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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 09:00



C’est, sans conteste, une  journée à marquer d’une pierre blanche, où les bonnes nouvelles, voire les très bonnes, se sont données rendez-vous.

 

D’abord bien sûr, les résultats encore  meilleurs qu’espérés de ce  G20 historique, qui marque sans doute comme l’annonce Gordon Brown, la naissance : « d’un nouvel ordre mondial ». Cette nouvelle coopération mondiale s’est déjà traduite par un grand nombre de mesures d’une importance capitale pour lutter contre la crise, accélérer la relance,  et réguler mieux un capitalisme que ses propres excès incontrôlés menaçaient gravement.

 

-   C’est d’abord 1.000 milliards de dollars de relance et d’aides aux pays les plus pauvres et les plus en difficultés, par l’intermédiaire notamment du FMI, qui voit ses capacités d’intervention tripler, passant de 250 à 750 milliards de dollars.

-   C’est aussi, le début, concret, d’une véritable régulation de l’économie mondiale, permettant un meilleur fonctionnement de l’économie de marché, l’anticipation de crises graves et  l’instauration de règles et de garanties propres à éviter le retour de crises systémiques. Au centre de ces mesures, une « nouvelle organisation mondiale de la finance » :

-         Les sanctions possibles contre les paradis fiscaux, désignés, qui ne renoncent pas à leurs pratiques ; « l’ère du secret bancaire est révolue » a pu dire Gordon Brown. 

-         L’encadrement et  la surveillance  des « hedge funds »,  ces fonds d’investissements spéculatifs qui accroissent la volatilité des marchés financiers.

-         Des standards de régulation bancaire renforcés, limites apportées à la « titrisation », révision et harmonisation des règles comptables, normes de solvabilité plus rigoureuses. 

-         De nouvelles règles sur les salaires et les bonus des traders, qui s’appliqueront sur toutes les places financières,

-         Le contrôle des agences de notation.

 

-   Ce sont notamment  ces mesures, destinées à la régulation financière,  qui justifient les termes « d’historique », ou de « nouveau capitalisme mondial ». Voulues essentiellement par la France et l’Allemagne elles ont finalement étaient approuvées par tous, ce qui montre la force de cette « alliance franco-allemand » (que certains, en France, estimaient affaiblie !), mais traduit aussi que les Etats-Unis n’ont plus la même arrogance et  sont davantage prêts à prendre en compte les attentes et  les avis des autres membres de la communauté internationale et notamment de l’Europe. Cela vient d’ailleurs souligner et ruiner, parmi tous les mensonges proférés par les « anti OTAN » de Bayrou aux socialistes, en passant par Villepin, (voir article de B.H.L. sur ce blog) celui qui consiste à dire : le retour dans le commandement intégré nous soumettra aux Etats-Unis qui refuseront toujours de prendre en compte la position des Européens.  Belle réponse donnée par Obama à ces dénigreurs professionnels et qui apporte une justification et une légitimité supplémentaires à la décision de Nicolas Sarkozy et du gouvernement.

 

A côté de cet évènement historique, d’autres bonnes nouvelles, de moindre importance, mais certainement  pas anodines sont venues éclairer cette journée du 2 avril.

 

-         La Bourse qui en France a connu une hausse de plus de 5%. Réponse au G20, sans doute,  mais surtout poursuite et accélération d’une remontée entreprise depuis un mois. Même s’il y aura, aujourd’hui, des prises de bénéfices, nous connaîtrons sans doute la quatrième semaine consécutive de hausse d’un CAC 40, qui avait touché les 2450 points il y a un mois et se trouve proche (aujourd’hui à 11 heures) des 3.000 points.

-         La BCE a baissé de 0,25% son principal  taux directeur, le ramenant à 1,25%, ce qui sera favorable aux investissements et accélèrera la reprise.

-          Au mois de mars les ventes de voitures neuves ont augmenté, en France, de plus de 8%, premier chiffre positif depuis des mois, qui montre que le plan de soutien à l’automobile est efficace, et qui laisse augurer, malgré le mauvais mois de février, que l’évolution de  la consommation du premier trimestre 2009, ne sera pas trop négative.

-           Un nouvel accord vient d’être signé pour une meilleure prise en charge par l’Etat de l’indemnisation du chômage partiel dans les deux secteurs fortement menacés de l’automobile et du textile. Mesure sociale, qui permettra une meilleure indemnisation des salariés, mais permettra  aussi  aux entreprises, en grandes difficultés, de recourir davantage à « l’activité partielle » qu’au licenciement.


Toutes  ces bonnes nouvelles ne signifient pas la fin de la crise, et les difficultés
 des uns et des autres ne sont pas prêtes à disparaître. Mais elle peuvent redonner un peu d'espoir et de confiance. Et quand on sait quel est le rôle déterminant de la confiance en économie...

Marc d’Héré

 

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Published by Marc d'Here - dans Vie Politique
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commentaires

marc d'Héré 07/04/2009 23:52

Les dernières phrases de mon article se trouve confirmées....Voir sondage BVA ci dessous (Leparisien.fr)


Une majorité relative de Français pense que les décisions prises jeudi lors du G20 auront un effet positif sur la situation économique mondiale, selon le baromètre de l'économie BVA-BFM-La Tribune publié mercredi, qui relève un regain de confiance des ménages.
Pour 44% des personnes interrogées, ces mesures auront un "impact positif", tandis que 30% estiment qu'elles n'auront "pas d'impact" et que 6% s'attendent à un "impact négatif".
Depuis le sommet de Londres, les Français sont "nettement plus confiants sur l?avenir de la situation économique de leur pays", selon BVA, qui souligne une forte progression de son "indice de confiance en l'avenir de la situation économique en France", en hausse de 21 points depuis février (-37 contre -58).
Les Français demeurent très majoritairement pessimistes, mais la proportion de ceux qui se disent "moins confiants" depuis ces dernières semaines a diminué (63% contre 75% en février), tandis que 26% des sondés se sont déclarés "plus confiants", contre 17% en février.
Une majorité des personnes interrogées (61%) estime que la France connaîtra une reprise économique d?ici à 2011, dont un tiers (33%) d?ici à l?an prochain.
Par ailleurs, malgré la polémique en cours sur la rémunération des patrons, 54% des Français ont une bonne image des chefs d'entreprise, 29% de sondés déclarant en avoir une image "plutôt mauvaise" et 10% une image "très mauvaise".
Le sondage a été réalisé par l'institut BVA par téléphone les 3 et 4 avril auprès d'un échantillon de 1.010 personnes.

Marc d'Here 08/04/2009 08:24


Vous voudrez bien lire l"es dernières phrases de mon article se TROUVENT confirmées...."


marc d'Héré 06/04/2009 19:00

Le président de la République progresse de six points dans deux études à 43% et 48% d'opinions favorables, alors que le directeur du FMI gagne onze points qui lui permettent d'accrocher la 2e place du palmarès des personnalités politiques derrière Rama Yade.

Le G20 redonne du tonus à Nicolas Sarkozy dans les sondages. Quasi-unanimement salué comme une réussite, le sommet de Londres destiné à moraliser le capitalisme trouve également ses prolongements dans les enquêtes d'opinion, à en croire le baromètre Ipsos publié ce lundi et à paraître jeudi dans Le Point.

L'action politique de Nicolas Sarkozy réunit désormais 43% d'opinions favorables (contre 55%), soit une forte hausse de 6 points en un mois. Selon un autre baromètre mensuel, celui de LH2 pour le Nouvel Observateur, sa cote atteint même 48%.
La hausse du Président est particulièrement forte chez les jeunes et dans l'électorat MoDem....

marc d'Héré 05/04/2009 19:03

Le Figaro. - Le succès politique du G20 suffira-t-il à faire renaître la confiance des investisseurs, des consommateurs et des entreprises ?

Dominique Strauss-Kahn. - Ce serait exagéré de dire que le G20 va à lui seul faire revenir la confiance. Mais il est vrai que la crise est assez largement une crise de confiance. Le succès de ce G20, la détermination des chefs d'État et de gouvernement, les décisions qui ont été prises, constituent un élément du retour à la confiance, ce qui est décisif pour que l'économie reparte.

On peut dire désormais qu'il y a un capitaine dans le bateau ? Un commandement uni ?

C'est difficile à dire, car j'aurai du mal à le nommer. Mais il y a un équipage qui prend l'habitude de travailler ensemble et de tirer des bords comme il convient.

N'êtes vous pas déçu de l'absence d'efforts supplémentaires dans les plans de relance nationaux ?

Non. Le problème principal aujourd'hui ce n'est pas d'augmenter les plans de relance. Pour 2009, le résultat est presque à la hauteur de ce que le FMI avait demandé en février....

Début d'une interview de DSK, la suite dans lefigaro.fr

peaceonearth 05/04/2009 11:43

...l'essence même de l'action publique.

peaceonearth 05/04/2009 11:42

Non, non, M Arié a raison mais sa critique ne doit pas seulement s'adresser au gouvernement masi plutôt à l'ensemble de la classe politique.
L'évaluation des politiques publiques qui faisait partie du programme de l'UMP est resté pour le moment une promesse sans grand lendemain.
Je ne connais aucun programme d'évaluation précis des différentes réformes mises en oeuvre.
Pourtant, cela me semble l'essence même de l'a

Marc d'Here 05/04/2009 12:12


Je sais que ce thème de l'évaluation vous tient à coeur et vous avez raison. Mais cela ne rend pas la critique d'Elie Arié plus compréhensible ou plus justifiée.


Elie Arié 05/04/2009 00:15

Assez d'accord avec l'analyse de Max Gallo, à un point près (que d'autres ont souligné avant moi).

Sa méthode de réformes s'apparente à la course de haies: il semble qu'une fois qu'une haie a été franchie, on s'en désintéresse; une fois la loi sur l'autonomie des Universités votée, on fait comme si tout était réglé et on s'en désintéresse, sans aucun suivi sur l'application, la mise en œuvre, les mesures complémentaires, etc.

Marc d'Here 05/04/2009 08:54



Assez d'accord aussi avec l'analyse de Max Gallo. Mais je ne crois pas à cette théorie de la course de haies. Qui me paraît être le type même de la critique sans consistance. Bien entendu, tu ne
fais, comme tu le dis toi-même, que répéter ceux que d'autres disent...Lesquels?



marc d'Héré 04/04/2009 20:44

L'historien Max Gallo estime que l'élection de Nicolas Sarkozy était "aussi importante" que celle d'Obama, dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France à paraître demain.

"En élisant Sarkozy, le peuple français a fait la preuve qu'il n'est pas un peuple xénophobe. C'est aussi important qu'Obama", déclare M. Gallo en réponse à une question sur le parallèle entre l'élection des présidents américain et français.

Revenant sur l'issue du sommet du G20 à Londres, qu'il qualifie de "bon résultat", M. Gallo juge que "l'activisme" du président de la République Nicolas Sarkozy a "abouti à cette réussite". Estimant par ailleurs que "le pouvoir, même quand il est fort, est toujours ressenti comme illégitime", l'historien répond "je le crois" au fait de savoir si "nous sommes dans une période où tout peut arriver".

Même si M. Gallo admet que certains événement des deux années de présidence de Nicolas Sarkozy on pu le "choquer", il dit "ne pas regretter" son vote en sa faveur.
"Je suis choqué quand j'entends dire que la République est en danger et que les libertés sont atteintes", ajoute-t-il. "Je ne crois pas qu'il y ait du Bonaparte chez Sarkozy, qui appartient aux républicains d'autorité dans la tradition de Gambetta, Clémenceau, Mandel, Mendès France et de Gaulle", déclare encore M. Gallo.
AFP

Elie Arié 04/04/2009 18:32

Un point de vue un peu différent (ou peut-être pas?):

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/04/le-capitalisme-est-mort-vive-le-capitalisme-par-pierre-antoine-delhommais_1176730_3232.html

"Pas un mot sur la réorganisation du système monétaire international et sur la remise en cause de l'étalon-dollar - la Maison Blanche en ayant fait un casus belli. Pas un mot sur la fin de non-recevoir opposée par les Européens aux demandes insistantes des Américains et du FMI pour qu'ils relancent plus vigoureusement leurs économies. Pas un mot sur les moyens de s'attaquer aux gigantesques déséquilibres commerciaux, largement responsables de la crise. Pas un mot, surtout, sur la façon dont les Etats comptent s'y prendre pour assainir un jour leurs finances publiques, dont la situation effraierait n'importe quelle commission de surendettement".

"Le nouveau monde né à Londres risque de ressembler à l'ancien. Le moteur de la croissance mondiale va rester, sans doute pour longtemps - et quoi qu'en dise M. Obama -, la consommation des ménages américains. Qui vont continuer à s'endetter pendant que les fonds spéculatifs vont continuer à spéculer, les agences de notation à noter et les traders de Goldman Sachs à empocher des bonus représentant plusieurs centaines d'années de smic."

Mais il faut lire la totalité de l'article.

Marc d'Here 04/04/2009 19:25



Eh Oui, le G20 n'a pas tout réglé et il aurait pu aller plus loin c'est certain.

Mais il faut admettre, même si cela fend le coeur de certains que les avancées sont réelles, qu'elles vont plus loin qu'on pouvait l'envisager  et qu'elles sont largement dues à Nicolas
Sarkozy et Angela Merkel. Qu'il y ait une résistance d'Obama c'était prévisible...Tout n'est pas terminé Sarkozy ayant fait admettre le principe d'une nouvelle réunion, sans doute en septembre.
Le chemin est encore long mais il s'élaire un peu.



Jean-François Vionnet 04/04/2009 11:11

Je ne vois aucune bonne nouvelle. Le capitalisme sauvage a encore de beaux jours devant lui. J'ai été rocardien en 68 du temps de l'autogestion, à un moment ou les industriels ne s'étaient pas transformés en financiers et où les risques qui permettaient à quelques uns de s'enrichir, était dus aux idées et au travail, ce qui n'est vraiment plus le cas aujourd'hui pour la haute finance que vous semblez approuver. Dommage.

Marc d'Here 04/04/2009 12:32


Votre vision du capitalisme est déformée, et que vous refusez de voir les évolutions positives que ce G20 permet d'envisager. Dommage comme vous dites! 

Par ailleurs  je ne sais pas où  vous voyez que j'approuverais la "haute finance"....


freephil 04/04/2009 07:36

Je vous accorde, Marc, que l'équilibre entre européens et américains se porte mieux, et que c'est heureux. L'exception française en serait réellement défaite, que ce serait déjà un pas décisif.

Cependant, la façon franco-allemande n'est pour autant garante d'une ère de prospérité (outre que malgré les fastes princiers londoniens, elle n'est encore guère en vue, la vigie nous le confirme…), le fantasme de contrôle si français ne suffisant à produire la vertu attendue, laquelle n'est imaginable sans une complète responsabilisation des acteurs de la finance, liée à l'exercice même de leurs libertés. Peu importe en quels produits. Pas besoin d'encadrer les rémunérations, les opérateurs en décideront d'eux-mêmes dés lors qu'ils seront responsables en dernier recours de leurs mises et opérations.

Les notations quant à elles relèvent d'une approche check and balances, expression pragmatique de la séparation des pouvoirs nécessaire à toute démocratie : on ne doit pouvoir là comme ailleurs être juge et partie, ce qui doit interdire aussi et sans doute avant tout, des collusions entre le monde du business financier, et les Etats. N'oubliez pas que c'est sous le couvert de règles contraignantes (ceux qui disent le contraire n'y connaissent pas grand chose, à ce que disent les experts du sujet- voir entre-autres les blogs d'Aurélien Veron ou objectif liberté : http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-cause.html) que les dérives, et le jeu des bulles ont prospéré jusqu'à éclater.

Marc d'Here 04/04/2009 11:58


Rien n'est acquis c'est vrai...Mais il y a comme une éclaircie...