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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:16

 

Par Gilles Norroy

 

C’est le privilège du « militant de toujours » que d’avoir croisé le chemin de nombres de personnages.

Connaître leur histoire, explique leur présent et rend leur futur, hélas, prévisible.

 

Cambadélis qui devient Premier Secrétaire du Parti Socialiste est rentré à l’université en 1971, il avait 20 ans.

J’étais à cette époque le secrétaire général de l’UNEF de Nancy et un des dirigeants nationaux de l’Union des Grandes Ecoles.

Cambadelis qui se faisait appeler Kostas selon la tradition trotskyste était rapidement devenu un des responsables de l’Alliance des Jeunes pour le Socialisme, puis de l’Unef dont il avait organisé une scission.

Il restera responsable du syndicat étudiant jusqu’en 1984, il avait alors 33 ans…

 

Le coup de génie de Cambadélis aura été de s’emparer de la Mutuelle des étudiants la MNEF en usant de méthodes musclées.

Il transforma cette organisation en « open Bar » pour sa formation trotskyste puis par la suite pour le Parti Socialiste, ce qu’elle restera pendant près de 30 ans.

Nombre de cadres socialistes y trouvèrent des postes généreux de chargé de mission (comme Laurence Rossignol qui vient d’être nommée Secrétaire d’Etat à la famille et aux personnes âgées) ou des missions de consultant comme DSK.

 

Comme Julien Dray et d’autres dirigeants trotskystes, Cambadélis rejoint le Parti Socialiste au milieu des années 80.

Le PS d’alors était pour l’essentiel dirigé par les « profs barbus de la génération de 1981 », il manquait d’hommes de main énergiques.

Camba et ses anciens camarades firent merveille dans ce domaine. François Mitterrand le remarqua.

En 1988, il évince le député PS du 19 eme arrondissement en trouvant de nombreux militants d’un soir, désintéressés ?, dans quelques foyers pour travailleurs immigrés pour voter son investiture.

 

Elu député, sa carrière prend de l’ampleur.

En 1997 dans la période Jospin, il devient le numéro 2 du PS et se rapproche à partir de 2002 de DSK dont il devient le lieutenant.

En 2012, il essaie de devenir Premier Secrétaire mais les caciques lui préfèrent un militant moins encombrant Harlem Désir qui ne mettra pas beaucoup de temps à sortir des écrans radars.. La suite est connue.

 

Il faudrait trop de place pour évoquer le riche passé judiciaire de Cambadélis, ceux qui ont cette curiosité, se rendront avec intérêt sur le site de Wikipedia.

 

Cambadélis pour le résumer, est un aventurier de la politique. Avec ses costumes noirs, ses cheveux plaqués, son sourire carnassier et son regard trouble, il cultive d’ailleurs cette image qui convoque des souvenirs cinématographiques du Chicago des années 20.

Homme des coups tordus, il complète bien le dispositif voulu par le Président de la République pour essayer de sauver une situation rendue difficile par l’échec gouvernemental et le séisme des municipales.

 

Avec Manuel Valls Premier Ministre de la communication, Edwy Penel (lui aussi ancien trotskyste) pour mettre quelques.. saletés dans le ventilateur, et pourquoi pas quelques magistrats syndiqués, on voit que l’on se dirige vers la République du coup bas permanent.

Les Français ont montré en mars qu’il n’était pas si facile de les manipuler.

Il relève de la responsabilité des dirigeants qui veulent conduire le changement si attendu de prendre la mesure de ce qui les attend.

Cambadélis poursuit la tradition mitterrandienne de la politique florentine.

Cela n’a sans doute rien à voir avec ce que l’on pourrait attendre d’un débat politique républicain.

 

Au moment où l’on s’apprête à célébrer le souvenir de Jean-Jaurès mort en 1914 pour avoir porté avec génie des idées généreuses, il me prend l’envie de dire : « Jaurès réveille-toi, ils vont gâcher ton centenaire ! »

 

Gilles NORROY

 

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Published by Gilles Norroy - dans Vie Politique
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