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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 17:14

L’instruction est la fois la meilleure arme qui puisse être fournie aux individus dans le monde changeant

d’aujourd’hui, et la meilleure garantie pour la compétitivité de nos économies, c'est-à-dire aussi la meilleure

garantie du maintien des avancées sociales dont bénéficient nos sociétés européennes et particulièrement

la nôtre. Les deux notions sont liées et on ne gagnera pas le pari de l’efficacité sans gagner aussi

celui de la justice et de l’équité.


Lieu d’apprentissage pour les jeunes, lieu où s’inscrit la possibilité d’une vraie égalité des chances pour les

diverses catégories sociales, et lieu où se construisent les chances de la nation dans la compétition économique mondiale, l’école est le creuset où notre avenir se dessine. Le caractère fondamental de sa mission

justifie pleinement qu’elle représente la priorité pour un État attaché à la réussite individuelle et collective,

tout autant qu’au développement d’une société d’égalité des chances.

Le système scolaire a dû répondre en quelques décennies à une croissance rapide du nombre d’enfants et

de jeunes scolarisés sur un temps de plus en plus long. Ce n’était pas facile, cela a été réalisé, notamment

grâce aux efforts, au dévouement et à la grande qualité de centaines de milliers d’enseignants. Mais cette

réussite reste, en elle même, insuffisante. Malgré la croissance permanente et rapide de son

budget (la France consacre plus de moyens financiers à l’école que la plupart de ses voisins), au nom d’un

« toujours plus » qui a marqué la plupart des politiques suivies, les résultats de notre enseignement ne

correspondent pas à nos attentes d’efficacité et de solidarité.

Le privilège de la naissance existe plus que jamais et les facteurs socioéconomiques et culturels pèsent

toujours davantage sur les parcours et fixent, dès les premières années, les trajectoires. La part des jeuned’origine « modeste » dans les grandes écoles qui était de plus de 20% dans les années 50 est tombée à

moins de 10 % aujourd’hui. Les 80 000 élèves qui, à l’entrée au collège ont de grandes difficultés de lecture

et d’écriture, les 150.000 jeunes qui sortent annuellement du système sans diplôme et qui vont, pour

beaucoup d’entre eux, renforcer les rangs des chômeurs, viennent surtout des familles défavorisées. Cet

échec de la formation initiale est frustrant et désespérant pour les individus, il pèse lourdement sur la

réussite collective et la cohésion sociale.


Le système d’enseignement doit prendre conscience qu’il a une obligation de résultats plus que de moyens.

L’échec scolaire marque aussi l’échec de l’école. Une rénovation du service public de l’éducation doit avoir

ce double objectif complémentaire : le rendre plus performant et plus égalitaire. En faire la condition de

l’égalité des chances, le moyen privilégié de la mobilité sociale, un élément de la réussite collective.


Les valeurs de La Gauche Moderne, équité, responsabilité, justice sociale se traduisent dans notre projet

pour l’école et pour l’éducation, comme s’y retrouve notre volonté de faire de l’école un tremplin pour

tous, une possibilité donnée au plus grand nombre de jeunes de réussir leur vie citoyenne et professionnelle.

L’école doit aider à lutter contre les avantages et les handicaps héréditaires, grâce à un système exigeant et

adapté à la diversité des situations, valorisant plusieurs parcours et recourant à une allocation appropriée,

donc différenciée, des moyens. A la diversité des situations sociales et territoriales, à la

nécessité de se rapprocher de leurs réalités, des besoins et des attentes à satisfaire pour permettre leur réussite, doivent logiquement correspondre des projets pédagogiques adaptés, des méthodes, des orientations

différenciées ; la gestion des ressources humaines, l’évaluation et la formation des enseignants doivent

aussi tenir compte des spécificités et des différences de situations, ce qui exigera autonomie des établissements, coopération des différents acteurs sociaux et locaux.

Au-delà de son rôle de transmission du savoir, et d’école de la citoyenneté, l’école doit s’intéresser au

devenir des élèves. Elle doit permettre une orientation satisfaisante, décliner une vision prospective de

l’emploi. La France doit concevoir et organiser un service public de l’éducation, capable d’assurer son développement dans le cadre de la mondialisation, et de donner à sa jeunesse les moyens de construire son

avenir. Pour qu’il soit à la hauteur de cette ambition, la France doit impérativement réformer ce service

public. Toutes les réformes de l’enseignement, même celles qui étaient cohérentes dans leurs principes, se sont

heurtées depuis des décennies à un système sclérosé et rigide dans sa forme, et à des oppositions, politiques

ou corporatistes, qui ont conduit l’État à y renoncer ou à les vider de l’apport positif que pouvait avoir leur

contenu. Il n’en est resté qu’une désorganisation de la situation antérieure, finalement préjudiciable au

fonctionnement de l’institution et à la formation des élèves.

Au-delà de la conception des réformes, c’est la méthode qu’il faut revoir.

Aussi les propositions qui suivent et qui nous apparaissent nécessaires, ne pourraient en aucun cas, être

mises en oeuvre globalement et brutalement.

Il n’y aura pas de « grand soir » de l’éducation. Il n’y aura pas de « réforme globale » de l’éducation. Tout projet de réforme doit faire l’objet de concertations, de larges débats, avec les enseignants, avec les élus, avec les associations, mais aussi avec l’ensemble des citoyens, car, tous, nous sommes concernés par l’éducation. Rien ne doit être entrepris sans un certain consensus, mais il est aussi nécessaire, lorsque l’information a été large, le débat nourri, les négociations suffisantes, de maintenir les positions arrêtées sans céder à des oppositions minoritaires qui, pour violentes ou durables qu’elles soient, ne doivent pas faire renoncer à l’intérêt général.

La mise en oeuvre, par elle-même, doit être progressive, avec le plus souvent, des lieux et des périodes

d’expérimentations, suivies d’évaluations.

Commission Education, de La Gauche Moderne

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Published by La Gauche Moderne - dans Education - recherche
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