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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 13:06


Il y a quelques jours était déclenchée par le Front National, immédiatement suivi par plusieurs responsables de gauche une polémique contre Frédéric Mitterrand, utilisant de manière tendancieuse des passages d’un livre qu’il avait publié il y a quelques années, pour l’accuser de pédophilie et d’apologie du tourisme sexuel.  Ces attaques, foncièrement  injustes, et non dénuées pour certains d’une bonne dose d’homophobie, faisaient mine de se placer sur le plan d’une morale scandalisée,  alors qu’elles n’étaient que  politiques et avaient pour but principal d’attaquer, à travers un ministre emblématique et populaire, le Président et sa politique. Frédéric Mitterrand s’est bien défendu, d’une manière jugée sincère et  émouvante et le tribunal de l’opinion l’a absout, si l’on en croit un sondage et l’arrêt soudain de la chasse à l’homme. La démagogie a été cette fois-ci mise en échec. Ce n’est pas toujours le cas.

 

Quelques jours plus tard, naissait une nouvelle polémique, presque  aussi injuste, visant la candidature annoncée de Jean Sarkozy à la présidence de l’Epad. Tollé des socialistes et des opposants systématiques, constamment à la recherche d’une occasion d’attaquer le Président.  Refusant de considérer la légitimité de cet élu, ils utilisaient des arguments fallacieux ou très discutables comme l’âge ou le manque de diplôme (argument d’un élitisme surprenant), pour présenter cette candidature, certes maladroite, comme la marque d’un favoritisme scandaleux voire pour Bayrou (qui n’hésite pas à détourner le sens des mots) d’un « abus de pouvoir » ! 

Là encore, il s’agissait surtout, sous les dehors d’une indignation fortement exagérée – non dénuée du sentiment d’envie qui vise si souvent  ceux qui ont le tort de réussir -  d’attaquer le Président. Cette fois-ci, les arguments (qui contenaient une faible  part de vérité)  faisaient mouche dans l’opinion, la déformation de la réalité et la démagogie se montraient plus efficaces, et Jean Sarkozy a été conduit, sagement, à renoncer à cette candidature.

 

Et puis il y a l’affaire Clearstream, qui loin de se passer devant le seul tribunal compétent, est posée, en termes de coupables ou pas, devant une opinion, que l’on veut prendre à témoin, convaincre et gagner, alors qu’elle ignore l’essentiel de cette obscure affaire.

 

C’est d’abord Nicolas Sarkozy qui parle de « coupables » au lieu de « prévenus » lors d’une interview. Est-ce volonté d’influencer l’opinion ou les juges, comme certains l’ont immédiatement prétendu ? Ce serait bien maladroit et certainement de  peu d’efficacité. On peut plus vraisemblablement retenir la thèse du lapsus révélant le sentiment ou la conviction du Président. Quoiqu’il en soit, celui-ci aurait été  mieux inspiré en refusant de se prononcer sur cette question, en évitant de  l’évoquer devant l’opinion qui ne devait certainement pas être ainsi sollicitée alors que le procès se déroule et qu’il en  est partie civile.

 

Dominique de Villepin, lui, ne s’est pas privé de s’adresser abondamment à l’opinion et aux médias, en se présentant en victime persécutée, pour tenter de les influencer et ainsi, clairement dans son cas, faire pression sur les juges, qui seraient soupçonnés de complaisance envers le pouvoir dans le cas où ils le jugeraient coupable. Pourtant, on peut se demander si, cette multiplication de déclarations  souvent violentes et injurieuses vis-à-vis du Président, faites sous le coup d’une feinte indignation ou d’une colère mise en scène, ne l’a pas  conduit à commettre une faute qui, sous forme d’une sorte de   lapsus,  lui fait reconnaître sa culpabilité. Alors que Nicolas Sarkozy est censé avoir dit qu’il voulait voir « les coupables pendus à un croc de boucher », se gardant bien de citer quelque nom que ce soit,  Villepin a déclaré devant les journalistes, abattu après un réquisitoire implacable : « Sarkozy a déclaré vouloir me pendre à un croc de boucher… »….Ne serait-ce pas  avouer, sans le vouloir mais l’inconscient pousse si fort,  sa culpabilité ?  

 

Marc d’Héré

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

Elie Arie 23/10/2009 17:52


Puisque tu changes de sujet, je ne peux résister à l'envie de copier-coller un extrait d'un commentaire (prophétique) que j'avais posté ici-même, à ton article "Jean Sarkozy se confie au
Point":

"que la seule façon de rattraper cette erreur politique qui laissera longtemps des traces (...)  que Jean Sarkozy retire sa candidature le plus vite possible, avec un discours « noble » facile
à mettre au point ( « bien que choqué par la mauvaise foi des attaques dont je suis la cible, et déçu de l’incompréhension dont je suis victime, je renonce à la présidence de l’ EPAD pour ne pas
porter tort à la majorité présidentielle à laquelle j’appartiens » et blabla et blablabla).


Marc d'Here 23/10/2009 18:15


Bien vu.


marc d'HERE 23/10/2009 17:28


Le premier ministre François Fillon a estimé aujourd'hui, au lendemain de la décision du fils du chef de l'Etat Jean Sarkozy de renoncer à briguer la
présidence de l'Epad, que "cette prise de recul lui profitera(it) beaucoup".

"Sa candidature était légitime, son choix de se retirer, je pense, honore son engagement", a aussi estimé le premier ministre.

AFP



Elie Arie 23/10/2009 17:14


...qui ne s'est pas trouvé sur cette liste par hasard.


Marc d'Here 23/10/2009 17:30


Certainement...


Elie Arie 23/10/2009 16:19


Rappel utile des origines de l’affaire Clearstream par Jean-Pierre Chevènement :

http://www.chevenement.fr/Clearstream-Je-pense-que-Monsieur-Gergorin-est-le-manipulateur-en-chef_a857.html

Extrait :

"Il faut rappeler qu’au départ cette affaire est une affaire industrielle. Ce qui était en jeu, c’était la succession de Jean-Luc Lagardère à la tête d’EADS. Il y avait deux candidats : Noël
Forgeard dont Jean-Louis Gergorin était l’un des vice-présidents et Philippe Camus. L’opération visait à discréditer le couple Camus-Delmas. Une affaire sordide. On a ajouté, pour épicer le plat,
le nom de quatre hommes politiques, deux de droite, Monsieur Sarkozy qui avait été ministre du Budget et Monsieur Madelin qui avait été ministre de l’Economie et des Finances et deux de gauche, il
est vrai d’inspiration différente, Monsieur Strauss-Kahn, ancien ministre de l’Economie et des Finances et moi-même, qui avais été ministre de la Défense. (…) Au départ cette affaire est un
règlement de compte industriel. En centrant cette affaire sur la rivalité de Dominique de Villepin et de Nicolas Sarkozy, on la dénature inévitablement".



Marc d'Here 23/10/2009 17:11


C'est ce que dit Chevènement...