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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 12:13

 

Ces Assises se tiennent dans le cadre de la Mission sur la Prévention de la Délinquance confiée par le Président de la République à Jean-Marie Bockel...

 

 

Propositions de La Gauche Moderne à l’occasion des Assises nationales de la prévention de la délinquance.

 

 

La Gauche Moderne est très engagée dans l’élaboration d’une politique cohérente et complète afin de faire prévaloir le droit à la sécurité pour tous.

 

 

I- Disons le franchement, pour nous, la liberté ne peut se concevoir sans la sûreté. C’est sans états d’âme que La Gauche Moderne appelle à dissuader et à sanctionner tous ceux qui enfreignent la loi républicaine. Renoncer à la répression, relâcher l’effort, et ce serait aussitôt la force de la loi, qui protège le plus faible, qui serait défiée.

 

Les français attendent de leurs gouvernants qu’ils traquent sans relâche les auteurs des actes de délinquance, des infractions et des délits qui minent la vie quotidienne des habitants de nombre de nos quartiers et de nos villes.

 

Ce qu’ils attendent, au delà des discours, au delà des condamnations, c’est de voir reculer le nombre des atteintes aux personnes et aux biens, ici et maintenant.

 

II- C’est pourquoi, une politique digne de ce nom qui veut lutter contre l’insécurité doit être conçue sur un diptyque, associant 2 concepts :

- en l’absence de fermeté il ne peut exister de prévention,

- mais il est indispensable d’éviter les écueils du tout sécuritaire ou l’angélisme du tout prévention.

On constate en effet que là où des politiques intelligentes de prévention sont mises en œuvre par les autorités publiques, il y a recul des actes délictueux. Bien-entendu, il s’agit ici de véritables politiques, pensées en profondeur et dotées de moyens budgétaires conséquents, et non du verbiage compassionnel si longtemps pratiqué par les socialistes et ne débouchant en réalité sur aucune action sérieuse.

 

On comprend donc pourquoi le renforcement d’une véritable politique de prévention de la délinquance, correspond à ce qui est attendu par nos concitoyens : faire baisser ici et maintenant le nombre des atteintes aux personnes et aux biens.

 

 

La Gauche Moderne a été très honorée que le Président de la République confie à son président Jean-Marie Bockel, la charge d’organiser des Assises Nationales de la prévention de la délinquance, préparatoires au rapport qu’il doit lui remettre. Elle y voit la

reconnaissance de son travail dans le secteur de la prévention, et aussi la valorisation du travail au gouvernement de la République de l’aile gauche de la majorité.

 

 

C’est la synthèse de ses travaux et des propositions qui en découlent que La Gauche

Moderne a décidé de communiquer à la veille de la tenue des assises de la prévention de la délinquance.

 

 

 

 

Dans cette optique, nos propositions sur la prévention articulent, de façon cohérente, les 3 niveaux de prévention:

- prévention primaire, s’attachant à lutter contre toutes les formes d’exclusion sociale ;

- prévention secondaire (partielle, ciblée) dont l’objectif doit être la lutte contre l’aggravation et l’extension des troubles, par des interventions socio-éducatives adaptées ;

- prévention tertiaire (curative) qui doit s’occuper de la réinsertion, de la rééducation, de la lutte contre la récidive voire de l’accompagnement vers le soin thérapeutique.

 

Les 8 propositions résumées ci-dessous ont été réfléchies pour atteindre cet objectif.

 

 

 

o Prévention primaire

 

1) La parentalité : Non à la démission parentale - Oui à l'aide a la parentalité

Dans le domaine de la prévention primaire (ou de la primo-délinquance des jeunes), la question du soutien à la parentalité est primordiale.

 

L'efficacité du soutien aux familles en difficulté, dans le cadre de la prévention primaire, est directement liée:

- à l'accès libre des familles aux structures de soutien;

- à des réponses multifactorielles coordonnées, s'appuyant sur des professionnels reconnus (médecins, psychologues, travailleurs sociaux diplômés, orthophonistes…) travaillant en partenariat

- dans des structures pérennes.

 

L'optimisation de structures telles que les centres médico-psychologiques (infanto-juvéniles) serait une réponse aux besoins des familles, qu'elles aient été confrontées ou non à des actes de délinquance de leur enfant. Les moyens existent mais doivent être renforcés d’une part ; il est nécessaire d’autre part de procéder à une réorganisation dans le sens d’un partenariat entre les différents acteurs.

 

Cette optimisation pourrait se traduire par :

- La création d’espaces de parentalité au sein de structures dépendant des centres médico-psychologiques des services de psychiatrie infanto-juvénile. Les parents pourraient venir évoquer et partager… (autonomisation psychique et transmission symbolique), à travers des groupes de parole, par exemple, qui ont pour intérêt de ne pas inférioriser les parents.

- Une gestion plus affinée de la crise d’adolescence, par la création d’équipes pluridisciplinaires dédiées en centres médico-psychologiques. Prévenir la primo-délinquance des mineurs revient en effet à gérer la crise d’adolescence. Le mineur de doit et ne peut pas être (sur un plan clinique) considéré comme un délinquant, mais plutôt comme un mineur qui commet des actes de délinquance.

Cette création d’équipes pluridisciplinaires (psychologues, infirmiers, éducateurs) en centres médico-psychologiques, en nombre suffisant, pourrait donner lieu à l’observation, l’évaluation, l’accompagnement, donc la prévention. Elle pourrait, peut-être, permettre d’éviter le « ping-pong » systématique entre le soin et l’éducatif, générant des désordres institutionnels propices à la création de vides, dans lesquels viennent s’engouffrer des passages à l’acte qui, pour le coup, mettent fin à la prévention et déclenchent la sanction sociale.

 

Nous proposons ainsi la création d’un outil de médiation éducative permettant le soutien à des parents isolés ou non souvent démunis face à la violence et la révolte précoce des enfants et au transfert de l’autorité aux « copains ».

 

 

2) Impulsion Diplôme (= IDJ) : Non aux jeunes sans activité - Oui à l'apprentissage et à l'IP

Nous dénombrons en France près de 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification ! Le chiffre s’accroit avec des disparités géographiques et territoriales importantes. Et ce malgré la multitude de dispositifs, pourtant complémentaires, existants dans le suivi et le traitement de cette population.

Cependant, force est de constater qu’un type de public plus en difficulté échappe à ces dispositifs, car ils ne leur sont pas adaptés pour plusieurs raisons, notamment la question de la validation, inaccessible pour eux, à l’issue de ces formations.

C’est la raison pour laquelle le PAD-ID a été pensé entre autres par des responsables de très petites entreprises, en proposant des solutions à la carte, individualisées et adaptées à ces jeunes, avec à la clef, des formules de parties de diplôme (CAP, BEP) obtenues à leur rythme et leur permettant une meilleure insertion dans le monde du travail.

 

3)Apprentissage

L’apprentissage concerne près de 300 000 jeunes en France. La loi de 87 ne correspond pas à la réalité des besoins de la population de jeunes la plus en difficulté. Aujourd’hui entrer en apprentissage et passer pour seul exemple un CAP relève de l’exploit quand il s’agit de ces jeunes là, en raison de l’importance de l’enseignement théorique, qui leur est inadapté !

Il est impératif de revenir aux fondamentaux de l’apprentissage en le différenciant des formations par alternance qui ne concernent pas le même type de public.

L’employeur doit redevenir un « tuteur » sous réserve d’étudier la fidélisation possible de l’apprenti à son entreprise pour quelques années.

 

 

4) Le garage à musique : " une bonne note pour tous". Non à la désintégration - Oui au garage a musique.

La culture est une valeur de tolérance parce que la culture suppose l’accueil de l’autre ; une valeur d’égalité parce qu’il ne peut y avoir de culture que partagée ; une valeur de solidarité, car rien n’est plus puissant que le sentiment d’appartenance à une même civilisation. Nous proposons de soutenir et développer les initiatives culturelles favorisant la mixité culturelle, en utilisant le vecteur de la Musique comme outil de lien social et d’apprentissage partagé en commun. Prenant en considération les réussites et les évaluations positives de diverses expériences (au Venezuela avec « El Sistema », au Canada avec « le nouveau Brunsvig » en France avec « Démos ») La Gauche Moderne propose que soit développée une action nommée « Le Garage à Musique» (à la suite du Dr Julien au Canada).

La musique devient ainsi un moyen pour éduquer les jeunes à la "citoyenneté", car faire partie d'un groupe (orchestre en l'occurence) demande maîtrise de soi, respect, écoute de l'autre, discipline et rigueur.

Essayons en France de créer cette dynamique, non pas comme un nouveau système scolaire, mais comme une construction de terrain où les jeunes se font par eux-mêmes avec l'aide d'autres jeunes.

Et pourquoi la musique ? Peut-être, parce qu'elle s'adresse au coeur autant qu'à la tête et au corps et qu'elle parle à tous.

 

 

5) Réformer notre société de l’image : le meilleur profil de notre image. Non à la banalisation de la violence et du porno - Oui à la réforme de notre société de l'image

Visionner régulièrement des films violents de 14 et 21 ans augmente les conduites agressives de l'adulte, indépendamment du QI, de la classe sociale, des pratiques éducatives parentales ou du niveau de tendances agressives. En d’autres termes, les images violentes ne permettent pas de se libérer de l'agression, bien au contraire.

Nous proposons de réformer notre société de l’image, qui ne transmet à l’enfant que la violence ; mais aussi de délivrer une éducation à l’image à l’école, par un support commun construit comme un spot publicitaire. Ces propositions pourraient être appliquées par le CSA, par :

- L’aménagement de créneaux horaires sur les chaînes télévisuelles, permettant d’éviter que l’enfant soit soumis à des images violentes ;

- La réintroduction de l’instruction civique, porteuse de critères de valeurs, mais sous forme ludique ; c'est-à-dire prenant l’apparence de spots publicitaires, diffusés dans les créneaux horaires définis précédemment ;

- Concernant Internet, des spots d’information sur les mêmes créneaux horaires inciteraient les parents à activer un filtre parental sur leurs ordinateurs ; mais ces spots auraient essentiellement pour objectif d’expliquer le plus simplement possible comment mettre ce filtre en place.

 

 

6) Observatoire : Non au comptage aléatoire de la délinquance - Oui a un observatoire indépendant de la délinquance

Il est indispensable de recueillir des données statistiques et géographiques relatives à la question de la délinquance d’une manière totalement indépendante administrativement mais aussi de éloigné de toutes contingences politique.

Que ces données viennent de la justice, de la police, de la gendarmerie, de l’éducation nationale, ou d’autres partenaires concernés, elles répondent toutes à des objectifs propres à chacune des ces institutions qu’elles sont à craindre et ne sont pas corrélé entre elles . De ce fait, elles ne peuvent être objectives quant à leurs résultats chiffrés, mais aussi à l’analyse qui en est faite.

 

o Prévention secondaire et tertiaire

7) CCJ (Centre de Contrôle Judiciaire) : prescription contrainte pour le bien de soi et le bien des autres. Non a l'abandon de soin des délinquants - Oui au COJ et au référent Santé

En dehors de l’incarcération qui concerne les cas les plus graves, il n’existe à ce jour aucun dispositif en France qui permette de soigner, de contrôler et de suivre en même temps des délinquants soumis à des obligations de soins ordonnées judiciairement. Pire encore, dans plus de 80 % des cas, ces délinquants astreints aux soins ne sont pas traités. L’absence de prise en charge dédiée motive notre projet à créer un Centre de Contrôle Judiciaire.

 

8) Référent Santé/Justice sur chaque Juridiction : juge, médecin une même ordonnance: le référent. santé-justice

 

Nombre de décisions de justice pâtissent massivement du manque caractérisé d’articulation avec le secteur médical : les expertises traînent en longueur, les examens, traitements ou soins ordonnés sont peu ou prou mis en place. En la matière, l’aléatoire demeure à peu près partout.

L’absence drastique d’organisation et d’adéquation de la justice à toutes les questions intéressant l’intervention médicale impose la création d’un référent « santé/justice » au sein chaque juridiction. Ce chargé de mission optimisera les liens plus qu’indispensables de la justice vis-à-vis du corpus médical. Son action permettra en outre de minorer les effets dévastateurs de la rupture de prise en charge entre le mineur et le jeune adulte.

 

 

La Gauche Moderne

 

 

 

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Published by La Gauche Moderne - dans Justice - sécurité
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