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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 13:52

par Elie Arié
...

Je pense que la gauche est aujourd’hui morte en France et en Europe
, partagée entre :
- ceux qui (en France : LO, NPA, PG, PC), restés enfermés dans le monde disparu d’avant la mondialisation, ne cessent de nous annoncer le Grand Soir qui s’éloigne de plus en plus, le prochain Mai 68 qui se fait attendre depuis 40 ans , la « prochaine rentrée qui sera chaude » et qui est chaque année plus tiède, « la grande journée de grève générale » ou « la grande manif » auxquelles participent, chaque fois moins de salariés, et, paraphrasant Napoléon III et Ferdinand Lop, l’extinction définitive du capitalisme après 20 heures du soir,
- et ceux qui (en France : PS et ses micro-satellites), ayant raté l’analyse de la mondialisation qui est un fait encore partielle mais sans doute irréversible, s’y sont résignés et n’arrivent (malgré une profusion inédite d’ateliers, de tables rondes, de colloques, témoins de leur impuissance conceptuelle) ni à élaborer un programme qui soit autre chose qu’un inventaire de gadgets à la Prévert, ni à trouver un moyen de se différencier concrètement de la droite : finalement, entre ceux qui se rallient à Sarkozy et ceux qui veulent s’allier à Bayrou, je vois mal la différence.

Tout ce que l’on peut faire, aujourd’hui, ce sont des discours comme celui de
Chevènement à Toulouse en espérant qu’ils fassent leur chemin dans certains esprits.

Mais s’il devait y avoir un changement, je ne pense pas qu’il puisse venir, en France, des politiques ; je ne crois pas plus à la possibilité réelle d’une refondation républicaine de la gauche qu’à celle de la moralisation du capitalisme prônée par Sarkozy – qui seraient pourtant toutes deux bien utiles.


Les changements, aujourd’hui, ne peuvent venir que de ruptures que les politiques n’ont plus les moyens de provoquer, et qui, d’ailleurs, ne les prévoient jamais (comme l’actuelle crise économique mondiale); des changements et des ruptures auront certainement lieu, nous ignorons en quoi ils consisteront, mais nous pouvons avoir une certitude : personne n’en aura prévu ni la nature ni la date, ils surprendront tout le monde (y inclus nos prévisionnistes patentés comme Jacques Attali…), et ils seront inédits dans l’Histoire. Parce que la globalisation de l’économie est une situation trop récente pour que nous comprenions encore toutes ses données et toutes ses évolutions possibles.

L’heure n’est plus ni pas encore aux politiques, l’heure est aux analystes et aux théoriciens. Aspirants à la succession de Karl Marx, il y a une place à prendre dans les futurs dictionnaires des penseurs illustres : à vos claviers !

Elie Arié

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Published by Elie Arié - dans Vie Politique
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commentaires

alcodu 10/10/2009 18:12


Croire que la mondialisation est un phénomène nouveau est une erreur.
La France du XIXe siècle a connu un bouleversement économique bien plus important qu'aujourd'hui. L'ouverture des frontières et les échanges se sont fait avec les voisins mais, en proportion,
l'économie a été plus touchée et les changements beaucoup plus profonds.
Il faut lire les auteurs libéraux du XIXe et s'intéresser aux discussions qui les opposaient à l'époque avec les socialistes. Tout ce débat a déjà eu lieu. En lisant Bastiat aujourd'hui on
croit entendre une réponse destinée aux alter-mondialistes.
Il faut aussi s'intéresser à ce que les libéraux avaient prévu et comparer cela aux prévisions des socialistes. Et là ca devient franchement bluffant car les auteurs libéraux avaient
exactement décrit le mécanisme de faillitte du socialisme.

Après cette débacle socialiste la pensée libérale reprend tout son sens et sa vigueur. Il faut donc retourner à la première définition de la gauche, celle dont nous n'aurions jamais du nous
écarter, à savoir la déclaration des droits de l'homme et les principes de 89. Voilà un beau faisceau de principes à appliquer au monde moderne, voilà des penseurs et des philosophes à foison dont
les textes et les propositions sont plus que jamais actuels et révolutionaires.


Simon-Pierre T. 02/10/2009 12:45


Une idée me vient à la lecture de cette tribune:
- la gauche est adaptée pour proposer un projet de société en période d'opulence
- la droite est adaptée pour répondre aux périodes de 'manque'
Pouquoi : quand on est 'riche', on s'intéresse à ce que l'on pourrait faire de cet argent, on s'occupe des autres.  la générosité et la solidarité deviennent une évidence ; en période de
crise, on ne s'occupe plus de son voisin, mais de soi.  Cet egocentrisme, bien compréhensible, remet en cause les mécanismes de solidarité, alors même que la situation en exacerbe le besoin
!
En réalité, tous les gouvernements en temps de crise oscillent entre solidarité (traitement social du chômage) et individualisme, à tout le moins en Europe.  Il est à noter que ce n'est pas le
cas aux Etats-Unis.  Il faut aussi noter que la plus forte croissance que le Royaume Uni ait connu s'est produite après des réformes profondes et profondément individualistes (Thatcher).
Question : inventer une politique de gestion de crise qui soit de gauche...


Elie Arie 02/10/2009 00:59


Pas d'accord, mais je trouve néanmoins que la qualité de ton blog s'amélioore nettement...


marc d' Héré 01/10/2009 16:19


Pas tout à fait d'accord Elie...Les politiques peuvent encore agir et changer les choses ...C'est grâce à  sa volonté et sa force de conviction, que Sarkozy a relancé l'Europe en permettant au
traité de Lisbonne d'être élaboré et ratifié( sauf surprise demain!)...C'est grâce à sa volonté que l'Europe a retrouvé durant la présidence française, sa capacité à agir et à peser. C'est lui
encore qui, réforme après réforme, transforme la France en profondeur, on le verra lorsque la crise sera derrière nous...

Certes les politiques de la gauche d'opposition sont totalement impuissants et dépassés. Cela ne doit pas t'amener à généraliser.  Un peu de réalisme, ami Elie!