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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 18:43

Quelques notes préparatoires à un manifeste
...


Le manque d’Europe s’est fait  cruellement sentir durant la crise financière, où elle aurait dû mieux jouer son rôle de protection des Européens, d’acteur de la relance et de moralisation du capitalisme. Les différentes initiatives prises par les Etats Européens auraient eu davantage d’efficacité si elles avaient pu été prises de manière coordonnée. Il faut à l’Europe une capacité d’impulsion et de coordination qu’elle n’a pas aujourd’hui. Il faut plus et mieux d’Europe. C’est affaire d’institutions, mais pas seulement.

- L’adoption du traité de Lisbonne, dû pour une large part à la lucidité et à l’obstination du Président Français (et à son action coordonnée avec l’Allemagne) permettra à l’Europe de se doter d’institutions plus efficaces pour adopter des positions communes,  de décider sur de nombreuses questions sans recourir à l’unanimité. Il lui permettra aussi, d’avoir une voix unique, qui sera mieux entendue. Nous devons, tout faire pour permettre l’adoption définitive de ce traité par la République Tchèque et l’Irlande.

- Au-delà des institutions, c’est affaire de politique et  de volonté.  Nicolas Sarkozy a montré ce qu’une volonté politique pouvait faire lors de la présidence française de l’Union, les députés français au Parlement Européen doivent pouvoir agir dans le même sens, servir d’aiguillon, pour donner à l’Europe la force, l’unité et la volonté nécessaires à l’action.

- Nous devons aller vers une Europe capable de décider, de mener et de réussir des politiques. Certes, il faut réagir contre la propension de la Commission Européenne à traiter d’une multitude de sujets touchant à la vie quotidienne, qui renforcent l’opposition des citoyens à l’Europe, mais pour la politique économique  et sociale ou les affaires extérieures, l’Europe manque de la capacité à parler, à proposer, à décider rapidement et à agir de manière efficace. 

- Au sein de cette Europe, le noyau central représenté par l’Eurogroupe doit se renforcer. Pour tirer tout le profit possible de l’Euro, bénéficier de  la protection qu’il offre et des initiatives qu’il permet, un « gouvernement économique » des Etats partageant cette monnaie, efficacement dirigé, s’avère de plus en plus nécessaire.

- L’Europe qui protège  n’est pas l’Europe qui se protège ou qui se referme, ce n’est certainement pas le protectionnisme qui est un danger mortel pour nos économies et dont nous devons repousser la tentation.  Mais c’est sans doute tout de même refuser  d’être un espace ouvert à tous les vents, sans contrôle, sans maîtrise, sans responsabilité, sans contreparties.  On ne peut accepter toute forme ou tout niveau, aussi élevé et injuste soit-il, de dumping social ou écologique. Mais l’économie doit rester ouverte.  Les échanges sont une nécessité absolue. Ils doivent pouvoir se dérouler sur un mode  équilibré, gagnant -  gagnant, comme l’on dit aujourd’hui. Des solutions de coopération sont nécessaires.

- Protéger l’Europe  c’est aussi, c’est surtout la  rendre  plus forte pour lui permettre d’être plus efficace dans le cadre d’une mondialisation qui s’impose à nous et qui, au-delà des risques qu’elle présente,  offre aussi des avantages et des opportunités. On protègera l’Europe par une politique capable d’accroître sa compétitivité et de créer des emplois durables,  en  développant   la formation,  la recherche, l’innovation, en menant une politique de réindustrialisation , en développant les  pôles de compétitivité … On le fera en encourageant l’initiative, les échanges et les coopérations intra européennes en réorientant la PAC, en   favorisant l’émergence de groupes européens,  en permettant le lancement de grands programmes d’infrastructures européens.

- Ce sera  aussi   la convergence  fiscale pour les entreprises, le développement des politiques structurelles et des aides régionales, éléments de la solidarité.  La flexisécurité, parce qu’elle répond aux exigences de performance économique et de justice sociale en permettant à la fois de donner aux entreprises la souplesse, condition de leur compétitivité et aux salariés la sécurité nécessaire à une vie sereine, doit être le socle du modèle économique et social européen. Les éléments, équilibrés, qui la constituent doivent résulter de négociations, sanctionnées par la puissance publique.

- La Banque Centrale Européenne ne peut conserver comme seul objectif la lutte contre l’inflation, on doit y ajouter la recherche de la croissance. Il serait utile aussi,   tout en affirmant son indépendance, de  faciliter ses contacts avec l’exécutif européen, plus encore que ne le prévoient les traités.

- L’Europe doit agir pour la moralisation du capitalisme, de l’économie de marché. Elle doit établir en interne, toutes les règles qui auront cet objectif, notamment une meilleure supervision des banques et organismes financiers, leur orientation vers l’économie réelle plus que vers la spéculation,   la juste rémunération du risque, et l’harmonisation de la protection des épargnants  sans défavoriser ses entreprises et ses citoyens par rapport aux autres. Elle doit peser de tout son poids pour qu’une régulation financière s’impose au niveau international.

- Il s’agira aussi de redonner au projet européen un sens qui a disparu pour la plupart des  citoyens, et,  plus encore de manifester une pratique démocratique davantage empreinte de transparence et de proximité.

- L’Europe doit s’affirmer comme un  acteur de la coopération internationale pour la défense intransigeante des droits de l’Homme, contre les fondamentalismes et les intégrismes, ainsi que pour le  maintien ou le rétablissement de la paix.   Cela rend nécessaire la constitution d’une défense européenne, à laquelle nos partenaires devraient participer davantage, capable d’agir en coopération avec l’Otan, sur le territoire de l’Europe voire au-delà, notamment pour lutter contre le terrorisme.

-  L’Europe doit s’ouvrir sur le monde, et  particulièrement sur les régions qui lui sont proches. La Méditerranée est de celles-la.   L’Europe ne peut qu’être concernée pour des raisons historiques et  culturelles par les peuples qui bordent l’est et le sud de cette mer, et  la fracture, économique, démographique, sociale existant entre ses deux rives risque de devenir explosive, si rien n’est fait pour la réduire. Cette Union, constituée des 27 et de la quasi-totalité des pays bordant le sud et l’est de la Méditerranée est  un outil pour la paix au Moyen-Orient. Elle s’efforcera aussi de répondre aux défis qui se posent à la région : dialogue des cultures, développement économique, migrations, environnement, énergie et développement durable, sécurité et terrorisme.    C’est pourquoi cette Union revêt une importance particulière.  La Gauche Moderne  la soutient sans réserve et ses militants veulent devenir les premiers militants de l’Union Pour la Méditerranée.

- Au-delà de l’UPM,  l’Europe doit être un acteur  du développement durable.  La jeunesse européenne pourrait  se voir proposer un service civique à effectuer en Europe ou dans les pays en voie de développement.  L’Union Européenne pourrait, dans cet objectif, encadrer et financer des projets humanitaires, sociaux ou d’aide au développement.

Marc d’Héré

 

 

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Published by Marc d'Here - dans Europe
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commentaires

marc d'Héré 05/04/2009 22:02

Il y a une position divergente entre le Président Obama et Nicolas Sarkozy sur l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Sarkozy y est opposé, tout en envisageant pour la Turquie un statut de très grande proximité avec l'Europe.

Le PS jusqu'à ces derniers temps était favorable à cette entrée de la Turquie dans l'Europe. Le débat pour les élections européennes devra porter sur cette question et la gauche devrait clairement afficher son opinion! Ce sera intéressant.....

Alceste 31/03/2009 21:35

Je préfère une Europe innovante c'est à dire dynamique plutôt que protectrice ce qui suggère une position défensive - les murs des forteresses ont toujours fini par craquer.

Marc d'Here 31/03/2009 22:24


C'est absolument ce que j'écris...Protectrice parcequ'innovante et non pas protectionniste.