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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 15:54
Nouvelle publication...


Je lisais ce matin, ( 06 janvier)  dans le Nouvel Observateur de fin d’année, un débat entre Blandine Kriegel et  Emmanuel Todd.  Celui-ci intellectuel militant « de gauche », a connu sa petite heure de gloire lorsque sa théorie, un peu floue, sur la « fracture sociale » a été remarquée et utilisée par Chirac en 1995. Selon ce sociologue et politologue, il y aurait en France aujourd’hui une « dérive autoritaire »,  une « dynamique sécuritaire, de répression », il estime possible une « tentative autoritaire » qui conduirait ses auteurs « en Haute Cour », et dit estimer « bizarres » certaines violences n’hésitant pas à évoquer des « provocations » du pouvoir….Bref, la démocratie serait en danger !

 

Dans ce débat, Blandine Kriegel reste posée  mais ne peut s’empêcher de dire qu’elle « trouve cette vision apocalyptique assez insensée ». Ces déclarations  d’Emmanuel Todd n’ont en elles-mêmes que peu d’importance, et  d’autant moins qu’aucune de ses affirmations ou prédictions n’est étayée ! Mais elles reprennent une critique que l’on trouve couramment sous la plume des responsables socialistes ou d’extrême gauche (et de Bayrou évidemment !), et des médias d’opposition comme Le Monde, à savoir que la démocratie serait en recul,  pour ne pas dire (mais ils le disent souvent) en danger.

 

C’est absurde  et cela fait partie de la propagande de la gauche institutionnelle, mais il n’est pas inutile de temps en temps de s’efforcer  de remettre les choses au point.

 

Non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas fait reculer la démocratie, aucun fait réel et sérieux allant dans ce sens ne peut être cité (aucun n’est d’ailleurs cité), mais l’action qu’il mène depuis 18 mois a fait progresser la démocratie.  De mémoire, on peut citer, entre autres :

 

-   Le gouvernement qui est  plus ouvert et plus divers que jamais.

-  Une  réforme de la Constitution, qui limite les pouvoirs du Président, augmente les capacités d’initiative et de contrôle du Parlement, les possibilités d’un débat constructif sans obstruction,  les capacités d’expression citoyenne.

-   Une pratique parlementaire qui accorde plus de pouvoirs à l’opposition : présidence de la commission des finances, temps égal accordé dans les questions orales à la majorité et à l’opposition.

-  Libertés des médias, qui n’ont sans doute jamais eu davantage dans l’histoire, la possibilité (dont ils se servent abondamment) de critiquer le Président et le gouvernement et de se livrer à des investigations de toutes sortes (souvenons-nous du temps où Mitterrand les faisait écouter, en toute illégalité !).

-  Etats Généraux de la presse, voulus par le Président qui vont sans doute permettre de sauver la presse et sa liberté quand son existence était de plus en plus menacée.

-  Fin apportée au fichage clandestin des services de police et de l’action politique des R.G.

-  Lutte contre l’insécurité, baisse de grande ampleur, par rapport « à l’époque Jospin », de la délinquance qui représente un danger mortel  contre la démocratie.

-   Les discussions, négociations syndicales, accords syndicaux, ont atteint un niveau rarement atteint dans notre pays (et particulièrement pas sous les gouvernements Jospin et Villepin, tout le monde en convient), ce qui permet d’ajouter une part de démocratie sociale à la démocratie politique.

-  Réformes en cours de l’école,  pour permettre une plus grande égalité des chances et limiter l’échec scolaire qui touchant essentiellement les plus défavorisés,  protége   les plus aisés.
-  L’action, y compris ministérielle, pour permettre le développement de  la « diversité », (ignorée des précédents gouvernements)  sans laquelle la démocratie est incomplète, à tous les niveaux, politiques, administratifs, universitaires, scolaires, économiques…

 

 

Entendre ou lire que l’on ne serait pas libre en France,  que la démocratie n'existerait pas ou, expression à la mode mais absurde et teintée de racisme, que la France serait une « République bananière », est véritablement intolérable.
 

Que les opposants socialistes et Bayrou  utilisent ce genre de formules ou  d’arguments, ne surprend pas quand on les connaît un peu, mais il est dommage que de nombreux journalistes  se laissent aller, par facilité, ignorance, ou militantisme non avoué, à propager ce genre de sottises. La démocratie exige bien sûr qu’ils aient le droit de les dire ou de les écrire, elle n’interdit pas de leur répondre et d’apporter la preuve de leur « erreur ».

 

Marc d’Héré

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Published by Marc d'Here - dans démocratie
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commentaires

marc d Here 29/01/2009 17:09

La préfecture de police estimait cet après-midi à 65.000 le nombre de participants à la manifestation parisienne organisée à l'appel de tous les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires), entre les places de la Bastille et de l'Opéra, contre la politique du gouvernement.

AFP

Marc d'Here 29/01/2009 17:14


Les manifestants protestaient certes souvent contre la politique du gouvernement, mais ils s'adressaient aussi, la CFDT l'a souvent rappelé, aux chefs d'entreprises à qui ils demandaient
d'agir pour protéger l'emploi et les salaires. C'est aussi une manifestation syndicale destinée à apostropher le patronat.


Jean-Pierre 28/01/2009 17:43

Ça me change agréablement de lire, de temps en temps, des choses sensées...