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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 07:44

 

Claude Imbert, Le Point du 17 mai...

 

La sidérante inculpation de DSK dynamite, dit-on, notre compétition présidentielle. Si ce n'était que cela ! Hélas, elle tétanise toute une nation. Et, selon les heures, l'indigne ou l'humilie. Tous nos cafés du commerce dissertent sur les "trous noirs" de la nature humaine. Ils daubent sur les folies des hommes que le pouvoir tourneboule. Sur ces sorcières du Sexe et de l'Argent qui font vaciller les princes. Et devant l'extraordinaire, on voit s'envoler l'ordinaire essaim des complots.

 

On devrait d'abord, par hygiène mentale, accepter une évidence : à douze mois d'une compétition nationale, il est absurde de proscrire l'imprévu. Voici donc le favori sondagier de l'élection favorite de la France, sinon foudroyé, du moins dans l'incapacité physique de concourir à l'Elysée. Mais songeons qu'en quelques mois notre village, informé et informatisé, fut électrisé par un séisme japonais avec son incidence nucléaire ; une crise financière inachevée qui peut naufrager des monnaies ; le haut risque terroriste après la mort de Ben Laden... L'imprévu est dans l'air du temps !

 

Image terrible : le grand seigneur de notre intelligentsia politique, le candidat le plus populaire à la plus populaire des élections, le patron aux mérites reconnus du FMI, le polyglotte flamboyant, le surdoué de l'informatique se voit exhibé, menotté, mâchoires serrées, sur tous les écrans de la planète. La France y découvre, et mieux que dans les feuilletons télé de Hollywood, les rigueurs de la procédure américaine. Elle apprend que les "experts" vont explorer la peau et l'ADN des deux protagonistes. Elle suppute quel miracle peut concocter, en faveur de DSK, l'avocat choisi, celui des grands bonnets et des causes désespérées.

Mais, au-delà, elle comprend qu'avec le Sexe et l'Argent, l'Amérique et la France jouent à fronts renversés.

En France, on cancane à l'envi sur la contamination de DSK par l'argent, sur la fortune de sa femme et sur une Porsche où il s'engouffre. Et, de même, on cancane encore sur le Fouquet's de Sarkozy. L'Amérique, elle, ne respire aucun soufre ni dans la Porsche ni dans le Fouquet's. Elle ne voit dans cette mauvaise fièvre française que l'héritage catholique d'un argent peccamineux. Et dans l'égalitarisme français, le noble habillage de l'envie.

En revanche, le sexe, lui, sent là-bas le fagot. L'adultère le plus fugace est interdit à tout responsable public. On se souvient du torrent d'anathèmes et d'insanités brandi contre le président Clinton. De l'acharnement contre le cinéaste Polanski. Et on ne compte plus les carrières de parlementaires tranchées par un coup de canif libertin. En France, au contraire, la tolérance sexuelle a fait les beaux jours de notre vie publique. Des "éléphants" respectés de la IIIe et de la IVe République fanfaronnaient dans des maisons fort peu closes. Et si un scandale, celui des ballets roses de Le Troquer, connut un épilogue judiciaire, on aura vu s'étouffer la plainte d'une servante d'hôtel contre un Antoine Pinay entreprenant. La France, comme l'Italie de Berlusconi et de ses séances de bunga-bunga, ne s'effarouche pas à l'excès d'une liberté sexuelle affichée.

 

Ces approches opposées font qu'aux Etats-Unis et en France les Codes ne traitent pas avec les mêmes imputations l'attouchement, l'agression, le harcèlement et le viol. Et la culture populaire découvre des enfers où nous ne voyons que des licences. Mais c'est aux Etats-Unis, dans les filets de la justice américaine, que DSK est tombé...

 

Depuis une à deux décennies, les femmes françaises réagissent avec une légitime exigence contre les complaisances machistes de nos moeurs. Mais l'onde de choc de l'affaire Strauss-Kahn gagnera aussi les prétentions nouvelles que la sacro-sainte "transparence" imposera. La "transparence" est partout, derrière l'oeil de chaque portable. Et le soupçon partout, derrière les foules détectives du Net. De l'homme public on exigera plus qu'une vocation, une "sainteté laïque" sous l'inquisition de Big Brother. Progrès ? On peut en douter.

 

Quel que soit le sort judiciaire de DSK, il est d'ores et déjà acquis que sa chute fragilise l'atout français au FMI. Et que la notoriété de sa disgrâce pèsera, dans l'outrance habituelle des réputations, sur celle de la France. Ce mauvais nuage passera.

Il pèsera en revanche plus longtemps, et avec l'exploitation démagogique des extrêmes, sur l'image de nos gouvernants. Il fait perdre au Parti socialiste son meilleur atout électoral. Par le jeu des contrastes, François Hollande, qui se présentait, avant l'épisode hors normes de l'affaire DSK, comme "un homme normal", s'en trouve fortifié. Sa Corrèze pondérée fait un marchepied rassurant face au Capitole new-yorkais et à sa roche Tarpéienne. Mais, une fois encore, trêve de pronostics !

 

La déflagration DSK est trop proche. Et la stupeur rend stupide.

 

Claude Imbert,

Le Point

 

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Published by Claude Imbert, Le Point - dans Réflexion politique
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commentaires

chassagne 31/05/2011 10:07


Plein accord avec Marc d' Héré,GC


Marc d'Here 31/05/2011 11:48



Merci, ami.



Marc d'Here 24/05/2011 00:11


Les socialistes sont bien préssés de tourner la page du socialiste Strauss-Kahn...


Marc d'Here 23/05/2011 16:56


Manuel Valls candidat à la primaire du PS. Il a raison de tenter sa chance...Ce serait le seul cndidat socialiste acceptable.


Elie Arié 23/05/2011 11:51


Marc d'Héré, qui s'amuse à me répondre indirectement, à la 3 ème personne, pour "ne pas se salir" (je vais donc faire comme lui...)continue à me prêter des intentions et des propos qui ne sont pas
les miens, puisque j'ai clairement écrit : "la comparaison (de DSK) avec l'affaire Woerth est, en grande partie, abusive"; je répète donc: "en grande partie".

Je ne suis pas responsable de ce que d'autres ont dit sur Woerth, et, sur l'affaire de la vente de l'hippodrome de Compiègne comme sur le cas DSK, j'attendrai que la Justice (saisie dans les deux
cas) se prononce pour en faire autant...et sans mettre sur le même plan le délit dont est accusé Woerth et le crime dont est accusé DSK.

Je m'en tiens donc à ce que j'ai dit sur Woerth, et laisse Marc d'Héré continuer à se salir en fréquentant ceux qui se sont empressés de le laisser tomber et qui ne sont pas des socialistes.


Marc d'Here 23/05/2011 18:34



N'insistons pas...Le pauvre!



cellobello 23/05/2011 09:29


"Les deux points précis que j'ai évoqués n'ont rien de calomnies; ils ont tout de même été jugés assez sérieux pour qu'il soit lâché par tous les siens, pour qu'il démissionne de ses fonctions de
trésorier de l' UMP et sa femme de son emploi chez de Maistre (pourquoi donc, s'il n'y avait pas conflit d'intérêts?), et pour que celui qu'on donnait comme Premier Ministrable se retrouve viré du
gouvernement."

Pourquoi donc?

Parce que les chiens ont toujours gain de cause. Parfois jusqu'à la mort. Et ceux qui osent le leur dire se trouvent lynchés à leur tour, jusque dans la tombe. Il en a été ainsi pour Mitterrand qui
a osé.

Ca ne signifie pas que Beregovoy ou Woerth soient des hommes malhonnêtes. Ca signifie juste que quand(pour Woerth) on supprime le supposé objet de sacandale (la liberté, pour sa femme, de mener sa
carrière professionnelle comme une femme libre; être trésorier d'un parti politique, ce qui, pour les chiens, est toujours malhonnête), ça ne suffit pas.
Donc, la détermination d'avoir sa peau était autre: l'empêcher d'aboutir la réforme des retraites. Ce qu'il risquait de réussir,en raison de sa compétence et de son refus de céder à la facilité de
laisser mourir le système de retraites par répartition de sa belle mort. Au détriment des plus faibles.


cellobello 23/05/2011 06:48


@E.ARIE

"Bel exercice de déni du réel."

Tous les jours, je lis plusieurs journaux et j'écoute les les infos sur plusieurs chaînes de radio et de télé.

Mais il est vrai que les tabloïd ne m'intéressent pas. Marianne inclus.


Elie Arié 22/05/2011 23:34


Les deux points précis que j'ai évoqués n'ont rien de calomnies; ils ont tout de même été jugés assez sérieux pour qu'il soit lâché par tous les siens, pour qu'il démissionne de ses fonctions de
trésorier de l' UMP et sa femme de son emploi chez de Maistre (pourquoi donc, s'il n'y avait pas conflit d'intérêts?), et pour que celui qu'on donnait comme Premier Ministrable se retrouve viré du
gouvernement.


Marc d'Here 23/05/2011 08:40



Tant pis, je continue à me salir en répondant à ça: Les deux points évoqués par Arié sont des réalités . Mais ce n'est évidemment pas le fait de dire qu'il était à la fois trésorier et
ministre qui ont représenté l'affaire Woerth!! C'est le fait, à partir de cette réalité de l'accuser d'avoir favorisé tel ou tel, d'avoir touché de l'argent, illégalement, pour la
campagne  électorale de 2007, d'avoir vendu illégalement un terrain...ETC..ETC.. toutes accusations  pour lesquelles, puisqu'elles n'étaient pas avérées, il aurait dû
bénéficier de la présomption d'innocence.


Arié confond tout...pour le faire bénéficier de la pésomption d'innocence, je vais faire comme si c'était par sottise.



Elie Arié 22/05/2011 22:43


Bel exercice de déni du réel.


Marc d'Here 22/05/2011 23:26



Arié, qui avait affirmé ne plus jamais écire sur ce blog, se répand à nouveau en calomnies et en arguments faussés, c'est assez pénible!  


Il n'est certes pas surprenant de le voir  poursuivre dans la "présomption d'innocence " sélective en donnant des arguments qui n'avaient rien à voir avec les crachats dont Eric Woerth était
abreuvé. On se servait, à l'époque, comme Arié aujourd'hui, de  réalités, pour alimenter accusations sans preuves et  calomnies.  Arié,  ne déçois jamais. Argumenter
avec lui donne toujours le sentiment de se salir un peu...


 



cellobello 22/05/2011 21:30


Pour DSK, l'expression "protégez-moi de mes amis" paraît la plus appropriée. Je n'ai ni lu ni entendu de propos antisémites.

Les seuls propos discriminants et rascistes, qui sont insistants, sont ceux qui, à l'instar de G. Halimi, nous expliquent qu' "une simple femme de ménage, noire de surcroît", n'a pas pu inventer
tout ça. L'érotisme serait-il réservé aux amis de Jean-Jacques Pauvert?


Elie Arié 22/05/2011 15:57


La comparaison avec Eric Woerth est, en grande partie, abusive.

-Être Ministre du Budget, chargé de lutter contre la fraude fiscale, et avoir sa femme qui travaille dans une société de conseils chargée d'aider les gros contribuables à échapper au fisc,

-Être Ministre du Budget et, simultanément, trésorier de l' UMP,

n'étaient pas des "suspicions", mais des états de fait bien réels posant des problèmes de conflits d'intérêts.


Marc d'Here 22/05/2011 20:16



Pas de surprise de voir quelqu'un comme Arié, poursuivre dans la "présomption d'innocence " sélective en donnant des arguments qui n'avaient rien à voir avec les crachats dont Eric Woerth était
abreuvé. On se servait, comme Arié, de ces réalités, pour alimenter les accusations et les calomnies. Bravo Arié, tu ne déçois jamais.