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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 07:32


Au-delà des critiques  politiques  normales dans une démocratie, Nicolas Sarkozy  fait l’objet d’attaques d’une grossièreté et d’une violence, rarement atteintes en France.
Les raisons n’en sont pas toujours très claires. 

L’origine étrangère  du Président y participe pour une part, comme très certainement sa réussite : en France, les conservateurs ou les esprits étroits pardonnent rarement à ceux qui réussissent trop vite, et qui, ne craignant pas d’afficher cette réussite, suscitent envie et jalousie.  Son activisme aussi qui bouscule les hiérarchies, les habitudes et les situations acquises, son goût pour l’autorité, sa désinvolture vis-à-vis de cette pensée unique d’une gauche satisfaite, si satisfaite que le moindre changement la fait protester, peuvent aussi concourir à cette détestation.

Le  noyau de cette haine  se trouve, semble-t-il,  parmi les « bobos »,  résidents  des centres-villes, notamment des premiers arrondissements de Paris. Plus libertaires que démocrates, anti libéraux attachés à leurs libertés individuelles, d’autant plus persuadés de leur bon droit qu’ils estiment que celui-ci n’exige aucun devoir en retour, ardents défenseurs des droits de l’Homme et des exploités les samedis  après-midi  entre République et Nation,  partisans des changements qu’apportent les modes,  mais ennemis de ceux qui remettraient en cause leur confort intellectuel et moral,   ces faux révolutionnaires, appartiennent le plus  souvent au monde des « manipulateurs de symboles »  modernes ,   intellectuels de moyenne gamme , ne se sentant pas reconnus à la valeur qu’ils s’accordent : publicitaires, journalistes, avocats,  intermittents du spectacle , artistes auto proclamés,  professeurs et étudiants  engagés dans les filières sans débouchés…  
 

Ce rejet sans concession du Président,   est incarné par les trois aigris de la politique, mus par  l’ anti-sarkozysme  forcené qui leur sert de programme, par ordre alphabétique et d’entrée en scène politique, Bayrou, Royal et Villepin ! Tous les trois sont engagés contre Nicolas Sarkozy, dans un combat « personnel » qui emplit leur horizon mais les conduit  dans une impasse.
 

Ségolène Royal, sans doute la plus politique et la plus volontaire des socialistes, salamandre ou phénix  qui renaît de ses défaites successives - de la présidentielle, du Congrès de Reims, de ses demandes de « pardon pour la France » - serait la plus dangereuse, mais son refus de s’intégrer à son parti pour préférer mener une croisade personnelle et  prétendument « morale »  contre le Président, la condamne à la solitude, et ses interventions désordonnées et surprenantes suscitent une incompréhension toujours plus grande parmi les électeurs.

François Bayrou a commis l’erreur, en choisissant une opposition systématique, d’abandonner le « ni gauche ni droite »,  le « je soutiens ce qui est bien, je m’oppose à ce qui va dans le mauvais sens » qui le situait dans une position centrale et apparemment objective qui plaisait à beaucoup.   Affaibli par le mauvais score réalisé par le MoDem aux dernières élection européennes, de plus en plus isolé,  définitivement coupé des électeurs favorables à la majorité, il tente de se rapprocher d’une gauche qui ne l’acceptera jamais que comme un auxiliaire éventuel mais ne le soutiendra pas. Sa faute stratégique et sa haine obsessionnelle lui ont   sans doute fait perdre toutes ses chances.

Dominique de Villepin, enfin, voudrait bien participer à la course politique, mais trop dilettante, trop personnel et  trop éloigné des préoccupations des Français, il ne pourra même pas y entrer.   Seule la scène médiatique s’offre à lui,  où il peut jouer le rôle, toujours apprécié mais peu honorable et  forcément limité, de celui qui attaque avec obstination son propre camp et ne se manifeste que dans le dénigrement de ses amis.

 

Tous les trois participent activement à cette déviation de la vie politique qui devient de plus en plus personnalisée et passionnelle et dans laquelle les polémiques remplacent les débats, les  jeux des acteurs occultent les messages,  la simplification obligatoire interdit toute nuance, et les critiques argumentées d’un projet,  d’une décision ou  d’une politique cèdent définitivement la place aux mises en causes personnelles.

Marc d’Héré

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Published by Marc d'Here - dans Réflexion politique
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commentaires

sergiozz 10/09/2009 21:22

Mon anti sarkozysme n'est nullement absurde puisque je fais part de faits réels que vous ne pouvez pas démentir. Ce qui est absurde, c'est que nous devons payer pour toutes ces visites dont les coûts sont exhorbitants, alors que le peuple doit se serrer la ceinture.

Marc d'Here 10/09/2009 22:00


Mais si, je vous l'assure, vous êtes absurde, mais vous n'êtes pas obligé de me croire, cela ne m'ennuie nullement.


sergiozz 09/09/2009 15:23

Cantonner l'anti sarkozisme aux bobos parisiens comme vous le faîtes est quelque peu réducteur. L'épisode Faurécia n'est qu'un exemple parmi tant d'autres que les français ont élu un type complexé par sa taille. C'est pitoyable. Comme c'est pitoyable qu'il faille ameuter des centaines de CRS et de gardes mobiles lors des visites de votre cher président en province. Comme c'est pitoyable que lors de ses visites, on mette en place un périmètre de sécurité très large et on fasse venir des figurants (très souvent militants UMP) applaudissant le roi pour faire croire qu'il est aimé du peuple. Jamais aucun président n'a suscité autant de haine de la part d'une majorité de français  et il en est le seul responsable contrairement à toutes vos affirmations sur ce blog et sur d'autres.

Marc d'Here 09/09/2009 21:49


Si vous saviez lire vous verriez que je  ne cantonne pas l'anti sarkozysme HYSTERIQUE, aux bobos parisiens.

Par ailleurs vos déclarations montrent à quel point votre  anti sarkozysme peut être absurde, irrationnel et excessif. Merci de nous le montrer!


Elie Arie 09/09/2009 13:04

Article de Philippe Cohen, dans Marianne2.fr:Qu’y-a-t-il de commun entre l’épisode Faurecia et le scandale, confirmé plutôt que révélé, des tricheries électorales du congrès de Reims révélé par lepoint.fr ? Le « story telling » pour parler comme les « modernes ». La politique s’est évadée, peut-être définitivement, du réel.Voici encore un an, Nicolas Sarkozy jouait dans sa communication, sur son côté « nature ». Notre président n’était pas un énarque, mais un homme qui dit les choses comme il les pense. Un pêcheur l’apostrophe  ? Il lui propose de descendre pour s’expliquer. Un quidam lui fait une remarque au Salon de l’agriculture  ? Il lui intime l’ordre de « se casser ». Le Web riait à gorge déployée de ces facéties que l'establishment trouvait « indignes d'un Président. » Mais l'image présidentielle avait au moins le mérite de maintenir la dimension transgressive du personnage.Oui mais voilà, ces incidents ont cessé de faire gagner des points au Président. A force de pédagogie et d’études (nous sommes encore loin de découvrir les vrais chiffres des dépenses de sondages de l'Elysée), son entourage lui a fait comprendre qu’il lui fallait donner des signes plus patents pour indiquer qu’il avait compris la dimension solennelle de sa fonction. On a vu ainsi s’échafauder par petites touches un nouvel épisode de son roman politique : « Sarkozy 2, le vrai Président ».Or, un « vrai président » ne saurait souffrir « un vrai peuple ». C ’est là tout le piquant de l’histoire, qui a sans doute échappé à tous ceux – y compris Marianne2 – qui ont, à juste titre, brocardé le fameux épisode de la visite présidentielle à l’usine Faurecia, et même à ceux qui comme causeur.fr, se sont indignés de leur indignation...  Un  « vrai président » doit être chaleureux et paternaliste avec les manants auxquels il rend visite, un peu comme Chirac qui avait inventé le serrage de pognes industriel. Chaque visite présidentielle doit donc donner lieu à une véritable carte postale de l’Elysée postée aux différents JT. Carte postale qui transforme forcément le citoyen visité en figurant.Figurant, l’adhérent socialiste le devient de plus en plus. Quand la totalité de la nomenklatura socialiste s’est convertie au principe de primaires « ouvertes » (jusqu’où, on l’ignore encore) les militants n’ont guère osé troubler cette unanimité touchante et nouvelle. Mais beaucoup ont pensé que dans cette affaire, leur rôle était ramené à celui de colleur d’affiches, ou, plus certainement de « buzzeurs » socialistes.Le nouveau président et le  nouveau PS qui accouche dans la douleur – au point que certain pronostiquent sa mort subite – participent donc du même processus : la disparition progressive de la citoyenneté, et donc de la politique telle que nous l’avons pensée (et aimée) jusqu’alors.

Marc d'Here 09/09/2009 13:47


Quelle confusion! ou quelle volonté de tout mélanger!
Parler de mise en scène pour le non évènement Faurécia,, approuver ceux qui l'ont " à juste titre brocardé" relève d'une grand muvaise oi, pemets-moi de te le dire
amicalement,Elie! Ramener les visites présidentielles à une carte postale,  c'est vraiment faire de la politique de la pire des manières, et de la plus fausse.

Et assimiler ce non évènement, à la tricherie de grande ampleur, oganisée et niée, par les socialistes, et une équipe de dirigeants qui ont volé leur élection, dépasse les bornes.

Bien sûr cela fait partie de ton combat militant de gauche, qui ne s'embarasse pas des moyens,  mais, je suis choqué de te voir faire de tels amalgammes, habituels dans une certaine
culture d'une certaine époque.



Elie Arie 09/09/2009 00:32

Je trouve que le lapin Duracell est un personnage plutôt sympathique (mais pas à trop fortes doses).

Elie Arie 08/09/2009 22:49

Comment un homme qui va "moraliser le capitalisme mondial" pourrait-il être impopulaire?Seuls les capitalistes immoraux (au cas où il y en aurait, ce qui reste à prouver) pourraient faire preuve d'antisarkozysme hystérique.(ainsi que ceux qui penseraient que les discours de Guaino contre l'immoralité du capitalisme ne sont que de l'enfumage- mais qui pourrait penser ça, je te le demande?)

Marc d'Here 09/09/2009 00:25


Je crois que cela n'a rien à voir avec les idées ou la politique...C'est plus tripal que ça et a plus à voir avec l'envie ou la jalousie qu'avec une quelconque  divergence politique.


Uguen Bernard 08/09/2009 18:39

Votre papier est tellement complaisant et courtisan qu'il ne vaut pas grand chose.  Si Sarkosi fait l'objet d'un rejet par certaine personnes, il doit s'en prendre quà lui même.  De façon trés virulente, je suis opposé à la façon dont il mène ses politiques.  je n'en reviens pas de la façon dont  vous ayez le front de vous dire de gauche. Quand je pense que j'avais trouvé intéressante la proposition de "la fabrique" du temps où Koutchner se disait encore de gauche et qu'aujourd'hui vous vous ralliez de cette façon mesquine et haineuse à la droite la plus médiocre qui soit .   Aujourd'hui, je sais que c'est Ségolène Royal qui vous fait le plus peur et votre papier le confirme.  J'espère qu'elle apportera un renouveau en 2012.

Marc d'Here 08/09/2009 19:01


Vous êtes bien désagréable et profondément injuste. Cela ne m'étonne pas.