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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 11:48


Interview de Jean-Marie BOCKEL dans "La provence"


Ancien socialiste et secrétaire d’État sous le gouvernement Fabius
(1984-86), Jean-Marie Bockel a rejoint l’équipe Fillon en juin 2007. Aujourd’hui secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants, le  sénateur-maire de Mulhouse a créé son parti " La Gauche moderne" en novembre dernier.

Ce"social-libéral" sera à Marseille jeudi. Il visitera notamment le site Eurocopter à Marignane. Après la table ronde sociale de demain, il sera forcément attendu par les salariés

 

La question sociale telle que l’aborde Nicolas Sarkozy en fait-il potentiellement un président de gauche?

Il n’a jamais prétendu être un homme de gauche. Mais l’ouverture telle qu’il la pratique montre qu’il est sensible à la question sociale. Il est capable de prendre de bonnes idées de gauche là où elles sont.     Les gens sont inquiets. La table ronde de demain doit marquer un tournant. Dans la pédagogie de la crise et la vision qu’en auront pouvoirs publics et partenaires sociaux.


Qu’en attend l’homme de gauche que vous êtes ?

J’attends naturellement pour les syndicats et les Français un certain nombre de propositions, de signaux forts, répondant à l’aspiration de justice sociale. Pour continuer à réformer, ce pourquoi je l’ai rejoint, il faut que nos concitoyens en aient conscience.


Sont-ils prêts à l’entendre ?
Les réformes sont toujours possibles. Mais avec la crise, les inquiétudes sont montées. Avec elles, les manifestations et les grèves. Il ne s’agit pas de lâcher du lest. Mais il est nécessaire de renouer le fil du dialogue et de proposer des mesures sociales compatibles avec la poursuite des réformes. Les idées ne manquent pas.


On parle par exemple d’augmenter les allocations familiales. Une idée plutôt ancrée à
gauche...
Mais qu’il faut financer. Or, nos recettes n’augmentent pas. Je ne sais pas si cette mesure, très générale, est la mieux appropriée. Je préfère des mesures ciblées en termes de pouvoir d’achat, mais qui ne favorisent pas l’épargne de précaution. On peut verser des primes exceptionnelles sous forme de bons d’achat à durée limitée. Sécuriser les parcours professionnels à travers la flexisécurité, idée que nous défendons au sein de la Gauche moderne.


Le président Sarkozy est-il à l’écoute de ces idées ?
Il lit les notes qu’on lui fait. On va se voir bientôt à ce sujet. On doit travailler plus pour être une force de proposition utile. Ce n’est pas évident, c’est sûr. Mais ce le serait encore moins avec le Parti socialiste qui ne sait plus où il habite. La démagogie y est permanente.


Faut-il donc gouverner au centre en temps de crise ?
Cela ne veut pas dire grand chose. Quand on voit François Bayrou... En temps de difficultés, il y a toujours eu des gens à droite et à gauche pour transgresser les lignes politiques, proposer du concret et gouverner ensemble."

Jean-Marie Bockel, interrogé par « La Provence » 17 02 09

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Published by Jean-Marie Bockel - dans Réformes
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marc d Here 19/02/2009 10:06

Le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a insisté aujourd'hui sur le caractère ponctuel des mesures annoncées la veille par le président de la République, en faveur des ménages modestes.

"Ce sont des mesures pour l'année 2009, (...) ce ne sont pas des mesures qui ont vocation à être reconduites", a souligné Raymond Soubie sur Europe-1, ajoutant qu'il ne s'agissait pas d'"un financement pérenne pesant sur les impôts des Français". Et d'insister: "Ce ne sont pas 2,6 milliards qu'on va répéter et reproduire tous les ans."

M. Soubie a rappelé que le "plan de soutien à l'activité économique", chiffré à 26 milliards d'euros, "commence à peine à se déployer", et estimé que le président était "pragmatique" et suivait "l'évolution de la situation".

Alors que les organisations syndicales se sont déclarées "déçues" à la sortie du sommet social, le conseiller du président de la République s'est voulu positif: "Ce qu'il faut voir aussi, c'est le verre à demi plein. C'est-à-dire que lorsqu'ils disent: il y a des pistes intéressantes, il y a des choses à prendre, il y a des acquis, ça veut dire que c'est positif."

A.P.

marc d Here 19/02/2009 08:16

Pour permettre de juger de la pertinence du communiqué de Xavier Bertrand, mis en cause par l'habituel Elie Arié, je le cite à nouveau:


Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, s'est félicité aujorud'hui des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy à l'issue d'un "sommet social" à l'Elysée, qui montrent selon lui que la justice est "au coeur des décisions".

"Le mouvement populaire se félicite des décisions qui ont été prises, de pouvoir penser aux Français les plus fragiles, de pouvoir penser aux classes moyennes et encore une fois, que la justice soit au coeur des décisions", a déclaré M. Bertrand devant la presse, au siège de l'UMP.

"Avec beaucoup de sang froid, avec un vrai sens de l'écoute, le président de la République a su prendre la mesure des inquiétudes qui se sont exprimées dans notre pays", a-t-il estimé.

"Nous avons aujourd'hui le sentiment que nous savons où nous allons, et nous avons aussi le sentiment qu'ensemble, nous saurons sortir de cette crise le plus rapidement possible", a-t-il ajouté.
AFP

Elie Arié 18/02/2009 23:40

Je ne suis pas certain que la déclaration si prévisible, si "pravdaïenne" et si langue de bois de Xavier Bertrand, qui aurait pu avoir été rédigée avant d'avoir pris connaissance des mesures que Sarkozy comptait annoncer ce soir, apporte beaucoup à la rénovation et à la crédibilité du discours politique.

Marc d'Here 19/02/2009 08:13


C'est pourtant un jugement que je trouve assez juste et assez éclairant. Mais bien sûr il approuve les décisons prises par le Président, ce qui pour certains est simplement
inadmissible. Pravdaïen, dis-tu, je sais que tu connais mieux, et pour cause, le stalinisme que moi, mais ce mot me semble peu approprié, même s' il confirme ton habitude, que
j'ai déjà plusieurs fois relevée,  de préférer  le jeu sur les mots et le superficiel, plutôt que le fond.  


marc d Here 18/02/2009 22:09

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, s'est félicité aujorud'hui des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy à l'issue d'un "sommet social" à l'Elysée, qui montrent selon lui que la justice est "au coeur des décisions".

"Le mouvement populaire se félicite des décisions qui ont été prises, de pouvoir penser aux Français les plus fragiles, de pouvoir penser aux classes moyennes et encore une fois, que la justice soit au coeur des décisions", a déclaré M. Bertrand devant la presse, au siège de l'UMP.

"Avec beaucoup de sang froid, avec un vrai sens de l'écoute, le président de la République a su prendre la mesure des inquiétudes qui se sont exprimées dans notre pays", a-t-il estimé.

"Nous avons aujourd'hui le sentiment que nous savons où nous allons, et nous avons aussi le sentiment qu'ensemble, nous saurons sortir de cette crise le plus rapidement possible", a-t-il ajouté.
AFP

marc d Here 18/02/2009 15:31

Pour le Medef, l’enjeu du sommet social d’aujourd’hui c’est l’emploi, pas le pouvoir d’achat. Que répondez-vous à Laurence Parisot ?
Brice Hortefeux. Je le dis au Medef, comme à l’ensemble des organisations syndicales et patronales : la question du pouvoir d’achat et celle de l’emploi sont étroitement liées.

L’emploi aujourd’hui, c’est la priorité majeure dans la crise que nous traversons. Notre politique repose sur un tryptique : donner la priorité à l’emploi, aider les plus fragiles et envoyer un signal aux classes moyennes. Tout ceci dans un souci absolu de justice. Notre seul objectif, c’est la justice.

Brice Hortefeux interrogé par le Parisien.

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