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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 08:31

 

 

Extrait de l'ouvrage "Plus belle la Gauche- Pour une gauche moderne", de Marc d'Héré et Gilles Casanova...

 

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La révolution technologique des dernières décennies et la mondialisation des échanges ont profondément transformé notre environnement, nos modes de production et de consommation, nos conditions de vie. Une société à dominante industrielle composée de grandes masses homogènes a progressivement laissé place à une société, hétérogène, fragmentée, une société dominée par les services et les activités du savoir, où les choix, les besoins et les attentes s’individualisent, où la concurrence s’exacerbe, où les liens sociaux se distendent. D’une société relativement stable et aux évolutions progressives et prévisibles pour chacun, on est passé à une société déconcertante, mouvante et précaire. Cette mutation mal comprise et mal appréhendée, l’affaiblissement des repères et des encadrements collectifs traditionnels sans qu’aucun autre ne se soit imposé, la perte d’énergie d’une démocratie insuffisamment participative, sont la source d’un malaise collectif et provoquent des déséquilibres que sont venus aggraver, en France, l’absence depuis 20 ans de projet politique mobilisateur, le maintien d’une organisation administrative ankylosée, dont plus personne ne sait à quoi elle sert mais dont tous ressentent combien elle nous coûte, la persistance d’inégalités injustifiables et une situation économique qui ne s’améliorait plus durablement – avant même la crise mondiale. Le sentiment d’abattement, la morosité, le retrait civique qui en résultent, ou à l’inverse le recours à la violence, nous contraignent à rechercher des solutions qui, nous le savons bien, ne peuvent être celles d’hier.

 

La gauche, ontologiquement préservée des dérives ultra-libérales, qui s’est longtemps voulue acteur du progrès et s’est toujours prétendue attentive aux exigences de justice et de cohésion sociale, aurait pu et dû mieux que d’autres incarner ce changement nécessaire, et en proposer les voies. A la différence d’une grande partie de leurs homologues européens, les socialistes français n’ont pu, et ne pourront sans doute pas davantage dans l’avenir, remplir ce rôle. La vision du monde qu’ils délivrent à l’usage de leurs électeurs, se cantonne à la diabolisation d’un capitalisme jugé intrinsèquement et définitivement « mauvais » – sans indiquer en rien les voies d’une nouvelle façon de produire les richesses – au refus de toute modernisation d’essence libérale qu’ils qualifient systématiquement de régression ultra-libérale et à un hypocrite et illusoire discours de résistance à la mondialisation auquel jamais aucun acte, durant les périodes ou ils ont été aux affaires, n’a donné consistance. Encore marqués par le sentiment que la gauche ne peut se rassembler ou attirer les suffrages que par une référence à la culture marxiste, enfermés dans les dogmes d’un programme socialiste qui renvoie à un monde qui a cessé définitivement d’exister, écartelés entre un réalisme économique sans souffle lorsqu’ils sont aux affaires et un alter mondialisme spontané lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils brandissent les recettes de la social-démocratie d’hier, où le recours à l’assistance et à l’accroissement continu de la dépense publique faisait figure de baume universel, et ne peuvent offrir la moindre perspective. A regarder l’avenir dans le rétroviseur on ne fait que ressusciter un fantôme, celui de l’économie administrée. L’archaïsme des militants rassemblés sur ces bases et qui ne se renouvellent plus guère, la peur du changement exprimée par leurs électeurs issus de la fonction publique vis-à-vis desquels ils n’ont jamais fait œuvre de pédagogie, leur regards de Chimène pour la gauche protestataire dont ils évitent de trop s’éloigner pour ne pas perdre son soutien au second tour des élections, leur interdisent toute proposition novatrice et réaliste, les condamnent à l’immobilisme. Révolutionnaires il y a 40 ans quand toute la gauche européenne était sociale démocrate, les socialistes français se sont, sans le dire et avec un remords qu’ils ne peuvent dissimuler, convertis à une social-démocratie qui a épuisé ses capacités de création et d’innovation,  à l’heure où leurs homologues sont devenus sociaux libéraux. Toujours en retard d’une guerre et d’une idée, à moins qu’ils n’aient jamais été sincères dans leurs proclamations et ne le soient pas davantage aujourd’hui, ils sont engagés sur le chemin d’un déclin qui pour être lent n’en n’est pas moins inéluctable.

 

Face à cette gauche archaïque et nostalgique, réduite à la protestation et figée dans le respect des vaches sacrées que sont les avantages catégoriels et les situations acquises – dont le maintien, loin de garantir l’avenir renforce sa menace – une autre gauche a la lucidité et le courage de dire que le progrès social est aujourd’hui assis sur les succès économiques et sur les réformes de structure d’une société qui doit sortir du conservatisme.

Être de gauche aujourd’hui c’est vouloir réaliser un nouveau consensus social autour du projet d’une société dynamique, ouverte et solidaire, permettant une croissance forte et durable dont puisse profiter le plus grand nombre, assise sur la responsabilité, l’équité et la justice. C’est vouloir un mode de production de la richesse mieux contrôlé mais vigoureux, car avant de la répartir équitablement encore faut-il avoir produit cette richesse. C’est vouloir que le capitalisme – car nous n’avons pas encore de système alternatif à celui-ci – réponde à l’équilibre entre la liberté qui permet cette production de richesse et la régulation qui permet l’optimisation de son utilisation, entre le « libéral » et le « social », deux concepts que l’on veut arbitrairement opposer, quand s’impose leur complémentarité. C’est, au-delà des idéologies abstraites et des recettes dépassées, vouloir répondre, ici et maintenant aux questions que la vie pose aux gens. Pour apporter des solutions à cette crise, mais c’est aussi valable en situation de prospérité et de croissance, ce sont les orientations que nous proposons, compromis entre les dynamiques individuelles et les régulations collectives, les initiatives de la société civile et le volontarisme de l’État, les libertés et la solidarité, qui paraissent toujours les mieux adaptées.

Ce sont celles de ce courant de pensée tourné vers l’action qui s’est développé sous le nom de « social libéralisme », courant que nous prétendons incarner et dont la pertinence des analyses et des propositions est confirmée par la crise que nous vivons. En redonnant confiance dans l’avenir, il veut encourager chacun à réagir face aux difficultés, à s’engager dans la construction d’une société de croissance, de liberté et de justice, à s’affirmer acteur responsable d’une société où tous pourront se voir donner leur chance, une « société des possibles. »

 

Attentive à l’évolution du monde, résolument tournée vers l’avenir, engagée dans l’action, La Gauche Moderne, adaptation à notre époque et à notre société des aspirations fondamentales et des objectifs qui ont fait la gauche depuis deux siècles, représente un courant de pensée réformiste qui se trouve être le mieux placé pour contribuer à la rénovation intellectuelle, doctrinale, politique de la gauche, pour autant que cette dernière notion conserve encore tout son sens. Rénovation qui ne passe certainement pas aujourd’hui par une opposition frontale ou systématique à un Président et une majorité qui s’efforcent justement depuis plus de deux ans d’agir pour moderniser et transformer la France. Regroupant des militants venant de la gauche ou se reconnaissant en elle, La Gauche Moderne s’est clairement engagée dans la majorité présidentielle, car il lui est apparu que seul Nicolas Sarkozy, homme de mouvement, décidé à affronter les conservatismes, avait la volonté et la capacité de mettre en œuvre les changements nécessaires. En  soutenant la politique de réforme mise en œuvre depuis mai 2007 et en agissant pour qu’elle soit toujours plus équitable et plus solidaire, La Gauche Moderne permet à cette politique d’être mieux comprise, plus largement acceptée et lui donne ainsi davantage de chances de réussir.

 

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Published by Marc d'Here et Gilles Casanova - dans Réflexion politique
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commentaires

Gilles 25/07/2010 01:23


Quelle action ? Comme Bockel ? Visiter les prisons !! C'est clair qu'il est débordé au ministère de la justice

Quant à Aubry et son accession à la tête du PS, j'ai dénoncé les irrégularités !! Vous devriez en faire de même à l'encontre des Jeunes Pop'

Mais bon ! Quand on refuse le débat et de répondre à des questions pourtant simples... Il ne faut pas s'étonner


Gilles 23/07/2010 22:11


Rassurez-vous j'ai bien lu votre texte et ce n'est pas pour rien que j'ai dit que je soutenais Martine Aubry, personnage d'une grande crédibilité !

La Gauche moderne se félicite ? Première nouvelle ! Pour un parti qui doit quémander des places en positions éligibles pour les régionales c'est compréhensible !

Réforme juste dites-vous ? Soit, vous faites dans l'humour (et dans ce cas, je vous déconseille de faire carrière !), soit dans la provocation !

Il est vrai qu'il est juste de reverser 30 millions d'euros à Madame Bettencourt et qu'on demande encore à nos compatriotes de se serrer la ceinture !! Il est vrai qu'on demande aux collectivités
territoriales de faire des efforts lorsque l'Etat n'assume plus ses responsabilités, au risque de dégrader les services publics (que vous semblez avoir oublié à Gauche Moderne...), c'est vraiment
juste...

Sinon, Bockel ne s'ennuie pas trop dans son placard de la place Vendome, hormis le fait de visiter des prison de temps à autre...


Marc d'Here 24/07/2010 09:00



Je  persiste à penser que vous lisez fort mal nos textes et  comprenez mal notre action, c'est dommage.


Quand à la "crédiilité" de Martine Aubry, je vous rappellerai seulement les moyens qu'elle et son équipe ont utilisé pour "conquérir le PS....(vous vous souvenez?) et sa déclaration
sur la prolongation  nécessaire de l'âge de la retraite, puis son rétropédalage quelques jours plus tard.



Gilles 23/07/2010 21:16


MDR !!! Je n'ai jamais autant ri face à de telles inepties !

La gauche française a un temps de retard ? Mais que dire de votre courant et de votre parti qui n'est que l'ombre de lui-même au sein de l'échiquier politique ?

Où est la fibre sociale de Gauche moderne, cette Gauche moderne qui ambitionnait de remplacer le PS ? Dans un gouvernement qui impose à nos concitoyens le choix entre la demi-part fiscale ou l'APL
pour leurs enfants étudiants ? Une majorité qui trouve tout à fait normal qu'on verse 30 millions (sinon plus) à Madame Bettancourt au titre du bouclier fiscal ? Une majorité qui ose parler de
"méthodes fascistes" à l'encontre d'un journal dont le seul tort est de ne pas être à la solde de l'Elysée ?

Reconnaissez tout simplement comme Jean-Marie Bockel que vous avez changé de camp et vous feriez bien mieux de prendre votre carte à l'UMP, cela clarifierait les choses !

Car où est la sensibilité de gauche tant promise ? Où l'acte de décès de la Françafrique tant promis par Bockel il y a trois ans avant de se faire débarquer et mettre au placard pour avoir déplu à
feu Omar Bongo ? Il me semble que je ne l'ai pas vu s'offusquer lorsque la Françafrique a été célébré en grandes pompes il y a dix jours à peine sur les Champs Elysées !

Ce fameux social-libéralisme que vous défendez tant ne trouve personne preneur surtout pas dans des pays comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni où une politique parodiant le libéralisme les a conduits
tout droit au mur !

Lorsque je lis de telles bêtises, je me dis que je suis fier d'être au Parti socialiste et du travail accompli à ce jour par Martine Aubry (je précise : je n'ai pas voté pour sa motion, il y a deux
ans)


Marc d'Here 23/07/2010 21:58



Je crois que vous avez mal lu notre texte, ou que vous ne l'avez pas compris...Essayez à nouveau!


Le fait que vous souteniez Martine Aubry, est une information passionnante, je vous remercie de nous en informer!  ...Pour sa part,  La Gauche Moderne se félicite, elle, de
soutenir la politique de réforme juste du Président de la République.