Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 09:48


L'analyse de Pierre Rousselin, du 20 07, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.
 

Tony Blair ferait un bon président de l'Union européenne. Il serait, assurément, plus efficace à ce poste qu'il ne l'est depuis qu'il est censé s'occuper du Moyen-Orient en tant que représentant spécial du Quartette. Un mandat de deux ans et demi renouvelable, un titre ronflant de «président de l'Europe» pour des attributions qui restent à définir : cela conviendrait très bien à Tony Blair.

Gordon Brown, dont la rivalité avec l'ancien premier ministre est légendaire, vient de lancer la campagne en faveur de sa candidature au nouveau poste qui découle du traité de Lisbonne, traité dont on ne sait pas encore s'il entrera un jour en vigueur.


On peut se demander pourquoi Gordon Brown ressent une telle urgence. Est-ce pour être sûr que l'idée n'aboutisse pas ? L'expérience des nominations européennes, notamment à la Commission, montre que les candidatures parties de loin ont du mal à tenir la distance. Elles soulèvent des oppositions qui ont tout le temps de s'organiser et se font souvent coiffer au poteau par des personnalités moins tranchées. C'est ainsi que José Manuel Barroso s'était imposé, il y a cinq ans, aux dépens de Guy Verhofstadt, Londres ayant, à l'époque, réussi à bloquer le choix initial de Paris et de Berlin.


Dans le cas présent, la décision ne sera prise qu'après le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne - et à condition que la réponse soit positive - lors du Conseil européen de la fin octobre. Encore faudra-t-il obtenir le paraphe des présidents tchèque et polonais. À ce propos, la perspective de voir un atlantiste comme Blair à la tête de l'Europe devrait encourager Vaclav Klaus et Lech Kaczynski à surmonter leur allergie au traité de Lisbonne. Du moins faut-il l'espérer.


Sinon, c'est la catastrophe annoncée. Compte tenu des déboires de Gordon Brown, tout indique que le conservateur eurosceptique David Cameron entrera au 10 Downing Street l'année prochaine. Le chef des Tories a promis un référendum - par définition négatif - sur le traité de Lisbonne, si celui-ci n'est pas ratifié avant son arrivée au pouvoir.

Quoi qu'il en soit et compte tenu de l'alternance annoncée au Royaume-Uni, avoir un Britannique présentable à la tête de l'Union européenne permettrait de limiter les dégâts. Cet argument n'existait pas lorsque Nicolas Sarkozy avait été le premier à suggérer que Blair pourrait être un bon président de l'Union européenne. Gordon Brown paraissait alors assuré de suivre les traces de son prédécesseur.


Tony Blair a souvent été présenté comme le Britannique le plus proeuropéen. Pourtant, en dix ans, il n'a pu mettre son pays «au cœur de l'Europe» comme il l'avait promis, ou faire adopter l'euro aux Britanniques. Sera-t-il en mesure de les réconcilier avec la bureaucratie bruxelloise ? On peut en douter. Mais l'épouvantail que représente Cameron peut lui servir, dans la mesure où la perspective d'une Grande-Bretagne europhobe obsède, en ce moment, les chancelleries européennes.


D'autres possibilités existent. Avec le départ de Javier Solana, l'hypothèse Felipe Gonzalez gagne en crédibilité. Comme Tony Blair, l'ancien président du gouvernement espagnol, artisan de la transition démocratique dans son pays, est indiscutablement une personnalité de premier plan, de celles qui, si elles le souhaitent, peuvent donner à l'Europe un visage et une voix reconnus tout autour de la planète.

Le choix du président de l'Union se fera dans le cadre d'un marchandage global comprenant aussi les têtes d'affiche de la Commission. Le nouveau poste de vice-président, chargé de la diplomatie européenne, sera aussi très convoité. Il faudra respecter le dosage habituel entre représentants des grands et des petits pays, du Nord et du Sud, de la gauche et de la droite. Au cours des prochains mois, les spéculations ne vont pas manquer.

Pierre Rousselin
Le Figaro

Partager cet article

Repost 0
Published by Pierre Rousselin, Le Figaro - dans Europe
commenter cet article

commentaires

marc d'HERE 03/11/2009 18:02



Le président tchèque Vaclav Klaus a annoncé cet après-midi devant la presse à Prague qu'il avait signé à 15 heures locales (14 heures GMT) le traité de Lisbonne après que la Cour
constitutionnelle tchèque eut jugé plus tôt dans la journée le traité conforme à la loi fondamentale du pays.


"J'annonce que j'ai signé le traité de Lisbonne aujourd'hui à 15 heures", a indiqué M. Klaus, au cours d'un point de presse retransmis en direct par la télévision publique tchèque.
AFP


C'est un grand moment pour l'Europe. La page du NON Français en 2005, qui avait boqué l'avancée de l'Europe est tournée. Le traité de Lisbonne est ratifié. L'Europe peut reprendre sa marche en
avant.


 



marc d'HERE 03/11/2009 10:13


La Cour constitutionnelle tchèque a approuvé ce matin le traité européen de Lisbonne, qu'elle juge conforme à sa constitution.

Ce feu vert de la Cour constitutionnelle tchèque lève le dernier obstacle à la ratification du traité réformant les institutions de l'UE, la République tchèque étant le dernier pays-membre des 27 à
ne pas l'avoir fait.

Le président euro-sceptique Vaclav Klaus avait affirmé attendre la décision de la Cour de Brno pour ratifier le traité de Lisbonne, après avoir obtenu que son pays bénéficie d'une exception à la
Charte des droits fondamentaux, afin d'empêcher toute demande de restitution ou d'indemnisation au nom des trois millions d'Allemands expulsés des Sudètes après la Seconde Guerre mondiale.

A.P.