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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 07:09

Propos recueillis par Anne Rovan et Judith Waintraub, Le Figaro du 23 01
...

Le secrétaire d'État réclame une douzaine de places éligibles pour son parti, la Gauche moderne.

LE FIGARO. - Éric Besson, ancien PS comme vous, a acquis une visibilité que vous n'avez pas encore. Comment l'expliquez-vous ?


Jean-Marie BOCKEL.-
J'admets volontiers ce décalage, même si je pense qu'il est surtout dû aux fonctions éminentes d'Éric Besson au gouvernement. Nos stratégies sont différentes. Éric a choisi d'être le numéro trois de l'UMP et les Progressistes sont un club-parti dans l'UMP. La
Gauche moderne est la seule force politique de gauche au sein de la majorité qui soit indépendante de l'UMP. Le président de la République m'encourage d'ailleurs à cultiver cette spécificité. Il me dit : «Ne vous reniez pas !», «Allez-y !» Nous avons fait un énorme travail depuis 2007, mais je reconnais que nous n'avons pas encore pleinement affirmé notre positionnement sur le plan des idées. D'où notre colloque sur «les gauches dans la crise», aujourd'hui, et la lettre ouverte que notre conseil national va adresser dans la foulée à la majorité.


Qu'y a-t-il dans cette lettre ?

L'idée que si l'on veut se donner les moyens de la victoire en 2012, il faut prendre en compte les exigences de réforme juste que porte la Gauche moderne. Si nous avions un jour le sentiment d'une droitisation de la majorité, nous n'aurions plus rien à y faire. Le président a rassemblé la droite pour les régionales, jusqu'à ses franges, avec le MPF de Philippe de Villiers, et c'était nécessaire. Mais il faut voir au-delà. Pour gagner la «mère des batailles», la présidentielle de 2012, la majorité aura besoin de trouver des voix à gauche. La Gauche moderne, qui a soutenu Nicolas Sarkozy quand certains conservatismes s'exprimaient, par exemple sur le RSA, a un rôle à jouer.


Estimez-vous être bien traités sur les listes des régionales ?

Ma logique, ce n'est pas de prendre à tout prix des places qui sont forcément chères. J'ai vu Christine Boutin une amie mettre la barre à quarante places éligibles, puis à vingt, puis à dix. Je ne le ferai pas, et je ne menacerai pas non plus de constituer des listes autonomes, comme le Nouveau Centre. Mais je demande à être respecté. Il faut un étiage raisonnable. C'est ma condition pour que la Gauche moderne soit présente dans la campagne.


Le MPF de Philippe de Villiers a obtenu une douzaine de places éligibles. Serait-ce un «étiage raisonnable» pour vous ?

Il représente l'aile droite de la majorité. Puisque nous représentons l'aile gauche, ce serait effectivement raisonnable et équilibré que nous obtenions une douzaine de places éligibles.


Certains de vos candidats sont contestés, comme l'ex-maire de Pau Yves Urietta. Espérez-vous encore qu'il obtienne une place éligible ?

Oui. Les négociations entrent dans une phase nationale, et j'ai établi avec Xavier Bertrand une relation de confiance à laquelle nous tenons tous les deux. Le secrétaire général de l'UMP, le premier ministre et Nicolas Sarkozy lui-même souhaitent qu'une solution acceptable soit trouvée pour Urietta. C'est un point dur, il y en a d'autres : Brigitte Mauroy est une très bonne candidate dans le Nord, de même que Diane Le Béguec à Paris, Daniel Marsin en Guadeloupe, Marc d'Héré dans le Pays de la Loire, Robert Thévenot à Lyon pour ne citer qu'eux.


Avez-vous à un moment envisagé de briguer la succession d'Adrien Zeller en Alsace ?

Je me suis posé la question jadis, mais je comprends aussi qu'elle ne m'ait pas été posée aujourd'hui. Avant d'ouvrir à gauche, la droite devait se rassembler.

   

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Published by Jean-Marie Bockel dans Le Figaro - dans La Gauche Moderne
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commentaires

Elie Arié 24/01/2010 10:12


Il pourrait s'appeler "le MRC Moderne"...


Marc d'Here 24/01/2010 11:45


Oxymore!


Elie Arié 24/01/2010 01:45


Les ex-MRC élus sur les listes du PS et ceux élus sur les listes de l'UMP pourront-ils reconstituer un groupe MRC dans certaines Régions?


Marc d'Here 24/01/2010 10:09


Comme tu le dis, ce sont d'ex RMC...C'est le passé...heureusement!