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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 06:37

 

par Sophie Coignard, Lepoint.fr

 

 

 

                

Jeudi 23 octobre, réunion des chefs d'État et de gouvernement sociaux-démocrates à Paris. C'est l'occasion, pour François Hollande, d'apparaître en haut d'un pupitre, devant des tentures rouges, pour raconter des banalités sur le climat, le terrorisme ou la croissance européenne.

Une fois de plus, le président se détermine en fonction de ce qu'il préfère, de ce qui le magnétise : les médias. Dans les sommets européens, il s'est fait remarquer par son obsession prépondérante : la conférence de presse qui clôture l'événement. Dans Lucky Luke, Averell Dalton passe son temps à demander : "Quand est-ce qu'on mange ?" Avec Hollande, c'est : "Quand est-ce qu'on parle devant les caméras ?" À mi-quinquennat, moment de bascule, Hollande n'a rien à envier à Nicolas Sarkozy, auquel on a tant reproché son égotisme, l'étalage de son malheur puis de son bonheur conjugal, la confusion de son aventure personnelle avec le destin du pays.

Quand il réalise ce que tout le monde sait déjà, que la courbe du chômage ne sera pas inversée avant la fin de 2013, le président fait un caprice : si le chômage n'a toujours pas baissé avant la fin de son septennat, il ne se représentera pas en 2017. Na, voilà, disent les enfants dans les cours de récréation, parce qu'ils n'ont pas fini de grandir, et qu'ils croient encore que le monde tourne autour de leur nombril.

Le retour des méchantes blagues

Après six mois à Matignon, il est d'usage que le Premier ministre reçoive des mains du président les insignes de grand croix de l'Ordre national du mérite. François Hollande s'est plié à cette tradition le 21 octobre. Il ironise sur la référence que Georges Clemenceau représente pour Manuel Valls : "Je connais bien son parcours, parcours très long, ce qui vous laisse grand espoir. Il n'est pas devenu président de la République mais on peut aussi réussir son existence sans devenir président de la République."

La bonne double blague ! L'ancien premier secrétaire du PS tacle le chef du gouvernement sur ses ambitions présidentielles de plus en plus évidentes. C'est déjà moyennement élégant. Mais il répond aussi aux lignes écrites par son ex-compagne Valérie Trierweiler dans son livre, lignes qui racontent comment, aux yeux de Hollande, Fabius a raté sa vie parce qu'il n'est pas parvenu jusqu'à l'Élysée. Faut-il être autocentré pour s'intéresser deux fois à soi dans la même phrase, lors d'une allocution destinée à exalter les mérites d'un autre !

Il est bien d'autres signes de cette dévotion présidentielle à sa propre personne. L'un des derniers en date figurait au détour d'un long article du Monde publié il y a une semaine. Interrogé sur le moral du président, le secrétaire général de l'Élysée Jean-Pierre Jouyet répond que celui-ci va bien, mais qu'il n'aurait pas dit la même chose au moment de la sortie de Merci pour ce moment. Cela signifie-t-il, par hasard, que le chef de l'État se préoccupe plus de ses petites affaires de coeur ou d'image que du sort des Français ?

 

 

 

 

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Published by Sophie Coignard, Le Point.fr - dans Vie Politique
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