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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 14:25


La crise mondiale, atteint la France comme tous les pays du monde, et même si ses effets touchent moins les Français que les autres, elle a, pour beaucoup, des conséquences douloureuses, parfois ressenties comme injustes.

 

La réponse du Président et du  gouvernement à cette crise a été rapide et pertinente.  Tout  en s’efforçant de ne pas augmenter les déficits de manière excessive, (les socialistes qui jonglent avec les milliards dans leur pseudo contre plan, s’en moquent bien !) ils ont pris des mesures permettant la relance de  l’  investissement, seule manière d’éviter une trop forte dégradation de l’emploi et une reprise de l’activité. C’est aussi le moyen de dépenser  l’argent public de manière efficace puisque ces dépenses se traduiront par des améliorations tangibles de nos infrastructures et de notre patrimoine, au lieu de disparaître dans une consommation immédiate.

 

Le gouvernement a d’autre part  décidé de poursuivre la politique de réforme nécessaire à la modernisation de la France. Quoiqu’ en disent certains commentateurs et malgré les cris  de la droite conservatrice Chiraco-villepiniste, les réformes de modernisation se poursuivent :  la loi logement (et des mesures importantes comme le relogement obligatoire en cas d’expulsion), la loi sur la santé et l’hôpital, la réforme de l’éducation et de la recherche,  celle de la formation professionnelle, le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, le plan jeunesse  de Martin Hirsh et la préparation des Etats-généraux des DOM,  se poursuivent, malgré les manifestations et les oppositions de tous les conservateurs.

 

Mais, nous dit-on, rien n’est fait pour le pouvoir d’achat et le soutien à la consommation, alors que d’autres pays (Etats-Unis, ou Grande Bretagne par exemple) y consacrent proportionnellement plus d’argent que nous. Il faudrait donc faire comme eux !

 

D’abord, on peut faire observer que ces pays sont dans une situation incomparablement plus grave que la nôtre et qu’ils y consacrent donc plus d’effort est donc logique (d’ailleurs ce n’est pas le cas de la Grande Bretagne dont les plans de relance sont plutôt inférieurs aux nôtres en pourcentage du PIB !).

 

Cette situation plus dégradée dans ces pays, atteint davantage la consommation  que chez nous, où malgré des difficultés évidentes, la consommation sur les 4 derniers mois reste positive, (et même si février  sera mauvais, on peut penser que sur les 5 derniers mois elle le restera encore, ce qui sera loin d’être le cas pour les autres.)

 

Par ailleurs, les premières mesures prises pour soutenir la consommation aux Etats-Unis (chèques de 1000 dollars adressés à des millions d’Américains, ou baisse de 2, 5% de la TVA en Grande Bretagne ont été des flops !. Les centaines de  milliards dépensés n’ont servi strictement à rien !)

Il n’est pas inutile d’ailleurs quand on évoque ces questions,  de rappeler la différence entre les Etats-Unis par exemple et nous. Nos transferts sociaux (qui contribuent au pouvoir d’achat et  soutiennent la consommation) se montent à plus de 500 milliards d’Euros en France, quand ils sont très faibles aux E.U…Quand les Etats-Unis consacrent des centaines de milliards de dollars pour soutenir le pouvoir d’achat, ils ne font que s’approcher de notre situation. Notre soutien au pouvoir d’achat et donc à la consommation reste, malgré les milliards dépensés par Barack Obama, supérieur à ce que font les Etats-Unis… et sans doute aussi la Grande Bretagne.

 

D’autant plus que,  prenant en compte certaines demandes des syndicats, des mesures destinées à soutenir les plus démunis et les plus vulnérables ont été prises, parmi celles-ci :

 

-          Pour ceux que le chômage menace, l’extension des Contrats de Transition Professionnelle qui permettent un quasi maintien du salaire,  et une couverture du chômage partiel proche de 90% du salaire net.

-          Une réduction de 66% de l’impôt sur le revenu pour 6 millions de contribuables, Une avance de 200 Euros, en avril, avant la mise  en place du RSA

-          Une prime de 150 Euros pour près de 3 millions de familles. Une prime exceptionnelle de 500 euros pour les chômeurs ayant travaillé de 2 à 4 mois.

-          L’augmentation de 7% du minimum vieillesse….et d’autres mesures à venir concernant des bons d’achat de services et des aides supplémentaires pour les jeunes, notamment ceux en recherche d’emplois.

 

Toutes ces mesures, visent, sans faire tout à fait exploser des déficits déjà énormes, à concilier la reprise de l’activité seule à même de sauver l’emploi, et le   maintien du pouvoir d’achat des plus défavorisés ou des plus menacés. L’effort du gouvernement est donc à la mesure du défi que la crise nous lance.

 

Faut-il et peut-on aller plus loin ? Il faudra, d’ici 2 ou 3 mois, juger de l’évolution de la crise et des premiers effets des mesures décidées. S’il le faut des efforts supplémentaires devront alors être décidés, et tout laisse à penser que le Président et le gouvernement y sont prêts, si nécessaire. D’ores et déjà, il me semble que quatre pistes sont possibles :

 

-  Un effort encore accru des investissements notamment dans le domaine du logement et dans celui de la recherche.  

- Une plus grande participation des plus fortunés aux efforts communs, car le sentiment existe, que la justice pourrait être plus grande et plus affirmée.

- Un effort accru des régions et des départements pour compléter et prolonger l’action   du gouvernement en terme d’investissements et de soutien aux plus défavorisés. Or ces collectivités, souvent d’opposition, semblent rester assez peu actives pour l’instant.

- Un  changement de cap du Medef, qui fait preuve jusqu’ici d’une intransigeance teintée d’inconscience,   pour négocier avec les syndicats des augmentations de salaires, là où elles sont possibles,  et plus généralement une nouvelle répartition des profits dans l’entreprise.

 

Dans cette crise, le choix du gouvernement de soutenir d’abord l’investissement est le seul capable de protéger l’emploi, ce qui ne l’empêche pas de prendre des mesures permettant le soutien aux plus démunis.  Cette politique devrait permettre de supporter la crise sans trop de dommage ou de souffrances, d’en sortir relativement vite, plus vite que les autres en tous cas, et d’en sortir plus forts. S’il apparaît, dans quelques mois, que des efforts supplémentaires sont  encore nécessaires, il faut que le gouvernement ait le courage de s’y décider, en conciliant toujours davantage, car c’est une nécessité que ne cesse de rappeler La Gauche Moderne,  recherche de l’efficacité et de la justice.

 

Marc d’Héré

 

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Published by Marc d'Here - dans Economie et social
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commentaires

marc d'Héré 13/03/2009 19:33

Une prise de position intéressante de Pierre Méhaignerie. On pourrait la soutenir....


Taxer les salaires qui «dépassent l'entendement». Dans une interview donnée aux «Echos», Pierre Méhaignerie explique qu'«en cette période de crise, il faut demander aux catégories les plus aisées un effort financier.» Premier geste : faire sortir la CSG et la CRDS du bouclier fiscal. Ensuite, s'inspirant du président américain Barack Obama, qui a décidé d'augmenter les impôts des personnes gagnant plus de 500 000 dollars par an, Pierre Méhaignerie propose d'appliquer pendant deux ans «une contribution fiscale supplémentaire sur les revenus qui dépassent l'entendement», à savoir ceux compris entre «300 000 et 400 000 euros» par an. «Compte tenu des écarts de revenus qui se sont creusés ces dernières années, une action politique forte sur ce point me semble légitime. C'est une question de justice», poursuit Pierre Méhaignerie. Pour éviter que cette hausse de la pression fiscale favorise les délocalisations, le président de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, précise que cette mesure devra être appliquée par plusieurs pays simultanément.

Interrogé sur le paquet fiscal, Pierre Méhaignerie rappelle qu'il «ne contient pas plus de 600 millions d'euros pour les catégories les plus aisées.» En outre, il juge nécessaire de maintenir le dispositif des heures supplémentaires qui est «un facteur d'équité car ce sont pour l'essentiel les travailleurs manuels qui font des heures supplémentaires.»

Le figaro.fr

Claude Guignard 13/03/2009 19:13

Membre du comité Jean Fourastié, je ne peux qu'ête convaincu de la priorité de l'investissement productif.
Juste une remarque:l'échelle de temps pour notre"Great Collapse" me paraît plus mesurable en années qu'en mois.

Claude Guignard 13/03/2009 19:08

Notre pays sortira plus fort s'il améliore sa compétitivité par l'augmentation de la productivité.En temps de crise,une agriculture performante est un atout.Or notre recherche agricole est déstabilisée par la querelle sur les OGM, qui oppose désormais frontalement le monde scientifique et le monde "associatif",mu par des arguments passionnels.Cet affrontement est dommageable pour la majorité, car il éloigne de celle ci une partie importante du monde de la technique.Il faut profiter de la crise qui dévalorise les arguments passionnels pour faire entendre la raison.la Gauche Moderne a là une bonne occasion de montere son approche réfléchie et objective face à des problèmes finalement économiques obscurcis par des débats de société.