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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 18:38

Article du 2 Mars 2009,  à nouveau publié aujourd'hui...On peut le confronter à la situation présente, et juger  de sa pertinence
...

La situation actuelle est très difficile, elle l’est logiquement aussi pour Nicolas Sarkozy, rendu responsable de la crise ou au moins de ses effets négatifs, et soumis à un flot continu de critiques sur son action (injustement comparée à ses déclarations de campagne) comme sur son comportement. Cela se traduit très logiquement par une chute importante dans les sondages d’opinion. La moyenne mensuelle  des 9 sondages réguliers, le situe à 39,7% de satisfaits en Février, contre 45,3% en Janvier. Cela pourrait peut-être encore s’aggraver dans les semaines ou les quelques mois qui viennent. Les opposants et certains médias prétendent même (le croient-ils vraiment ?) que c’est « le début de la fin »,  mais je pense qu’il n’en n’est rien et que cette situation est temporaire, très temporaire.

 

A quoi est due cette impopularité ? D’abord évidemment et principalement à la crise internationale qui nous atteint, et dont les effets (même s’ils sont moins douloureux en France que dans la plupart des autres pays) ne peuvent manquer de provoquer chez les Français des mécontentements, de susciter des inquiétudes, et la responsabilité en est imputée Président de la République.

 

 Si la crise internationale est la grande responsable de cette chute de popularité,  d’autres éléments viennent s’y ajouter qui compliquent encore la situation :  la crise en Guadeloupe et en Martinique, les manifestations des tenants du conservatisme à commencer par  les enseignants chercheurs  et les étudiants,  la difficulté de faire admettre des réformes importantes comme celle de l’audiovisuel, du fonctionnement du Parlement, de l’hôpital, et les critiques incessantes d’oppositions unies (aidées parfois par certains UMP !) dans un anti-sarkozysme pavlovien…

A ces motifs s’ajoute  la manière de diriger du Président, toujours en première ligne et recevant ainsi tous les coups, son interventionnisme, sa propension à passer d’un sujet à un autre, ses décisions à l’emporte-pièce,  sa brutalité parfois dans l’expression, qui ne rassurent pas les Français, les troublent, et ne correspondent pas à ce qu’ils ont l’habitude d’attendre d’un Président de la République, qu’ils voudraient voir prendre davantage de recul et accorder davantage d’intérêt aux questions stratégiques et aux grandes réformes qu’au détail de la vie quotidienne.

 

Toutes ces raisons expliquent la forte chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages, mais, et c’est heureux, elle sont conjoncturelles, provisoires et devraient pour l’essentiel perdre de leur pertinence à la fin du printemps ou au début de l’été.

 

La crise d’abord, dont nous vivons sans doute le pire moment,   et sa conséquence la plus grave et la plus dramatique, le chômage qui augmente à un rythme jamais vu dans notre pays. Paradoxalement, l’importance des chiffres actuels des destructions d’emplois, permet d’espérer que cela durera peu. Manifestement les entreprises profitent  de la situation pour procéder à des plans sociaux massifs pour alléger leurs coûts et retrouver le plus vite possible une rentabilité. De novembre à fin avril, environ 400.000 emplois auront été supprimés. La situation, pour entrer dans la froide logique des entreprises, aura été « assainie », et à la fin du printemps on retrouvera vraisemblablement des chiffres de l’emploi plus conformes à une situation qui restera difficile mais sera devenue plus normale. On ne sera pas sorti de la crise, mais on  devrait  connaître des chiffres en dents de scie et le chômage atteindre un palier, avant de se remettre à décroître.
Ce phénomène se trouvera conforté par les effets du plan de relance que  l’on commencera vraiment à ressentir en mai-juin, et par la consommation qui sera soutenue par une confirmation de la baisse de l’inflation,  par les allègements fiscaux et les mesures décidées en faveur des familles, des personnes âgées, des jeunes. Par ailleurs le RSA entrera en application au début de l’été et les plans de relance américains et allemands, s’ils sont aussi rapidement opérationnels que le plan Français, devraient aider nos exportations.

 

Dans le même temps on peut penser que Nicolas Sarkozy aura progressivement modifié sa « gouvernance » pour laisser plus de place au premier ministre et prendre un peu plus de recul et que cela commencera à être perçu positivement par les Français. Enfin, on sera plus ou moins sorti des réformes difficiles et  la campagne des Européennes déplacera le débat sur un terrain plus favorable au chef de l’Etat, resserrera les rangs de la majorité et au contraire divisera des oppositions qui aujourd’hui unies dans les critiques vis-à-vis du Président, se trouveront en situation de grande concurrence. La lutte entre le PS et une extrême gauche faisant renaître l’esprit du « non » de 2005 d’une part, et entre le PS, Bayrou et les verts de  Cohn-Bendit de l’autre, promet de belles empoignades, qui épargneront la majorité.

 

Pour ces différentes raisons, on devrait retrouver à la  fin du printemps ou  au début de l’été  une situation relativement apaisée,  plus confortable  pour Nicolas Sarkozy. Situation qui devrait, sauf catastrophe toujours possible,  l’emmener sans trop de difficultés  vers l’élection présidentielle de 2012 et un second mandat. Je sais bien que tout ne se déroulera pas sans accrocs, que  des éléments viendront ça et là compliquer l’action de la majorité, que de nouvelles difficultés économiques et sociales sont probables, que des erreurs du président dans sa communication comme dans son action sont certaines, que des progrès de l’opposition sont même possibles, mais la tendance me paraît bien établie.

 

Nous jugerons dans quelques mois de la pertinence ou du caractère irréaliste de ces réflexions. Je ferai en tous cas, pour les lecteurs de ce blog, un point régulier, en me référant à ce texte.

 

Marc d’Héré

 

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Published by Marc d'Here - dans Vie Politique
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commentaires

marc d' Héré 11/09/2009 09:56

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a déclaré "avoir bon espoir" pour la croissance au troisième trimestre, mais "il ne faut pas casser" la reprise. "Aujourd'hui on voit des signes de reprise et la France est -avec l'Allemagne et le Japon- le seul pays à avoir sorti une croissance positive au deuxième trimestre. J'ai bon espoir pour le troisième", a-t-elle souligné sur Canal+. "Nous aurons un chiffre qui sera positif et qui attestera de la stabilisation de l'économie française parce qu'on a fait la relance qu'il fallait, au moment où il fallait", a justifié la locataire de Bercy.A.P.

marc d'HERE 21/08/2009 23:55

La Bourse de Paris accélérait nettement sa progression vendredi après-midi, le CAC 40 gagnant plus de 3%, grâce à un indicateur américain sur l'immobilier meilleur que prévu et des déclarations rassurantes du président de la banque centrale américaine.A 16H21 (14H21 GMT), l'indice vedette s'appréciait de 110,19 points à 3.616,51 points (+3,14%), dans un volume d'échanges de 2,776 milliards d'euros. Il s'agit de son plus haut niveau en cours de séance depuis début 2009.AFP

Ascensi 15/08/2009 11:39

Pour les sondages il faudrait qu'il reprenne le jogging au soleil   :-)

Marc d'Here 15/08/2009 16:49


Ils remontent , quoiqu'il reste à l'ombre...
Bien à toi.


Ascensi 15/08/2009 09:34

Maintenant que la fin de cette prétendue "grande crise" pointe le bout de son nez il serait bon de réfléchir à l'aspect que pourrait prendre la prochaine. Sera t-elle la suite logique de la précédente (crise monétaire ? crise étatique ?) ou une pure surprise divine, comme en juillet 2007 ?En tant que petit actionnaire je me suis évidemment replacé à 100 % sur le marché dès le 2 août, assez confiant, non pas en la solidité de nos économies réelles (ne rêvons pas) mais certain que cette dynamique puissante qui s'appelle le marché est absolument irrésistible à court terme -pourquoi donc me morfondre tout le temps, sous des prétextes moraux, alors que je peux prendre part, en grapillant quelques miettes, à un festin financier-. Nous sommes certainement beaucoup face à ce dilemne (5 millions en Europe selon une étude) mais finalement l'appât du gain l'emporte. Aucun boursicoteur ne pourrait raisonner ainsi, "allez on a trop abusé en haut lieu, je ne joue plus à ce jeu destructeur, c'est devenu trop malsain"; pas moi je l'avoue. Il est également regrettable que cette dynamique , purement financière, n'irrigue pas plus rapidement les champs de l'activité réelle et de l'emploi. En bas de l'échelle, les petits et et les "non-initié" n'ont pas fini de souffrir. Eux ne savent JAMAIS quand commence et quand fini une crise, ils la subissent.

Marc d'Here 14/08/2009 23:10

Comme annoncé, les élections  européennes ont divisé les oppositions et ont été un succès pour la majorité.  La situation de l'emploi et  celle de la croissance sont incomparablement meilleures que ne l'annonçaient  tous les économistes  et tous les médias (dont les chiffres "curieusement" correspondaient aux souhaits de l'opposition!), les sondages deviennent meilleurs pour Nicolas Sarkozy...Et cela devrait continuer.