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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:57

 

Le JDD

 

NTERVIEW - L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, auteur en 2009, d'un rapport prônant la fusion des régions, déplore la "méthode" de François Hollande pour réformer les territoires et craint que le Président ne "s’enlise".

 

L'ancien Premier ministre revient sur le projet de réforme territoriale du Président, juge "impossible" une cohabitation et appelle Nicolas Sarkozy à reprendre la parole.

 

Approuvez-vous la décision de François Hollande d'accélérer sa réforme territoriale?
La méthode m'étonne. Sous le quinquennat précédent, la majorité d'alors avait voté une réforme importante : diminution de moitié du nombre de cantons, élection de conseillers territoriaux pour gérer à la fois départements et régions, fusion de certaines régions, création de grandes métropoles, suppression de la clause de compétence générale, source de gaspillage. Elle était prête à être appliquée. L'une des premières décisions de la nouvelle majorité a été de la supprimer! Un an plus tard, on la reprend en prétendant aller plus loin, tous les départements étant supprimés.

 

C'est une erreur, selon vous?
Au moins une imprudence. Le département a deux fonctions : il est à la fois le cadre d'une collectivité locale décentralisée et celui des services de l'État. Si l'on supprime les départements il faut modifier la Constitution ; conserverait-on des préfets? Si l'on supprime les conseils généraux et pas les départements, qui gérera ces collectivités territoriales? Là aussi, une révision de la Constitution est-elle indispensable? Politiquement possible? Pourrait-on recourir au référendum, alors que le gouvernement se dit résolu à le refuser? Impossible aujourd'hui d'y voir clair ; la nécessité de réviser la Constitution va peut-être tout arrêter. La sagesse serait de revenir à notre réforme qui ne nécessiterait pas de révision de la Constitution.

 

Ne vous félicitez-vous pas que la simplification territoriale fasse désormais consensus?
Bien sûr. Mais avec ces annonces fracassantes, François Hollande ne va-t-il pas encore éloigner la réforme? Il faut revenir à une méthode progressive. Sinon, une nouvelle fois, la France s'enlisera.

 

Jean-François Copé assure que l'UMP est "prête à prendre ses responsabilités" en cas de cohabitation. Mais celle-ci est-elle possible dans le quinquennat?
Comme vous le savez, j'ai été le premier, il y a plus de trente ans, à proposer que la cohabitation soit possible. Depuis que le quinquennat a été institué, les élections présidentielle et législatives ont lieu quasiment ensemble, il existe un véritable contrat d'association entre le président et la nouvelle Assemblée. En outre, lorsqu'une majorité hostile au président est élue à la suite d'une dissolution, cela constitue pour celui-ci un véritable désaveu. Il en résulte que ce désaveu du président après une dissolution qu'il a décidée et sous le régime du quinquennat pose le problème en des termes différents. En pareil cas, la cohabitation me semble impossible.

 

«Pourquoi Sarkozy serait le seul à être réduit au silence dans ce débat sur l'Europe?»

 

Entre la ligne Juppé et la ligne Wauquiez, l'UMP avance divisée vers les élections européennes…
Il faut revenir à l'essentiel : l'Europe est mal gérée, elle ne satisfait pas les citoyens qui ont le sentiment qu'elle est loin d'eux et qu'elle n'assure pas le progrès. Elle doit donc changer de politique et de méthode. Les dix-huit États membres de la zone euro doivent se doter d'un exécutif stable et d'un conseil prenant ses décisions à la majorité qualifiée, à condition que soit revue, pour une plus grande justice, la pondération des voix attribuées aux différents États. On doit favoriser les politiques budgétaires, fiscales et économiques communes qui sont la garantie de la survie de l'euro. L'Europe à 28 dont le rôle consisterait essentiellement à gérer le grand marché, doit également pouvoir voter à la majorité qualifiée, mais, là aussi, à la condition de revoir la pondération des voix entre les États. En outre, il faudrait fusionner le Conseil européen et la Commission afin que celle-ci soit clairement placée sous l'autorité politique des États membres, et revoir la répartition des compétences entre ceux-ci et l'Union.

 

Faut-il axer la campagne européenne sur l'élection du nouveau président de la Commission?
Non. Le président de la Commission est choisi par le Conseil européen en tenant compte du résultat des élections et ce choix doit être validé par le Parlement, ce qui signifie qu'il n'est pas limité à M. Schulz ou M. Juncker, qui semblent tentés de transformer l'élection du Parlement européen en une élection quasi présidentielle. Comme le dit M. Giscard d'Estaing, le Conseil européen peut choisir quelqu'un d'autre, ne serait-ce que pour insuffler un esprit nouveau dans la gestion de l'Europe!

 

Nicolas Sarkozy doit-il intervenir dans ce débat européen?
Tout le monde intervient. Pourquoi serait-il le seul à être réduit au silence, alors qu'il a, en la matière, une expérience que tout le monde reconnaît?

 

Doit-il revenir pleinement dans le débat politique?
S'il a l'intention de jouer à nouveau un rôle politique, il lui sera difficile de maintenir le doute. Devrait-il intervenir dans le jeu politique quotidien? Pas nécessairement. Il pourrait commencer en proposant régulièrement les grandes orientations d'une politique nouvelle pour la France en 2017. Les sujets ne manquent pas. La France de 2017 ne sera pas celle de 2012 ni celle de 2007. 

 

Avec son hyper-communication, Manuel Valls peut-il "ringardiser" Sarkozy?
Au contraire, il le remet au premier plan, puisqu’il prend modèle sur lui!

 

Que pensez-vous de l’hypothèse Juppé?
Plus il y aura d’hommes capables au sein de l’UMP, mieux ce sera. Nul ne gagne à organiser le désert autour de lui.

 

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Published by Balladur
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commentaires

Marc Lucien H. 12/05/2014 08:07

L'opposition doit voter CONTRE le projet Valls/Hollande et travailler une proposition alternative.