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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 22:44

Par Agnès de Fressenel, élue UMP du XVe arrondissement.Le Figaro 7 décembre 2007

Paris devient une ville musée, qui se momifie peu à peu dans l’autocélébration de son passé au lieu de se construire un futur. Si l’on n’y prend garde, Paris ne sera bientôt plus qu’un «souvenir de Paris» pour touristes pressés.

Les élections municipales de 2008 doivent être l’occasion d’une «rupture» prolongeant celle que les Français ont plébiscitée lors de l’élection présidentielle. La gestion et les propositions de Bertrand Delanoë, quels qu’en soient les mérites, parfois le brio, ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Longtemps capitale mondiale de la culture, des arts et des sciences, sans parler de la mode ou de la gastronomie, Paris est en voie de marginalisation face à Londres, Berlin, New York ou Tokyo. Les causes en sont multiples et il serait, bien entendu, absurde d’en rendre seuls responsables le maire et son équipe. Reste que ce n’est pas avec Paris-plage ou les Nuits blanches qu’ils vont lui rendre son rang ! Il est incroyable que si peu soit fait pour attirer durablement en résidence les grands créateurs, penseurs, savants ou entrepreneurs internationaux, dans le cadre de grands projets. Ce serait l’occasion de favoriser des échanges et des créations pérennes avec nos meilleurs esprits, d’intégrer des groupes d’étudiants à la réalisation de ces initiatives exemplaires et, par des manifestations grand public, d’ouvrir davantage les citoyens à ce bouillonnement de perspectives nouvelles.

Mais Paris était aussi un symbole internationalement reconnu de qualité de la vie quotidienne, de l’art de vivre et d’une convivialité pleine de charme et de cœur. Des gens de toute classe et de toute origine partageaient la vie de quartiers animés, autour de nombreux commerces de proximité qui favorisaient la cordialité.

Qu’en reste-t-il ? Certains de ces quartiers sont devenus des sortes de galeries marchandes à ciel ouvert ; quelques-uns se transforment en citées résidentielles cossues et assoupies ; d’autres tendent à devenir des ghettos. Force est de constater que la municipalité n’a pas de politique coordonnée d’envergure pour susciter de nouvelles formes de proximité, de vraies dynamiques de quartier et favoriser la mixité sociale. Et ce ne sont pas les «zones piétonnières», par lesquelles on maquille quelques rues de la capitale en «Disneyland» historiques, qui vont suffire à changer la donne : ici encore, le gadget tient lieu de solution !

Bertrand Delanöe n’ignore pas, bien sûr, les défis les plus radicaux auxquels Paris est aujourd’hui confronté : mais sa conception de la politique, à l’ancienne, lui fait préférer les actions symboliques aux projets d’ensemble.

L’enfer est pavé de bonnes intentions : de même que le maire de Paris et les siens favorisent la pollution au nom de l’écologie, ils rapetissent Paris par des manifestations sans lendemain quand il faudrait, au contraire, féconder à long terme la vie culturelle, la dynamique sociale, l’attractivité internationale de la capitale par une action volontariste, imaginative et continue.

Nous devons tourner la page de cette politique au coup par coup, pour porter avec cohérence une vision ambitieuse : c’est la condition de la renaissance de Paris, et c’est la perspective dans laquelle Françoise de Panafieu et Philippe Goujon, président de l’UMP à Paris, s’inscrivent.

Pour que la ville lumière s’éveille, il faut d’abord sortir du « sommeil dogmatique » et des rêves médiatiques de ses édiles actuels : on ne bâtit pas une grande capitale avec des confettis !

Agnès de Fressenel pour Le Figaro

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Published by Agnès de Fressenel - dans Municipales
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marc d HERE 03/02/2008 10:38

Extrait d\\\'une récente  rubrique d\\\'Eric Le Boucher  dans Le Monde:
.....Ce destin de Ville Lumière, Paris l\\\'a eu plus que toute autre pendant plus d\\\'un millénaire. Sa force d\\\'attraction a été nationale puis longtemps européenne, mondiale.
 
Depuis une dizaine d\\\'années, on observe l\\\'inverse. Paris perd ses emplois. Paris n\\\'est plus le premier moteur de l\\\'économie française. Paris expulse ses jeunes, au profit de la province mais aussi de Londres ou de Barcelone. Paris n\\\'est plus que la capitale du malthusianisme français.
 

alcodu 19/12/2007 00:47

Le constat de Mme Fressenel est assez lucide, Paris comme la France tout entière devient un musée, un parc d'attraction qu'il fait bon visiter et où l'on peut prendre sa retraite après avoir travaillé ailleurs en Europe. La manne touristique se déverse sur Paris comme le pétrole sur les Etats du Golfe, tuant l'initiative, la libre entreprise et l'organisation spontanée.

Il faut "redonner du lustre à Paris" nous dit Mme Fressenel : "Il est incroyable que si peu soit fait pour attirer durablement en résidence les grands créateurs, penseurs, savants ou entrepreneurs internationaux, dans le cadre de grands projets."
Car les héritiers du gaullisme, dirigistes dans l'âme, ont compris ce qui n'allait pas : "Force est de constater que la municipalité n’a pas de politique coordonnée d’envergure pour susciter de nouvelles formes de proximité, de vraies dynamiques de quartier et favoriser la mixité sociale."
Mais oui, c'est évident, Françoise de Panafieu et Philippe Goujon vont réussir là où ce pauvre Bertrand Delanoë a échoué. Eux ils savent comment faire !
Le vieux démon du planisme se porte à merveille. Mme Fressenel nous promet des "projets d'ensemble" qui vont changer des "actions symboliques" de Bertrand Delanoë. On va voir ce qu'on va voir... et Mme de Fressenel d'ajouter : "Nous devons tourner la page de cette politique au coup par coup, pour porter avec cohérence une vision ambitieuse : c’est la condition de la renaissance de Paris, ..."
Ce que les gaullistes et les socialistes, au pouvoir depuis cinquante ans dans ce pays n'ont pas compris, c'est que le lustre et le rayonnement d'une ville ne se décrètent pas. Une ville brille lorsque des talents s'y établissent spontanément.
Paris au 13e siècle était renommée dans toute l'Europe pour son Université libre. La ville possédait des quartiers entiers d'étudiants étrangers. Le pouvoir royal prenait conseil auprès de l'Université. et il était impensable à l'époque qu'il l'investisse ou la subordonne. C'est de la liberté d'enseigner, confisquée aux français et remplacée aujourd'hui par un monopole d'Etat, que Paris a tiré une partie de son "lustre". Si des industriels, des artistes, des financiers se sont établis à Paris tout au long de son histoire, c'est parce qu'ils y ont trouvé la liberté et la sécurité, et certainement pas parce que des hauts fonctionnaires les y ont "incités". Mieux, certains courants qui ont fait la renommée de notre capitale comme les impressionnistes, se sont bâtis contre le pouvoir et la reconnaissance officiels.
En marge du planisme socialo-gaulliste, Alternative Libérale propose un non-programme simple : restituer aux parisiens une partie de la la liberté et des droits qui leur ont été confisqués par les dirigistes qui s'échangent complaisamment le pouvoir depuis cinquante ans dans ce pays. Paris 24/24, c'est simple et libérateur : transports et commerces libres de fonctionner 24 heures sur 24 et sept jours sur sept comme dans toutes les grandes villes du monde. Ce non-programme n'est que la première pierre que nous proposons de retirer aux murs, chicanes et barrages érigés par les étatistes. Ils en faudra bien d'autres et les élections municipales ne sont malheureusement pas les plus propices à la mise en oeuvre de nos idées, tant le carcan législatif national pèse sur les décisions locales. Diriger, planifier, préserver, voilà précisément ce qui transforme Paris en musée et en Parc d'attraction. Car l'ordre, la beauté et la dynamique engendrés par l'ajustement mutuel de la foule des économies individuelles tend à disparaître au profit d'une organisation rationnelle et terne imposée par le pouvoir. Mme Fressenel nous montre bien que la méthode gaulliste est au fond exactement la même que la méthode socialiste, il n'y a que la clientèle qui change.

marc d Here 17/12/2007 12:08

Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, a critiqué avec virulence au conseil de Paris "un budget de transition sans aucun souffle", défendu selon elle "mollement" par le maire PS sortant, Bertrand Delanoë.Lors de la discussion du 8e et dernier budget primitif de la mandature, elle a pour sa part développé "la vision d'un maire à plein temps qui se consacre totalement à son mandat et non à la conquête d'un appareil politique".Le groupe UMP ne votera pas ce "budget qui ne sera pas exécuté", "marqué du sceau du dogmatisme et non du pragmatisme", a-t-elle dit.Elle a accusé Bertrand Delanoë de refuser "la transparence" dans la gestion et de pratiquer "l'art de la défausse" sur le logement, l'emploi, la circulation, la pollution ou la petite enfance. (source AFP)