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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 11:32

 

Par Marie Visot, dans le Figaro.fr du 07 06 11...

 

En déplacement dans la Nièvre, le chef de l'État a exhorté les acteurs du soutien à l'export à travailler «en équipe». Il veut aussi de la solidarité entre les grands groupes et les petites entreprises.

 

 

 

«La mobilisation de nos entreprises à l'international est une priorité gouvernementale, le développement de l'emploi étant directement lié, dans une économie globalisée, à la part prise par les entreprises françaises dans le commerce international.» Mardi, en déplacement dans la Nièvre, le chef de l'État a remis le commerce extérieur sur le devant de la scène. Bien conscient de la situation de la France, qui voit ses parts de marchés grignotées à l'international depuis des années - «Nous avons un déficit de 51 milliards d'euros, l'Allemagne a un excédent de 150 milliards», a-t-il rappelé -, le chef de l'État refuse néanmoins «la fatalité».

 

Visitant l'un des ateliers de la Compagnie française du parquet, qui tente aujourd'hui de vendre ses productions à l'étranger, Nicolas Sarkozy a mis l'accent sur la nécessité de développer le tissu de PME à l'export et de développer «leur compétitivité». De fait, contrairement à notre voisin allemand, qui a su tisser un solide réseau d'entreprises moyennes exportatrices, capable de répondre à la demande mondiale, la France peine à avoir des entreprises dont la taille critique leur permettrait de se lancer sur les marchés internationaux. Raison pour laquelle il faut miser sur les meilleures d'entre elles. C'est la nouvelle mission confiée par le gouvernement à Ubifrance, l'agence publique chargée notamment d'accompagner les PME à l'international. Jusqu'à présent, celle-ci n'avait que des objectifs quantitatifs. Désormais, la qualité sera aussi de mise: «Ubifrance sera plus sélectif et emmènera davantage les entreprises qui ont un véritable potentiel à l'export», indique-t-on à Bercy. L'idée est qu'un tiers des PME qui ont bénéficié d'un accompagnement finissent effectivement par faire des affaires à l'étranger.

 

Au cours d'une table ronde à Cosne-Cours-sur-Loire consacrée à «la mobilisation et à l'accompagnement des entreprises dans leur démarche d'exportation», Nicolas Sarkozy a également exhorté les acteurs nationaux et locaux du soutien à l'export - l'État, Ubifrance, chambres de commerce, régions, etc.- à travailler ensemble, pour créer «une équipe». «Il faut que cessent les guerres de chapelle!», répète à tout va le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche. Ce dernier souhaite développer un guichet unique - des maisons de l'export en région - auquel les PME pourraient faire appel afin de se faire guider dans leur démarche. Et pour qu'elles ne se perdent plus dans le dédale d'offres de financement, Ubifrance, la Coface et Oséo auront désormais un catalogue unique d'offres.

 

Quant aux grands groupes, ils devront davantage jouer la carte de la solidarité avec les plus petites. Le 5 mai dernier, plusieurs d'entre eux ont signé une charte dans laquelle ils s'engageaient à consulter systématiquement la sous-traitance française pour leurs ventes à l'export, à développer le portage de PME ou encore à développer des indicateurs pour suivre la progression de la participation des PME françaises aux grands contrats export.

Sous-jacent à cette charte - même si aucune règle ne peut être écrite noir sur blanc, car la Commission européenne veille -, le gouvernement entend bien inciter les groupes à faire appel à davantage de sous-traitants français s'ils veulent continuer à bénéficier de certaines aides à l'export. Et «s'il le faut, nous les obligerons…», a quand même osé mardi le chef de l'État «On ne va quand même pas reprocher à la France de vouloir que les grandes entreprises françaises aident les petites. Il y a de la citoyenneté dans tout ça…», a-t-il conclu.

 

Marie Visot, Le Figaro

 

 

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Published by Marie Visot, Le Figaro - dans Economie et social
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commentaires

Elie Arié 09/06/2011 22:10


Le "comme toujours" est vraiment de trop.

Le grand défaut de Sarkozy (quel que soit le jugement que l'on porte sur sa politique) est de beaucoup trop parler et beaucoup trop tôt.

On ne reprochera pas à un Président de ne pas réussir tout ce qu'il tente; mais par cette incapacité à maîtriser des effets d'annonce que la suite vient démentir (on pourrait multiplier les
exemples à l'infini), il aura beaucoup nui à son image, en noyant ses réussites dans une marée de "succès" dont il aurait mieux fait d'attendre de voir comment ils tournaient avant de s'en vanter
prématurément.


Marc d'Here 09/06/2011 23:55



Mais, comme toujours chez Sarkozy, les actes (réussis ou non, c'est une autre question) accompagnent les discours.



Jean-Pierre 09/06/2011 14:04


Pour ce faire, il faudra un peu plus que des paroles et des incantations... Si l'on n'accepte pas de faire une VRAIE réforme fiscale pour favoriser le travail et la production de richesses par les
entreprises, les bonnes paroles ne serviront à RIEN...


Marc d'Here 09/06/2011 14:30



Il y a, bien sûr, comme toujours chez le Président  Sarkozy, des actes et des propositions qui accompagnent les discours



cellobello 08/06/2011 21:23


"Pour l'ensemble de la Protection Sociale, les Employeurs allemands contribuent à hauteur d'env.14% de la masse salariale. Les employeurs français à plus de 60%."

erratum: il s'agit, respectivement, de 14% et 60% des cotisations salariales versés par les Employeurs allemands et français.


cellobello 08/06/2011 20:25


L'exhortation aux Entreprises est, certes, importante.
Le développement des PME, peut-être (les conditions de travail et de salaires y sont souvent moins bonnes que dans les grandes entreprises).
Mais l'inégalité des Protections Sociales allemandes, selon les appartenances professionnelles et les lieux de résidence, n'est pas envisageable en France.
Ni l'inégalité salariale: il n'existe pas de SMIC en Allemagne: cela facilite le développement des PME de proximité;
Ni celle de l'Assurance Maladie: les Cotisations Sociales ne sont obligatoires que pour les salariés ayant des bas-salaires, dont le seuil est variable selon chaque Land (une loi de 1903). Aucune
obligation fédérale de participation faite aux employeurs ou à l'Etat. 157 caisses autonomes. Une participation des Employeurs dont le montant est directement lié aux rapports de forces.
Sur les 157 caisses, 88 sont annoncées en difficulté, une vingtaine menacées de faillite en 2011. Malgré une récente mise en place de peréquation. Le premier bilan vient d'être déposé par une
Caisse berlinoise. 170 000 cotisants en panne.
Pour l'ensemble de la Protection Sociale, les Employeurs allemands contribuent à hauteur d'env.14% de la masse salariale. Les employeurs français à plus de 60%.

Je n'ai malheureusement pas la solution. Il est vrai que, même si je l'avais, ça ne changerait pas grand-chose!