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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 07:40
par Cécile Crouzel, Le Figaro.fr,  du 08 06...

Trente-quatre mille postes seront supprimés l'an prochain. Les derniers arbitrages sont en cours à Matignon.

En ces temps difficiles, pas question pour le gouvernement de renoncer à l'objectif de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. La loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012, qui détermine les dépenses des ministères pour cette période, est bâtie sur cette hypothèse. Elle prévoit que la masse salariale, hors pension, sera de 86,5 milliards d'euros en 2010, contre 86,1 milliards en 2009. Ce qui, compte tenu des hausses de rémunérations, suppose des baisses d'effectifs.

Éric Woerth, le ministre du Budget, a annoncé la couleur : 34 000 postes de fonctionnaires seront supprimés l'an prochain. «La répartition des réductions par ministère n'est pas totalement bouclée », explique-t-on à Matignon. L'Éducation nationale, qui rassemble 46 % des effectifs de l'État, est un des plus grands enjeux. L'application de la règle du «un sur deux» y conduirait à la suppression de quelque 17 000 postes, explique-t-on dans l'entourage de Xavier Darcos, tout en précisant que «rien ne dit que cette règle s'appliquera. L'arbitrage n'est pas encore fait». Pour 2009, le taux de non-remplacement est de 35 %, avec 13 500 postes en moins.


Au ministère de la Défense, on sait déjà que 8 250 emplois disparaîtront en 2010. «Cela s'inscrit dans le cadre de la réforme de la Défense, dont le volet le plus visible est la refonte de la carte militaire. Nous suivons notre plan de marche qui doit conduire à la suppression de 54 000 postes entre 2008 et 2015», explique un responsable du ministère. La Défense a une particularité : la moitié des effectifs sont des contractuels, ce qui facilite les restructurations. «Mais ce qui nous guide, ce sont les fonctions à rationaliser», précise l'entourage d'Hervé Morin, ministre de la Défense.


Autre grand contributeur à la réduction d'effectifs : le ministère du Budget, où, comme l'a précisé Éric Woerth, 58 % des départs ne seront pas remplacés en 2010. Ce qui équivaut à quelque 2 800 postes.

 

Emplois en hausse à la Justice

 

Déjà en 2009, le taux non-remplacement est de 55 %. Cette «exemplarité», Bercy la doit à la révision générale des politiques publiques (RGPP) et à une de ses mesures phares, la fusion des anciennes directions des impôts et de la comptabilité publique en une direction générale des finances publiques (DGFIP). Actuellement, cette fusion se met en place sur l'ensemble du territoire, avec notamment la création des services des impôts des particuliers.


D'autres ministères, plus pe­tits, font également d'importants efforts. Ainsi, le ministère des Affaires étrangères va supprimer 700 postes entre 2009 et 2011, dont 250 en 2010. Ce qui, en proportion de ses effectifs, est presque autant qu'à Bercy. «Tout ceci est lié à la réorganisation de notre réseau d'ambassades», explique-t-on au Quai d'Orsay.


Finalement, en 2010, seul le ministère de la Justice verra ses emplois augmenter. Quant au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, il bénéficiera d'un gel des suppressions de postes, à la fois dans les universités et dans les organismes de recherche.

Cécile Crouzel
Le Figaro

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Published by Cécile Crouzel, Le Figaro - dans Réformes
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marc+d'HERE 15/06/2009 16:35

SONDAGE - 57 % des Français souhaitent que les réformes continuent. Un encouragement pour le chef de l'État, qui prononce lundi un discours sur la crise et l'emploi. En attendant la feuille de route qu'il délivrera le 22 juin au Congrès réuni à Versailles.

La gauche battue, les syndicats vaincus et la popularité revenue. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy déjoue tous les pronostics et remet son quinquennat sur de bons rails. Qui l'eût cru voilà encore moins de deux semaines ? Le président, qui n'en finit pas de faire du yo-yo avec l'opinion depuis son élection, a de nouveau les coudées franches pour poursuivre ses réformes.

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