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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 13:33

 

 

Dominique Strauss-Kahn,  nous fait la danse du ventre, et il est vrai qu’il n’en manque pas. Il  fait le beau, mais incertain de sa grâce, il se fait « doubler » par sa femme dans les passages délicats. Manifestement l’idée de devenir Président vient agréablement caresser son ego mais le chemin à emprunter pour y arriver lui fait peur, et il ne se décide pas à s’y engager franchement. Il serait pourtant  si  simple de dire qu’il n’a pas l’intention de solliciter un deuxième mandat de directeur général du FMI…Il s’est bien gardé de le faire. Sans doute, malgré toute la Com’ qu’il met en branle, et qui est son vrai talent, n’est-il pas si rassuré, et on peut le comprendre. Il n’est pas certain de pouvoir triompher de ceux qui s’opposent à sa candidature, Hollande, Royal, Hamon et peut-être Aubry qui s’éloigne de plus en plus d’un prétendu accord marocain.

 Il faut dire que ce sont les militants socialistes (plus quelques sympathisants souvent d’extrême gauche) qui participeront aux primaires, et  qu’il n’a jamais été  à l’aise avec les militants. Par peur de se « compter », il n’a jamais osé déposer de motions lors des congrès du PS,  et il n’a sûrement pas oublié la défaite cinglante que lui a infligé Ségolène Royal lors des dernières primaires.

Et son meilleur argument, selon lequel il serait le seul, d’après les sondages, à pouvoir battre Sarkozy,  s’effondre ! Tous les socialistes battraient aujourd’hui le Président sortant !

Nicolas Sarkozy, justement, danse le tango : un pas en avant deux pas en arrière. Alors qu’il était engagé dans une opération de « re-présidentialisation » qu’il menait plutôt bien, des déclarations justifiées mais  à l’emporte pièces sur les magistrats, le lancement sans précautions d’un débat sur l’Islam, et une prudence légitime, mais obscurcie par les erreurs d’une ministre des Affaires étrangères heureusement remplacée,  sur les « révolutions arabes », sont venues  tout démolir. Sa bonne intervention dans l’émission « face aux Français », sur TF1, sa conférence de presse de haute tenue sur le G20, et sa visite appréciée du salon de l’agriculture, sont balayées. Il se retrouve à nouveau au plus bas dans les sondages alors qu’il progressait régulièrement. Et sa brève allocution sur la situation internationale, l'autre dimanche, n’a pas pu changer les choses.

Et le voilà  la cible de tous les représentants de  l’establishment -  hauts fonctionnaires, diplomates, magistrats ou enseignants -  qui ne l’ont jamais accepté, parce qu’il était étranger, d’origine familiale d’abord,  mais aussi étranger à leur monde, aux grandes écoles qui les ont formatés,   à leurs codes  et à leur hypocrisie « droit de l’hommiste » et  égalitariste alors qu’ils défendent farouchement leurs privilèges de caste, qu’ils sentent menacés. Emoustillés sans doute par les révolutions du sud méditerranéen, on les voit se lancer courageusement (mais souvent anonymement), à l’assaut du Président.  

Pour lui, donc, la situation n’est pas facile, même si on peut supposer qu’elle s’améliorera avec les bons résultats attendus (oui, ils se font attendre), sur le chômage et la lutte contre la délinquance et l’insécurité.  

Jean-Louis Borloo fait semblant de se préparer à entrer dans la danse. Habitué des pistes, virtuose dans un grand nombre de figures compliquées,  son talent en charme plus d’un,  mais  il ne se décidera sans doute pas. Nicolas Sarkozy, qui ne souhaite pas le voir candidat,  pourrait, après les sénatoriales, lui offrir le poste de Premier ministre,  ce qui permettrait  de récupérer in extremis l’électorat centriste qui sera bien utile, en abandonnant un Fillon qui perd semaine après semaine sa popularité, plus vite encore que le Président, et qui n’aura bientôt plus d’intérêt pour lui.

Dominique de Villepin et François Bayrou, paraissent avoir abandonné la danse du scalp qu’ils menaient autour de Nicolas Sarkozy, et adopté une attitude d’opposition plus digne et moins personnalisée.

Marine Le Pen, se fait remarquer dans une version modernisée de la moringue,  cette danse martiale,  toute en faux semblants. Inutile d’insister, moins on parle d’elle et mieux ça vaut,  mais il est certain qu’elle s’apprête, avec démagogie et talent,  à jouer un rôle important dans cette campagne. Espérons qu’elle s’arrêtera au premier tour, sur la piste  et ailleurs…

Et pendant ce temps-là, Jean-Marie Bockel,  spécialiste talentueux du  « slow », qui demande, on le sait, beaucoup de concentration et de subtilité,  prend encore quelques cours de danse avant d’oser se lancer sur la piste. Il pourrait pourtant le faire, il en a les capacités, il en a  la légitimité. Sa candidature permettrait d’offrir un choix complet  à gauche.  En effet, si la situation restait  ce qu’elle est,  l’électeur de gauche n’aurait le choix, lors de l’élection présidentielle, qu’entre l’irréalisme de l’extrême gauche  et l’immobilisme du PS.  Or, une autre gauche existe, réformiste, réaliste et responsable.  La Gauche Moderne, qui en est l’illustration,   se décidera-t-elle à présenter un candidat ? Je ne peux que le souhaiter.

Mais, tout cela n’est que supputations, le bal populaire vient juste d’entrouvrir  ses portes et les musiciens n’ont pas fini d’accorder leurs instruments… Des surprises sont certainement à venir. Encore un peu de patience…

Marc d’Héré

 

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Published by Marc d'Here - dans Présidentielle
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commentaires

Marc d'Here 28/03/2011 11:31


Dans un texte à paraître dans les jours qui viennent, cinquante députés PS demandent aux membres de leur parti de se rassembler derrière Martine Aubry, pour préparer la présidentielle de 2012.
Parmi les signataires de ce texte qui pourrait s’assimiler à "un appel à candidature" : l’ancien ministre de l’agriculture Jean Glavany et l’ex-Garde des Sceaux Marylise Lebranchu.

Et François Hollande qui confirme sa candidature, Royal qui ne décroche pas...DSK n'y est pas encore!


plus que 425 jours 09/03/2011 14:37


"Et le voilà la cible de tous les représentants de l’establishment - hauts fonctionnaires, diplomates, magistrats ou enseignants - qui ne l’ont jamais accepté, parce qu’il était étranger,..."

Pauvre Monsieur d'Here, Sarkozy est rejeté par tout le peuple. Affirmer que Sarko n'est pas accepté par l'establishment parce qu'il est étranger est une absurdité. La vérité, c'est que Sarkozy
n'est pas à la hauteur de la fonction présidentielle. La vérité, c'est que son élection de 2007 est une anomalie mais 53 % des français ont voté pour lui, c'est la démocratie. Les français ont cru
à ses slogans bidon, comme le travailler plus pour gagner plus. La France traînera le boulet de ce quinquennat très longtemps. Concernant Marine Le Pen, vous conviendrez que je suis très
perspicace, dans plusieurs posts, j'ai annoncé que Marine Le Pen ferait un carton en 2012. En effet, l'électorat lepeniste de 2002 que Sarko a réussi à siphonner par ses sornettes de la campagne
2007 est défintivement perdu pour lui. Ce qui est triste, c'est qu'il est capable de gagner en 2012 en cas d'élimination du candidat socialiste au 1er tour (le contraire peut aussi se produire ...
heureusement). Si une telle éventualité se produisait, sachez que les gens de gauche qui se sont déplacés en 2002 pour mettre un bulletin Chirac dans l'urne ne le feront pas une seconde fois pour
mettre un bulletin sarkozy dans l'urne. Donc, j'appelle de mes voeux un second tour "Sarko - candidat de gauche" avec une défaite sans appel de Sarko.


Marc d'Here 09/03/2011 14:50



Eh bien, nous verrons...Le peuple tranchera et ce sera bien...



Marc d'Here 09/03/2011 07:01


Montée du F.N. L'opposition devrait s'interroger sur sa propre responsabilité, au lieu de se contenter, comme à l'ordinaire, d'accuser le Président de la République.

« L’opposition doit s’interroger sur sa propre attitude, sur sa propre responsabilité », note François Fillon. « Depuis 4 ans, jour après jour, avec une violence extrême, le Parti socialiste
dénigre le président de la République en employant des formules dont les plus récentes sont absolument odieuses, cela a aussi une conséquence sur le débat politique ».


Elie Arié 08/03/2011 15:57


"étranger à leur monde, aux grandes écoles qui les ont formatés, à leurs codes"

Ce fut aussi le cas de De Gaulle, de Pompidou et de Mitterrand: sur 6 Présidents de la V ème République, seuls Giscard et Chirac sortaient du moule Sciences Po/ENA.