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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 18:37



Les grèves et les manifestations d'aujourd'hui ont été importantes. Les grévistes ont pu pleinement s’exprimer et, grâce au service minimum, la gêne pour les Français a été limitée.

Cette journée a montré la volonté des salariés d’être présents et actifs dans la bataille contre la crise. Face à une crise internationale où seul l’effort de modernisation, de création, d’initiative, de revalorisation de la place du travail, permettra de relancer la croissance, il vaut mieux des travailleurs mobilisés et un grand débat public qu’un pays découragé.

A leur manière, les grévistes et les manifestants témoignent des retards que la France a pris dans les vingt dernières années et que les réformes entreprises doivent rattraper. A leur manière ils nous encouragent dans notre volonté de changer les choses, ils disent « la France a besoin des réformes ».

La relance par l'investissement, les réformes de structure engagées, représentent le meilleur moyen de protéger l'emploi et le pouvoir d'achat de manière durable, et de permettre aux Français de pouvoir profiter dans les meilleures conditions de la reprise lorsque celle-ci surviendra.

Mais les grévistes et les manifestants disent aussi : « la France a soif de justice ». La majorité présidentielle, à laquelle appartient La Gauche Moderne, et le gouvernement, doivent entendre les messages, divers, que leur adressent les manifestants. Les salariés nous incitent à conditionner fermement l’aide publique à un changement tangible et durable de comportement de la part des dirigeants des grands établissements financiers et des grandes entreprises, comme Nicolas Sarkozy l’a proposé.
La majorité présidentielle et le gouvernement doivent tout faire pour intégrer encore davantage dans la mise en œuvre du plan de relance et dans leur politique économique ces exigences de justice sociale. Nous consacrerons notre énergie à faire des propositions dynamiques en ce sens.

 

La Gauche Moderne

 

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Published by La Gauche Moderne - dans démocratie
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commentaires

marc d Here 02/02/2009 08:43

"Il n'y aura pas de tournant de la politique économique et sociale" de la politique gouvernementale. François Fillon coupe court, dans un entretien au Monde à paraître lundi, aux espoirs des syndicalistes et de l'opposition sur un éventuel renversement de sa politique après la mobilisation syndicale du 29 janvier qui a réuni plus d'un million de Français dans la rue, les plus importantes en France depuis 2006. "Nous ne sous-estimons pas les inquiétudes, mais dans la situation de crise majeure dans laquelle nous nous trouvons, rien ne serait pire qu'un changement de cap ou une absence de décision (...) Cela n'empêche évidemment pas qu'il y ait place pour le dialogue et la concertation", nuance le Premier ministre.

S'il refuse de changer de cap, c'est que "le mouvement de jeudi exprime majoritairement une inquiétude devant la crise, mais sans qu'il s'en dégage un message très précis ni des propositions claires et cohérentes. Cette inquiétude n'a rien d'étonnant car la crise est profonde". Le chef du gouvernement note d'ailleurs que de la "colère" s'est exprimée dans les cortèges "contre ceux qui sont à l'origine de la crise", et y voit même "une forme de soutien exigeant aux initiatives que la France a prises pour engager la refonte des institutions financières internationales". Il se réjouit par ailleurs d'un "vrai progrès démocratique", à savoir "un mouvement social responsable, sans paralysie". Il note en particulier que "la loi sur le service minimum a fonctionné dans les transports et, à un moindre degré, dans l'éducation".

Le Point.fr

marc d Here 01/02/2009 20:26

Le ministre du Travail et des Relations sociales Brice Hortefeux a estimé ce soir que les manifestations du 29 janvier "avaient rassemblé du monde mais que ce n'était pas historique en nombre de participants" car comparable à des mobilisations antérieures.
Invité du "Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro", M. Hortefeux a souligné, en faisant allusion aux manifestations contre le CPE (contrat première embauche), "qu'en 2006, à deux reprise il y a eu du monde à peu près comparable". "Je pourrais trouver d'autres exemples sur la décennie", a-t-il ajouté. Il en est de même pour "la cote de sympathie" du mouvement dans l'opinion, selon lui.
Mais cette journée n'était cependant "pas du tout banale", a-t-il dit : "dans les manifestations précédentes, il y avait une mobilisation contre un texte, une loi un projet", alors que "la marque de cette journée c'est d'exprimer une inquiétude, une préoccupation par rapport à une crise mondiale, la plus importante depuis 1929".
Face à cette inquiétude, "nous sommes attentifs mais on ne va pas changer de cap". "La réforme est tout simplement indispensable car si nous voulons préserver notre mode de vie et le transmettre à nos enfants, on ne peut pas sombrer dans l'immobilisme".
Selon M. Hortefeux, le gouvernement pratiquera "le dialogue" avec les partenaires sociaux, qui "est la marque de fabrique du sarkozysme". A cet égard, le ministre a simplement confirmé que la rencontre du chef de l'Etat avec les syndicats aurait lieu en février, sans préciser de date.

AFP

Elie Arié 30/01/2009 20:28

À Jean-Pierre : M. Arié (à ne pas confondre avec le lac Erié) constate que plus personne ne pense que cette crise est un mauvais petit moment à passer, pendant lequel les Etats devront brièvement intervenir, pour se retirer dès que tout repartira comme avant.

Il pense que la mondialisation a entraîné un transfert massif de richesses de l' Occident vers l'Asie, et que le premier a maintenu son niveau de vie et sa croissance par le crédit et l'endettement; mais que la méthode a atteint aujourd'hui ses limites, et qu'il nous faut payer la note, c'est-à-dire nous appauvrir.

Et qu'on aurait mieux fait de créer des zones de libre-échange de pays de niveau de développement comparable (Europe de l' Ouset, USA-Canaad, etc.), zones dont le niveau de protectionnisme entre elles aurait été progressivement abaissé à mesure que l'écart de développement se serait comblé.

Mais la tentation du capitalisme de profiter de la dérégulation pour abaisser le coût du travail en l'alignant sur celui des pays les moins développés a été la plus forte.

Marc d'Here 30/01/2009 23:23


L'intervention de l'Etat, ne sera certainement  que provisoire, en tous cas pour ce qui concerne la gestion de l'économie. Sans doute restera-t-il davantage présent pour les
activités de   contrôle. Ce qui aurait dû être le cas depuis longtemps. 


Elie Arié 30/01/2009 19:49

Je n'ai jamais cru (je l'ai souvent écrit) à la possibilité de "réguler la mondialisation", expression qui est un oxymore: la mondialisation se définissant comme la dérégulation des échanges (qui, eux, existent depuis les australopithèques).

Quant à paceonheart, il confond les moyens techniques qui accélèrent les échanges (informatique, etc.) avec leur dérégulation: le début du XX è siècle a aussi connu une extraordinaire accélération des moyens techniques des échanges (aviation, radio, télégraphe, téléphone, etc.), mais pas leur dérégulation.

Marc d'Here 30/01/2009 20:57


Pourtant la mondialisation est déjà régulée: voir l'action de l'OMC et, à un degré moindre d'autres organisations internationales...Voir des accords comme les accords de Kyoto...Tout cela fixe des
règles, plus ou moins contraignantes, aux échanges internationaux, c'est donc bien une régulation de la mondialisation. On ne peut sérieusement prétendre le contraire.

Mais on peut et on doit faire plus, notamment dans le domaine financier.


Jean-Pierre 30/01/2009 14:14

Assez d'accord pour MIEUX réguler la mondialisation.

Si le politique n'a aucune idée de ce qu'il faut faire, nul doute que monsieur Élie Erié le sait et qu'il va nous en faire part... :-)

peaceonearth 30/01/2009 13:43

Vous reprenez le refrain habituel.
Lorsque le monde connait une croissance sans précédent, personne ne parle de régulation, alors si on veut la croissance, il faut accepter les périodes de crises et de récession.
Il n'y a qu'au prix d'un endettement permanent et croissant que les états entretiennent l'illusion d'une croissance infinie au détriment des générations futures.
Vous participez également à cette gigantesque supercherie dont il faudra bien un jour payer l'addition, mais cela comme la plupart des politiques vous n'en avez que faire...

Marc d'Here 30/01/2009 16:17


Nous payons l'addition de l'insufisance de régulation et de contrôle...J'espère bien que le 2 avril à Londres certaines décisions seront prises, pour parvenir à une régulation permettant au
capitalisme de mieux fonctionner, et de parvenir à une croissance durable.


peaceonearth 30/01/2009 08:42

La mondialisation est un fait économique essentiellement lié au fait que le transport est bon marché, et que les entraves au libre commerce sont faibles.
Je ne vois pas quel peut être l'intérêt de modifier ou de réguler ces deux paramètres par une politique mondiale, d'autant plus qu'il ne semble pas exister d'autorité capable d'agir en ce sens.
En réalité, il n'y a pas d'échec du libéralisme mais simplement une résurgence des thèses de mai 68 qui vont chercher à s'imposer, non dans la rue, mais bien au sommet du pouvoir puisque les individus qui ont fait mai 68 y sont désormais.
C'est pour cette raison que la gauche est paumée, elle n'incarne plus mai 68 puisque mai 68 est entièrement incarné par la génération au pouvoir actuellement...

Marc d'Here 30/01/2009 09:35


Je suis d'accord avec le fait qu'il n'y a pas d'échec du libéralisme. Mais le libéralisme a besoin de règles et la mondialisation doit être régulée ou mieux régulée, notamment dans ses aspects
financiers.


Elie Arié 30/01/2009 00:29

Revenons sur terre (tout le monde en prend pour son grade):

http://www.marianne2.fr/Gauchet-Le-communisme-rendait-fou,-le-neoliberalisme-rend-stupide-_a174466.html

"Gauchet: «Le communisme rendait fou, le néolibéralisme rend stupide»"

« Au travers du néolibéralisme, c’est une organisation du monde qui s’est mise en place. Cette vision commence à toucher à ses limites. Pas seulement, les dirigeants d’obédience libérale, mais aussi la gauche. Nulle part, la gauche, en Europe, n’a tiré profit électoral, crédit d’opinion de cette crise là. La crise est d’ailleurs plus grave pour la gauche que pour la droite parce que la gauche n’a pas à sa disposition la ressource idéologique du pragmatisme. Elle est obligée de construire et manifestement sur ce chapitre, elle n’a pas grand chose à suggérer de crédible qui rallierait les foules »

« Il faut tordre le coup à un canard journalistique : cette crise marquerait un retour du politique ! Il n’y a aucun retour du politique. Le politique a été pris en otage par les financiers qui sont venus lui mettre le marché en main : on saute tous ou vous faites quelque chose. Et ce quelqu’en soit le prix. On voit que le prix augmente tous les jours…Nous avons assisté à un appel au secours désespéré du politique, cela n’a rien à voir à un retour du politique»

« Le politique n’a aucune idée de ce qu’il faut faire. Il agit à très courte vue pour colmater les brèches et boucher les trous, sans aucune vision ne serait-ce qu’à très moyen terme. Il y a bien l’horizon magique de la régulation, qui règlerait tout, mais c’est une incantation. La mondialisation économique a été faite pour contourner tout système de règles, c’est son principe. Vouloir réguler la mondialisation, c’est vouloir construire un cercle carré. Il y a très peu de chances que nous assistions à ce genre de choses dans les mois prochains »

"

Marc d'Here 30/01/2009 06:51



D'accord avec le début et la constatation de l'échec du neo libéralisme ou de l'ultra libéralisme. D'accord avec l'échec et l'impuissance de la gauche, si l'on considère que la gauche c'est la
gauche "révolutionnaire"  "radicale", ou la vieille social démocratie. Mais je mettrais à part la gauche social libérale, dont les analyses sont plutôt confortées.

Pas d'accord évidemment sur le constat d'impuissance vis à vis de la régulation de la mondialisation. C'est en contradiction avec la phrase "la mondialisation a été FAITE POUR contourner les
règles": si l' auteur pense que la mondialisation actuelle est une construction politique, rien n'empêche qu'une autre construction politique ne soit possible, une fois constatés
les inconvénients de la première. Et puis une certaine régulation (insuffisante) existe déjà, par exemple avec l'OMC. Le G20, qui a commencé,  devrait annoncer certaines avancées en ce sens
le 2 avril à Londres. Sarkozy et l'Europe devraient y jouer un rôle. 



marc d Here 29/01/2009 22:10

le chef de l'Etat confirme qu'il recevra les partenaires sociaux avant fin février. Ces derniers jours, ses proches évoquaient la «première quinzaine de février». Mais il ne faut pas y voir une concession aux syndicats après la forte mobilisation de jeudi. Ce rendez-vous était prévu de longue date, pour fixer l'agenda des réformes sociales de 2009. Dans son communiqué, Sarkozy laisse d'ailleurs entendre que les revendications défendues par les syndicats sur l'emploi et le pouvoir d'achat ne figureront pas au menu de cette rencontre.
Mais le vrai motif de satisfaction pour l'Elysée, c'est l'application de la loi sur le service minimum dans les transports en commun, régulièrement mise en doute. Malgré les grèves, la France n'a pas, il est vrai, été paralysée. «La gêne des usagers et des familles s'en est trouvée limitée», se félicite Sarkozy. Dans son entourage, on est un peu moins modeste: «C'est une réussite quasi-totale!» Alors que les syndicats réfléchissent à de nouvelles journées d'action, l'Elysée se veut plutôt serein. Et constate qu'ils ne sont pas forcément tous «d'accord entre eux»...

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