Social-libéral
Le blog de Marc d'Héré
Le blog de Marc
d’Héré
La décentralisation est une des conditions de la modernisation de l’État, de l’approfondissement de la démocratie, du bon fonctionnement des services
publics. Elle permet de mieux cerner les besoins, de répondre à l’aspiration des populations à maîtriser leur destin, alors que l’État central ne dispose pas des meilleurs moyens pour adapter son
action aux particularités locales, même s’il doit conserver une capacité d’examen de long terme et de vision large. Elle permet aussi un meilleur contrôle citoyen sur une politique menée par des
élus et des responsables proches d’eux. Les régions - et les villes, grandes oubliées de la décentralisation- pourraient voir leurs compétences
devenir majeures dans les domaines tels que les transports, le logement, la santé, la formation, l’environnement, la politique culturelle. Ces compétences devront être propres à chaque
collectivité et non se superposer ou s’enchevêtrer, comme c’est le cas aujourd’hui, ce qui nuit à l’efficacité et augmente les coûts. Les régions qui pourraient disposer de moyens supplémentaires
et d’autonomie dans leur utilisation, auront toute latitude pour collaborer et contracter avec d’autres entités territoriales, y compris européennes, rechercher toutes sources de financement,
rétrocéder au privé, sous condition d’évaluation, une part de l’exécution de leurs missions. La fiscalité locale devenue un « maquis inextricable », sera réformée en envisageant la
spécialisation des taxes par collectivité, en édictant des règles de transparence et des modalités de contrôle.
On se dirigera vers une rationalisation des niveaux institutionnels qui aujourd’hui s’imbriquent, une simplification du « millefeuille » des territoires. On peut, pour disposer de
régions suffisamment fortes, inciter au regroupement de certaines d’entre elles, envisager, après consultation des citoyens concernés, des
regroupements entre départements, entre départements et région. D’ores et déjà, les élus de ces deux collectivités pourraient être communs : réduits de moitié, ils siègeraient à la fois au conseil régional et au conseil général. Le développement des structures intercommunales qui concerne
aujourd’hui plus des trois quarts de la population française, doit être poursuivi, leurs responsabilités élargies, leur caractère démocratique affirmé par l’élection de leurs exécutifs sur
les listes municipales (méthode du fléchage).
Les possibilités et les modalités de décentralisation peuvent être diverses. Il n’est pas souhaitable
d’imposer des solutions uniques, l’égalité n’exige pas l’uniformité qui, pas plus dans ce domaine que dans d’autres, ne doit pas être un dogme. L’unité elle-même ne l’exige pas, qui peut se
réaliser dans une juste prise en considération de la diversité, comme a pu l’écrire Edgar Pisani « il n’y a pas d’unité possible qui ne respecte la
diversité ». La diversité peut être créatrice de progrès, les expérimentations, suivies d’évaluation, peuvent être un levier du changement
et de la modernisation. C’est la rigidité, l’uniformité de principe, impossible à satisfaire dans la réalité, et le refus de s’adapter à la diversité des situations qui créent souvent les
injustices. Ce respect de la diversité n’empêchera pas l’échelon central de mettre en œuvre une relative péréquation des moyens permettant la solidarité entre territoires. Responsabilité et
solidarité seront ainsi les principes autour desquels s’articulera la décentralisation.
Pour montrer sa volonté décentralisatrice, l’État pourra recourir à des mesures de déconcentration : plusieurs ministères (on
pense à l’agriculture et la pêche, l’environnement, l’industrie ou le tourisme…) pourraient s’installer en région, les sous-préfectures, en concertation avec les collectivités locales, seraient
progressivement supprimées.
Marc d'Héré
Contact: ies1@hotmail.fr
Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé le club politique social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le secrétaire général jusqu’en 2006..
Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure l’organisation et le développement.
Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée avec quelques amis socialistes et centristes, un mouvement politique réformiste, de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES) que je préside depuis janvier 2006.
Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin, j’ai choisi de m’inscrire dans la majorité présidentielle. Adhérent de La Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet, et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire"
J'ai publié fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr
"A travers ce manifeste, M. Bockel et les maires signataires s'engagent pour la réforme des collectivités locales et demandent à en être les acteurs engagés, dans le dialogue et la concertation", indique un communiqué.
"Ils constatent l'organisation territoriale imparfaite de notre pays et souhaitent une réforme qui concilie cohérence, simplification et efficacité", poursuit le communiqué.
Le manifeste est signé par une série d'élus de droite, notamment du maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), du premier vice président de l'Association des maires de France (AMF) Jean-Pierre Schosteck (UMP), du président de l'Association des maires des petites villes Bruno Bourg-Broc (UMP), du rapporteur au Sénat de la loi sur la réforme territoriale Jean-Patrick Courtois (UMP) et de la maire de Calais Natacha Bouchart (UMP).
AFP
Le président socialiste de la région Ile de France, Jean -Paul huchon, responsable des transports ne fait rien pour régler le conflit.