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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 08:17


Edito de Paul-Henri du Limbert, Le Figaro du 01 février...


La bataille des régionales est donc lancée, et il faut bien reconnaître qu'elle s'annonce plus facile pour le PS que pour l'UMP. Après tout, c'est bien normal. L'UMP est au pouvoir et assume une politique difficile, le PS est dans l'opposition et gère le ministère de la parole.

Dans ces conditions, partir favori ne relève pas franchement de l'exploit. À un mois et demi du scrutin, la Rue de Solferino prépare déjà son communiqué de victoire. On suppose que ses rédacteurs ne vont pas lésiner sur les superlatifs et annonceront avec force roulements de tambour que «le PS est de retour».
Élue si difficilement l'an dernier au poste de première secrétaire, Martine Aubry sera légitimée et, tout naturellement, son regard se tournera vers 2012. Pour elle, les difficultés commenceront. Et d'abord à l'intérieur du PS.


Il se trouvera bien sûr quelques rivaux pour juger qu'une victoire aux élections régionales, c'est évidemment très bien mais que ce n'est pas non plus Austerlitz.
François Hollande, qui, pour reprendre sa propre expression, a occupé le «second rôle» de premier secrétaire pendant onze ans, en a gagné deux. Il ne faut pas compter sur lui pour reconnaître le 21 mars au soir qu'une candidature Aubry s'impose à toutes les autres. Ségolène Royal, quant à elle, assure qu'elle n'a renoncé à rien. Et Dominique Strauss-Kahn,
fort de bons sondages, observe la situation depuis les rives du Potomac. Bref, rien ne permet de dire que le choc des ego et des ambitions cessera, faute de combattants, dans sept semaines.


Mais surtout, Martine Aubry et les socialistes vont devoir enfin s'atteler à un projet. Ce ne sera pas le plus facile. Depuis 2002, on les a entendus dire tout le mal qu'ils pensaient de la politique de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy, mais, s'agissant d'eux-mêmes, on n'est guère plus avancé qu'il y a huit ans.

Prônent-ils le social-réformisme, ou songent-ils à un vrai coup de barre à gauche ? Quand on entend la «dame des 35 heures», qui défend toujours mordicus la réduction du temps de travail, on a tendance à penser que le réformisme n'est pas la pensée dominante rue de Solferino.
Sa position sur les retraites en témoigne aussi. Or, s'il y a bien une réforme sur laquelle les socialistes pourraient prouver qu'ils ont mûri, c'est bien celle-là. Ils s'étaient promis de la faire quand ils étaient au pouvoir mais n'ont jamais osé. Nicolas Sarkozy la lance, ils la refusent. C'est sans doute ce que Martine Aubry appelle «la gauche décomplexée». À vrai dire, elle est plus crédible lorsqu'elle a des complexes.

Paul-Henri du Limbert
Le Figaro

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Published by Le Figaro - dans Parti socialiste
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commentaires

marc d'Héré 02/03/2010 16:23


Dans un entretien à l'hebdomadaire Voici, actuellement en kiosque,Georges Frêche déclare: "Fabius, je ne l'ai jamais aimé, il a toujours été un faux jeton. J'ai brisé sa carrière au PS lors du
congrès de Rennes, il y a 25 ans (NDLR: le congrès de Rennes s'est tenu en fait en 1990). C'est pour ça qu'il me cherche toujours".

Il attaque également la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry: "Elle veut se faire une stature de vierge morale, alors qu'elle est rigide". Pour lui, Martine Aubry "a une image pas
mauvaise, car les gens ne la connaissent pas. En réalité, elle s'en prend à moi car elle a promis deux ou trois régions aux Verts pour en échange, asseoir sa candidature à la présidence de la
République".

"Mais, même si elle va tenter encore un coup fourré, je vais me charger de sa réputation après les régionales", menace-t-il.

AFP


marc d'Héré 01/03/2010 22:28


François Fillon, venu à Metz soutenir la liste de la majorité présidentielle pour les régionales en Lorraine, a donné une tonalité très nationale au scrutin en affirmant que la gauche n'avait
"aucun projet national" à opposer aux réformes de son gouvernement.

"Face à une opposition qui se veut frontale, qui se veut essentiellement critique, qui n'a aucun projet national à proposer, je vous demande de vous mobiliser pour vos valeurs", a déclaré le
Premier ministre devant un petit millier de personnes réunies au Parc des expositions. Le premier ministre qui a longuement plaidé pour les réformes engagées a aussi fustigé une "gauche qui n'a pas
le monopole du social".

Le numéro un socialiste "Martine Aubry veut faire de nos régions un prétendu bouclier social. La gauche n’a pas, mais vraiment pas, le monopole du social, elle qui ne s’est pas privée d’augmenter
les impôts régionaux de près de 40% sur l'ensemble de notre territoire", a-t-il lancé. "Ceux qui ont imposé les 35 heures devraient se rappeler que la réduction systématique du temps de travail
s’est traduite par un gel des salaires pendant près d’une décennie", a-t-il ajouté.

"Je n’accepte pas de voir le Parti socialiste masquer son absence de projet sous l’étendard de la justice sociale", a également dit le chef du gouvernement.

Le Figaro