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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 13:01

 

Jean-Marie Bockel, dans le quotidien "Les Echos" du 16 août 2010...

 

Tirs à balle réelle contre les forces de l'ordre, voitures et commerces incendiés, conflits armés entre bandes rivales sur fond d'économie souterraine, telle est la triste litanie des scènes de violence urbaines qui se succèdent à la une de l'actualité. Notre pays, qui souffre encore des conséquences de la crise financière, n'en peut plus de ces débordements qui impliquent des délinquants de plus en plus jeunes.

 

En me confiant une mission concernant la prévention de la délinquance, thème qui me mobilise depuis longtemps, le président de la République apporte un cinglant démenti à ses contempteurs qui voudraient l'enfermer dans l'image du tout répressif. La fermeté des réponses qu'il convient d'apporter pour faire prévaloir la loi républicaine est une priorité absolue que nul ne peut contester.

Mais il faut parallèlement tout mettre en oeuvre avec la même détermination pour traiter le plus en amont possible cette délinquance en associant élus locaux, acteurs associatifs, travailleurs sociaux, policiers, représentants de l'autorité judiciaire et de l'Education nationale. C'est la feuille de route fixée par le président de la République et je souhaite apporter ma contribution à cette politique d'ensemble, loin des anathèmes et des caricatures avec un souci d'efficacité et de dépassement des faux clivages.

 

Tel sera l'enjeu des assises nationales de la prévention de la délinquance que je me propose d'organiser en octobre prochain à Paris. Il est urgent de faire un inventaire des besoins, des moyens et des actions à mettre en oeuvre pour consolider les efforts entrepris depuis 2002 en matière de prévention de la délinquance.

 

Je crois nécessaire, à cet égard, d'en appeler à la responsabilité de l'ensemble des décideurs politiques locaux et nationaux. Les événements récents de Grenoble ou ceux survenus en banlieue parisienne ont profondément meurtri l'opinion. La loi de groupes violents régnant par l'intimidation et la terreur tant dans nos quartiers que dans les transports publics, ou dans l'enceinte de nos établissements scolaires ne peut l'emporter sur celle de la République. De tels actes visent la destruction de toutes formes d'autorité légale et l'anéantissement de notre conception du vivre ensemble. Face à une telle dérive, il est tout à fait salutaire que le président de la République ait été à l'unisson de l'émotion et de l'indignation exprimées par la majorité de nos concitoyens.

 

Pourtant de belles âmes ont cru devoir gloser sur une manoeuvre électoraliste, prétendument ourdie par le président de la République afin de ramener le thème de la sécurité au centre du débat politique. Je ferai simplement remarquer que ce sont les faits de délinquance et de violence qui se sont eux-mêmes invités au coeur de l'espace public. Le déni du réel n'est pas seulement une faiblesse de l'esprit, c'est aussi une faute contre l'exigence républicaine qui devrait transcender les passions partisanes.

 

Personne ne peut nier le volontarisme mis en oeuvre depuis l'élection présidentielle pour reconquérir des territoires qui semblaient avoir été délaissés par la République et répondre ainsi aux attentes des couches populaires. La gauche d'opposition, qui invoque la police de proximité comme une panacée, feint d'oublier que Lionel Jospin, quand il était Premier ministre, avait cédé aux pressions de l'aile angélique de sa majorité en refusant d'allouer à ce dispositif les moyens budgétaires demandés par le ministre de l'Intérieur de l'époque. Le Parti socialiste, qui porte en raison de ses atermoiements d'hier une lourde responsabilité dans l'aggravation des violences urbaines, se trouve à contretemps en refusant de voir que la donne a changé.

 

Les menaces qui mettent en danger le contrat social appellent des réponses novatrices.

 

Les mesures relatives à la sécurité intérieure mises en oeuvre avec un volontarisme exemplaire par le gouvernement ne constituent pas à elles seules le contenu de toute la politique de sécurité qu'il importe de mener. A l'évidence, la prévention de la délinquance ne peut plus être conçue comme une sorte de substitut aux politiques qualifiées péjorativement de sécuritaires, qui longtemps ont constitué le socle intellectuel d'une « culture de l'excuse » conduisant au délitement des politiques de sécurité. Pour autant, celles-ci ne peuvent se résumer aux seuls aspects répressifs.

 

Dur avec la délinquance, dur avec ses causes, disait Tony Blair. C'est exactement le sens de l'action gouvernementale et le sens de mon action dans le domaine de la prévention de la délinquance.

 

Il me paraît aujourd'hui en effet essentiel d'affiner nos propositions autour de trois axes fondamentaux : la responsabilité des parents, la lutte contre la récidive et le renforcement de la coordination des acteurs engagés dans les politiques de prévention de la délinquance, tant au niveau local que national.

Il existe à cet égard un vivier d'innovations locales et de bonnes pratiques qu'il convient de mieux articuler avec les politiques nationales et de généraliser.

 

Cette démarche ne saurait évidemment se concevoir sans concertation avec l'ensemble des partenaires engagés dans la lutte contre la délinquance juvénile, et notamment les élus locaux. Tel est l'enjeu des assises nationales de prévention de la délinquance qui seront suivies d'un rapport que je remettrai au président de la République.

J'entends ainsi apporter - avec pragmatisme et humanisme -ma contribution à la mise en oeuvre d'une politique équilibrée visant autant à restaurer l'autorité de l'Etat qu'à casser la spirale de la délinquance des mineurs, qui hypothèque l'avenir de notre société.

 

 

Jean-Marie Bockel, dans Les Echos

 

 

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Published by Jean-Marie Bockel dans "Les Echos" - dans Justice - sécurité
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commentaires

marc d'HERE 28/08/2010 13:15


Dans le cadre de la mission sur la prévention de la délinquance des jeunes confiée par le Président de la République à M. Jean-Marie Bockel, le secrétaire d’Etat à la Justice tiendra une conférence
de presse à la Chancellerie le mercredi 1er septembre 2010 à 9h.


JPG 21/08/2010 12:34


Vous m'avez mal lu. Je suis à 100 % pour une reconduite à la frontière des personnes se trouvant illégalement en France. Fussent-elles « rom »... Je m'oppose tout comme vous à l'angélisme de
beaucoup de personnes...


Marc d'Here 21/08/2010 13:50



OK. Je vous remercie de préciser les choses. Pardon de vous avoir mal compris.



Elie Arié 20/08/2010 22:53


Je n'ai traité personne de nazis (qui dérape?) ce qui signifierait génocidaires, mais je ne vois pas de différence entre ton argumentation ("des Roms ont commis des violences, il faut donc chasser
les Roms , même ceux qui n'ont commis aucun méfait") et celle de l'extrême-droite d'avant-guerre ("il y a des Juifs et des météques crapuleux, il faut donc s'en prendre à tous les Juifs et à tous
les métèques").

Tu l'as d'ailleurs parfaitement compris, c'est ça qui est le plus triste: quel intérêt d'une "aile gauche" de la majorité sarkozyste, si elle ne fait même pas sentir sa différence en se démarquant
de tels propos...qu'elle trouve "habiles"?

Je sais, la priorité, jusqu'en 2012, sera de faire plaisir à l'électorat d'extrême-droite...Mais si vous ne réagissez jamais: à quoi servez-vous? (pour votre proposition d'un moratoire sur le
bouclier fiscal, vous avez eu votre réponse).


Marc d'Here 20/08/2010 23:17



....



Elie Arié 20/08/2010 20:42


Et pour tenter de relever un peu le débat:

Henriette Asséo, historienne, professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales

Il n'existe pas en Europe de peuple qui ne soit modelé par l'histoire nationale ; la vision que, de part et d'autre de l'échiquier politique, on tente d'imposer d'un peuple tsigane, "nomade" par
nature, serait ridicule si elle n'avait pas des effets politiques dévastateurs.

Inspirés par la pensée néolibérale et le multiculturalisme anglo-saxon, les idéologues des institutions européennes ont forgé un mythe politique : celui de la "nation rom" comme minorité européenne
transnationale. Ils ne comptent pas en assumer les effets.

Les partis de gauche se drapent dans la posture inopérante de "l'antiracisme universel", confortant l'idée que les ressortissants tsiganes n'appartiennent pas à leur histoire nationale.

L'Etat manipule les catégories, mais il est aussi manipulé par les gouvernements de l'Europe balkanique qui profitent du droit communautaire pour se servir de leurs ressortissants "roms" comme
monnaie d'échange économique. Ainsi les accords négociés par Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, prévoient en échange du renvoi des "roms migrants", l'accueil par
les universités françaises d'un fort contingent d'étudiants roumains. Parmi ces derniers, de nombreux "roms" invisibles, comme le sont les roms ukrainiens ou polonais de l'industrie du bâtiment, ou
tchèques et yougoslaves des usines Peugeot à Sochaux.

la suite: www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/29/...ue_1393596_3232.html


Marc d'Here 20/08/2010 22:32



Quel intérêt?



Elie Arié 20/08/2010 20:06


"Il y a eu des évènements, qui c'est vrai ne t'ont pas choqué (ni les socialistes), du style mise à sac à coups de hache d'une gendarmerie et d'un village, il y a eu la multiplication d'occupations
illégales... "

Les Roms expulsés n'étaient les auteurs d'aucun délit, ils étaient simplement en situation illégale.

Je trouve franchement répugnante cette défense systématique de Sarkozy par des procédés de généralisation qui rappellent d'autres périodes (il y a aussi indiscutablement des Juifs auteurs de
méfaits...et même des Auvergnats), et je préfère arrêter ce débat, dont je ne tire qu'une conclusion: la "Gauche Moderne" rappelle étrangement l'extrême-droite d'avant-guerre.


Marc d'Here 20/08/2010 22:31



C'est ça, traite-nous de nazis, et de répugnants! Je t'approuve de cesser ce débat, ça vaut mieux, tu commençais à déraper et à dire n'importe quoi!



Elie Arié 20/08/2010 19:32


Je crois que tu n'as pas compris le commentaire précédent de JPG, qui estime que ce n'est pas parce que quelqu'un est Rom qu'il ne doit pas être reconduit à la frontière s'il est en situation
illégale - ce qui est l'évidence même.

Simplement, cette loi s'appliquant à tout le monde, Rom ou pas Rom, il était vraiment démagogique de mettre le paquet sur les Roms- comme s'ils constituaient un groupe ethnique à part, plus
dangereux que les autres.

D'autant que, comme tu le sais, ceux qui sont Roumains sont des citoyens membres de l' UE et pourront revenir sans qu'on puisse les en empêcher, une fois la prime de départ empochée...Mais, bon,
l'électoralisme a un coût.


Marc d'Here 20/08/2010 19:59



Il y a eu des évènements, qui c'est vrai ne t'ont pas choqué (ni les socialistes), du style mise à sac à coups de hache d'une gendarmerie et d'un village, il y a eu la multiplication
d'occupations illégales...


Tu te trompes, sur les possibilités de retour et des moyens nouveaux permettront de limiter fortement ces retours...


 Enfin, une déclaration d’Eric Besson, qui vient contredire toutes les déclarations de ces nouveaux pseudo défenseurs des droits de l'homme (Allemands notamment qui voulaient il y a
quelques années expulser vers une Yougoslavie en guerre des milliers de Roms!) : La France est le pays d’Europe le plus respectueux en matière de droits des étrangers et notamment des
étrangers en situation irrégulière, ou - soyons plus modestes – l’un des pays les plus respectueux, donc nous n’avons pas de leçons à recevoir.



marc d'HERE 20/08/2010 18:44


Une déclaration d’Eric Besson : La France est le pays d’Europe le plus respectueux en matière de droits des étrangers et notamment des étrangers en situation irrégulière, ou - soyons plus modestes
– l’un des pays les plus respectueux, donc nous n’avons pas de leçons à recevoir.


JPG 20/08/2010 16:30


Parce que certaines personnes sont « roms » elles ne devraient plus être en situation irrégulière et ne pas être reconduites à la frontière ? C'est un peu facile, il me semble.


Marc d'Here 20/08/2010 16:44



Vous pensez donc, qu'il ne faut en aucun cas les reconduire à la frontière...Vous pensez comme les socialistes qu'il ne faut expulser aucun "illégal" ou "clandestin"...C'est une chose
intéressante à savoir: si les socialistes revenaient au pouvoir il n'y aurait plus d'expulsions de clandestins!



Elie Arié 19/08/2010 22:39


"Sans doute les éminents journalistes dont tu parles ont-ils terminé leurs articles en appelant les Roms à venir dans leur pays...Confirme le moi...Sans cela on pourrait croire à leur
hypocrisie"

10 millions de Roms vivent actuellement en Europe. Si la Roumanie et la Hongrie restent les deux pays où habite leur grande majorité (entre 500 000 et 2,5 millions en Roumanie),l’Espagne constitue
le troisième pays d’accueil avec 725 000 Roms, soit 1,60% de la population (10% en Roumanie). En France et en Italie, leur population est d’environ 200 000 à 400 000 personnes.


Marc d'Here 20/08/2010 13:21



Cela n'a rien à voir avec ce que j'écrivais. Strictement rien à voir...Toujours ton incohérence!


Un progrès pourtant tu parviens à écrire 6 lignes sans évoquer Sarkozy et   sans  "annoncer" sa défaite en 2012. Tu t'améliores...Pourvu que ça dure!



Elie Arié 19/08/2010 21:17


Les commentaires que tu décides de censurer sont -comme pour toute censure- plus parlants que les tiens.

Comme celui-ci, par exemple:

http://tinyurl.com/36z89k6

N'est-ce pas?


Marc d'Here 20/08/2010 09:00



Tu écris n'importe quoi!


Je ne censure pas les commentaires et j'ai publié celui-là...Vérifie, tu verras que je l'ai publié hier avec une réponse de ma part.