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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 14:13



Les socialistes ont lancé il y a quelques jours, au Zenith à Paris, avec le succès que l’on sait, une campagne sur la menace que Nicolas Sarkozy ferait peser sur nos libertés. Un « livre noir » a, parait-il, été publié…dans l’indifférence générale.  Selon sa bonne habitude, Bayrou se met dans la roue des socialistes et va sortir à la fin du mois un livre  dont le titre serait « abus de pouvoir » et dont on nous dit qu’il ira encore plus loin, traitant pratiquement Nicolas Sarkozy de  dictateur. Quand on connaît les méthodes de Bayrou (il affirme que le bouclier fiscal a un coût de 16 milliards d’Euros, quand la vérité est d’un demi milliard ! Confond-il avec le paquet fiscal, le mensonge est à peine moins ridicule quand on sait que ce paquet fiscal représente moins de 9 milliards), on peut penser que l’ouvrage ne négligera pas les  outrances et les contre vérités.

 

Bref, à les en croire, la démocratie serait en danger, alors qu’elle n’a sans doute jamais été plus complète.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a tout au contraire fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-  Le gouvernement d’abord qui  est  plus ouvert et plus divers que jamais. Quand la gauche refusait même d’ouvrir vers le centre et se concentrait sur les seuls partis de gauche, quand Chirac (on lui a fort justement reproché de ne pas « ouvrir », après sa réélection en 2002) gouvernait avec un clan, allant jusqu’à nommer Premier ministre son ancien conseiller, jamais élu nulle part,   Nicolas Sarkozy a fait appel à des ministres du centre et des ministres de gauche, sans leur demander de se renier.  Il conserve la volonté d’ouvrir encore davantage lors d’un éventuel remaniement, on le constatera sans doute.

- Dans ce gouvernement, la liberté de parole, de débat et de critique n’a jamais été aussi grande. Personne n’en n’a été exclu brutalement.  Souvenons-nous à l’inverse de Rocard virant le professeur Schwartzenberg au bout d’une semaine pour une simple déclaration qui lui déplaisait, ou Juppé renvoyant le même jour 5 femmes de son gouvernement, « les juppettes », parce qu’elles ne lui paraissaient pas au niveau, ou  Jospin renvoyant Claude Allègre et  Christian Sautter    pour complaire aux syndicats et aux manifestants !)

 

-  Pour les postes à responsabilité, non gouvernementaux, les nominations sont nombreuses de socialistes ou de personnalités n’ayant pas voté pour lui en 2007 (Claude Allègre, Jack Lang, Michel Rocard,  Jean-Pierre Jouyet, Jacques Attali,  Frédéric Mitterrand, Marin Karmitz….Et d’autres moins connues.)

 

-   Et puis, une  réforme de la Constitution, toute entière tournée vers plus de démocratie et de liberté : limitation des  pouvoirs du Président et de l’exécutif, augmentation des capacités d’initiative législative et de contrôle du Parlement, possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  nouvelles capacités d’expression citoyenne…

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs et de droits à l’opposition : présidence de la commission des finances accordée à l’opposition, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition, discussion en séance du projet adopté en Commission et non du projet du gouvernement, pour la discussion temps accordé à l’opposition supérieur à celui accordé à la majorité…

.

-  Liberté des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations de toutes sortes (souvenons-nous du temps où Mitterrand les faisait écouter, en toute illégalité !). Réforme qui libère l’audio visuel public de la publicité, et qui n’est plus contestée par personne. La nomination par l’exécutif du Président, décision discutable en effet, est contrebalancée par l’avis conforme que doit donner le CSA et les limitations très fortes  à une éventuelle révocation. Les états généraux de la presse, voulus par le Président  vont sans doute permettre de sauver la presse écrite et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée.

 

-  Un Etat libre est un Etat dans lequel la justice fonctionne bien et de manière juste. Or tout le monde convient que des mesures importantes mais difficiles étaient nécessaires pour réformer la justice : son implantation, ses moyens, la formation des juges, son organisation, l’instruction solitaire et  toujours à charge qui mène trop souvent à des drames ( !).  Toutes ces réformes démocratiques sont en cours, malgré l’opposition des corporatismes soutenus par les socialistes qui, là comme ailleurs, ne veulent aucun changement.

 

-  La sécurité est sans doute la première des libertés ou elle en est  la condition, notamment pour les plus faibles. Or on ne peut nier (il suffit de regarder les chiffres) que Nicolas Sarkozy a fait baisser de manière très  importante l’insécurité qui n’est plus une véritable préoccupation pour les Français, quand c’était la première sous la gauche, de l’époque Jospin ! Il est vrai que pour lutter contre la délinquance et permettre la sécurité il ne pense pas, comme vient de l’affirmer le PS, que la « video surveillance est liberticide » ! Dans le sens de la liberté et de la démocratie encore, on peut noter la fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

 

-   Et puis la démocratie sociale, si essentielle. Les discussions,  les négociations syndicales,  les accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient).  Une grande loi, celle sur la modernisation du marché du travail a été la traduction d’accords négociés, et d’autres concrétisations d’accords sont en cours

 

-  Réformes en cours de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touche essentiellement les plus défavorisés, et  protége de manière fort peu démocratique  les plus aisés. Réforme de l’Université avec une loi d’autonomie, qui est, comme son nom l’indique une loi de liberté, comme seront des lois de liberté, celles qui concerneront les collectivités locales.

 

- Et puis l’action, y compris ministérielle pour permettre  la protection et le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…et pour faciliter l’intégration comme vient de le demander le Président de la République.

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre, ou moins libre en France, ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable.  

Que les opposants socialistes et François  Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

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Published by Marc d'Here - dans démocratie
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commentaires

marc d'HERE 23/04/2009 08:00

Nicolas Sarkozy a reçu mercredi à l'Elysée une soixantaine d'artistes, producteurs et cinéastes de renom pour réaffirmer son engagement à faire adopter le projet de loi internet, qui doit être réexaminé le 29 avril par les députés après son rejet surprise au début du mois.

Parmi ses invités figuraient les chanteurs Patrick Bruel, Michel Jonasz, Françoise Hardy ou Eddy Mitchell, le producteur Pascal Nègre (Universal), les cinéastes Jean-Jacques Beineix, Claude Lelouch, Bertrand Tavernier ou l'acteur Jean Reno.

Lors d'un échange informel qui s'est prolongé plus de deux heures, le chef de l'Etat, qui était accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, a tenu à réaffirmer à ses invités son «engagement sur la protection des droits», soulignant que «le créateur était propriétaire de sa création», a rapporté un des participants.

Le président a rappelé qu'il n'était pas décidé à «légaliser le vol au supermarché de la création», selon son expression, et que, «si internet est un progrès, les règles sur le droit de propriété doivent y être respectées», a poursuivi ce participant.

Il a également confirmé le calendrier prévu pour le réexamen du projet de loi Hadopi, avec discussion devant les députés à partir du 29 avril pour une adoption définitive espérée par les deux chambres le 14 mai, a-t-il ajouté.
Lepoint.fr

Une majorité d'artistes et de créateurs soutiennent le projet de loi Hadopi.

Marc d'HERE 21/04/2009 15:32

Sarkozy vient de prononcer à Nice un discours important pour lutter mieux encore contre la délinquance et la violence.

Bayrou et les socialistes sont contre!

grunberg 12/04/2009 16:22

Bien entendu Sarkozy défend bien le point de vue de la France au G20 et dans les instances internationales
Mais comment des gens de la gauche modérée peuvent rejoindre son camp quant on sait que notre Président de tous les françaix vient dans le pays d'Aix mardi dernier parler devant un parterre de patrons des nouvelles technologies et plus tard à Bouc BEL aIR devant les militants UMP
Alors qu'au m^me moment à 20 km de là ATMEL et STMICROELECTRONIC à Rousset sont dans des plans de licenciement de 3000 personnes d'ici 12 mois dans les puces electronques
Il faut du courage politique mais je ne comprends très bien l'attitude de notre Président et de nombeuses personnes également dans le 13

Marc d'Here 12/04/2009 20:49


Je ne vois pas le rapport...faut-il ne pas rencontrer les patrons sous prétexte qu'il y a des boites en difficulté ou au chômage?


alain BARRE 08/04/2009 10:19

Bonjour Marc,

je reviendrai sur votre blog dans lequel beaucoup de sujets m'intéressent. Le libéralisme, le marché, le rôle régulateur de l'état...oui mais dans quelles proportions ? Vous avez le courage de vous intéresser à ces sujets en tant qu'acteur ! Ce n'est pas mon cas. Les ressorts psychologiques du pouvoir et de la violence m'intéressent par contre. La démocratie est une idée encore bien neuve dans le monde et en France aussi !...
cordialement
alainB

Marc d'Here 08/04/2009 11:19


A bientôt j'espère


marc d'Héré 08/04/2009 08:09

Le Premier ministre, François Fillon, a appelé mardi les Français à rejeter la violence, accusant l'extrême-gauche d'exploiter les inquiétudes et le reste de l'opposition de lui emboîter le pas.

"J'invite nos concitoyens, malgré leurs inquiétudes, à refuser la logique de la violence", a-t-il déclaré devant les parlementaires de la majorité réunis à Matignon.

"Et je dis à ceux qui instrumentalisent ces inquiétudes pour justifier cette violence que la légalité républicaine s'exercera pleinement et fermement", a-t-il aussitôt ajouté.

"On ne gagne rien à prendre en otage un chef d'entreprise dont le carnet de commandes est vide", a-t-il affirmé en allusion aux séquestrations.

Le chef du gouvernement a également promis de la fermeté aux "voyous" qui ont manifesté violemment au sommet de l'OTAN à Strasbourg et dans la manifestation nationaliste du 4 avril à Bastia, jugés par lui "responsables de bafouer les règles de notre démocratie".

M. Fillon a aussi réitéré son appel à l'unité nationale, "face à une extrême-gauche qui souffle sur les braises de l'affrontement social".

Le point.fr

marc d'Héré 07/04/2009 17:30

Un exemple d'une démocratie pas exemplaire du tout....Voir dépêche AFP:

Le maire PS d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, a été placé en garde à vue mardi à la section financière de la police judiciaire de Lille. L'éditeur du bulletin municipal de la commune Le journal du pays, en liquidation judiciaire depuis janvier 2008, est également en garde à vue, a indiqué Brigitte Lamy, procureur du parquet de Béthune. Un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) du Pas-de-Calais a récemment épinglé cette commune de 27.000 habitants, laquelle accuse notamment un déficit budgétaire de plus de 12 millions d'euros, soit un tiers de son budget annuel de fonctionnement et une "impasse de trésorerie" de 8 millions d'euros.

AFP