Mercredi 8 juillet 2009 3 08 07 2009 15:54


Immédiatement après la défaite subie lors de  l’élection présidentielle de 2007, les socialistes avaient appelé à la refondation de leur parti et annoncé leur volonté de reconstruire un puissant parti d’opposition, réuni et rénové, doté d’un vrai projet de gauche.  Deux années ont passé et non seulement le parti socialiste n’a pas avancé sur cette voie, mais il s’est même encore enfoncé.

 

Beaucoup de responsables du parti socialiste  se sont éloignés, souvent  pour rejoindre la majorité présidentielle, ou  lui apporter son aide dans la courageuse politique de réforme qu’elle mène sous l’impulsion du Président de la République. C’est le cas aussi de nombre de ses militants,  qui s’éloignent, collectivement comme ceux qui ont fondé le Parti de Gauche avec Mélenchon, ou individuellement comme ceux qui se contentent, déçus, écoeurés, de ne plus se manifester. Se sont éloignés aussi ses  sympathisants et ses électeurs, comme l’a montrée la récente élection européenne, au cours de laquelle les socialistes sont passés de 30 à 16% des voix !

 

 Cet affaiblissement, ce rétrécissement,  n’ont pas atténué les divisions au sein d’un parti en miettes, plus déchiré que jamais entre les ambitions contradictoires et implacables d’Aubry, Royal, Delanoë, Hollande, Fabius, Hamon, Valls ou  Moscovici, pour ne citer que celles qui s’expriment le plus ouvertement. Aucune  coopération ne peut s’y exercer. Chacun n’agit que pour son intérêt personnel, dans le but d’être le mieux placé pour 2012 et cherche donc essentiellement à neutraliser et à contrer tous les autres. Aucun leader incontesté ne peut se dégager et se faire accepter dans le parti, d’autant moins qu’aucun d’entre eux, n’a l’envergure ou le talent de s’imposer sur la scène nationale.

 

Quand à la « rénovation » et au « projet » ! C’est le troisième échec du parti, le plus grave certainement et qui, pour une grande part, conditionne les deux autres.

Depuis 2007, aucun début de rénovation n’est intervenu, ni dans les méthodes ni dans les propositions. Et cela ne changera pas. Les socialistes n’ont aucune possibilité d’élaborer un projet novateur et réaliste. A cause de leurs divisions bien sûr mais surtout parce qu’ils sont pris dans un  piège dont ils ne sortiront pas. Il n’y a pas place, face à la politique menée par Nicolas Sarkozy, pour un autre projet fondamentalement différent et pouvant alimenter une opposition de  type «  gouvernemental ».

 

Parti de gouvernement (ou du moins se considérant encore comme tel),  le parti socialiste, ne peut, malgré son envie, adopter les positions de l’extrême gauche, ou se contenter des éructations populistes d’un Bayrou. Il  est dans l’obligation pour être crédible, de présenter des propositions,  un projet qui apparaisse cohérent, novateur et  applicable. Or il n’y en n’a pas d’autre que celui de Sarkozy et de la majorité, ou du moins pas d’autre qui puisse apparaître comme une véritable alternative.

 

S’il confirme son abandon d’un projet « révolutionnaire », le PS doit se résoudre à accompagner la réponse de Sarkozy à la crise,  à approuver ses principales réformes,  à adopter ses grandes orientations. Son opposition ne pouvant alors se  manifester que par une éventuelle contestation de l’ampleur, des modalités, du rythme des réformes,  par un désaccord éventuel sur les  méthodes  et par quelques autres propositions marginales. Il n’y a pas d’autre voie sérieuse. Mais cela exigerait que, comme ailleurs en Europe, le Parti socialiste fasse le choix d’une opposition moins « théologique », moins brutale, moins frontale que celle qu’il adopte et à laquelle il ne veut manifestement  pas renoncer. D’ailleurs, s’il le faisait, il perdrait immédiatement ses alliés de la gauche radicale dont il a un impératif besoin au second tour, pour avoir une chance d’être élu. Seule la voie de l’archaïsme, et du  conservatisme flou paraît s’ouvrir devant  lui, mais elle est sans issue.

 

Alors, pour lui point de salut. Il ne sortira pas du piège.   Avec quelques hauts et beaucoup de bas, son  déclin, inéluctable et sans doute plus rapide qu’on ne pouvait le penser il y a deux ans,  se poursuivra. Il se transformera en une petite SFIO, en attendant qu’un vrai parti de gauche,  réaliste,  responsable et rassembleur vienne (en partie avec certains de ses membres actuels) le remplacer. C’est l’objectif de   La Gauche Moderne.

 

Marc d’Héré

 

Par Marc d'Here - Communauté : Politique française - Voir les 18 commentaires - Publié dans : Parti socialiste
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Commentaires

Dois-je comprendre que c'est à partir de la Gauche Moderne que s'élaborera une politique alternative à celle de Sarkozy? Ou bien que la gauche moderne, c'sest Sarkozy? Mais alors, où est la droite moderne?
Commentaire n°1 posté par Elie Arie le 08/07/2009 à 16h59

La gauche Moderne veut rénover la gauche et faire naître un projet de gauche. S'intègrera-t-il à une majorité?...On verra bien...

Réponse de Marc d'Here le 08/07/2009 à 17h07

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a estimé aujourd'hui que le Parti socialiste était en "hibernation comateuse", alors qu'il a été récemment nommé par Nicolas Sarkozy à la tête d'une commission sur l'emprunt national.

Interrogé par le site capital.fr sur cette mission, M. Rocard juge "stupide" que le PS, à cause de sa "longue tradition contestataire et d'opposition", "ne participe pas à de tels débats de société", alors que "dans toutes les démocraties, les parlementaires de tous bords travaillent ensemble sur les grands sujets nationaux". "Le PS est en hibernation comateuse, pour se réveiller il doit dépasser les luttes internes, travailler collectivement et enrichir le débat intellectuel", explique M. Rocard qui garde toujours sa carte du parti.
Il assure qu'"en tout cas", il "reste un social-démocrate et c’est une pensée de gauche qui (l') anime quand (il) participe à de tels travaux".

Commentaire n°2 posté par marc d'HERE le 08/07/2009 à 23h36
La France et l'Europe vieillissent, et les vieux, ça vote à droite !
Commentaire n°3 posté par Tietie007 le 09/07/2009 à 10h11
Un peu rapide comme conclusion...je penche plutôt pour l'épuisement des idées de  gauche.
Réponse de Marc d'Here le 09/07/2009 à 18h31
De plus en plus drôle Marc d'Here, surtout sa conclusion. L'objectif de la gauche moderne serait la création d'un vrai parti de gauche alors que dans tout son papier, il sous-entend que ce qu'il souhaite, c'est le parti unique à la botte de Sarko. Un peu de sérieux Monsieur d'Here. Je ne vois pas comment des gens bouffant dans la gamelle sarkoziste peuvent prétendre créer un parti de gauche.  
Commentaire n°4 posté par tintin le 09/07/2009 à 17h12
Mais oui c'est possible d'être de gauche et de soutenir la politique de réformes de Sarkozy...Les exemples sont de plus en plus nombreux...Et ce n'est pas fini!
Réponse de Marc d'Here le 09/07/2009 à 18h40

Face à des écologistes ayant le vent en poupe, le PS, "à bout de souffle", voit son hégémonie ébranlée par l'échec des européennes et lance des appels sans succès au rassemblement de la gauche, vécus par certains comme un "prélude à un dépôt de bilan".

A huit mois des régionales, le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, demande que toute la gauche "se retrouve autour d'une table", les anciens ministres PS Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès souhaitent un "comité national de rassemblement" en vue de 2012, et l'ex-numéro un communiste Robert Hue, au côté des socialistes Vincent Peillon et François Rebsamen, appelle à "un pacte unitaire de progrès" au-delà des partis.

François Hollande a lancé récemment "un appel au rassemblement" : "seul, le PS ne peut pas permettre l'alternance. Faible, c'est toute la gauche qui est empêchée".

Pour Benoît Hamon la "responsabilité" socialiste est de "reconstruire la tâche historique réussie par François Mitterrand, une nouvelle synthèse socialiste". Alors que les socialistes dirigent 20 régions sur 22, le porte-parole propose même des présidences de région à ses partenaires, avec "listes communes" au premier tour, appelées "Gauche-Ecologie" par Harlem Désir.

Que les socialistes "arrêtent de nous casser les pieds!", riposte le leader charismatique d'Europe-Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, qui, fort de son succès aux européennes (16,3% contre 16,5% au PS), revendique l'autonomie au premier tour.

"L'appel à l'union ne sert absolument à rien sauf à se recevoir des claques", tranche le politologue Gérard Grunberg pour qui les socialistes, "démoralisés, divisés" et "sans leader", "sont dans une position défensive qui n'est pas tenable et feraient mieux de réfléchir à une base d'alliance commune pour le deuxième tour".

M. Grunberg évoque la "peur excessive" du PS "de voir les écolos devant lui" et "ce fantasme socialiste depuis 1971 (Congrès d'Epinay) selon lequel on ne peut exister qu'en faisant alliance avec la gauche+".

Le député Pierre Moscovici prévient que "discuter alliances dans une situation de grand trouble est un terrible aveu de faiblesse, voire le prélude à un dépôt de bilan". Pour l'ancien ministre, le PS "vit son +année zéro+".

Lepoint.fr

Commentaire n°5 posté par marc d'HERE le 09/07/2009 à 18h38
Tous les pays européens connaissent une droitisation de leur formation politique ... De même, dans des sociétés consuméristes où l'individu est roi, les valeurs altruistes, collectives, se perdent un peu.
Commentaire n°6 posté par Tietie007 le 09/07/2009 à 18h41
HMMM!...Tout cela demande vérification et confirmation...
Réponse de Marc d'Here le 10/07/2009 à 01h10
Le titre de cet article évoque "La fin de l'Histoire" de Fukuyama...
Commentaire n°7 posté par Elie Arie le 12/07/2009 à 13h46
Exact...
Réponse de Marc d'Here le 14/07/2009 à 12h30
Avec la mondialisation, nous sommes entrés dans un monde nouveau et inconnu.

Pour l'instant, nous n'en voyons que ce qui nous déstabilise:

- la fin de nos "avantages acquis" (nous avions oublié que, dans la vie, rien n'est jamais acquis);

- la fin de la social-démocratie, ce mélange d'enrichissement et de redistribution qui a sans doute été le système qui, jusqu'à présent, a le mieux permis aux hommes de vivre;

-la montée de l'islamisme intégriste, qui est la seule forme d'altermondialisme (tous musulmans, la charia pour tous, et tous les Etats-nations fondus dans l' Oumma) qui recrute des masses importantes sur un projet défini, sinon réaliste -une autre forme de "la fin de l' Histoire" chère à Fukuyma;

-les limites de l'emprise du politique sur l'économique.

Je crois qu'il est probable que la mondialisation est irréversible-mais qu' elle connaîtra des évolutions et une histoire qui ne sont pas encore écrites.

Mais je crois aussi que personne n'est encore capable de la penser; que les réponses que nous tentons d'y apporter sont celles d'un monde disparu -qu'il s'agisse de la naïveté du "paradis ultralibéral",  de celle du "capitalisme moralisé" ou de celle  la gauche ou de l'extrême-gauche: nous regardons l'avenir dans le rétroviseur.

Peut-être est-il simplement trop tôt pour repenser le monde: tout cela est trop récent, trop rapide, trop imprévisible, trop instable; peut-être n'est-ce tout simplement pas encore possible?

Attendons la naissance du premier qui sera capable de penser une mondialisation de droite autrement que Pangloss ("la main invisible du marché arrange tout pour le mieux dans le meilleur des mondes possible") ou de gauche autrement qu'en vœux généreux...Aspirants à la succession d'Hayek ou de Karl Marx, à vos claviers!
Commentaire n°8 posté par Elie Arie le 14/07/2009 à 14h17

Aucune trêve estivale au Parti socialiste. Alors que le 14 Juillet se place traditionnellement sous le signe de la concorde nationale, le temps est toujours à l'orage dans la principale formation d'opposition. Comme le révèle Le Parisien de mercredi, Martine Aubry a choisi ce jour pour adresser un courrier musclé à Manuel Valls, le député-maire PS d'Evry qui critique régulièrement son parti, tient ses propres meetings, anime un club («A gauche, besoin d'optimiste !») et n'hésite pas à dialoguer avec la droite.

Les mots employés - durs et inhabituels en public pour Aubry, et en rupture totale avec la méthode Hollande - ressemblent à un ultimatum : «Tu donnes l'impression d'attendre, voire d'espérer, la fin du Parti socialiste. Mon cher Manuel, s'il s'agit pour toi de tirer la sonnette d'alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste», tranche la maire de Lille, qui peine à imposer son leadership.
lefigaro.fr

Commentaire n°9 posté par marc d'HERE le 15/07/2009 à 13h14
L'ancien Premier ministre Michel Rocard a déploré aujourd'hui qu'au PS "on scissionne quand on n'est pas content", au lieu de "fermer sa gueule", après le rappel à l'ordre de la première secrétaire du PS Martine Aubry à Manuel Valls pour qu'il cesse de critiquer le mouvement. "Le pauvre Parti socialiste, c'est le seul d'Europe dans lequel on scissionne quand on n'est pas content", a estimé M. Rocard à l'émission "Questions d'info" LCP-France info-AFP. "Prenez l'Allemagne, prenez la Suède, prenez l'Autriche, prenez la Grande-Bretagne, on ne scissionne jamais, les bastilles sont durables. Quand on n'est pas content, on ferme sa gueule, comme disait Chevènement, et on reste dedans," a-t-il ajouté.

afp
Commentaire n°10 posté par marc d'HERE le 15/07/2009 à 14h16
""Le pauvre Parti socialiste, c'est le seul d'Europe dans lequel on scissionne quand on n'est pas content", a estimé M. Rocard (...) "Prenez l'Allemagne,"

...où Oskar Lafontaine a fait scission pour créer Die Linke...

Pas très en forme, Rocard!
Commentaire n°11 posté par Elie Arie le 17/07/2009 à 00h17
On peut toujours trouver une exception à une réalité globale.  Cela n'a souvent aucun intérêt !
Réponse de Marc d'Here le 17/07/2009 à 12h25
Rocard n'est qu'un looser qui avait quelques idées socialistes lorsqu'il a créé le PSU mais cela commence à dater. A 78 ans, on se demande ce qu'il fait encore à la tête de commissions bidons, arrondir ses fins de mois sans doute.
Commentaire n°12 posté par tintin le 18/07/2009 à 18h03
Rocard est un homme politique de grande valeur. Personne ne remet en cause  ni sa compétence ni son honnêteté. Qu'il se rapproche de Sarkozy est normal, Sarkozy faisant une politique efficace et empreinte de justice sociale. De plus en plus nombreux sont les responsables et les militants de gauche qui s'éloignent du PS et de la gauche radicale pour se rapprocher de Sarkozy et de sa courageuse politique de réformes.
Réponse de Marc d'Here le 18/07/2009 à 19h59
"Le PS va mourir ? Non. Il est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait." Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, Bernard-Henri Lévy réagit sans détour aux secousses qui ont agité le Parti socialiste ces derniers jours. "J'ai rarement vu des politiques mettre autant d'énergie à s'autodétruire. Si ça ne concernait qu'eux, ce ne serait pas trop grave. Mais il s'agit de l'alternative à Nicolas Sarkozy, de l'espérance des gens", explique-t-il dans l'hebdomadaire. Selon l'intellectuel, il faut donc "dissoudre" le PS, "en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade".

"À quoi bon se voiler la face ? On est à la fin d'un cycle. Le PS est dans la situation du PCF de la fin des années 1970, quand la désintégration s'amorçait et qu'on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur - déjà - la refondation , la rénovation ", déclare le philosophe. Lepoint.fr
Commentaire n°13 posté par marc d'HERE le 19/07/2009 à 17h29
Un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France.

Pour 41% des sondés (52% en mars 2009) le PS est proche des préoccupations des Français, contre 59% qui pensent le contraire. Pour 40% (47% en mars) il s'oppose suffisamment au gouvernement, 59% sont d'un avis contraire.

Pour 31% (39% en mars), il a des dirigeants de qualité, 69% pensent le contraire. Pour 27% il un projet pour la France contre 72% qui sont d'un avis opposé.

Le pourcentage de sondés qui pensent que la situation du PS s'est "améliorée" depuis l'élection de Martine Aubry à sa tête a baissé: pour 7% (ils étaient 19% en mars) elle s'est améliorée, pour 20% elle s'est détériorée (6% en mars), et pour 72% (74% en mars) elle n'a pas changé.
AFP

La situation empire pour le PS!

Commentaire n°14 posté par marc d'HERE le 22/08/2009 à 12h56

Le leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit (Verts) a reproché mercredi à Ségolène Royal de "faire la jeune outrée" alors qu'elle sait comme Martine Aubry que "ça fait maintenant trente ans qu'on triche au Parti socialiste".

Ségolène Royal a demandé mardi à la direction du PS d'engager une "action" contre l'ouvrage "Hold-uPS, arnaques et trahisons", si les accusations de fraude lors de l'élection de la première secrétaire du PS sont fausses et des sanctions contre les fraudeurs si les faits sont avérés.

"Ségolène Royal et Martine Aubry savent que ça fait maintenant trente ans qu'on triche au Parti socialiste", a déclaré l'eurodéputé Verts sur France-Info.

"Bourrer les urnes c'est une tradition d'une certaine gauche française", a-t-il poursuivi estimant que ça avait été le cas pour "Martine Aubry dans le Nord" et pour "Ségolène Royal dans l'Hérault, en PACA" lors du scrutin interne de novembre 2008.

"Ségolène Royal fait la jeune outrée alors qu'elle-même, elle participait de ce jeu dans les mêmes élections", a-t-il dit.

AFP

Commentaire n°15 posté par marc d' Héré le 16/09/2009 à 10h36

Près d'un sympathisant socialiste sur deux (48%) souhaite une alliance du PS avec les autres partis de gauche, y compris le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, plutôt qu'avec le Modem de François Bayrou, selon un sondage paru samedi dans Le Figaro.

Selon cette enquête d'OpinionWay, la proportion des sympathisants du PS favorables à une alliance avec le NPA est en hausse de dix points par rapport à un précédent sondage paru en mai.

Ils sont 20% à être partisans d'une alliance à gauche excluant le NPA.

Une entente électorale avec le Modem n'est souhaitée que par 15% des sympathisants.

AFP

Si la direction du PS écoute ses militants, le parti va s'enfoncer encore un peu plus.

Commentaire n°16 posté par marc d'HERE le 17/10/2009 à 09h47
"Ségolène Royal ne pourra pas nous faire gagner en 2012", a asséné Vincent Peillon, expliquant que l'ancienne candidate à la présidence de la République en 2007 "s'est disqualifiée hier". Ambiance des grands jours au Parti socialiste.
Lepoint.fr
Commentaire n°17 posté par marc d'HERE le 15/11/2009 à 19h25
Ségolène Royal a annoncé ce soir sur Canal+ avoir confié l'"animation" de son courant "L'Espoir à gauche" à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, après sa dispute avec Vincent Peillon, son ex-lieutenant qui s'était imposé à la tête du courant.

"Je réunirai le mouvement après les élections régionales", a expliqué l'ex-candidate PS à la présidentielle. Qui précise : "D'ici là, j'ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d'animer le courant, avec bien sûr tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible", a poursuivi la présidente PS de la région Poitou-Charentes.

Vincent Peillon a immédiatement réagi, expliquant: "Nous n'allons pas nous laisser congédier. C'est d'ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants". Sur BFM TV, il a été plus violent, parlant de "psychiatrie lourde" à l'égard de Ségolène Royal.

AFP
Commentaire n°18 posté par marc d'HERE le 17/11/2009 à 21h12

PRESENTATION

 

Marc d'HERE 

 

Contact: ies1@hotmail.fr

 

 Militant socialiste (rocardien) depuis 1974, j’ai  accompagné en 1999 Jean-Marie Bockel, lorsqu’il a créé  le club politique  social libéral « Gauche Moderne ». J’en ai été le  secrétaire général jusqu’en 2006..

Engagé dans la défense du Traité Constitutionnel Européen, je propose à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, Gérard Collomb et Daniel Cohn-Bendit de créer le « Comité de la Gauche pour le Oui » et j’en assure  l’organisation et le développement.

 Quittant le parti socialiste après le congrès du Mans (2005), ne pouvant accepter l’irréalismeet la démagogie des choix politiques effectués, et refusant une « synthèse » synonyme de confusion, je crée  avec quelques amis socialistes  et centristes,  un mouvement politique réformiste,  de centre gauche « Initiative Européenne et Sociale » (IES)  que je préside depuis janvier 2006.

 

 Ayant soutenu Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, parce qu’il m’apparaissait le plus apte à réaliser les réformes et les changements profonds dont notre pays a besoin,  j’ai choisi de m’inscrire dans  la majorité présidentielle. Adhérent de La  Gauche Moderne, le parti de Jean-Marie Bockel , je suis membre du Comité Permanent, chargé du Projet,  et Coordonateur de la Région "Pays de la Loire" 

 

 J'ai publié  fin 2007« de Rocard à Sarkozy. Itinéraire d’un social libéral » éditions Christophe Chomant. Les personnes intéressées par ce livre peuvent s’adresser à l’éditeur : christophe.chomant@wanadoo.fr ou m’adresser un mail à ies1@hotmail.fr

 

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