Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 09:20


Les listes de la majorité présidentielle sont des listes de rassemblement, et aussi les seules (avec peut-être celles de Daniel  Cohn-Bendit), qui parlent d’Europe et de manière positive. C’est une raison de les soutenir.

Rassembleuses d’abord ces listes puisqu’on y trouve d’anciens partisans du OUI et d’autres (y compris aux places éligibles) qui avaient voté NON. Cette ancienne fracture est maintenant derrière nous et nous avons su la surmonter.

Rassembleuses ces listes aussi puisque autour de l’UMP, principal parti de la majorité elles rassemblent aussi le centre.  En  effet, il faut bien en être conscient et le dire, le centre aujourd’hui, les héritiers de l’UDF, parti historiquement européen,  ce ne sont pas Bayrou et le MoDem. C’est une illusion, une tromperie, volontairement entretenue par Bayrou et reprise par quelques uns, d’assimiler Bayrou et le centre.  François Bayrou n’est depuis longtemps plus au centre (où est-il d’ailleurs ? Si ce n’est contre, toujours contre le Président…), le centre c’est « le Nouveau Centre » et il est sur les listes de la majorité présidentielle.
 

Et puis, ces listes regroupent aussi une partie de la gauche, la gauche sociale, européenne et libérale, représentée par « La Gauche Moderne » le parti fondé et animé par Jean-Marie Bockel.  Oui, une partie de la gauche se trouve aujourd’hui sur ces listes, s’y sent bien et contribue à leur donner cet aspect rassembleur et la force qui va avec. C’est parce que ces listes sont rassembleuses, unitaires que La Gauche Moderne y participe mais c’est aussi parce que nous y participons qu’elles sont vraiment rassembleuses. Parti authentiquement de Gauche, attaché à la solidarité et à la justice sociale, La gauche moderne a soutenu et soutient la politique de réforme juste du président de la république, sa politique économique et sociale,  mais aussi l’ambition qui est la sienne  pour l’Europe.

 

 Et c’est la deuxième caractéristique de ces listes, qui justifie qu’on les soutienne, c’est qu’elles parlent d’Europe et qu’elle en parlent de manière positive. Et qu’en cela elles sont les seules.

Les extrêmes, de droite ou de gauche parlent certes un peu de l’Europe, mais de manière tellement caricaturale et négative, la rendant responsable de tous nos maux, de toutes nos difficultés. Et les autres   n’en parlent pas ou si peu ou si mal…

 Comme François Bayrou, qui tout à son aigreur et à son obsession présidentielle,  ne parle que du Président, pour l’attaquer, et qui se moque bien de l’Europe, dont il fait un enjeu de politique intérieure,  et d’une campagne dont il fait un alibi, une occasion de se vautrer  dans le dénigrement systématique de Nicolas Sarkozy.

Comme le  parti socialiste, qui ne dit rien sur l’Europe. Et pour cause ! Que pourrait-il dire d’une même voix ? Il n’a pas su surmonter la déchirure interne entre ceux qui ont voté non et ceux qui ont voté oui au référendum de 2005, il est incapable d’avoir une position unique sur des sujets essentiels comme les frontières de l’Europe, les uns soutenant l’entrée de la Turquie et les autres s’y opposant. Et   il   se trouve en contradiction avec les partis sociaux démocrates européens, quand il parle d’Europe sociale ou quand il s’oppose à Barroso, alors que la plupart des socialistes européens le soutiennent. Alors les socialistes ne  disent rien, ou presque, sur l’Europe, demandant aux électeurs qui leur restent, un « vote utile » ou  un « vote sanction » contre Sarkozy, comme si c’était le sujet !
  

Nous, nous avons un vrai projet pour notre continent, nous le publions, le diffusons et nous en parlons.

Un projet pour une Europe politique, active, solidaire, protectrice.

 Le manque d’Europe s’est fait  cruellement sentir durant la crise financière, où elle aurait dû mieux jouer son rôle de protection des Européens, d’acteur de la relance et de moralisation du capitalisme. Les différentes initiatives prises par les Etats Européens auraient eu davantage d’efficacité si elles avaient pu été prises de manière encore plus coordonnée. Il faut plus et mieux d’Europe.

Il faut à l’Europe une capacité d’impulsion et une capacité de coordination qu’elle a insuffisamment aujourd’hui. Il faut  une Europe capable de décider, de mener et de réussir des politiques.  C’est affaire d’institutions, mais pas seulement.

Au-delà des institutions, c’est affaire de politique et  de volonté.  Nicolas Sarkozy a montré ce qu’une volonté politique pouvait faire lors de la présidence française de l’Union, les députés français au Parlement Européen doivent pouvoir agir dans le même sens, servir d’aiguillon, pour donner à l’Europe la force, l’unité et la volonté nécessaires à l’action.

Au cœur de ce projet européen, que soir après soir, de réunions en meeting,  nous mettons en évidence, la volonté de donner plus de force à  une « Europe protectrice ». C’est sur ce seul élément que j’insisterai ici.

 

- L’Europe qui protège  n’est pas l’Europe qui se referme, ce n’est certainement pas le protectionnisme qui est un danger mortel pour nos économies et dont nous devons repousser la tentation.  Mais c’est sans doute, refuser  d’être un espace ouvert à tous les vents, sans contrôle, sans maîtrise, sans responsabilité, sans contreparties.  On ne peut accepter toute forme ou tout niveau, aussi élevé et injuste soit-il, de dumping social, ou écologique. Mais si l’économie doit rester ouverte, si les   échanges sont une nécessité absolue, ils doivent pouvoir se dérouler sur un mode  équilibré, gagnant -  gagnant. Des solutions de coopération, des équilibres sont nécessaires.

- Protéger l’Europe  c’est aussi, c’est surtout la  rendre  plus forte pour lui permettre d’être plus efficace dans le cadre d’une mondialisation qui s’impose à nous et qui, au-delà des risques qu’elle présente,  offre aussi des avantages et des opportunités. On protègera l’Europe par une politique capable d’accroître sa compétitivité et de créer des emplois durables,  en  développant   la formation,  la recherche, l’innovation, en menant une politique de réindustrialisation , en développant les  pôles de compétitivité,  en encourageant les coopérations intra européennes… On le fera en encourageant l’initiative, en réorientant la PAC, en   favorisant l’émergence de groupes et de services européens,  en permettant le lancement de grands programmes d’infrastructures européens, en agissant pour le développement durable et la protection de l’environnement qui ne sont pas des coûts mais des opportunités de croissance et de création d’emplois.

Ce sera  aussi   une certaine convergence  fiscale pour les entreprises, le développement des politiques structurelles et des aides régionales, éléments de la solidarité. La flexisécurité, élément emblématique du social libéralisme que nous voulons représenter, à La Gauche Moderne, parce qu’elle répond aux exigences de performance économique et de justice sociale en permettant à la fois de donner aux entreprises la souplesse, condition de leur compétitivité et aux salariés la sécurité nécessaire à une vie sereine, doit être le socle du modèle économique et social européen.

- Au sein de cette Europe, le noyau central représenté par l’Eurogroupe doit se renforcer. Pour tirer tout le profit possible de l’Euro, bénéficier de  la protection qu’il offre et des initiatives qu’il permet, un « gouvernement économique » des Etats partageant cette monnaie, efficacement dirigé, s’avère de plus en plus nécessaire.

- L’Europe qui protège c’est aussi une défense Européenne capable d’agir en coopération étroite avec l’OTAN. C’est  une Europe   qui s’affirme comme un  acteur de la coopération internationale, une Europe ouverte  sur le monde, et  particulièrement sur les régions qui lui sont proches. La Méditerranée est de celles-la.   L’Europe ne peut qu’être concernée pour des raisons historiques et  culturelles par les peuples qui bordent l’est et le sud de cette mer, et  la fracture, économique, démographique, sociale existant entre ses deux rives risque de devenir explosive, si rien n’est fait pour la réduire. Cette Union, constituée des 27 et de la quasi-totalité des pays bordant le sud et l’est de la Méditerranée est  un outil pour la paix au Moyen-Orient. C’est aussi le moyen, l’opportunité historique de répondre aux défis qui se posent à la région : dialogue des cultures, développement économique, migrations, environnement, énergie et développement durable, sécurité et terrorisme.    C’est pourquoi cette Union Pour la Méditerranée revêt une importance particulière.  La Gauche Moderne  la soutient sans réserve et ses militants veulent en devenir les premiers militants.

 

Notre ambition pour l’Europe est immense, à la mesure des enjeux et des chances qui sont les siennes, si elle sait, dans la vie quotidienne comme pour les grands choix économiques et politiques se montrer démocratique dans son fonctionnement et  unie . Si elle sait aussi manifester la volonté qui permet d’avancer et  de se dépasser. Oui, « quand l’Europe veut, l’Europe peut », c’est ce que, dans la voie tracée par  le Président de la République, nos élus au Parlement européen, s’efforceront de démontrer et de faire vivre  jour après jour.

Marc d’Héré

Porte-parole de La Gauche Moderne, pour la campagne européenne

Partager cet article

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans Europe
commenter cet article

commentaires

Elie+Arié 17/05/2009 18:24

" Mais c’est sans doute, refuser d’être un espace ouvert à tous les vents, sans contrôle, sans maîtrise, sans responsabilité, sans contreparties. On ne peut accepter toute forme ou tout niveau, aussi élevé et injuste soit-il, de dumping social" "en permettant le lancement de grands programmes d’infrastructures européens" " le noyau central représenté par l’Eurogroupe doit se renforcer. Pour tirer tout le profit possible de l’Euro, bénéficier de la protection qu’il offre et des initiatives qu’il permet, un « gouvernement économique » des Etats partageant cette monnaie, efficacement dirigé, s’avère de plus en plus nécessaire"

Mieux vaut tard que jamais, mais, ça, c'est du copié-collé de Chevènement: tu files un mauvais coton, Marc...


"Ils doivent pouvoir se dérouler sur un mode équilibré, gagnant - gagnant."

Ça, c'est du Ségolène Royal! Tu files un TRES mauvais coton, Marc!

Marc d'Here 17/05/2009 19:16



Chevènement? je ne sais pas, mais pourquoi pas, des choses risquent d'évoluer à gauche et La Gauche Moderne et certains chevènementistes ne sont pas forcément destinés  à rester
opposés ( on verra à la rentrée...)
 ...En tous cas s'opposer au protectionnisme mais refuser d'être un espace ouvert à tous les dumping, me paraît assez juste, équilibré...social libéral en un sens!