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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 12:55

 Deux textes, un de Janvier 2008, qui reste actuel et un plus récent... 

 

 

 

I- L'USURPATEUR

 

Par Max Gallo, Le point du 17 janvier 2008 ..

 

L'usurpateur : Nicolas Sarkozy, pour la noblesse d'Etat, les ducs et pairs des partis politiques et leurs affidés ambitieux, est bien cet intrus, ce Buonaparte à peine français qui scandalise. S'il ne s'agissait que de l'opposition entre partis de gouvernement, on se féliciterait d'un débat qui est l'essence même de la démocratie.

 

Mais cette Sainte-Alliance, de Chirac à Bayrou, de Villepin à Mme Royal, et les spadassins qu'ils emploient, manifeste tant de hargne et de démesure qu'il faut s'interroger sur cette haine qui vise l'homme au-delà de sa politique. C'était déjà le cas pendant la campagne présidentielle. On a parlé de « folie », on a suggéré que ce « néoconservateur américain » n'avait qu'un passeport français, manière de dire qu'il n'était en rien, sinon par ce document administratif, enraciné dans notre pays. Et il est vrai qu'il n'a pas de souche dans le Massif central : ni la Corrèze ni l'Auvergne. Il n'a pas humé le cognac du côté de Jarnac. Et il ne peut se faire filmer dans son village lorrain ou béarnais. Il vient de Hongrie et de Salonique, presque apatride selon certains. Comme Blum, Mandel, Mendès France : et un ministre algérien ne s'est pas gêné pour le dire.

 

Ces hommes politiques-là, et il en va de même pour Buonaparte et de Gaulle, ont suscité la même haine : bouche pincée et sarcasmes. Ce n'est pas seulement leur action qu'on conteste-ce qui est toujours nécessaire-mais leur « être ».

 

Il faut lire ces quelques lignes d'un... enseignant de philosophie pour s'en convaincre. Sarkozy y est qualifié de « bouffon morbide » . « La petite, vraiment petite taille de bouffon saute aux yeux... Badinguet lui-même avec ses dents pourries et son maintien d'arsouille ferait presque illusion rétrospective auprès de ce gnome paré d'un jean qui l'engonce, d'une veste sport façon Rotary Club, et qui lève la main du geste fatigué d'un jet-setteur fêtard surpris à l'aube par les paparazzi » ( Politis n° 981/982).

Et ce « danseur de corde » , ce « bonimenteur » , « escamoteur » , « rompu à tous les arts grotesques de la charlatanerie » , « coprédateur » , cet « exhibitionniste » sort du Fouquet's !

Un humoriste suggère que le pays se divise entre « résistants » et « collabos » ! On n'ose pas encore dire que Sarkozy c'est le fascisme, mais il est déjà qualifié de disciple de Maurras ( ! ) ou de version française de Berlusconi.

Que ce soit Mitterrand qui ait invité Berlusconi à créer en France une chaîne de télévision, et que ce soit Sarkozy qui propose la suppression de la publicité à la télévision publique, comme la gauche le demandait dans les années 90, a peu d'importance !

 

Car cet usurpateur ne peut avoir que de noirs desseins. Et la violence vise d'autant plus la personne-il est vulgaire, inculte, avocat et non énarque ou agrégé-qu'on n'a pas de programme à opposer au sien. Et que Tony Blair s'en vienne lui donner la main, n'est-ce pas là l'oeuvre d'un usurpateur diabolique ? Certes il a été élu-participation de 85 % et 53 % pour Sarkozy-, certes on ne peut lui reprocher aucune violation de la Constitution, aucun coup d'Etat ! Mais on découvre tout à coup que le président, sous la Ve République, est un hyper-président et qu'il gouverne. Mais le révéler vaut coup de force ! On prend tout à coup conscience que le pouvoir inéluctablement suscite des phénomènes de cour. Qu'il faut en effet critiquer. Mais ce qui est inacceptable pour les ducs, les pairs, les nobliaux, qui tous ont été courtisans, c'est l'entourage de ce Buonaparte ! Quelle vulgarité ! L'une des ministres venue d'on ne sait où ne s'habille-t-elle pas chez Dior ? Quel scandale !

 

En fait nous changeons d'époque. Le rideau de l'hypocrisie et du mensonge social qui recouvrait la France depuis le dernier tiers du XIXe siècle se déchire. Et cela gêne d'abord les élites compassionnelles. Elles dissimulent leur mode de vie et leurs revenus. Elles haïssent Sarkozy parce qu'il ose rompre avec l'hypocrisie bourgeoise, qu'il ne faut pas confondre avec la pudeur, la réserve, la discrétion, la retenue, l'humilité.

 

Ces vertus qu'il faut concilier avec la sincérité. Et ce n'est pas toujours simple.

Max Gallo, Le Point du 17 01 2008

  

 

 

II- Extrait de "Plus belle la gauche- Pour une gauche moderne" de Marc d'Héré et Gilles Casanova

 

 

.....

Ce soutien à Nicolas Sarkozy nous expose à des attaques virulentes, notamment de la part de tous ceux qui ne conçoivent que de manière outrée, voire hystérique, l’opposition au Président. Au-delà des critiques politiques, même vigoureuses, normales dans une démocratie, celui-ci est, en effet, l’objet d’attaques d’une grossièreté et d’une violence rarement atteintes en France. Peut-être faut-il remonter à Léon Blum pour retrouver vis-à-vis d’un détenteur du pouvoir, le même degré de haine et de violence verbale, portant sur son action mais aussi sur sa personne elle-même, de son aspect physique  à son comportement souvent fantasmé.

Les raisons n’en sont pas toujours très claires. L’origine étrangère du Président y participe pour une part, comme très certainement sa réussite : en France, les conservateurs ou les esprits étroits pardonnent rarement à ceux qui réussissent trop vite, et qui, ne craignant pas d’afficher cette réussite, suscitent envie et jalousie. Son activisme aussi qui bouscule les hiérarchies, les habitudes et les situations acquises, son goût pour l’autorité, sa désinvolture vis-à-vis de la pensée unique d’une gauche satisfaite, si satisfaite que le moindre changement la fait protester, peuvent aussi concourir à cette détestation.

 

Le noyau de cette haine, à partir duquel elle s’est propagée, se trouve parmi les « bobos », ces « bourgeois bohèmes » résidents des centres-villes, notamment des premiers arrondissements de Paris. Anti-libéraux attachés à leurs libertés personnelles, d’autant plus persuadés de leur bon droit qu’ils estiment que celui-ci n’exige aucun devoir en retour, ardents défenseurs des pauvres et des exploités les samedis après-midi entre République et Nation, rebelles en paroles mais conservateurs dans leur comportement, partisans de tous les changements qu’apportent les modes, mais ennemis de ceux qui remettraient en cause leur confort intellectuel et moral, faux révolutionnaires mais vrais petits-bourgeois, ils appartiennent souvent au monde des modernes « manipulateurs de symboles », intellectuels de moyenne gamme, se complaisant dans le rôle de sentinelles moralisatrices du politiquement correct  : publicitaires, journalistes, avocats, artistes auto proclamés, professeurs et étudiants investis dans les filières sans débouchés…

 

Ce rejet forcené du Président est incarné par trois aigris de la politique, engagés contre Nicolas Sarkozy, dans un combat « personnel » qui emplit leur horizon mais les conduit dans une impasse. Par ordre alphabétique et d’entrée en scène politique, il s’agit de Bayrou, Royal et de Villepin !

 

 

extrait de "Plus belle la gauche. Pour une gauche Moderne"  de Marc d'Héré et Gilles Casanova

 

 

 

 

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Published by Max Gallo, Marc d'Héré et Gilles Casanova - dans Réflexion politique
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commentaires

Marc d'Here 08/05/2010 20:55


Nicolas Sarkozy a commémoré la victoire alliée du 8 mai 1945 samedi à Colmar, l'une des dernières villes françaises libérées. Le chef de l'Etat a déposé des fleurs sur la place Rapp, dans le
centre-ville, et il a rendu un hommage particulier aux 130.000 "malgré nous", ces Alsaciens et Mosellans intégrés de force dans l'armée allemande. Depuis son élection, Nicolas Sarkozy souhaite se
rendre dans des lieux emblématiques de "l'histoire de la libération du territoire national" pour le 8 mai.

Lepoint.fr


Elie Arié 11/04/2010 11:54


Il est tout à fait faux de voir de la xénophobie dans l'antisarkozysme primaire; et rappelons que la formule du "néoconservateur américain à passeport français" est...d' Eric Besson, et n'engage
que lui.

Mais il est certain que c'est la volonté, ouvertement proclamée par Sarkozy pendant sa campagne, de "rupture" avec le modèle social français, qui a beaucoup joué dans son image de celui qui ne
comprend pas et n'aime pas la France; mais la critique est d'origine politique, et non ethnique.

Le texte de Max Gallo est très mal venu; il me rappelle un copain juif en Fac de Médecine, qui ne foutait rien, et qui, logiquement collé à un oral, expliquait que c'était parce que "l'examinateur
était certainement antisémite": un peu facile.


Marc d'Here 11/04/2010 19:20



D'accord pour critiquer ton copain. Mais le texte de Max Gallo me parait receler une part de vérité...Avec, comme je l'écrivais, la haine de la réussite rapide et assumée...En fait, l'envie qui
est certainement un défaut  assez répandu.


Car ce que tu ne prends pas en compte c'est qu'il ne s'agit pas de critique, mais bien de haine, avec tout ce que cela comporte d'irrationnel et d'inavoué...ou d'inavouable.



Elie Arié 11/04/2010 10:40


Mauvaise comparaison: le gaullisme était une forme de doctrine, le sarkozysme n'est qu'une forme d'agitation.


Marc d'Here 11/04/2010 12:07



Mais pas du tout...Le gaullisme n'était justement pas une doctrine! Et définir le Sarkozysme par "l'agitation" n'est pas très sérieux...


Allons s'il te plait, Elie, ne recommence pas à dire n'importe quoi!



Elie Arié 10/04/2010 23:47


Enfin, bientôt, tout ça sera du passé: comme il n'y aura plus de Sarkozy en 2012, il n'y aura plus non plus d'antisarkozysme.


Marc d'Here 11/04/2010 10:37



Tes prédictions, qui ne sont que la traduction de  tes souhaits, n'ont qu'un intérêt très relatif...Et ta remarque est par ailleurs assez fausse: il est resté des antigaullistes
après le départ du Général...et on peut touver d'autres exemples!  



sergiozz 10/04/2010 20:40


Strictement rien à voir avec son origine étrangère. C'est son attitude qui a enclenché le rejet du personnage par une grande partie de la population. Le résultat de l'élection présidentielle (53 %
et un taux de participation record) aurait pu être un sérieux avantage mais la soirée au fouquet's et tout le bling bling a anéanti les cartes qu'il avait en main. Ensuite, toutes les promesses non
tenues, les réformes incohérentes qui s'enchaînent, la présence dans les média à longueur de temps ont fait le reste. Patricia pleure sur les fidèles de l'UMP qui commencent à le lacher Ils feront
comme tous les notables bayrouistes qui ont abandonné Bayrou entre les 2 tours des présidentielles.


Marc d'Here 10/04/2010 22:28



!!!!!



Elie Arié 10/04/2010 10:22


Un homme politique est toujours en partie responsable de son image, ça fait partie du métier.


Marc d'Here 10/04/2010 18:15



En partie oui...Mais la bonne foi devrait te porter à reconnaître que l'anti sarkozysme dépasse tout ce que l'on a connu et dépasse le rationnel...L'origine étrangère du Président y est sans
doute pour beaucoup, ainsi que sa très rapide réussite, (qu'il ne cache pas!) qui déplaît au peuple conservateur qu'est le peuple Français.



Elie Arié 09/04/2010 23:33


Autre exemple:

On ne touchera pas au bouclier fiscal. Sarkozy l’a exigé.
Mais, on fera éventuellement payer aux plus riches une taxe spécifique dans le cadre du renflouement des régimes de retraite.
Autrement dit, pour ménager l’amour-propre du chef de l’Etat, on conservera le bouclier fiscal, mais on en abolira la nocivité en faisant en sorte qu’il ne s’applique pas.
Qu’est-ce qu’une politique dont l’élément clé est constitué par l’amour-propre du président ?


Marc d'Here 10/04/2010 07:16



Assez classique: on accuse la victime d'être responsable! 


Même si Sarkozy a une part de responsabilité celle-ci est minime dans la Haine qui le poursuit...Dois-je rappeler que cette haine le poursuivait avant même son élection!  Elle se manifestait
pendant la campagne...Ce qui tend à montrer qu'elle est due à d'autres raisons que politiques: son origine étrangère, sa réussite, qu'il ne dissimule pas, son audace...


Pour le bouclier fiscal, on en a abondamment parlé sur ce blog...et je ne partage pas ton analyse, encore une fois centrée sur l'attaque personnelle de l'homme, son "amour propre"...Tu viens de
montrer à quel point c'est l'homme (pour les raisons que j'ai montrées) que l'on attaque, plus que sa politique...



Elie Arié 09/04/2010 23:30


Sarkozy, par son style de gouvernement, est largement responsable de cet antisarkozysme; quand on cherche à instaurer une vraie rupture, on se doit d'inspirer confiance, de donner un sentiment de
maîtrise de l'action,et non de procéder par une agitation brouillonne, et par des annonces dont un trop grand nombre ne sont suivies d'aucun effet.

Encore aujourd'hui (bonne nouvelle, d'ailleurs): la réforme de la justice et la suppression du juge d'instruction sont officiellement abandonnées:

http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/04/07/Ni-fleurs-ni-couronnes


Marc d'Here 10/04/2010 07:12



Assez classique: on accuse la victime d'être responsable! 


Même si Sarkozy a une part de responsabilité celle-ci est minime dans la Haine qui le poursuit...Dois-je rappeler que cette haine le poursuivait avant même son élection!  Elle se manifestait
pendant la campagne...Ce qui tend à montrer qu'elle est due à d'autres raisons que politiques: son origine étrangère, sa réussite, qu'il ne dissimule pas, son audace...



Larnaudie Patricia 09/04/2010 16:23


Bravo! Bien dit!Je vais passer commande de livres et les diffuser!
Ce lynchage contre un homme publique-en l'occurence N. Sarkozy- devient un mode de pensée bien français,hélas...Que dire de certains UMP qui ont tremblé et tressaillent encore après les élections
Régionales,les mêmes qui en 2007 se bousculaient,se ruaient pour approcher le candidat, lors des meetings de campagne!!!Tout simplement parce qu'ils sentaient la victoire pour l'élection
présidentielle,mais surtout dans leur circonscription!!!Quelle lâcheté,quand on les entend aujourd'hui....et ils s'imaginent que leurs électeurs vont les respecter!!!Que nous ont dit les électeurs
durant cette campagne des Régionales? Ils nous ont tous demandé du COURAGE pour appliquer les Réformes. Les Français savent que les réformes(retraites...)sont vitales pour notre pays. Certains UMP
ont pris peur pour leur réélection en 2012,prônent l'inertie pendant 2 ans,espèrant que le PS n'en tirera pas avantage...Quel manque d'anticipation,de flair politique,d'esprit responsable!!Ce type
d'attitude fera le lit du FN. Cela aussi, les électeurs nous l'ont clairement dit.Entre Marseille et Côte d'Azur,ils n'auront d'autre choix pour exprimer leur impatiente exaspération...Car au delà
d'un constat brut et chiffré,prenons garde à ne pas mépriser ce cri républicain...Concernant les attaques personnelles visant le Président de la République,je me demande comment un être humain peut
résister à ces torrents de boue.J'ai vu que des professeurs étaient traités de la même façon sur internet par certains de leurs élèves,simplement parce qu'ils faisaient leur travail
d'enseignants!!Mais eux peuvent porter plainte.Tragique société qui lapide avec des mots,et attaque avec la rumeurtoute personne que l'on veut effacer de son écran mental!moi même,pas plus tard
qu'hier j'ai été victime de cette philosophie de caniveau suite à un article de presse!!L'internaute-évidemment- se cache sous un pseudo...Où sont les démocrates,où se cachent les persifleurs?


Marc d'Here 09/04/2010 17:27



Merci Patricia!