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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 20:11

 

Nouvelle publication,

 

 

Tout en subissant un important revers la  majorité présidentielle, qui conserve l’Alsace, gagne la Réunion et la Guyane, (présidant ainsi 3 régions en 2010 contre 2 précédemment) et obtient davantage d’élus qu’en 2004,  évite la déroute qu’un Parti socialiste triomphaliste lui prédisait au soir du  premier tour.

 

Le dépouillement à peine achevé, on se tourne évidemment vers la prochaine élection présidentielle, en cherchant à distinguer si les résultats de cette élection locale, qu’une forte abstention ne rendent pas forcément très significatifs, compromettent  la réélection annoncée de Nicolas Sarkozy. Cela ne sera vraisemblablement pas le cas, si Nicolas Sarkozy sait distinguer le message des Français, s’il sait y répondre en retrouvant ou en remettant l’accent sur  les fondamentaux de sa campagne de 2007.  

 

Nicolas Sarkozy était parvenu, pendant sa campagne présidentielle, à rassembler, autour de valeurs et  d'un ambitieux  projet de réformes,  à la fois la droite traditionnelle et une grande partie des couches populaires jusque là  plutôt favorables à la gauche et au front national. C'est ce rassemblement qui a permis la victoire.

 

Conformément à ses promesses de campagne (pas toujours bien entendues),  la politique qu'il a mise en oeuvre depuis deux ans, comme nous l'avons  montré, (voir notamment un article sur ce blog, "Sarkozy ne mène pas une politique de droite")  est dans une large mesure une politique de centre gauche, qui provoque la déception ou l'incompréhension d'une partie de la droite traditionnelle.   L’importance des réformes,  l’ouverture généreusement pratiquée, des mesures sociales comme le RSA,  la politique en faveur de l'environnement, le plan banlieues  ou la réforme des collectivités locales sont mal comprises par cette droite qui n'a pas vu changer le monde et la société. Et puis le style du Président, jugé trop réactif et  insuffisamment présidentiel,  la surprend ou  la choque.

 

Quand aux forces populaires, durement frappées par  la crise, elles ne voient pas se concrétiser les espérances que la campagne de Nicolas Sarkozy avaient éveillées en elles, et rendant le Président responsable de leurs difficultés et de leurs souffrances, sans voir qu’elles sont dues en réalité à une situation extraordinairement et mondialement difficile, elles adoptent,  et on peut les comprendre, une attitude de retrait ou  d’opposition.

 

C'est  à cette  situation délicate que la majorité est confrontée,  situation qui  se traduit, tout naturellement, par des difficultés électorales. Mais cette situation est provisoire ou peut l'être si la réaction de Nicolas Sarkozy est juste.

 

 Globalement le Président doit garder le cap,  poursuivre  sa politique de relance pour sortir au plus vite de la crise, sa politique de réforme destinée à moderniser la France  et à la rendre plus apte à bénéficier des effets de la reprise lorsque celle-ci sera suffisante, sa politique d’ouverture pour une démocratie apaisée et élargie.  


Vis-à-vis de la droite traditionnelle, s’il sait (ce qu’il a déjà entrepris) modifier son  comportement et  son  style, limiter ses interventions pour  se concentrer davantage sur son rôle international et sa responsabilité de garant de la cohésion nationale, il peut retrouver leur soutien. Surtout si cette attitude est complétée par   quelques ajustements politiques mineurs, et des nominations ministérielles bien ciblées pour faire taire les impatiences et les  oppositions internes.  Les électeurs appartenant à la  droite traditionnelle se retrouveront alors sans difficultés derrière lui lors de l’élection présidentielle, où ils ne voudront certainement  pas voir élire le candidat ou la candidate d'une gauche sans projet et qui se radicalise.

Les classes populaires, qui devraient commencer à  constater dès le second semestre de cette année que le chômage  et l'insécurité diminuent, que les effets de la crise s'éloignent et que l'avenir devient moins inquiétant, pourront alors progressivement retrouver confiance dans l'action de Nicolas Sarkozy, et redevenir en 2012,  plus réceptives à son projet présidentiel.   

 

En fait, il y a quatre conditions que doit remplir Nicolas Sarkozy, et son gouvernement,  pour avoir toutes les chances d’obtenir le succès.

 

-          Accroître encore les efforts entrepris dans les deux secteurs essentiels que sont  la lutte contre le chômage et l'insécurité: des progrès  importants et reconnus dans ces deux domaines sont la condition sine qua non du succès. Aujourd'hui on peut penser que c'est tout à fait réalisable.

-          Poursuivre les réformes importantes, notamment celle sur les retraites, sur la prise en charge de la dépendance, sur les collectivités locales,  en donnant cohérence à son action réformatrice par des efforts soutenus d’explication.

-          Poursuivre et amplifier la politique d’actions concrètes en faveur de la jeunesse et de l'environnement: les jeunes et les écologistes ne sont pas destinés à rester forcément dans le camp d'une gauche qui, dans la réalité, ne les comprend pas et n'agit ni dans le sens de  leur intérêt  ni  dans celui  de leurs attentes à moyen et long terme.

-           Revenir, sur sa seule faute politique: le bouclier fiscal. S'il ne revient pas, d’une manière ou d’une autre, sur cette mesure, sa politique sociale (pourtant réelle) restera entachée de l’accusation d'être inégalitaire et de vouloir favoriser "les riches". C'est absurde pour une mesure  ni injuste, ni coûteuse,  mais l'opposition a su imposer cette idée. Nicolas Sarkozy doit revenir sur cette mesure,   ce qui permettra à sa politique sociale d'avoir alors une chance d'être  comprise et approuvée.

 

Si ces quatre conditions sont remplies, les chances seront grandes de voir la situation politique actuelle se modifier, et l'élection présidentielle pourra  se présenter sous les meilleurs auspices, permettant de poursuivre pendant cinq années encore la politique de modernisation de la France et de "réforme juste" au bénéfice des Français,  qui est celle de Nicolas Sarkozy.


Cette politique qu'avec La Gauche Moderne nous approuvons et nous soutenons clairement.
 

Marc d'Héré

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

Marc d'Here 06/05/2010 07:55


François Fillon a préparé mercredi les esprits à des "décisions difficiles" qui seront mises en oeuvre dès le budget 2011 pour conforter la situation économique et financière de la France et éviter
un scénario à la grecque.

Le Premier ministre a annoncé sur TF1 la tenue d'un séminaire gouvernemental jeudi pour préparer les bugdets de 2011 et 2012. A cette occasion, "on va prendre des décisions qui seront des décisions
difficiles", a-t-il averti.

Objectif: réduire le déficit aggravé par la crise économique, pour protéger "la signature" de la France auprès des agences de notation et lui éviter ainsi de connaître le même sort que l'Espagne,
le Portugal et la Grèce, dont le gouvernement a adopté une politique de rigueur inédite déclenchant la colère de la population.

"La France est aujourd'hui avec l'Allemagne la meilleure signature en Europe. Nous devons tout faire pour conserver cette signature", a martelé le chef du gouvernement.

A cette fin, il faut "faire des réformes" et "ne pas rester immobile face à un monde qui est train de changer", a-t-il plaidé. Il est ainsi impératif, a-t-il dit, de "baisser la dépense" publique
-"dont les dépenses sociales"- qui est aujourd'hui "trop élevée", sans cependant détailler les mesures d'économie envisagées.

Il a aussi chiffré à cinq milliards d'euros le rabotage que le gouvernement entend réaliser sur les niches fiscales, qui coûtent chaque année 70 milliards à l'Etat.
AFP


Marc d'Here 28/04/2010 09:23


Après la légère baisse du nombre de chômeurs en mars en France, le secrétaire d'Etat à l'Emploi a déclaré mercredi tabler sur une "inversion durable" de la courbe du chômage dans le courant de
l'année 2010. Le recul de mars "est une embellie qui est solide car on voit les offres d'emplois qui repartent à la hausse, le chômage des jeunes qui baisse depuis le cinquième mois consécutif, la
diminution des licenciements", a affirmé sur LCI Laurent Wauquiez. "Ça montre que l'objectif fixé par le président de la République et le Premier ministre, à savoir que dans le courant de 2010 on
ait une inversion durable à la baisse du chômage, est parfaitement atteignable", a-t-il ajouté.

JDD


Marc d'Here 28/04/2010 07:29


Laurent Wauquiez dans Le Figaro:

Laurent Wauquiez, le secrétaire d'État à l'Emploi, commente les chiffres du chômage.

Comment jugez-vous les données du mois de mars ?

Elles sont extrêmement positives. Il s'agit d'une embellie forte que l'on n'avait pas connue depuis février 2008 et de la première baisse depuis juin 2009. Il y a une tendance à l'amélioration. La
France est avec l'Allemagne le seul des pays industrialisés à s'en sortir le mieux en termes de croissance et d'emploi.

Comment se réjouir quand le chômage augmente dans toutes les catégories, sauf dans la A ?

Il faut être clair, une reprise sur le marché de l'emploi commence par la catégorie A. Nous ne sommes qu'au début du chemin. C'est un signe très net d'amélioration même s'il faut rester
prudent.

Que faire pour les chômeurs de plus de 50 ans et de longue durée qui s'en sortent le moins bien ?

L'emploi des seniors est un travail de longue haleine que nous avons entamé il y a deux ans. Nous ne désarmerons pas. Quant aux chômeurs de longue durée, l'accord sur les fins de droits que nous
avons conclu mi-avril avec les partenaires sociaux va nous donner des outils en termes de formation et de contrats aidés pour améliorer leur situation.


Marc d'Here 27/04/2010 22:55


Le nombre de chômeurs de catégorie A a baissé de 0,2% en mars en métropole. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi baisse ainsi de 6.600 personnes, à 2.261.300 selon les chiffres publiés par
le ministère de l'Economie.
Reuters


Marc d'Here 27/04/2010 10:23


Et voilà, Elie...Dans le dernier sondage LH2 Nouvel Obs, Sarkozy gagne 3 points, à 38% d'opinions favorables...Je t'avais prévenu que tu ne te délecterais pas longtemps des mauvais sondages de
Sarkozy (que tu me communiquais avec jouissance sans en omettre un seul!...). Comme je te l'avais dit (c'était si facile à prévoir), la reconquête de l'opinion par le Président est maintenant
engagée,et ira sans doute jusqu'à retrouver une balance positive quand les bons résultats en matière d'emploi et de sécurité seront bien installés, avec bien sûr, des "rechutes" qui ne manqueront
pas d'intervenir.
Tant pis pour toi!


Elie Arié 22/04/2010 22:26


Ça a l'air mal parti:

http://tinyurl.com/2e2fr4w

"Les Français estiment à 66 % que les "trois années de présidence Sarkozy" ont été un "échec", contre seulement 25 % qui ont un avis contraire.

Depuis son élection, les résultats de Nicolas Sarkozy "n'avaient jamais été aussi désastreux", note l'institut. 62 % (+2 points) ont une opinion négative du chef de l'État et seulement 35 % (-2)
une opinion positive. Après un an de présidence, 59 % estimaient qu'il était en échec. "En deux ans, le divorce entre Nicolas Sarkozy et l'opinion s'est encore creusé", selon Viavoice.

Les Français lui reprochent "prioritairement et massivement" son "manque de résultats" (70 %). Sa "présence dans les médias" est ensuite mise en cause (61 %), puis ses "orientations politiques" (60
%) et son "style personnel" (57 %)."


Marc d'Here 22/04/2010 23:07



Oui..Oui...C'est un moment difficile... mais ça ne va pas tarder à remonter...


Profites bien de ce moment, Je sens que tu seras assez vite déçu. Je ne manquerai pas de mettre en évidence les prochains moments de remontée...Je te plains déjà!