Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:47

Par Chantal Jouanno, interrogée par Pierre-Laurent Mazars dand le JDD du 19 décembre
...


Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, évoque pour le JDD les négociations de sommet de Copenhague.

 



Qu’est-ce qui a manqué à Copenhague?

Une organisation, d’abord. Il saute aux yeux que le système de l’ONU, tel qu’il est, est obsolète. Les négociations étaient totalement enlisées depuis mardi au moins. On allait sortir sans rien, vraiment.
Si Nicolas Sarkozy et Lula, le président brésilien, n’avaient pas exigé un accord politique, nous n’aurions rien eu à l’issue de Copenhague. C’est en grande partie dû à l’organisation même des Nations unies où le consensus est de règle. Dans un cadre aussi lourd, il était extrêmement difficile de réussir.
Le deuxième point concerne l’attitude totalement fermée de la Chine et de l’Inde, et la difficulté des Etats-Unis à aller loin dans les engagements. Mais toucher à la souveraineté des pays avec un système de décision à l’unanimité, c’est presque impossible.


L’échec est tout de même de taille. A l’issue de la conférence plénière, les Etats n’ont pas pu faire mieux que "prendre note" d’un accord dont on se demande finalement s’il en est vraiment un.

C’était un échec total, absolu, jusqu’à jeudi midi. Dès mardi, d’ailleurs, j’avais alerté sur le blocage dans nos groupes de négociation. Là, nous avons un accord politique qui nous déçoit, qui n’est pas à la hauteur de ce que l’on souhaitait, mais qui reste quand même une étape importante: il rassemble les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, l’Union européenne, le Canada, la Russie, au total 28 Etats et 90% des émissions de gaz à effet de serre de la planète.
C’est la première fois que ces pays s’engagent à publier – dans ce qui sera l’annexe de l’accord – leurs chiffres de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 ; ils s’engagent sur un système de vérification des actions qu’ils mettent en œuvre ; et ils s’engagent à mobiliser 100 milliards à l’horizon 2020, avec des financements innovants. C’est un vrai engagement des Vingt-Huit, et ça compte. La conférence ayant pris note de cet accord, tous les autres pays qui vont vouloir s’y rallier pourront le faire.


La pression restera-t-elle assez forte sur les dirigeants mondiaux?

Un accord politique est sur la table, avec un premier rendez-vous en janvier où tous les pays doivent publier leurs engagements, puis un deuxième à Bonn, et un troisième à Mexico pour finaliser les traités. Donc la machine est lancée. Je le répète : jeudi, il n’y avait plus de machine du tout… Nous, la France, Jean-Louis Borloo depuis deux ans et Nicolas Sarkozy à Copenhague, avons tout mis sur la table. Et ça a permis de sauver Copenhague, alors que certains pays souhaitaient profondément sortir sans rien.


Vous comprenez l’amertume des ONG?

Je la comprends, parce que cet accord n’est pas ce qu’on voulait, même si beaucoup d’ONG reconnaissent que c’est la première fois que des pays comme la Chine, l’Inde et les Etats-Unis s’engagent.


Que peut-on dire aujourd’hui aux petits Etats insulaires menacés par les océans et aux pays du Sud qui seront les premiers touchés par les conséquences du réchauffement?

On peut leur dire que, certes, on n’en est encore qu’aux objectifs, mais que nous avons désormais la garantie d’avoir les financements pour qu’ils puissent faire face aux changements climatiques ; on peut leur dire qu’on ne lâchera rien du sujet ; et que nous sommes déçus, mais de plus en plus déterminés.

Le JDD

Partager cet article

Repost 0
Published by Chantal Jouanno, dans le JDD - dans Environnement
commenter cet article

commentaires

marc d'HERE 24/01/2010 09:51


Nicolas Sarkozy veut poursuivre les négociations sur le climat à deux niveaux: avec les 192 pays de l'ONU et avec un groupe restreint. Lors de ses voeux au corps diplomatique, vendredi, le
président français a tiré les leçons de l'échec de la conférence de Copenhague sur le climat, qui n'est pas parvenue en décembre à un accord contraignant sur les émissions de CO2. Il a notamment
mis en cause la lourdeur du processus de décision à 192 au sein de l'ONU. "La principale leçon de Copenhague est qu'il n'est plus possible de négocier à 192 selon les mêmes procédures", a déclaré
Nicolas Sarkozy. Il veut poursuivre la négociation sur la lutte contre le réchauffement climatique selon un double processus : une négociation à 192, "car elle seule engage toute la communauté
internationale", et une négociation au sein du "groupe des 28", qui comprend les principaux Etats industrialisés et émergents, ainsi que des représentants des principales régions du monde.
JDD


marc d'HERE 22/12/2009 09:22


Nicolas Sarkozy reçoit aujourd'hui à l'Elysée pour un déjeuner de travail les principales organisations non gouvernementales et des personnalités investies dans la lutte contre le changement
climatique, qu'il avait déjà reçues le 10 décembre.

"Au lendemain de la conférence de Copenhague", et en présence des ministres Jean-Louis Borloo (Ecologie) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères), ainsi que de la secrétaire d'Etat en charge de
l'Ecologie Chantal Jouanno, le chef de l'Etat "dressera le bilan de l'action récente de la France dans la lutte contre le changement climatique et évoquera toutes les suites qu'il entend donner à
l'accord de Copenhague afin de prolonger l'engagement de la France dans ce domaine", a annoncé lundi l'Elysée dans un communiqué.

AFP


marc d'HERE 21/12/2009 08:46


Le Premier ministre français François Fillon a jugé lundi que l'accord de Copenhague sur le climat était "une étape essentielle" regrettant cependant qu'il ne soit pas allé "plus loin" mais tout en
se gardant de cibler Pékin où il se trouve en visite officielle.

"Bien sûr, la France comme l'ensemble de l'Union européenne, aurait souhaité que l'accord de Copenhague aille plus loin. Mais il y a un accord", a-t-il affirmé à l'occasion d'un forum réunissant
entreprises chinoises et françaises. "Copenhague a été une étape essentielle sur laquelle il nous faut désormais bâtir avec des rendez-vous importants prévus dans les mois qui viennent", a ajouté
M. Fillon pour qui l'accord signé "engage l'ensemble des signataires qui vont devoir préciser les mesures qu'ils prendront pour le respecter".

AFP