Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:26


Le Figaro du 09 juillet

TRIBUNE - Par Xavier Bertrand, Dominique Perben et Jean-Patrick Courtois, Jean-François Copé et Gérard Longuet.

 Les auteurs sont respectivement secrétaire général de l'UMP, parlementaires et chargés de mission nationaux de l'UMP en charge de la réforme des collectivités locales, président du groupe UMP à l'Assemblée et président du groupe UMP au Sénat.


La décentralisation est l'une des avancées démocratiques les plus importantes des trente dernières années. Cette ambition est depuis longtemps partagée par l'ensemble des familles politiques de notre pays. Elle fut lancée par François Mitterrand et Pierre Mauroy en 1982 et approfondie par Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin en 2003 et 2004.

Agir au plus près du terrain et des besoins de nos concitoyens, libérer les initiatives des élus locaux pour trouver des solutions adaptées et pragmatiques, accroître le contrôle citoyen sur des élus plus proches, voilà des principes que nous partageons tous, à droite comme à gauche.

Pourtant, après les deux vagues de décentralisation, le bilan demeure contrasté. Ce n'est pas l'idée de décentralisation qui est en cause mais au contraire le fait que nous ne nous soyons pas assez interrogés sur les structures, les élus, les institutions qui doivent incarner et faire vivre l'action publique locale. En vérité chacun sait bien qu'en France si toutes les collectivités sont d'accord, on met deux fois plus de temps qu'à l'étranger pour réaliser un projet. Et si l'une d'entre elles s'y oppose, le projet est condamné.

Le président de la République a eu raison de lancer le grand débat de la réforme des collectivités locales en prenant le temps d'identifier les problèmes et d'imaginer les solutions. Le rapport du comité présidé par Édouard Balladur, pour ceux qui ont pris le temps d'en faire une lecture honnête, dégageait les axes principaux d'une réforme ambitieuse, consensuelle et moderne (consulter le rapport).

Depuis la remise du rapport, le Mouvement populaire a organisé dans toutes ses fédérations des débats qui ont réuni militants, sympathisants, élus de la majorité présidentielle mais pas seulement. Ces débats ont attiré au-delà de notre famille politique : des citoyens et des élus de toute tendance politique n'ont pas hésité à y participer, montrant ainsi l'intérêt des Français pour la réforme.

Que nous ont dit les Français ? D'une même voix, nos concitoyens et les élus locaux de terrain nous ont dit, en bousculant parfois de «grands élus» : «Mais qu'attendez-vous encore pour faire cette réforme ? Allez-y, on vous attend !» Ils nous ont mis face à nos responsabilités. Loin des conservatismes parisiens, ces débats montrent qu'aux yeux des Français cette réforme est évidemment nécessaire et ne peut être qu'audacieuse.

Le Mouvement populaire sera au rendez-vous de ces attentes.

Face à la confusion des structures qui s'empilent et se concurrencent, nous proposons la création de deux piliers. Le pilier territorial réunira la Région et le département. Un seul élu, le conseiller territorial, sera amené à siéger au conseil général et au conseil régional. Chacune de ces deux collectivités se verra reconnaître un ensemble de compétences propres mais ne pourra agir en dehors de celles-ci. À quoi bon multiplier les services d'action économiques ou touristiques ? À force que tous soient compétents en tout, personne n'est plus responsable de rien et nos concitoyens ne s'y retrouvent plus. Avec le conseiller territorial, nous passerons à 3 000 ou 3 600 élus pour la Région et le département contre 6 000 aujourd'hui. À l'heure où nous demandons aux Français des efforts pour réformer le pays, nous devons, nous élus de la République, montrer que nous pouvons nous aussi nous réformer.

Le pilier communal réunira la commune et l'intercommunalité. Aujourd'hui, près de 90 % des Français vivent dans une commune membre d'une structure intercommunale. Ces structures représentent 40 % des dépenses communales mais échappent au contrôle direct des électeurs. Nous proposons donc que les citoyens aient leur mot à dire dans la désignation de leurs représentants intercommunaux. Ils seront élus sur les listes municipales en même temps que les conseillers municipaux. Par ailleurs, en concertation avec les élus, la carte de l'intercommunalité sera complétée et rationalisée. À terme, l'essentiel des multiples syndicats intercommunaux a vocation à rejoindre les communautés urbaines, de communes et d'agglomération. L'élection municipale demeure néanmoins l'élection locale la plus identifiée par les Français. Le maire s'en trouve investi d'une grande légitimité démocratique. La commune doit donc être la seule collectivité conservant la clause générale de compétence.

Afin de prendre correctement en compte le fait urbain, un statut nouveau de métropole réunissant pour les 7 plus grandes agglomérations françaises (Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Toulouse et Nice) les compétences départementales et intercommunales sera créé. Elles pourront développer des politiques d'équilibre de la Région capitale et d'attractivité européenne. Ce statut sera ouvert afin que les agglomérations candidates puissent l'adopter.

Cette réforme devra comprendre des éléments de souplesse afin que les structures puissent s'adapter aux besoins de chaque territoire, qu'il soit urbain ou rural. Ainsi, si une Région veut donner une compétence à ses départements, elle pourra le faire. Au sein de chaque pilier, grâce aux élus communs, les synergies et les économies apparaîtront naturellement. Sur proposition des élus et après consultation des citoyens, les regroupements entre communes, entre départements ou entre Régions devront être facilités.

Parce que cette réforme est plus importante que les intérêts partisans, nous proposons que les nouveaux élus de ces deux piliers soient désignés en 2014. Mais parce que la réforme n'attend pas, les textes devront être votés au plus tard en 2010.

Les Français nous l'ont dit avec fermeté, il est temps de donner à la France l'organisation territoriale qu'elle mérite. Une organisation moderne, souple, efficace et économe. Le Mouvement populaire a fait ses propositions, il est prêt au débat.

Partager cet article

Repost 0
Published by Xavier Bertrand, Dominique Perben, autres responsables de l'UMP... - dans Régions
commenter cet article

commentaires

marc d'HERE 04/01/2010 10:02


Qui ne serait pas tenté d’aller passer trois années de rêve à Santiago du Chili aux frais des contribuables franciliens ? Le fils de Jean-Paul Huchon et sa copine ont sauté sur l’occasion d’un job
de rêve aux antipodes. Un petit piston familial qui fait désordre à l’approche des régionales.


Agora vox


marc d'HERE 04/01/2010 09:22


La première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo, tête de liste socialiste dans la capitale pour les régionales, critique l'"agressivité obsessionnelle" des Verts "à l'égard du PS" et
souhaiterait "qu'ils s'occupent de la droite", dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui de lundi.

La division des gauches continue...De bon augure pour la majorité présidentielle qui se présentera unie autour d'un projet et d'une politique.


marc d' Héré 14/09/2009 08:54

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, chef de file de l'UMP aux régionales en Ile-de-France, a lancé dimanche sa campagne, en fustigeant le "bilan décevant" de son adversaire socialiste, le président sortant Jean-Paul Huchon. "C'est un bilan décevant. La situation n'a cessé de se détériorer", a lancé Valérie Pécresse, lors de son "grand rendez-vous" avec les Franciliens, organisé à la Halle Freyssinet, dans un quartier branché de Paris, où elle avait réuni son équipe de campagne au complet. "La région n'a eu aucune réaction face à la crise, elle n'a aucune réponse à la galère des transports et la galère du logement", a déploré la ministre, affirmant que les habitants avaient "perdu, en dix ans, 30 mètres carrés avec le même apport". Entourée des secrétaires d'État Rama Yade et Chantal Jouanno et des anciens ministres Yves Jégo et Roger Karoutchi, Valérie Pécresse a aussi renouvelé son appel du pied aux écologistes, en se défendant de toute "tactique politicienne". AFP

Marc d'Here 14/09/2009 08:59


Jean-Marie Bockel était présent à cette réunion... Accompagné d'une délégation de La Gauche Moderne, il a fait le tour des différents stands où il  a reçu un accueil chaleureux et eu
un entretien avec Valérie Pecresse.


BODIN 14/07/2009 20:16

On ne peut que souscrire au contenu de cet article en n'oubliant pas la réforme du dimensionnement des régions françaises: la volonté politique de réformer démontrée par le chef de l'Etat mérite le soutien de tous ceux qui savent mettre leurs convictions partisanes de côté et discerner ce qui est important et ce qui ne l'est pas ! cette réforme est très importante et "colle" d'une certaine façon aux nécessités économiques conjoncturelles du moment.Claude BODIN.