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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 06:39

 

Par Robert Bellec...

 

On peut trouver des erreurs et des échecs  au quinquennat de Nicolas Sarkozy.

En gros, et en moyenne,  il a été bon, parfois excellent, parfois moins bon, mais pas parfait. Mais qui l’eut cru ?!!

Au fond , je crois que c’est ce qu’on lui reproche. C’est agaçant pour  une part des Français, surtout une certaine gauche,  qui détestent tout ce qui réussit, de voir ainsi quelqu’un qui surpasse, et de loin, les autres politiques. C’est inexcusable. La gauche plus encore, qui aurait rêvé, j’en suis sûr, d’avoir dans ses rangs un homme de cette trempe, elle aurait tout gagné avec un tel homme. Ne l’ayant pas, elle est mortifiée, envieuse, alors elle cogne. A tort et à travers, depuis  5 ans , avec une violence acharnée, avec mauvaise foi, avec haine, elle cogne. Avec l’appui inconditionnel de la plupart des médias, des rieurs, des réseaux, des autres partis, ça laissé tellement de traces que semble-t-il une chaise, ou au moins un lapin aurait battu Sarkozy ! Quel paradoxe !

 

Donc, des erreurs, oui. J’en ai moi-même énoncé et dénoncé un certain nombre, à commencer par le fait qu’il n’ait pas osé, en raison de la crise et en raison de son entourage, mener à son terme la rupture promise avec ce qu’il faut bien nommer le  Mitterrando-Chiraquisme. Lui-même a parfois persisté dans ces tristes errements, pour ne pas brusquer la société française, les syndicats, la droite bien-pensante, la gauche conservatrice. C’est un choix tactique discutable, et pour moi une erreur sur le fond, il eut fallu oser faire plus. Bon . Et alors ? Evidemment l’immobilisme Chiraquien  ne pouvait pas faire beaucoup d’erreurs, vu qu’il ne faisait rien qui puisse choquer les conservatismes de tous bords…

 

Mais quand j’entends les arguments des antisarkozystes viscéraux qui mordent ses basques depuis 5 ans comme des chiens, là  je me gausse ! Je me gausse.

Par exemple j’entends qu’il serait « incompétent », la preuve, l’augmentation de la dette sous son quinquennat. C’est une plaisanterie, et j’ai envie de m’y arrêter un peu  ci-dessous.

 Car c’est une pure ânerie. Et la plupart des autres exemples sont à l’avenant.

Pour commencer , réfléchissons un tant soit peu sur la dette.

La dette d’un Etat, de la France, n’est pas un problème en soi.

Vous avez bien lu,  et je vais m’en expliquer : ce  n’est pas un problème en soi.

Et même son niveau , plus  de 80 % du PIB, n’est pas non plus un problème en soi. Désolé de dénoncer ce poncif et cette fausse-évidence, mais non ce pas un problème en soi. Pourquoi ?

Ce qui pose problème, ce sont deux choses, un,  l’origine de la dette, et deux, la capacité à rembourser la dette, ce qui pose le problème du modèle de société, et de la qualité de la croissance, ou plutôt  de la croissance de qualité.

 Revenons sur l’origine de la dette. Que ce soit pour un particulier, une entreprise, un Etat,  s’endetter peut être légitime :  à deux conditions, dans deux circonstances. En premier lieu, en cas d’événement exceptionnel, de dépression économique globale, de guerre, la crise du pétrole, la crise mondiale de 2008, la réunification en Allemagne, bref, en cas de crise. En ce cas il faut décider de s’endetter au bon moment et ensuite mener un plan de désendettement, une fois le gros de la crise passé, faire les efforts nécessaire pour revenir à zéro, afin de pouvoir à nouveau s’endetter pour une prochaine crise éventuelle (mais ça ne suffit encore pas , l’autre condition est plus importante).

Est-ce bien ce qu’a fait le Mitterrando-Chiraquisme, et son avatar improbable le Jospinisme  ? Que nenni ! On s’est endetté pour des lubies en 81 alors qu’il eut fallu commencer à se désendetter, la crise du pétrole s’étant calmée, mais surtout on a continué  à s’endetter imperturbablement, résolument, avec un parfaite constance dans cette turpitude assumée, et ce  sans état d’âme pendant trois décennies ! . Et ce juste pour vivre au-dessus de ses moyens, consommer à crédit, fonctionner, être généreux à bon compte, dans un gentil train-train sans se poser de questions sur la marche du monde, jusqu’à cette mascarade imbécile des 35 heures, pendant que le monde préparait le prochain siècle !

Secondo, pour rester « vertueux », que peut-on  financer avec cette dette ? Il est légitime de s’endetter pour  financer des dépenses d’investissement productif, qui dans un second temps contribueront à rembourser la dette, par le surcroit de productivité que ces investissements auront permis. Au-delà de Keynes et du new deal de Roosevelt, il y aurait beaucoup à en dire, pour réunifier l’Allemagne par exemple, c’est acceptable, pour créer le chemin de fer, la métro parisien, des routes, l’électrification ( sans les soviets) la fibre optique, le grand Paris, mais aussi et surtout pour muscler nos entreprises, toutes nos entreprises !

Est-ce ce qu’a fait le Mitterrando-Chiraquisme ? Que nenni ! on a tranquillement financé des dépenses de fonctionnement croissantes, de la consommation, et des lubies diverses et variées comme ces fameuses 35 heures imbéciles.

On ne s’est jamais posé la question de quand et comment on allait pouvoir rembourser cette dette. L’Etat français, dirigé parait-il par des élites, s’est comporté comme  le pire du pire des ménages un peu débiles, car il y en a,  incapables de gérer leur budget, qu’on doit mettre en tutelle. Pire, sur le fond il semble qu’on ne se soit même pas interrogé sur la mécanique qui permet de rembourser la dette, les processus de création de richesse. Le mot, le concept même leur était inconnu.

 Voila ce qu’est le Miterrando-Chiraquisme, sa vraie nature. Une totale inconséquence, qui a détruit les ressorts de la société Française, qui l’a appauvrie, déstructurée, et qui si cela se poursuit, car Hollande est exactement sur les mêmes traces, finira de la ruiner.

Le monde entier qui nous regarde ébahi ne s’y trompe pas. Il regarde une France futile, frivole, inconsciente, aveugle, dans le déni des réalités, se diriger gaiement et la fleur au fusil vers cette catastrophe annoncée. Seul Sarkozy semble, pas assez je le concède, être conscient du problème et aller, pas assez, vers l’ébauche de solutions.

Mais avec quoi nous bassinent les media depuis des années ?  Le Président aurait été dans un restaurant, le Fouquet’s  . Quelle affaire !  Il aurait porté  une montre comme ci ou comme ça ! grave ! il aurait accepté une invitation sur un bateau pour se déstresser ! diantre ! Il aurait répondu du tac au tac à quelque abruti… oui, ça arrive, nul n’est parfait.

Bon, si le monde était un long fleuve tranquille, sans problème, sans crise grave, si la France  était solide et prospère, sans défis à relever, sans personne dans la misère, alors je pourrais comprendre les prétendus humoristes,  Bayrou, et autres Jean François Kahn  s’exciter tout rouges sur de telles babioles. Et la prétendue vulgarité ? C’est cet acharnement haineux, pervers, manipulatoire, qui est pour le coup, vulgaire. Pas plus que Coluche, Sarkozy n’est vulgaire, mais oui les chiens qui lui mordent les basques,   eux, sont vulgaires. Car jamais un homme politique n’a été à ce point traîné dans la boue avec une telle haine et une si parfaite  mauvaise foi.  

Je précise à nouveau que ne suis ni engagé, ni à l’UMP, et que suis en désaccord avec beaucoup de choix de Nicolas Sarkozy. Mais un minimum honnête, j’espère.

 

Alors oui si le monde était un long fleuve tranquille, sans problème, sans crise grave, si la France  était prospère, sans défis à relever, sans personne dans la misère, alors je pourrais peut-être banaliser ces stupidités.  Mais enfin, le monde est dangereux, la société française est au bord de l’apoplexie après trente ans d’aveuglement. Les solutions ne sont pas évidentes, les défis sont extrêmes. Donc ce qui m’intéresse ce n’est pas que le nouveau président soit comme je rêverais pour  mon gendre idéal. Sinon on a Drucker !

C’est juste de savoir s’il fera plus ou moins de mal au pays que l’autre  « gentil prodigue »  qui nous promet la lune mais n’a pas le début d’une idée de comment on y va, sur la lune. Et surtout pas le début de commencement d’une vision et d’une stratégie pour remettre la France en ordre de marche dans le monde tel qu’il est. Et que le  un pourcent de ce monde, que nous représentons, ne peut quand même pas avoir l’outrecuidance de vouloir le façonner intégralement à notre idée.

 Sur ce quinquennat, personne ne peut dire ce qui se serait passé si pour faire face à des circonstances exceptionnelles, on ne s’était pas endetté , car en phase de crise grave, c’est légitime.

Alors oui, l’une des erreurs est de n’avoir pas assez fait pour encourager la création de richesse, restaurer notre compétitivité.

Mais le reste, l’endettement, le chômage, le pouvoir d’achat, la croissance, soyons sérieux, personne n’aurait pu faire mieux, personne n’aurait pu faire autant. C’est vrai,  dans l’absolu, il aurait pu faire plus… mais reconnaissons que dans le contexte Français, c’était très difficile.

Il faut lui donner la chance de terminer l’œuvre commencée, sans quoi la France n’a aucune chance d’éviter de  toucher le fond,  peut-être sept à dix ans de malheur avant d’avoir une chance de redressement . Ce sera dur, très dur.

 

 Robert Bellec

 Lire aussi les propositions de Nicolas Sarkozy pour une France forte : http://libertesegales.canalblog.com/archives/2012/04/10/23982319.html

 

 

 

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Published by Robert Bellec - dans Présidentielle
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commentaires

sophie menton 28/04/2012 19:23

http://www.mediapart.fr/journal/economie/260412/laffairisme-sous-sarkozy-la-preuve-par-le-fsi