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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 19:28
Un  texte savoureux que je relève dans un forum de Liberation.fr, sous la signature de "Lucide".  Il poussera, je crois à la réflexion... Nouvelle publication...


Voici un texte reçu en anglais et provenant d'un professeur américain qui essaye d'expliquer à ses élèves le système des impôts ...

« Les impôts semblent s'expliquer par une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer en des termes que tout le monde peut comprendre.

Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 100 $. (Normalement 10 $ chacun).

S'ils payaient la note de la même façon que l'on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :

Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
Le cinquième payerait 1 $
Le sixième payerait 3 $
Le septième payerait 7 $
Le huitième payerait 12 $
Le neuvième payerait 18 $
Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 $.

Ils décidèrent de procéder comme décrit ci-dessus.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :

« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20$. Vous ne payerez donc vos 10 bières que 80$ »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20$ de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20$ divisé par 6 faisaient 3,33$.

Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6 ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait équitable d'appliquer un pourcentage de réduction plus important pour les plus 'pauvres' et de réduire l'addition comme suit:

Alors ?

Le 5° homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien.
Le 6° paya 2 $ au lieu de 3 (33% de réduction)
Le 7° paya 5 $ au lieu de 7 (28% de réduction)
Le 8° paya 9 $ au lieu de 12 (25% de réduction)
Le 9° paya 14 $ au lieu de 18 (22% de réduction)
Le 10° paya 49 $ au lieu de 59 $ (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai seulement eu 1 $ sur les 20 $ de remise », dit le 6°, il
désigna le 10° « Lui il a eu 10 $ ».

« ouais ! dit le 5°, j'ai seulement eu 1 $ d'économie aussi »

« C'est vrai ! » s'exclama le 7°, « pourquoi aurait-il 10 $ alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction»

« Attendez une minute » cria le 1° homme à l'unisson, « Nous quatre n'avons rien eu du tout, nous. Le système exploite les pauvres »

Les 9 hommes cernèrent le 10° et l'insultèrent.

La nuit suivante le 10° homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.


Et cela, garçons et filles, journalistes et collègues professeurs est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger où l'atmosphère est, comment dire, plus amicale.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

Texte adressé par Lucide, à Libération.fr
Mardi 18 novembre

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Published by Libération.fr - dans Chroniques
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commentaires

marc+d'HERE 11/06/2009 09:15

Obama vient de renoncer à imposer un plafond aux rémunérations des grands patrons ayant bénéficié des aides de l'Etat....On doit commencer à s'inquiéter...Plus le temps avance et plus il semble que la politique d'Obama se résume à de la communication!

Elie+Arie 25/05/2009 15:51

Comme toutes les paraboles, celle-ci est faussement simplificatrice; l'évasion fiscale légale mérite d'être chiffrée, et, surtout, mérite d'être chiffrée la part de responsabilité d'un seuil d'imposition plus élevé qu'ailleurs dans la décision de s'expatrier:

-combien de gens peuvent-ils réellement délocaliser leur résidence et leur activité?

-combien de gens qui le peuvent sont-ils réellement disposés à le faire?

-quel est le différentiel d'imposition qui les incitera à le faire réellement?

À l'époque (maintenant révolue) où les cadres et financiers français s'expatriaient à Londres, on s'est rapidement aperçu que l'impôt sur le revenu y était plus élevé qu'en France pour un couple avec enfants (pas de quotient familial), et que c'étaient les plus grandes opportunités d'y trouver un emploi qui était la cause de cette émigration -et non, comme on le prétendait, une fiscalité soi-disant plus avantageuse.

Si cette parabole a pour but de défendre le bouclier fiscal, je préfère croire vraie la réplique qu'on prête à Sarkozy à un de ses Ministres qui le pressait de supprimer le bouclier fiscal: " Et alors, que me restera-t-il pour ma campagne de 2012?".

Marc d'Here 25/05/2009 16:36


Cette parabole n'est pas relative au bouclier fiscal, mais a une portée plus générale, montrant notamment certaines réactions intéressantes et souvent constatées face à l'impôt ou aux
réductions d'impôt...Mais comme le dit l'auteur, pour ceux qui ne comprennent pas, aucune explication n'est possible....