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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 16:02

 

Les centres éducatifs fermés (CEF), petites structures réservées à des mineurs délinquants multirécidivistes créées en 2002, sont "d'ores et déjà une réussite", a estimé mardi le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel.

 

"Il faut faire une évaluation en continu, mais personne ne les remet en question, y compris ceux qui les critiquaient au départ", a déclaré M. Bockel à la presse, à l'issue d'une visite au CEF de Savigny-sur-Orge (Essonne), qui accueille au maximum 11 jeunes de 16 à 18 ans.

Selon la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), plus de 61% des mineurs passés par des CEF "ne sont plus impliqués dans une affaire pénale dans l'année qui suit la fin du placement".

Chaque CEF, ultime alternative à l'incarcération de ces mineurs au passé pénal chargé, héberge de 10 à 12 jeunes de 13 à 18 ans et compte une équipe de 25 personnes en moyenne. Selon la PJJ, 40 CEF, d'une capacité totale de 438 places, fonctionnent actuellement. D'ici à la fin 2011, il y en aura 49, pour 539 places.

 

En février, des violences avaient éclaté au CEF de Savigny-sur-Orge à la suite d'une dispute, lorsqu'un jeune avait introduit un pistolet dans l'établissement. Des syndicats d'éducateurs avaient alors dénoncé un manque de personnel spécialisé, évoquant "une structure d'enfermement avec un +habillage médico-social+".

 

A l'occasion de la visite de M. Bockel, le SNPES-PJJ a réitéré sa mise en garde face à la "dangerosité" de la situation, tant pour les jeunes que pour le personnel.

"On n'est pas avec des enfants de choeur, on le sait", a répondu une éducatrice sur place. "Il faut des gens volontaires, qui savent où ils mettent les pieds", a-t-elle ajouté.

"C'est un métier difficile", confirmait un de ses collègues.

 

Saluant le travail des équipes comme le concept de CEF, le secrétaire d'Etat à la Justice a également insisté sur la nécessaire prévention en amont de la délinquance des jeunes.

M. Bockel a rappelé avoir présenté en février un rapport préconisant une approche globale du problème, impliquant toutes les administrations concernées. Il a dit espérer organiser des "assises" à la fin de l'été ou au début de l'automne.

 

AFP et lepoint.fr

 

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Published by AFP et lepoint.fr - dans Justice - sécurité
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commentaires

sergiozz 23/04/2010 11:31


Franchement, je ne pense pas que la délinquance qu'on observe chez les jeunes provienne de la violence exercée au sein de la cellule familiale pour l'éducation. il s'agit plutôt de l'absence totale
d'éducation de la part de certains parents avec un laxisme extrême qui ne donne plus de limites à certains jeunes. Le fait que des gamins de 10- 12 ans errent dans les rues jusqu'à tard le soir ne
provient pas d'un excès de fessées à la maison ! Bien entendu, il est nécessaire d'analyser les conditions sociales dans lesquelles vivent ces familles et il serait bon de les améliorer en donnant
des perspectives d'avenir à la jeune génération. Il est donc nécessaire de conciler prévention et répression, ce n'est pas facile. Les fessées et les chatiments corporels ont disparu du monde de
l'éducation mais ce sont les éducateurs qui subissent les violences. C'est intolérable. Quand j'étais enfant, si l'instit me filait une claque, je n'en recevais pas une deuxième à la maison mais on
me disait que si j'avais eu une claque, c'est que je l'avais méritée. Aujourd'hui, lorsqu'un enseignant fait preuve d'autorité envers un gamin (sans violence physique), le grand frère ou le père du
gamin viennent le tabasser. C'est d'ailleurs pour cela que je soutenais la proposition de Ségolène Royal de nommer des militaires pour diriger certains établissements scolaires. C'est bien joli de
parler du problème de formation de France mais il faut savoir que dans certains établissements scolaires (dans le 9 - 3 en particulier), les enseignants ne peuvent pas "enseigner" étant donnée
l'absence de discipline, le laxisme des chefs d'établissement et l'absence de réels moyens de répression.


Jacqueline Cornet 22/04/2010 12:36


Pour ce qui est de la formation des parents, 20 pays d’Europe l’ont déjà mise en place, dont la Suède il y a plus de trente ans : les modèles existent donc et il est facile de s’y référer et de
prendre conscience du retard que nous avons pris, retard responsable de beaucoup de problèmes actuels. La France possède de très importantes structures d’accueil parental (maternités, PMI, CMP,
crèches…) où il serait facile d’organiser toutes sortes d’action d’aide à la parentalioté. Le léger coût de ces actions n’aurait rien à voir avec le coût des prisons ou des centres fermés , qui
sont bien sûr un mieux net par rapport aux prisons. Je pense qu’il serait bien qu’une personne comme Mr Bockel, dont les qualités humaines sont indéniables, alors qu’il note lui-même la nécessité
de faire de la prévention, soutienne le combat de Mme Edwige Antier contre la violence utilisée au motif d’éduquer.


Marc d'Here 22/04/2010 13:41



Il y a certainement une piste intéressante dans ce que tu avances...



Cornet Jacqueline 21/04/2010 11:22


Depuis plus de trente ans une multitude de travaux scientifiques émanant de toutes les contrées du monde démontrent les relations très étroites qui existent entre les violences reçues dans leur
enfance au titre de leur éducation et les violences que les jeunes exercent ensuite. Comment la France peut-elle encore refuser d’intégrer ces notions en refusant de faire évoluer l’éducation
intra-familiale comme 20 pays d’Europe l’ont déjà fait en décrétant l’abolition de l’usage des punitions corporelles et en proposant aux parents une formation/soutien à la parentalité. Si les
centres éducatifs fermés sont préférables à la prison, la prévention la plus efficace des comportements violents et/ou délinquants passe par la formation des parents, comme le demandent l'OMS,
lONU, l'UNICEF et le Conseil de l'Europe. Monsieur Bockel, qu'attend-on en France ???


Marc d'Here 21/04/2010 12:56



La formation des parents: pourquoi pas, mais formés par qui? au nom de quoi et de qui les former à telle ou telle attitude? Comment contraindre les parents à cette formation s'ils n'en veulent
pas? Voilà des question importantes je crois...Et je ne vois pas que ce soit au secrétaire d'Etat à la justice de s'en occuper.


Et puis, en admettant que cela soit acquis et fait, les conséquences éventuellement positives se feront sentir dans 10 ou 15 ans...


En attendant il faut aussi prendre des déciions de court terme, c'est aussi de la responsabilité du politique...Les centres éducatifs fermés peuvent être une de ces réponses de court terme et
cela relève du secrétaire d'Etat à la justice.