les classes moyennes modestes, comme les mesures de succession.

Pour les retraites: pour toi, les "hauts salaires démarrent à combien?

Les salariés cotisent déjà sur la totalité de leur salaire:
- pour une offre de soins identique quel que soit le montant des cotisations et le nombre d'ayants droits(c'est très bien, mais de là à en rajouter en cotisations sociales…);
- la CSG et la CRDS sont déjà prélevés sur 97% du salaire quel qu'en soit le montant; alors en rajouter pour les retraites sécu, alors qu'ils toucheront au maximum 17k€ par an…(base 2010)

Qui sont les électeurs potentiels de LGM?

Il y a quelques chances qu'il y ait quelques électeurs potentiels de LGM qui gagnent plus de 35K€/an(le plafond annuel sécu , au-delà duquel il n'y a plus de contrepartie aux cotisations).
Mis en balance avec le nombre d'électeurs aux revenus modestes qu'une telle mesure(faire payer plus aux hauts salaires) séduirait… je suis dubitative…

A propos du Fouquet's: c'est vrai que çà fait popu. Tout touriste de passage à Paris, qu'il soit provincial ou étranger, s'y arrête pour prendre une consommation à la terrasse.
Au même prix que dans les autres bistrots des Champs.
Le Flore(le QG permanent de Mosco), çà fait quand même plus intello; mais les prix sont les mêmes; tout comme chez Lip, qui lui est inaccessible au commun des mortels;
Quant à l'hôtel particulier du bd St Germain qui a servi de QG à Ségolène, entretenue par Pierre Bergé, avec aux commandes une équipe de publicitaires de l'Oréal, c'est juste un symbole de
l'hypocrisie de l'intéressée et de ses amis.


Marc d'Here 20/09/2010 23:24



Je ne veux pas déterminer qui est riche et qui ne l'est pas...Ce qui compte c'est que les mesures prises montrent que les plus riches participent de manière juste. Tout cela est très subjectif,
au gouvernement à savoir quelles sont les limites.


Il faut que l'opinion ait le sentiment que la justice est respectée.



plus que 2 ans 20/09/2010 22:47


c'est pas grave ... ce sont les jeunes mariés qui vont payer. Mais,je suis prêt à parier que c'est encore un coup médiatique. On annonce la suppression de cet avantage pour les jeunes mariés et
Sarko, dans sa bonté généreuse, arbitrera dans le sens d'une suspension de cette mesure annoncée par Baroin, tout cela pour gagner quelques dixièmes de point de popularité. Pitoyable. Et dire qu'il
existe encore des irréductibles qui osent défendre ce personnage.


Marc d'Here 20/09/2010 23:21



Sarkozy a quelques défauts, mais la politique qu'il mène mérite qu'on le soutienne.



Elie Arié 20/09/2010 17:07


Bien sûr qu'avec le bouclier fiscal, on est dans le symbole; mais les symboles sont importants, en politique.

Réforme d'ailleurs très mal foutue: il aurait suffi de décaler de deux ans le bouclier fiscal, et remplacer les chèques aux contribuables fortunés, qui choquent tellement, par une déductibilité
fiscale de tout ce qui dépasse 50% du revenu imposable que personne n'aurait remarquée.

Reste qu'il y aura d'autres symboles plus difficiles à effacer, comme la soirée du Fouquet's.


Le Radis 20/09/2010 15:06


Suspendre un bouclier fiscal déjà bien insignifiant ?
Les vieilles habitudes socialistes reprennent vite les sociaux "libéraux".


Marc d'Here 20/09/2010 16:55



Je suis d'accor avec vous que le Bouclier fiscal n'est ni une mesure absolument scandaleuse, ni très coûteuse. Mais l'opposition socialiste et la presse qui lui sert de relais, sont parvenus à en
faire un symbole de l'injustice fiscale et sociale. C'est dommage et stupide, mais si on ne supprime pas ce symbole, on n'aura aucune chance de se débarasser de cette fausse image de
"gouvernement pour les riches"...Alors supprimons ce symbole et on recommencera à être entendu.



Marc d'Here 20/09/2010 13:17


D'autres déclarations de Jean-Marie Bockel:

Avant que la controverse sur les questions de sécurité ne naisse, j'ai rencontré le président de la République et il m'a confirmé très clairement qu'il ne peut y avoir de politique sécuritaire
durablement efficace que si elle est étroitement articulée avec une politique de prévention très large.
C'est lui qui m'a confié spontanément ma mission sur la prévention de la délinquance des jeunes . J'ai compris d'emblée qu'on ne serait pas dans le tout sécuritaire ni dans la surenchère. Je
n'avais pas de raison d'avoir des états d'âme puisque cette politique est en phase avec mes convictions.
Mon engagement dans la majorité est celui d'une formation politique, pas seulement d'un individu. Mon soutien à la majorité n'est pas lié aux aléas d'un remaniement ministériel, mais à la place
qu'aura Gauche Moderne dans la dernière période avant la présidentielle.


Marc d'Here 20/09/2010 13:16


Quelques déclarations de Jean-Marie Bockel aux DNA:

"Dans le contexte du torrent de haine déversé à l'encontre du président de la République et de la crispation d'une opposition radicale mais dénuée de toute proposition, ma solidarité est d'autant
plus forte que ça tangue. Ne pas mettre en avant, en ce moment, les nuances et les questionnements ne signifie pas qu'on ait abandonné l'esprit de la réforme juste".
-
"Ma position dans Gauche Moderne est dans la continuité de ma tentative de redressement du Parti socialiste. On me dit que j'étais dans l'aile droite du PS et que j'ai rejoint mon camp. Pas du tout
! C'est là un discours franco-français qui montre bien l'état dramatique dans lequel est le PS. En France, la gauche ne retrouvera pas sa place si elle n'évolue pas en profondeur.

....Moi, je suis resté comme il y a dix ans en phase avec la gauche européenne, qui me reconnaît comme l'un des siens. Elle continue à m'inviter et je poursuis la réflexion avec elle. J'incarne
cette gauche de demain. Est-ce Bockel qui a renié son idéal ? Ne serait-ce pas plutôt le PS qui s'est complètement fourvoyé par manque d'audace ?


Était-ce pour préserver votre poste au gouvernement ?
- Avant que la controverse sur les questions de sécurité ne naisse, j'ai rencontré le président de la République et il m'a confirmé très clairement qu'il ne peut y avoir de politique sécuritaire
durablement efficace que si elle est étroitement articulée avec une politique de prévention très large.
C'est lui qui m'a confié spontanément ma mission sur la prévention de la délinquance des jeunes (lire les DNA du 2 septembre). J'ai compris d'emblée qu'on ne serait pas dans le tout sécuritaire ni
dans la surenchère. Je n'avais pas de raison d'avoir des états d'âme puisque cette politique est en phase avec mes convictions.
Mon engagement dans la majorité est celui d'une formation politique, pas seulement d'un individu. Mon soutien à la majorité n'est pas lié aux aléas d'un remaniement ministériel, mais à la place
qu'aura Gauche Moderne dans la dernière période avant la présidentielle.