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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:12


Il est évident que La Gauche Moderne approuve sans réserves les nominations  de Didier Migaud comme Premier président  de la Cour des comptes  et de Michel Charasse au Conseil Constitutionnel.

 

Ces nominations que la compétence des  personnalités nommées rend indiscutables, ont aussi manifesté avec éclat  la volonté du Président de la République de poursuivre sa politique d’ouverture et formé un contraste saisissant avec les choix sectaires du parti socialiste qui, le même jour, prononçait l’exclusion de cinquante militants en Languedoc-Roussillon !

 

Elles s’inscrivent dans une démarche persévérante de modernisation de la démocratie française, promise par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne de 2007,  lorsqu'il évoquait " la démocratie irréprochable"   et entreprise dès le début de son quinquennat :
 

- nomination de ministres d’ouverture (Bernard Kouchner,  Eric Besson, Jean-Marie Bockel,  Jean-Pierre Jouyet,  Martin Hirsch, Fadéla Amara, Frédéric Mitterrand)  et de ministres exprimant la diversité...


-  aide à la nomination de Dominique Strauss-Kahn au FMI


- missions importantes confiées à des personnalités de gauche (Michel Rocard, Jack Lang, Claude Allègre, Jacques Attali, Claude Evin…)


- décision de confier la présidence de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale, la plus importante des commissions, à un membre de l’opposition
: aujourd'hui le socialiste Jérôme Cahuzac


-  révision de la Constitution qui limite certains pouvoirs de nomination du Président, donne des droits nouveaux d'initiative et de contrôle au Parlement et particulièrement à l’opposition qui voit augmenter  ses capacités d'intervention et  son temps de parole par rapport à celui de la majorité, donne d'importants droits nouveaux aux citoyens (droit de pétition, possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel de la constitutionnalité d’une loi…)


- pratique politique particulièrement libérale et démocratique : prise en compte du temps de parole du Président, liberté absolue de la presse (souvenons-nous du temps où François Mitterrand faisait écouter les journalistes) et défense de son existence grâce aux Etats Généraux de la presse, expression qui n’a jamais été aussi libre et critique de la majorité et même au sein du gouvernement…

 

Certains responsables de la majorité se sont montrés agacés ou  furieux de ces dernières nominations. On peut comprendre cette première réaction de  dépit de  personnalités venant de la droite chiraquienne, déçues de voir de nouveaux postes, de nouvelles responsabilités leur échapper quand elles avaient l’habitude de voir leur « clan » les occuper toutes sous l’ancien président !  

 

Pourtant,  eux-mêmes doivent se persuader que cette politique du Président ne peut, à moyen terme que leur être favorable.  En montrant qu’il refuse toute mise à l’écart ou toute exclusion pour raison politique, il manifeste un esprit républicain,  un respect de la démocratie et une volonté d’apaiser les relations entre majorité et opposition qui ne peuvent qu’être appréciés de nos concitoyens lassés du favoritisme manifesté en toutes occasions par la droite  chiraquienne et la gauche socialiste avant elle, ou   des luttes incessantes et souvent peu fondées que se livraient cette  gauche et cette  droite ! 

 

Par ailleurs, et cela est bien légitime, cette politique d’ouverture permettra d’élargir la majorité, ce qui, n’en doutons pas, sera grandement utile  lors des  élections décisives de 2012.  Au-delà du succès auquel cette politique contribuera,  elle permettra d’amplifier le soutien apporté  aux réformes  déjà entreprises comme à celles qui s’avèreront encore nécessaires.

 

L’ouverture, soyons-en persuadés, est  la condition du succès et  de la poursuite de la politique de  « réforme juste ».

 

Marc d’Héré

    

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Published by Marc d'Héré - dans démocratie
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commentaires

Elie Arié 02/03/2010 17:58


Quand Sarkozy 2 part en guerre contre Sarkozy 1:

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/03/02/quand-sarkozy-encense-les-fonctionnaires_1313527_823448.html


Lequel des deux l'emportera?


Marc d'Here 03/03/2010 09:44


Il n'y a pas 2 Sarkozy...Son intervention à Laon a été excellente et pédagogique. C'est  ce genre d'intervention et de contact direct qu'il faut poursuivre...Nul doute qu'il le fera. 


Elie Arié 02/03/2010 17:23


"L'analyse du cas Sarkozy est biaisée. "

Je crains que tu n'accordes à l'opposition une cohérence et une vertu d'entraînement qu'elle n'a pas, autrement que par défaut ("ça ne peut pas être pire").


Marc d'Here 03/03/2010 08:46


Rassure-toi, je n'accorde aucune cohérence à l'opposition... Pas la moindre! Mais la démagogie dont elle fait preuve peut marcher...un temps!



Elie Arié 02/03/2010 13:59


Une idée à développer dans ton article: les qualités pour conquérir le pouvoir ne sont pas les mêmes que celles pour l'exercer et le conserver.

Sarkozy, qui apparaissait comme une vraie "bête politique" jusqu'à la Présidentielle, est en train de perdre tout seul les prochaines élections, alors que, face à lui, il n'y a rien: ni projet, ni
leader, ni coalition.


Marc d'Here 02/03/2010 14:57


L'idée générale que tu exprimes est trop "bateau" pour que je la reprenne...C'est une évidence connue de tous!

L'analyse du cas Sarkozy est biaisée.


Elie Arié 02/03/2010 01:15


"je répondrai à ton impatience en traitant ce sujet dans un article "

Voilà qui s'annonce intéressant.
Le 22 Mars, lendemain de la déroute électorale, me semble une date très appropriée pour sa publication.
Et compte tenu de la façon dont les choses se présentent, je pense qu'il doit être déjà rédigé.


Marc d'Here 02/03/2010 12:18


Il est à peu près écrit dans ma tête...Mais attendons encore les résultats des régionales, qui ne seront pas forcément la déroute qui te fait frétiller, et quelques sondages sur la perception de
l'exécutif et du Président...Je ne veux pas faire un article superficiel et partial à la Kahn.

Donc bientôt, mais pas trop...En son temps!


sergiozz 01/03/2010 21:22


Oui, je suis impatient en particulier que vous me listiez les réalisations concrètes du gouvernement sur la ruralité (cf nos échanges sur un autre fil d'info). Mais, vous m'avez indiqué que vous ne
souhaitiez pas répondre, mais je ne perds pas espoir !


Marc d'Here 02/03/2010 07:59


bonne journée...


Elie Arié 01/03/2010 19:38


Allez, je vous donne un coup de main (il faut toujours tendre la main à ceux qui se noient) en vous soumettant l'analyse de jean-François Kahn.
______________________

Si j’en crois les derniers sondages, les intentions de vote en faveur de l’UMP reculent fortement et celles en faveur du PS progressent (30% pour le PS contre 29% pour l’UMP prévoit même une
enquête CSA) et l’Alsace, comme la Corse, passeraient à gauche. Détail croustillant : ce sont les électeurs âgés de 65 à 74 ans, c’est à dire ceux qui avaient de 22 à 33 ans en 1968 qui voteraient
le plus à gauche, la droite n’obtenant un bon score (38%) que chez les plus de 75 ans.

Or, regardons les choses froidement : Sarkozy s’est plutôt calmé ces dernières semaines…. moins vindicatif, moins compulsif, et il n’a ni commis de grosses boulettes ni tenu de propos scandaleux. A
l’évidence, il marche sur des œufs et multiplie les gestes en direction des Français les plus réticents à son endroit (dire, comme Martine Aubry, « Sarkozy méprise les agriculteurs », tout
simplement par ce qu’il se rend au salon de l’agriculture en clôture et non en ouverture est absurde. Aucun homme politique, par définition, surtout s’il est populiste et bonapartiste, ne méprise
les agriculteurs !). Alors pourquoi cette dégringolade dans l’opinion qui annonce sans doute une très, très sévère défaite aux régionales ?
Pour quatre raisons me semble-t-il.

1) Le décalage entre le discours sarkozyste, ultra volontariste, narcissique – « je dis, je veux, je décide, je promets » - et la réalité (ainsi l’annonce d’une baisse du chômage alors qu’il
continue de progresser ou l’échec en matière de sécurité malgré une rhétorique ultra sécuritaire), ce divorce, donc, entre le « dire » et le « faire », entre les fanfaronnades au sommet et les
perceptions à la base, entre les fanfares élyséennes et les fausses notes d’une vie quotidienne de plus en plus atonale, a fini par décrédibiliser presque totalement la communication
présidentielle. Même quand Sarkozy dit vrai ou juste ça ne passe plus. On n’y croit pas.

2) Cette distorsion est aggravée par l’abus de mensonges par un homme, finalement cynique, qui ne pense nullement que le professionnalisme politique implique le parler vrai, qui pense même
exactement le contraire. D’où sa phrase en Conseil des ministres : « faites moi du gros rouge qui tâche ». Hier, à la télévision, il annonçait qu’il ne s’engagerait pas personnellement dans les
élections régionales, parce que « ce n’était pas le rôle d’un président de tous les Français ». En fonction de quoi, il a multiplié les déplacements pour soutenir les candidats UMP et, ce matin
même, il reçoit à l’Elysée les têtes de liste en Ile de France pour les « recadrer », ce qui eut été inconcevable sous De Gaulle, Pompidou, Giscard ou Mitterrand. Résultat : sa « parole » s’en
trouve de plus en plus dévaluée.

3) En étant omniprésent – chaque jour une intervention « forte », une initiative « forte », un discours « fort », une annonce « forte »- en saturant les médias, en se mettant en avant à propos de
tout, en s’imposant sur toutes les photos, en se projetant sur tous les événements, y compris les faits divers, en faisant sauter tous les intermédiaires, Sarkozy a fini par polariser sur lui tous
les sujets de mécontentement et à faire de sa personne obsédante, ici un objet de culte, mais là, surtout, un objet d’exécration, et même d’irrationnelle répulsion.

4) Durant la première année de sa présidence, Sarkozy a multiplié les « réformes », comme disent ses partisans, souvent contestables (du moins nous en approuvâmes quelques unes et en contestâmes
beaucoup) mais qui correspondaient à ses promesses électorales. Il était donc démocratiquement légitime qu’il les mette en œuvre. Or, après la crise de septembre 2008, elles s’avérèrent inadéquates
et dangereuses. Il aurait pu, et du, alors, non pas mais se renier, expliquer que des conditions radicalement nouvelles nécessitaient de remettre en cause certaines décisions qui, justes au départ
(selon lui) risquaient de devenir calamiteuses à cause de la crise. Par pur amour propre il se l’est interdit. Il le paye aujourd’hui, et risque électoralement de la payer très cher.


Marc d'Here 01/03/2010 22:35


Quelques remarques justes, dans un océan d'erreurs et de caricatures...Du Kahn (un peu vieilli tout de même!)...

Comme je te le disais je répondrai à ton impatience en traitant ce sujet dans un article qui sera davantage tourné vers l'avenir et sur ce qu'il faut faire et changer pour la majorité (Président,
Premier ministre et autres) pour gagner à coup sûr.


Elie Arié 01/03/2010 19:31


J'aimerais que tu t'interroges sur les raisons de cet effondrement du Président et de sa majorité dans les sondages.

En t'accordant qu'il n'est certainement pas dû au dynamisme et au projet introuvable de l'opposition...ce qui signifie, pour utiliser un langage médical, qu'il est d'origine "endogène", et non pas
exogène.

D'où l'impossibilité d'améliorer les choses sans une autocritique dont on chercherait vainement l'ébauche sur ton blog...


Marc d'Here 01/03/2010 21:05



Sergiozz et toi être très impatients de savoir ce que je pense, ce qui est flatteur.

J'ai un long article en préparation dans lequel j'aborde un peu tes préoccupations, mais sous un autre angle plus positif et plus intéressant que le tien...En gros ce sera, "que changer pour
gagner sûrement"...et non pas la seule  analyse des causes. 

Sujet que j'aborderai donc quand cela me semblera bon.



marc d'Héré 01/03/2010 19:11


Nicolas Sarkozy a salué la "véritable révolution juridique" que constitue, selon lui, la réforme entrée en vigueur aujourd'hui permettant à tout justiciable de saisir de manière indirecte le
Conseil constitutionnel, lors d'un discours devant les Sages du Palais-Royal.

"Nous nous souviendrons de ce 1er mars 2010 qui marque une véritable révolution juridique" qui donne "un nouveau droit pour nos citoyens", a déclaré Nicolas Sarkozy. Il saluait ainsi la réforme
instaurant la "question prioritaire de constitutionnalité", qui permettra aux justiciables de contester une disposition législative déjà appliquée, au motif qu'elle porte atteinte aux droits et
libertés garantis par la Constitution.

Un justiciable pourra saisir indirectement les Sages au cours d'un procès (sauf en cour d'assises), devant toute juridiction relevant du Conseil d'Etat ou de la Cour de cassation, dans "un écrit
distinct et motivé".

AFP

Une avancée de la démocratie, que nous devons à Sarkozy et qui ne peut que satisfaire la gauche. Tu vois Elie, encore une réalisation concrète!


Marc d'Here 01/03/2010 19:20


Voilà un exemple de réalisation concrète, pour le duo Sergiozz/ Arié...


Elie Arié 01/03/2010 19:05


Il va falloir maintenant passer à l'ouverture à l'opinion publique:


"La cote de Sarkozy cède 3 points, celle de Fillon 5, selon LH2"


http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41825661@7-37,0.html


Marc d'Here 01/03/2010 19:17


4ème commentaire de ta part, dans la même journée, sur les mauvais sondages pour la majorité...Tu frétilles....Tu frétilles

C'est difficile c'est vrai, mais cela passera...


Elie Arié 01/03/2010 15:17


D'ailleurs, notre plus grande banque applique déjà la règle des "trois tiers":

http://www.lesmotsontunsens.com/bnp-1-milliard-pour-4000-traders-60-millions-pour-40000-salaries-7200


Marc d'Here 01/03/2010 19:14



Il n'y a pas de règle des 3 tiers, mais une négociation entre partenaires sociaux...Je me demande si tu lis les réponses que l'on te fait