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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 09:25
par Jean-Louis Caccomo...



« Le commerce, qui a enrichi les citoyens en Angleterre, a contribué à les rendre libres, et cette liberté a étendu le commerce à son tour ».

 Voltaire (1694-1778)

 

 

Les meilleurs experts et les pires charlatans ont presque tout dit à propos de la « mondialisation ». En France, c’est l’intarissable fond de commerce de ceux qui s’attribuent le monopole de la pensée légitime et de l’engagement militant. La « mondialisation » est tour à tour considérée comme moteur de la croissance économique mondiale, responsable du développement des inégalités entre pays riches et pays pauvres, facteur d’éclatement des identités nationales et d’homogénéisation de la planète, la cause de tous nos malheurs et la chance du nouveau millénaire : il ne se passe plus un jour sans que la « mondialisation » soit convoquée au tribunal de la « conscience citoyenne » !


Il existe, dans l’opinion publique française, un fort courant de sympathie pour les idées et les mouvements antimondialisation. Et la crise est venue à point pour conforter les nostalgiques de Marx. Catherine Picar, coauteur d’une proposition de loi visant à interdire les sectes en France, expliquait dans un passé tout récent : « Il y a, avec les sectes, un vent de déstabilisation des démocraties. Tout cela va de pair avec l’impérialisme américain, l’OMC, le libéralisme avancé (sic !) » [1]. Associer l’O.M.C au libéralisme avancé est révélateur des confusions qui règnent sur les esprits contemporains alors que l’O.M.C est une organisation interétatique qui se propose précisément de réguler le commerce, devenant du même coup l’instrument d’un protectionnisme déguisé et l’arène de tous les patriotismes économiques. Or, le patriotisme économique est le premier pas vers la guerre économique, l’antithèse de l’échange.

 

Cette dénonciation permanente - qui frise la diabolisation - de la mondialisation s’apparente plus à la théorie du complot qu’à une analyse rigoureuse de l'économie. Mais la théorie du complot, c’est la culture des masses : cela ressemble à de la culture, cela a le même goût que la culture et ce n’est pourtant qu’un ramassis de clichés vulgaires.

Considérons tout d’abord un constat de base : les phénomènes économiques n’ont pas de nationalité. La vie des hommes en société est impulsée par deux tendances lourdes qui sont intimement liées à la nature profonde de l’homme : la tendance à échanger d’une part ; la recherche de l’efficacité qui induit l’évolution inéluctable des techniques d’autre part. Ces deux tendances sont intimement liées car la volonté et la nécessité même de faire des échanges reposent sur un souci d’efficacité dans la mesure où il est peu efficace de vouloir faire tout soi-même. Cela est vrai pour un individu, une famille, un village… ou un pays. Les communautés humaines (familles, villes, pays) et les organisations (entreprises, associations, fondations) sont nées de cette nécessité.


Depuis la nuit des temps (et cela n’a pas commencé avec la révolution industrielle qui a seulement vu s’accélérer un processus enclenché dès le néolithique), l’homme a donc recherché à améliorer ses conditions de vie en réaction à la nature fondamentalement hostile de son environnement naturel. Cette tendance est le moteur des innovations techniques et de l’amélioration des conditions matérielles de vie quel que soit le découpage géopolitique qui a prévalu dans le monde. Les régimes politiques qui ont contrarié cette tendance séculaire au nom de l’immobilisme, consacré en modèle et en vertu, n’ont connu que tyrannie et misère.

Ainsi, la dénonciation systématique de la « mondialisation » et l’utilisation même d’un tel vocable permettent d’esquiver les véritables questions alors qu’elle traduit une méprise – sinon une incompréhension profonde – sur l’essence même des phénomènes économiques et sociaux.

 

[1] Agence France-Presse, le 29 mai 2001.

 

Jean-Louis Caccomo

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Published by Jean-Louis Caccomo - dans MONDIALISATION
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commentaires

Elie Arie 28/08/2009 23:18

"Il existe, dans l’opinion publique française, un fort courant de sympathie pour les idées et les mouvements antimondialisation. Et la crise est venue à point pour conforter les nostalgiques de Marx."Phrase assez étonnante, quand on sait que Marx a toujours prédit que le capitalisme était voué à la mondialisation (il y voyait le prélude indispensable au communisme, mais c'est un autre débat...).

Marc d'Here 29/08/2009 09:01


Un raccourci un peu surprenant je l'admets...